La route de la servitude bolivarienne

Le socialisme dans sa version la plus rigide – l’exploitation ouverte d’une partie de la société par l’autre – conduit inexorablement à l’affrontement social : le Venezuela n’est que sa énième victime.

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Venezuela CC Andreas Lehner

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La route de la servitude bolivarienne

Publié le 20 février 2014
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Par Juan Ramón Rallo

Venezuela CC  Andreas Lehner

Après des tonnes de maquillages statistiques, le paradis socialiste du Venezuela a terminé 2013 avec une inflation de 56,2% et une dévaluation du bolivar supérieure à 30%. Le vol inflationnaire vient de loin – depuis 1999, la monnaie a souffert d’un inflation de 1.900% et une dévaluation officielle de plus de 90% – et il ne semble pas que Maduro montre le moindre intérêt pour y mettre fin : fin janvier, l’indice des prix à la consommation sur un an se situait au-dessus de 56% et l’exécutif chaviste établissait un taux de change dual par lequel le bolivar subissait une dévaluation additionnelle de 46% pour pratiquement toutes les opérations avec l’étranger (commerce électronique, importation de biens non catalogués de première nécessité, paiement par carte, tourisme, perception d’argent en provenance de familiers à l’étranger, etc.).

Depuis l’époque de Juan de Mariana, nous savons que l’inflation n’est rien d’autre qu’un vol perpétré par l’État à l’encontre de la population au travers de l’avilissement de la monnaie. Le cas du Venezuela n’est pas une exception, mais bien sa plus déplorable confirmation actuelle : le gouvernement vénézuélien non seulement s’est historiquement consacré à prendre d’assaut les énormes réserves de dollars que possédait la banque centrale grâce à la compagnie pétrolière PDVSA, mais a aussi, depuis 2001, multiplié par 38 la quantité de monnaie et de billets en circulation. En conséquence, oui l’inflation vénézuélienne est un vol à main armée consistant à diluer la valeur des bolivars que l’État oblige les citoyens à accepter.

Il est clair que l’objectif de tout braqueur professionnel est que sa victime ne soit pas consciente de la rapine dont elle souffre. C’est pourquoi, depuis plus d’une décennie, l’exécutif vénézuélien instaure des contrôles des prix et de change dans le but de masquer l’inflation réelle que connaît la population : sauf qu’interdire légalement l’enchérissement des marchandises internes ou des devises externes ne rend pas celles-ci plus accessibles, bien au contraire, elles cessent d’être mis en vente.

Ce n’est pas en vain que tout contrôle des prix signifie antichambre de la pénurie dès lors que l’on détruit la fonction coordinatrice des prix du marché : d’un côté, les offrants se refusent à continuer à produire pour vendre à des prix qui ne couvrent pas leurs coûts réels (également hypertrophiés par le vol inflationnaire) ; de l’autre, les demandeurs ne ralentissent pas leurs commandes quand l’État ralentit l’escalade des prix. Le résultat ? Effondrement de l’offre et croissance de la demande, c’est-à-dire pénurie sur les marchés officiels et apparition de marchés noirs où, échappant à l’arbitraire normatif étatique, on peut conclure des transactions au prix réel.

Les Vénézuéliens le savent bien de par leur douloureuse expérience : l’indice de rareté qu’élabore la propre Banque centrale du Venezuela a atteint en janvier les 28% ; c’est-à-dire que 28% des produits que désirent acquérir les Vénézuéliens ne sont plus disponibles dans les magasins. De même, bien que le taux de change officiel se situe à 11,7 bolivars pour un dollar (ou 6,6 pour quelques rares transactions), sur le marché noir – où l’on peut véritablement acheter les billets américains –, celui-ci dépasse déjà les 85 bolivars pour un dollar.

Avec tout ça, le plus grave de la pénurie provoquée par les contrôles étatiques des prix n’est pas le processus de paupérisation auquel est soumise la population, mais bien le pouvoir absolu qu’elle octroie à l’État pour diriger ses citoyens comme un troupeau. Au final, toute pénurie généralisée s’accompagne d’un rationnement étatique de l’offre de marchandise et de devises : ce sont les politiciens et les bureaucrates qui choisissent qui peut acheter quelle quantité de chaque chose. Dans certaines occasions, le dirigisme étatique est direct via l’instauration de cartes de rationnement ; dans d’autres, il est plus indirect, en distribuant arbitrairement les devises qui sont nécessaires pour importer les marchandises de l’étranger : par exemple, le gouvernement de Maduro a refusé à différents journaux les devises qu’ils demandaient pour importer du papier et de l’encre, de sorte que depuis plusieurs jours leurs rotatives ne peuvent plus tourner.

Précisément, dans sa célèbre œuvre La route de la servitude, Friedrich Hayek avertissait des risques totalitaires de tout État excessivement interventionniste. Le Venezuela est en train de suivre pas à pas ce sentier de la soumission indiqué par le Nobel autrichien. Il est donc logique qu’une partie notable des citoyens se refuse à être menée comme des moutons à l’abattoir et se révolte contre le régime qui les opprime ; de manière tragiquement logique, parallèlement, le gouvernement vénézuélien réagit en nous rappelant quel est le fondement ultime sur lequel repose l’autorité politique de tout État : la violence systématique. Par malheur, le socialisme dans sa version la plus rigide – l’exploitation ouverte d’une partie de la société par l’autre – conduit inexorablement à l’affrontement social : le Venezuela n’est que sa énième victime.

[…]


Traduit de l’espagnol.

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  • 2 possibilités dans la crise au Venezuela

    1) Pour les plus extrémistes de l’anti-chavisme, partons du principe, que Maduro et ses amis ne sont soutenu que par 1% de la population du Venezuela.
    Cela signifierait que 99% de la population n’est pas capable de vaincre ce 1 % de  » socialistes corrompus et clientélistes »
    Donc si 99% de la population du Venezuela est si faible, c’est peut être son destin d’être dominè par les plus malins que sont les 1% de socialistes…

    2) Partons du principe que Maduro a été élu, donc il est légitime démocratiquement.
    De quoi l’opposition est-elle le nom alors ?
    De petits bourgeois, qui pense que si ils ne sont pas Bill Gates ou Mark Zuckerberg, c’est la faute à Hugo Chavez !
    Le bouc émissaire parfait pour des ratés qui cherchent des excuses a leurs médiocres existences…
    Quelqu’un peut-il me citer un venezuelien célèbre, même immigré, avant Chavez ?
    Avant Chavez, les seules fois qu’on parler du Venezuela, c’était pour ses Miss Monde…

    • 1 possibilité pour les crises dans n’importe quel pays

      1) Les riches planquent leur argent à l’étranger, les entrepreneurs ou les instruits s’en vont et le bas peuple trinque

      La révolution socialiste, c’est peut-être inévitable pour faire évoluer une société rurale conservatrice basée sur la propriété foncière et les inégalités, mais il y a un moment où il faut savoir arrêter les frais. Pour un pays qui nage dans le pétrole en tous cas c’est pas brillant.

    • La démocratie comme nouveau veau d’or, elle est pas belle la vie ?

      Être élu n’a jamais été un passeport pour voler les honnêtes gens et la redistribution à la Maduro ne fonctionnant plus ils sont bien obligés de passer à l’étape supérieure.

      A savoir contrôle des prix + inflation sauce Mugabe. Recette connue pour avoir eu un succès énorme dans le monde entier. Evidemment ceux qui s’en rendent compte s’en prennent au pouvoir en place, quelle surprise énorme. Bref encore une fois on a cassé pas mal d’œufs dans cette recette, mais à nouveau l’omelette a disparu.

      Et pour le reste, personne ne connaissait de zimbabwéens célèbres avant Mugabe, je pense que son peuple aurait pourtant pu s’en passer.

    • C est valable pour nous aussi

  • C’est bien joli de taper sur Chavez et son successeur, c’est oublier un peu vite ce qu’était le Vénézuela avant Chavez…

    Il est vrai que Chavez a pris la grosse tête et n’a pas satisfait les espérances de ceux qui ont voté pour lui ; qui ont voté pour lui pendant longtemps et à une grande majorité!

    Je vois bien que sur Contrepoints on souhaiterait que ce pays retrouve la situation d’avant Chavez, quand une minorité d' »élus » s’attribuait la majorité des richesses du pays.

    Il est vrai que c’était alors un pays libéral au sens noble du terme, les plus forts faisaient la loi en engrangeant les bénéfices du pétrole et les plus faibles (l’immense majorité) subissaient en vivant dans la misère.

    Chavez, malgré ses nombreux défauts, a au moins eu le mérite de rendre les plus pauvres un peu moins pauvres.

    • mano :

      La caricature de l antilibéral
      Dire que la majorité des con-citoyens pensent comme vous

    • En fait, c’est vrai, il y en a qui y croient !
      Chavez a juste changé les 1% les plus riches. Maintenant, il s’agit de sa famille et de ses copains.
      Pour rendre le plat plus digeste, il a, c ‘est vrai, aidé quelques franges pauvres de la population. Le reste de la population, c’est à dire à peu près 95% a vu son niveau de vie baisser, est confronté à toujours plus de répression et de corruption, et moins de liberté, …
      Il se passe la même chose en Argentine. Les exilés Boliviens ont vu leur sort s’améliorer (sans pour autant avoir un quelconque avenir car il s’agit juste d’aides, pas de travail). Les amis du pouvoir se sont bien engraissés et les autres essaient de s’en sortir.

    • « le Vénézuela avant Chavez… »

      Avant Chavez, c’était moins de 5000 meurtres/an. Après Chavez, c’est pas loin de 25000, soit 5 fois plus.

      C’est beau le socialisme. Pourquoi le kamarade Mélenchiasse ne part-il pas s’installer dans ce paradis socialiste, en particulier à Petare, le bidonville de Caracas, où il pourrait faire ami-ami avec les pauvres qu’il conchie à longueur de journée ?

    • Chavez a simplement créer une nouvelle bourgeoisie « bolivarienne ». Il a échoué à tous les niveaux et c’était objectivement une crapule.

      Vous lui trouvez des excuses car vous refusez d’admettre que son idéologie puisse avoir donné pareille situation. Simplement car c’est la votre.

  • Chavez n’a fait qu’augmenter le nombre de pauvres comme tout bon socialiste.

  • « l’exploitation ouverte d’une partie de la société par l’autre – conduit inexorablement à l’affrontement social » tiens, c’est bizarre, cette phrase fonctionne exactement de la même façon avec le mot « capitalisme », sauf que comme c’est ce qui se passe autour de nous chaque jour, c’est l’évidence même, nul besoin de l’énoncer. Le Vénézuela, c’est plus exotique que nos problèmes de chômage et de multinationales toute-puissantes.

    • Dans une société capitaliste, il n’y a pas l’exploitation d’une partie de la société par l’autre.
      Il arrive que certains individus en exploitent d’autres, mais pas des corps collectifs en exploitant un autre.

      • Le Capitalisme n’est qu’un outil et n’empêchera pas une dictature ou toute autre forme d’oppression. Seul le libéralisme le peut.

  • Le nivellement par le haut en prend un coup avec cet article,..

    Que dire,.. Pour commencer et avoir une idée du Venezuela, et de Chavez peut-être faudrait- il prendre en compte qq éléments :

    – La situation d’avant Chavez : tx de pauvreté, illettrisme,..
    – L’intérêt des Etats-Unis

    Un bon documentaire à voir : Coup d’Etat contre Chavez – la révolution ne sera télévisée

    N’est-ce pas significatif que tout un peuple se soit uni pour le faire libérer et le remettre à la tête du pays,.. ?

    Certaines personnes semblent avoir des problèmes avec les élections démocratiques,..

    L’article explique les révoltes comme émanant uniquement d’un problème économique,.. certes c’est l’enjeu majeur,.. mais la Grèce n’est pas en forme non plus,.. Le Portugal, l’Espagne l’Italie non plus,..

    Pourtant étrangement quand les Etats-Unis ne sont pas à la manœuvre, c’est étrange, c’est du #CirculezYARienAVoir

    Comme en mai 68, comme en Ukraine, le procédé et le même, on subverti les étudiants, on subventionne des réseaux pour manifester, on graisse la patte des syndicats et c’est parti,..

    Alors oui la situation économique du Vénézuela n’est pas brillante, et il faut des changements,.. mais quel pays peut actuellement se venter d’avoir une économie en pleine forme ?

    Les USA ? Où les bons alimentaires n’ont jamais été aussi nombreux ? Ou le chômage est plus près des 20% que des 7% que nous donne les stat bidonnés ? Où la formidable reprise qui devait avoir lieu grâce aux tempêtes (oui c’est génial on va reconstruire ça va réduire le chômage, et faire reparti le BTP) ou au gaz de Schiste (tellement peu rentable que finalement les majors revendent les exploitations à des gogos après s’être fait enflés, et alors que les puits de forage sont pour l’instant les plus simples car les 1eres ?) ?

    Etrangement, on ne parle que trop rarement de la FED qui shoot les marchés et dont l’argent ne part jamais ds l’économie, et qui permet aux US de s’endetter no limit avec des billets ayant autant de valeurs que ceux d’un monopoly..

    Le Japon, endetté à plus de 200 % et dont la dette est détenue par les japonnais eux-mm ? Et qui continue comme la FED avec ses QE ?

    L’Europe ? Ou la mise ne austérité des pays les fait revenir à des niveaux de vie comparables à ceux sous l’occupation ? Etrange situation pour des donneurs de leçon,…

    La Chine ? Qui connait enfin un nette ralentissement de sa croissance économique, qui d’ailleurs est en train de changer de modèle économique, qui construit des villes fantômes pr stimuler son économie, et qui achète intelligemment de l’or a tour de bras ?

    La situation économique au Vénézuela n’est donc effectivement pas en grde forme, mais les révoltes sont dus notamment aux US qui voudraient entre autre réimplanter leurs multinationnales et reprednre le controle du pétrole. Lire l’article du Guardian traduit sur mon site.

    Cdt 😉

    • « Pour commencer et avoir une idée du Venezuela, et de Chavez peut-être faudrait- il prendre en compte qq éléments :

      – La situation d’avant Chavez : tx de pauvreté, illettrisme,..
      – L’intérêt des Etats-Unis  »

      Toujours les mêmes écrans de fumées. Les faits sont là : Le Venezuela va plus mal que jamais et c’est la faute à la décennie de pouvoir du clan Chavez. Mais comme toujours on préfère l’argument du complot et du « la droite c’est pas mieux ». Parce que dans le camp progressiste même quand on se trompe, eh bien c’était pour la bonne cause.

      C’est juste puéril comme raisonnement et les Vénézuéliens doivent eux vivre avec la réalité telle qu’elle est.

      • @TOM :
        Les stats je ne les invente pas.. Ensuite la meilleure preuve vient des faits eux-meme : Pour rappel, lors de la tentative de coup d’Etat en 2002, c’est le peuple Venezulien qui a fait libérer Chavez et la remis à la tête du pays,.. mais apparemment la démocratie ça pose des problèmes à certaines personnes ici qui préferent quand des gens comme Pinochet imposent une doctrine ultra-libérale comme la doxa de l’école de Chicago…
        C’était super le Chili sous Pinochet ,…

        « Le Venezuela va plus mal que jamais et c’est la faute à la décennie de pouvoir du clan Chavez. Mais comme toujours on préfère l’argument du complot »

        Le coup d’Etat contre Chavez en 2002, n’était-ce pas un complot des Etats-Unis ??
        Allez, on débranche la TV qq heures, et on va se renseigner un peu : Voyez le doc « Coup d’Etat contre Chavez – La révolution ne sera pas télévisée », doc en tps réel sur les événements, voyez le traitement médiatique sur les événements qui vous aiguillera surement..
        Vous y verra aussi comme les images ont été manipulées pour faire croire que des pro-chaviste avaient tiré sur la foule, alors que qq temps plus tard, un autre angle de caméra démontre la supercherie,.. Mais non, ce n’était pas un complot,..

        « Toujours les mêmes écrans de fumées. Les faits sont là : Le Venezuela va plus mal que jamais et c’est la faute à la décennie de pouvoir du clan Chavez. »

        @Elmar :
        « Je n’ai pas connu l’occupation (probablement vous non plus), mais je doute que la période soit comparable avec ce que nous vivons ou ce que vit la Grèce »
        Effectivement, je ne l’ai pas connue, mais ce n’est pas moi qui le dit, c’est Jacques Sapir : http://openews.eu/jacques-sapir-vs-cyrille-collet-180214-la-grece-au-niveau-de-la-vie-des-gens-est-revenue-a-sa-situation-de-1941-sous-loccupation/

         » Au-delà du niveau de vie matériel, il y a une différence de taille : la liberté. Mais bon c’est un détail, et les socialistes ne s’embarrassent jamais de ce détail qu’est la liberté. »
        La liberté de ? De se nourrir dans les poubelles ? De se faire expluser de chez soi parce que plus de travail, donc plus de revenu ?
        Peut-être que votre confort français vous occulte la réalité de ce qui se passe dans nos pays voisins,…

        Dans les « pays du Sud » près d’un jeune sur deux au chômage, en Espagne par exemple, c’est : 17,7 millions d’emplois à plein temps rémunérés à 1000e ou moins,.. Ils ont mm une dénomination maintenant les « Mileurista » : http://openews.eu/les-salaires-a-1000-euros-explosent-en-espagne/
        En Allemagne ce fabuleux pays dont tout les politiques vantent le modèle, les réformes Hartz sont un désastre, des jobs à mi-temps (ça va, c’est pas trop précaire,.. ), dont les rémunérations vont de 1 à 5e/ heure,.. super,…

        Je ne sais pas si vous voyagez de temps en temps dans ces pays, faites ici un tour à l’occasion,..

        « e surendettement des Etats. Ca fait 30 ans que les libéraux gueulent contre l’endettement de l’Etat, mais les socialistes et interventionnistes de tous bords nous expliquent que les dépenses de l’Etat assurent la croissance en période de crise. Ben non, l’endettement et l’interventionnisme sont de l’apprauvrissement à long terme, et aujourd’hui commence le long terme des 30 dernières années. »

        Il est bien beau de taper sur l’endettement, des Etats, quelques petite choses sur le sujet qu’il faut préciser :

        – En France, par exemple, je vous rappelle au cas ou Alzheimer précoce guette, entre 95 et 2012 : c’est 17 ans de droite,.. et pour revenir en arrière, pour rappelle, Mitterand (qui n’a jamais été de gauche, tout comme Hollande), il a uniquement fait deux ans de gauche, avant de mettre la barre à droite,.. donc pr les dépenses de l’Etat, il s’agit sur tout des magouilles sur facturant des rond-points inutiles pour s’en mettre plein les fouilles,..

        – Ce que tout le monde oublie, c’est que le traité de Maastrict qui a fait exploser les dettes, obligeant les Etats à se financer par les banques privées,.. ce qui gonfle la dette, ce sont,… les intérêts de celle-ci,..
        Pour rappelle, un pays comme la Grèce a magouiller ses comptes pour rentrer dans l’UE, avec,.. Goldman Sachs,… Suite à quoi, au lieu de la laisser sortir de l’UE, on a préférer dépenser des milliards de chaque Etat, pour,.. renflouer les banques,.. pourtant quand on regarde les chiffres, la dette est,… la même qu’avant les prêts,… et oui toujours ces fameux intérêts,..

        @TOM / @Elmar :

        Finalement, je n’ai entendu au cas de vous deux ( a part Elmar quelque peu sur la Grèce) me parler des autres pays ,… ??

        Quand est-il des US ?? Étrange que personne n’ait eu de commentaire à faire dessus,… ?
        Japon ?? Personne non plus,….
        L’Europe (a part qq peu sur la Grèce) ??
        Etrange, ces blocs réunissent pourtant les pays les plus riches et développés au monde,…

        Toujours personne à propos de la FED non plus,… ?

        Cdt 😉

        • Un long texte qui ne parle pas du Venezuela actuel. Vous ne pouvez pas en parler car les faits vous donnent tort. Vous avouez votre incompétence et votre lâcheté.

          • @Tom : Quelle virulence ! Vous me traitez de lâche, je vous ai pourtant donner certaines pistes de réflexion : des chiffres ! des faits ! Vous ? A part votre « Venezuela bashing », j’attends toujours,…
            Alors lequel de nous deux est le plus lâche ?

            @Bobjack : Aussi pondéré que Tom je vois,..

            Pinochet : C’est vrai que dérégulations et privatisations sont marqueurs d’anti-libéralisme,..
            Allez un peu de lecture :
            http://www.liberation.fr/monde/2006/01/17/une-exception-chilienne-nourrie-au-liberalisme_26660
            http://www.robin-woodard.eu/spip.php?article97
            A lire aussi la Stratégie du Choc de Naomi Klein

            Mitterand : C’est vrai qu’il y a beaucoup de gens de gauche à l’Action Française,… Il ne suffit pas de se dire de gauche pour l’être…
            Allez, quelques rappels, vous en avez besoin apparemment :

            – ibéralisation des mouvements de capitaux
            – indépendance de la banque centrale
            – dérégulation des marchés financiers
            – libéralisation [mortifère] du commerce
            – rentabilité des grandes entreprises
            – privatisations

            Quel beau programme socialiste,… Vous trouverez des compléments avec Lordon, Sapir, et Michéa.

            Hollande : Il est autant socialiste que l’était Mitterand, que le sont : DSK, Mosovici, Fabius,… Il ne suffit pas de se dire de gauche pour l’être…

            Allez, petit rappel de cet « adversaire de la finance » :

            – Toujours pas de séparation des banques (dépôts/affaires)
            – Taxe Tobin (toujours attendue, et si elle voit le jour, sera vidée de toute substance)
            – Cadeaux au MEDEF
            Ça vous suffit ? Non ? Allez on en rajoute un coup :

            – Baisse de la dépense publique de 50 milliards d’euros d’ici 2017
            – Suppression de charges (cotisations) sociales de 30 milliards d’euros
            – Suppression d’auto-entrepreneur (par sa réforme)
            – FIN DU CDI : ANI

            Ce n’est pas pour rien, si une partie de la droite s’est félicitée de son discours de janvier,.. A moins que la droite, ne soit,… de gauche ?? #HumourPourTous

            Merci à toutes les personnes en désaccord, de justifier par des chiffres ou faits, ainsi qu’éviter autant que possible les invectives stériles et ridicules pour personnes de mauvaises foi en manque d’arguments.

            Cdt

            • « Des pistes de réflexion » ! C’est comme cela que vous appelez vos écrans de fumées ?

              Pour les faits l’actualité répond pour moi. Mais effectivement la révolution ne sera pas télévisée. Le régime chaviste l’interdit.

            • la france est l’un des pays les plus socialistes d’europe, il suffit de regarder les chiffres (dépenses publiques 57%, la fonction publique représente pres de 7 millions de fonctionnaires(http://www.observatoiredessubventions.com/2013/combien-de-contribuables-en-france/

              ), 67 au rang des libertés économiques selon Heritage Foundation après le Cap-Vert, le Kazakhstan ou encore la Jamaïque, l’un des plus haut taux d’imposition ( la France a un taux d’imposition total moyen de 64,7% principalement constitué (51,7%) de charges sociales, le 2 plus fort taux d’imposition en europe),….. je ne sais pas si c’est à cause des francais mais de manière générale les francophones sont plus socialistes (Suisse romande (Suisse), Wallonie (Belgique, Québec (Canada). La france n’a jamais été libéral. tous les partis politiques francais sont socialistes (il suffit de regarder leur programme économique). la plupart des partis de gauche dans le reste de l’europe (spd, parti travailliste,…) sont plus libéral que l’ump. La France est ruiné par 40 ans de socialisme de gauche et de droite.
              comme par hasard les pays qui s’en sortent le mieux sont les pays les plus libérales (autriche, pays scandinaves,..) les pays en crise sont les pays socialistes (grece, espagne, france,..) sont les pays socialistes. renseignez vous les pays dans le monde qui ont la meilleur situation économique et démocratique sont libéraux. les pays scandinanives pays les plus égalitaires sont libéraux (la gauche a abandonné depuis longtemps le socialisme).

            • la plupart des francais (surtout les antilibéraux) ne savent pas ce qu’est le libéralisme. Le libéralisme n’est ni de droite ni de gauche (l’ump n’a rien de libéral). je vous conseille de lire ces deux articles tres intéressants qui expliquent ce que c’est le libéralisme : http://www.contrepoints.org/2013/12/22/150897-quest-ce-que-le-liberalisme-2
              http://www.contrepoints.org/2013/04/07/120782-oui-le-liberalisme-est-social

            • @Sebastien : Je suis tout à fait d’accord sur le fait que les taxes extrêmement élevées tuent l’économie et les pays appliquant les plus fortes.
              Cependant, considérer que les taxes sont de facto une marque de socialisme est à mon sens une erreur, car ces taxes sont détournées et mal gérées. On pourrait arguait dans ce cas, que les taxes sous les monarchies reflétaient des régimes.. socialistes,.. Dime, gabelle et taille au service d’un Etat social,.. ? Je ne pense pas..

              Combien de milliards investis dans l’armée, la production d’armes, les caisses noires de l’Etat, et la corruption des politiques qui abusent et détournent une bonne partie de cet argent,…

              De même en ce qui concerne la sécu, beau projet à l’origine, dévoyé au profit de Big Pharma et qui englouti des milliards ..

              Comment pourrait-on considérer raisonnablement, qu’un Etat soit social – stricto sensus – quand celui-ci connait un nombre incroyable de SDF, et de familles ayant à peine de quoi vivre,.. ? Il n’y a rien de social, je pense que vous en conviendrez,.. Les mots sont détournés comme les actions,.. Se dire de gauche n’implique pas que l’on soit de gauche, établir des taxes ne signifie pas que l’on mène une politique sociale..

              Par ailleurs le rapprochement avec : Cap-Vert, le Kazakhstan ou encore la Jamaïque; démontre assez bien ce fait, je ne pense pas que l’on puisse qualifier un de ces pays comme modèle de socialisme,.. ;p

              « la plupart des partis de gauche dans le reste de l’europe (spd, parti travailliste,…) »
              Encore une fois, vous semblez prendre pour argent comptant ce que l’on vous dit,.. Blair, Clinton (qui, rappelons le, à été l’artisan de la dérégulation bancaire aux US), etc non rien de gens de gauche,..
              Il suffit de regarder la politique appliquée pour s’en rendre compte,.. Finalement pour renforcer leurs apparences, ils agissent en général sur des question sociétales ce qui leur permet de maintenir l’apparence de leur appartenance : ex immigration (alors mm que l’immigration permet le dumping social,..)

              Pour reprendre les exemples que vous me citez, c’est dommage, que vous n’en ayez pas donné beaucoup d’autres, je me contenterai de reprendre ceux-cités :

              « autriche, pays scandinaves »

              Commençons par les pays scandinaves :

              – Norvège, Suède, Finlande, Danemark :
              Je me permets quand même de vous signaler un élément important : le peu d’habitants/pays
              A eux 4, ces pays comptent, … 25 M d’habitants !
              A comparer avec leur superficie,.. ;p

              – Norvège : Je me permets de vous rappeler que la Norvège :
              est le troisième exportateur mondial de pétrole et de gaz naturel :
              le pétrole constituait 22 % du produit intérieur brut, 47 % de ses exportations, 26 % des investissements et 27 % des revenus du gouvernement …
              Je vous rappelle par ailleurs que la Norvège ne fait pas parti de l’UE,… 😉

              * Croissance 2012

              – Suède : 0,8 (Pour rappel, n’a pas non plus l’euro,… )
              – Norvège : 3,2 (Comme on l’a vu plus haut, on a des éléments de réponse en comparaison des autres pays ;p)
              – Finlande : -0,2
              – Danemark : -0,6 (Pour rappel, n’a pas non plus l’euro )
              – Autriche : 0.2

              Danemark : « Les ménages restent très endettés, à 270 % (!!) de leur revenu disponible, et l’apurement de leur bilan, loin d’être achevé, pèse sur leur consommation. »
              Précisions, que le Danemark n’a pas l’euro …

              * Consommation privée :

              – Suède : 0,7
              – Norvège : 1,2
              – Finlande : 0,9
              – Danemark : 0,2

              * Analysons maintenant la répartition par exemple de la cotisation retraite employeur (E)/salarié (S):

              – Suède : 6.1 (S) / 9.9 (E)
              – Norvège : 7.8 (S) / 14.1 (E) !
              – Finlande : 5.15 (S) / 17.35 (E) !
              – Danemark : 0/0

              A titre de comparaison :
              – France : 6.8 (S) / 10 (E)
              – Royaume-Uni : 9.9 (S) / 11.9 (E)
              – Allemagne : 9.8 (S) / 9.8 (E)
              – Autriche : 10.2 (S) / 12.5 (E)

              * Prélèvements obligatoires 2011- 2013 :

              2011 :

              – Autriche : 48.8 %
              – Suède : 51.6%
              – Norvège : 58.9%
              – Finlande : 52.6%
              – Danemark : 57%
              – France : 51.8%
              – Royaume-Uni : 41.2%
              – Allemagne : 45%

              2013 :

              – Autriche : 49 %
              – Suède : 49,9%
              – Norvège : 56,4%
              – Finlande : 54,2%
              – Danemark : 54,8%
              – France : 52,9 %
              – Royaume-Uni : 38,6%
              – Allemagne : 44,4%

              « les pays en crise sont les pays socialistes (grece, espagne, france,..) sont les pays socialistes »

              Vous parlez là de pays appartenant à l’UE (pardon mais il me semble que l’Italie, et le Portugal sont plus en crise que la France),..
              Je vous renvoie en ce qui concerne l’Allemagne aux désastre des réformes Hartz … et qui a permis à l’Allemagne de garder sa compétitivité par grâce à ce dumping social précarisant les salariés ..

              Je salue votre courtoisie qui permet des échanges plus conviviaux et cordiaux.

              Cdt 😉

            • Allez, juste pour le plaisir, pour l’avenir de l’Autriche :

              L’Autriche minée par ses banques :

              http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20140227trib000817509/l-autriche-minee-par-ses-banques.html

              Cdt 😉

            • « A lire aussi la Stratégie du Choc de Naomi Klein » le fait que vous accordez la crébilité à ce torchon vous décrébilise complétement. Je vous recommande cet excellent article, qui démolit ce lamentable torchon de Klein:
              http://www.cato.org/pubs/bp/bp102.pdf petite vidéo intéressante: http://www.dailymotion.com/video/x83xnq_naomi-klein-la-strategie-du-mensong_news
              j’ai lu l’introduction de la stratégie du choc. Je suis consterné par autant de mauvaise foi ; Milton Friedman y est dépeints comme l’ennemi public n°1, on a pas du s’intéresser à la même personne. Il a très fortement inspiré l’Estonie, un des pays d’Europe de l’Est qui s’en sort le mieux, mais on ne parle pas d’Estonie dans son livre. Et citer Stéphane Courtois pour défendre un communisme non totalitaire, comment est-ce possible ?
              Voila, maintenant a ton tour de t’intéresser a Milton Friedman : https://www.youtube.com/watch?v=JujKgkA_XUQ C’est encore mieux si tu connais le Hong-Kong moderne et la Chine, ça permet de voir que le capitalisme a tenu les promesses de Friedman.
              Personne ne prenait Hayek au sérieux dans les années 50 ? Vu le nombre de ré-éditions de la « the road to serfdom », on va dire que les gens l’achetaient pour allumer le feu. Même Keynes, celui-là même qu’on a déjà encensé dans ce reportage (je n’en suis pourtant qu’a la 8ieme minute) disait du bien de ce livre !
              (et je me retiens de parler du New Deal, on va avoir la même analyse que Milton Friedman ici).
              La dite stratégie du choc (contre l’inflation), la voilà, marrant comme je n’interprète pas la même chose (désolé, je ne crois pas que cet épisode existe avec sous-titres) : https://www.youtube.com/watch?v=jE7zxo61Xc8
              Quand a l’hyper-inflation chilienne, ce n’est pas Pinochet qui l’a créé comme indiqué dans le reportage, mais Allende : http://www.47carat.com/4267/linflation-au-chili-sous-salvador-allende/
              Bon, je suis trop fatigué là, alors j’en viens a la fin : Pinochet a finit par remettre une démocratie en place. Les réformes des « Chicago Boys » ont permis au Chili d’être le pays le plus riche économiquement d’Amérique du Sud. Allende était sur la voie du communisme, cela ne pouvait de toute façon pas bien se finir.
              friedman n’a pas soutenu pinochet : http://reason.com/archives/2008/09/26/defaming-milton-friedman friedman avait prévu que la liberté économique au chili allait apporté la liberté politique Friedman a également voyagé en Chine, autre pays avec un gouvernement dictatorial, et a donné à ses dirigeants les mêmes conseils qu’aux politiciens chiliens, sans que, curieusement, personne ne le lui reproche.

            • Klein assure que le mentor de l’École de Chicago et de Milton Friedman fut Friedrich Hayek et, selon elle, le petit groupe qu’elle appelle les « Autrichiens » serait une sous-école à l’intérieur de l’École de Chicago. ce qui eest ridicule. l’École autrichienne d’économie est bien plus ancienne que celle de Chicago mais surtout qu’un abîme théorique les sépare. Que l’on se souvienne seulement que Hayek lui-même écrivit dans son autobiographie que l’œuvre de Friedman Essais d’économie positive était un livre « aussi dangereux que la Théorie générale [de Keynes] pour la science économique ». Klein explique que dans certaines occasions – surtout depuis la naissance du mouvement luttant contre la globalisation (on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même au moment de se lancer des fleurs) – les citoyens peuvent se rebiffer devant le choc et refuser d’accepter les malins desseins des malfaisants désignés sous le vocable de « néolibéraux ». Quel exemple prend-elle ? Celui des attentats de Madrid du 11 mars 2004. De façon proprement stupéfiante, Klein arrive à soutenir qu’à l’occasion de ces attentats, le président du gouvernement espagnol de l’époque, José María Aznar, aurait, à la manière d’un Franco, réclamé le soutien de la population pour sa guerre en Irak. Assertion du plus haut fantaisiste puisque qu’Aznar ne fit jamais rien de tel. Et toujours selon Klein, ce fut le souvenir du temps « où la peur gouvernait la politique » qui amena les Espagnols à voter pour Zapatero. Explication parfaitement absurde puisque ce sont les jeunes électeurs, qui jamais ne connurent la période franquiste, qui offrirent le triomphe aux socialistes espagnols. Tout son livre part donc d’une très courte citation extraite d’un livre de Milton Friedman, La tyrannie du statu quo, écrit en 1984 :
              « Seule une crise – réelle ou supposée – peut produire des changements. Lorsqu’elle se produit, les mesures à prendre dépendent des idées alors en vigueur. Telle est, me semble-t-il, notre véritable fonction : trouver des solutions de rechange aux politiques existantes et les entretenir jusqu’à ce que des notions politiquement impossibles deviennent politiquement inévitables. » Curieusement, quand Friedman écrivit cela, beaucoup des chocs décrits par Klein s’étaient déjà produits. C’est une des multiples occasions où l’on observe dans le livre cette curieuse inversion de la relation de cause à effet. Ailleurs, Klein accuse Thatcher d’utiliser la popularité obtenue durant la guerre des Malouines pour imposer sa politique libérale ; alors que le Premier Ministre britannique avait déjà commencé ses réformes trois ans avant le conflit. Et, de toute manière, après une lecture neutre et objective, on voit mal ce que l’on pourrait reprocher aux propos de Friedman, qui ne fait que décrire un phénomène parfaitement observable, sans qu’il soit nécessaire de recourir à l’hypothèse de la conspiration machiavélique : en des temps difficiles, les groupes de pression manœuvrent pour faire adopter leurs idées, à commencer, par exemple, par les mouvements luttant contre la mondialisation, dont Naomi Klein est la muse. Cette passion pour diaboliser l’adversaire idéologique se révèle d’ailleurs au grand jour dans la violation de la logique la plus élémentaire que suppose l’accusation la plus brutale de l’essai : à savoir que les libéraux appuient la torture. Comment justifie-t-elle cette accusation ? Très simplement : or donc, les libéraux appuient des politiques impopulaires ; comme la torture est une pratique impopulaire ; ergo, les libéraux appuient la torture. En employant le même « raisonnement » l’on pourrait dire que, comme Staline haïssait le libre marché, la bonne Naomi soutient le goulag. Logique, non ? Elle assimile grotesquement le « néolibéralisme », comme elle désigne l’enseignement de l’École de Chicago, au « néo-conservatisme », comme si les néo-conservateurs américains n’appuyaient pas le Big Government avec un large État providence. Mais ce dont il s’agit, c’est bien de graver dans l’esprit d’un public opposé à la guerre en Irak l’équivalence entre l’idéologie qui prescrit l’exportation de la démocratie, militairement si nécessaire, à celle qui défend les gens contre l’État.
              Même dans les rares moments où elle s’essaie à élaborer des propositions plus ou moins théoriques, Klein ne manque jamais de sombrer dans le ridicule le plus complet. Comme quand elle tente de démontrer que les théories libérales seraient sur le point de détruire rien moins que le monde parce qu’elles ne connaissent pas la concurrence nécessaire d’autres idées plus étatiques… et, partant, commettraient donc l’erreur de ne pas respecter leur propre idéal, à savoir la défense de la concurrence. Comme si la lutte pacifique entre entreprises pour obtenir les faveurs des consommateurs se situait sur le même plan que le monde des idées économiques et politiques. Et surtout comme si ce supposé monopole des théories libérales ne se serait pas produit à une époque où le poids de l’État n’a cessé d’augmenter.

            • en plus, les chocs qui sont décrits dans le livre de Klein ont presque toujours conduit à un élargissement et à un approfondissement des pouvoirs de l’État et non à leurs restrictions ou diminution. Mais, bien sûr, Klein ne le dira pas, car ça colle très mal avec sa thèse. Ainsi, la journaliste canadienne mentionne, rapidement et en l’approuvant, le New Deal, sans se rendre compte que cet élargissement phénoménal de la taille de l’État fédéral américain fut une réponse (erronée) à la Grande dépression, le plus grand choc économique de l’histoire des États-Unis( lire « Crise, Dépression, New Deal, Guerre » de Florin Aftalion
              ). Le 11 septembre lui-même – dont elle essaie de nous vendre les conséquences comme une braderie des fonctions régaliennes de l’État aux entreprises – s’est traduit par une grande augmentation des pouvoirs et des dépenses de l’État. Les « idées alors en vigueur » sont nombreuses, mais autant Friedman que Klein oublient que les politiciens choisissent celles qui augmentent leur pouvoir. Au passage, cela aurait été une belle preuve d’honnêteté intellectuelle de la part de Klein de mentionner, dans les pages qu’elle consacre à l’Irak, l’opposition de Friedman à cette guerre. Mais Klein n’essaie pas de se montrer honnête, son propos étant seulement de diaboliser l’économiste à n’importe quel prix.

            • « Mitterand : C’est vrai qu’il y a beaucoup de gens de gauche à l’Action Française » vous seriez étonné. En france, 80 % des colllabos venaient de la gauche. je vous conseille de lire Un paradoxe français, Antiracistes dans la Collaboration, antisémites dans la Résistance de simon epstein. Nos acquis sociaux viennent surtout du régime de Pétain. lisez sur ce sujet:« L’héritage de Vichy: Ces 100 mesures toujours en vigueur « de l’historienne Cécile Desprairies

            • « Baisse de la dépense publique de 50 milliards d’euros d’ici 2017 » non, il s’agit d’une baisse de la croissance de la dépense publique ce n’est pas la même chose. en plus, c’est un objectif rien ne dit qu’il sera respecté.
              « suppression d’auto-entrepreneur (par sa réforme) » les libéraux étaient favorable à ce statut (l’une des rares choses bien faites sous sarko
              si la france est libéral pourquoi la plupart des points du programme du parti communiste de 1981 ont fini par être appliqué en trente-trois années ?
              http://h16free.com/2014/04/01/30201-il-y-a-33-ans-deja

        • Pinochet qui à imposé le libéralisme ? Philosophie possible à imposer par définition ?
          Hollande de droite ? Mitterand de droite ?

          Imbécile ou maladie mentale ? Ce n’est pas un sophisme car pour déformer la réalité à ce point il n’y à pas d’autre explication.

    • Je suis en désaccord sur tout, mais j’interviens uniquement sur un point : « L’Europe ? Ou la mise ne austérité des pays les fait revenir à des niveaux de vie comparables à ceux sous l’occupation ».
      Je n’ai pas connu l’occupation (probablement vous non plus), mais je doute que la période soit comparable avec ce que nous vivons ou ce que vit la Grèce. Au-delà du niveau de vie matériel, il y a une différence de taille : la liberté. Mais bon c’est un détail, et les socialistes ne s’embarrassent jamais de ce détail qu’est la liberté.
      Quant à l’austérité, quelle en est la cause ? Le surendettement des Etats. Ca fait 30 ans que les libéraux gueulent contre l’endettement de l’Etat, mais les socialistes et interventionnistes de tous bords nous expliquent que les dépenses de l’Etat assurent la croissance en période de crise. Ben non, l’endettement et l’interventionnisme sont de l’apprauvrissement à long terme, et aujourd’hui commence le long terme des 30 dernières années.

      • Tout à fait : les dettes d’aujourd’hui sont les impôts de demain.

        Prêter aux Etats, c’est cautionner la spoliation.

      • Allez hop, il n’y a pas que Sapir qui le dit :

        La troïka et les dirigeants grecs ont catapulté la Grèce dans le Tiers Monde

        http://www.express.be/business/fr/economy/la-troika-et-les-dirigeants-grecs-ont-catapulte-la-grece-dans-le-tiers-monde/202710.htm

        Pour répondre à ça :
        « Quant à l’austérité, quelle en est la cause ? Le surendettement des Etats. Ca fait 30 ans que les libéraux gueulent contre l’endettement de l’Etat, mais les socialistes et interventionnistes de tous bords nous expliquent que les dépenses de l’Etat assurent la croissance en période de crise »

        Entre 2009 et 2011, le budget de la Grèce pour les hôpitaux publics a été réduit de 25%, et les dépenses pharmaceutiques du gouvernement ont été réduites de moitié, ce qui fait qu’il est devenu impossible de se procurer certains médicaments.

        Vous lirez que :
        La hausse du chômage dans ce pays où la couverture maladie est souvent conditionnée par la détention d’un contrat de travail aurait privé environ 800.000 personnes de l’accès aux soins de santé, et dans certaines régions, des organisations humanitaires telles que Médecins du Monde ont dû se substituer au système de santé national pour fournir des soins et des médicaments aux personnes les plus vulnérables.

        Pourtant les Etats-Unis ne sont pas sous un régime très « social » c’est le moins que l’on puisse dire, pourtant leur dette est incomparable,…

        Raisonnement à revoir ;p

        Cdt 😉

        • oui, le niveau de vie a diminué mais c’est tout à fait normal. la grèce avait un niveau de vie trop élevé, les grecs vivaient grâce à l’endettement sans rien produire. l’économie grecque était basé sur l’endettement. une fois qu’il n’a plus été possible à la grèce de s’endetter, elle n’a eu d’autre choix que réduire son train de vie (un train de vie qu’elle n’aurait jamais du avoir). les grecs paient aujourd’hui l’addition pour les décennies où ils ont vécu au desssus de leurs moyens. c’est peut être dur mais il n’y a rien d’injuste c’est juste logique. normal que l’économie grecque ait souffert de la réduction des dépenses publiques puisqu’elle n’était pas productif mais vivait grace à l’argent « gratuit » de l’état. à noter que le secteur privée grecque a plus souffert de l’augmentation des impots et des taxes que de la diminution des dépenses publiques. en grèce, la liberté économique a encre diminué. aujourd’hui, ils sont 130. je crois que cela montre que l’austérité en grèce n’est pas du tout libéral. oui, il y a eu des dépenses publiques (qui n’ont pas commencé directement mais en 2011 si je me souviens bien) mais l’austérité a surtout consisté en augmentation des impots et des taxes alors qu’ils auraient du les diminuer

        • La récession n’est pas provoquée par l’austérité mais par ce qui a déclenché le besoin d’un plan d’austérité, c’est à dire l’atteinte des limites de l’endettement, qu’il soit public ou privé, tolérable par le système. La récession n’est qu’un réajustement désagréable mais nécessaire des économies pour purger de trop grandes erreurs commises par le passé. Lorsque une nation s’est trop endettée, tôt ou tard, elle doit purger son surendettement. Le plan d’austérité n’est pas la cause du recul de la croissance qui s’ensuit mais la condition absolument nécessaire du redémarrage ultérieur.

        • l’austérité marche à condition que l’on pratique la bonne austérité (autrement dit que l’on ne fasse pas comme les pays d’europe du sud qui constitue en une augmentation massive des impôts). au contraire, il faut baisser les impots et les dépenses publiques. il existe suffisamment d’exemples historiques (usa dans les années, Harding a coupé les dépenses de plus de 80 % ce qui a permis d’éviter une grande dépression, Pays Bas dans les anées 80, Canada dans les années 90, Suède, Pays baltes,……). de toute facon, quand l’on vit au dessus de ses moyens et que l’on est surendetté, on est obligé de diminuer son train de vie c’est de la simple logique

        • le problème en Grèce s’est que c’est bien de faire voté une réforme par le parlement grec mais il faut aussi qu’elle soit effectivement appliqué. Certaines réformes adpotées en Grèce n’ont jamais été appliquées dans la pratique. il faut arrêter d’accuser la troika. regardez la situation de la grèce: ses problèmes (corruption,…)remontent à la création de l’état grec. regardez le nombre de fois o l’état grec a fait faillite. cet état a pratiquement tjs été insolvable

        • « Pourtant les Etats-Unis ne sont pas sous un régime très « social » c’est le moins que l’on puisse dire, pourtant leur dette est incomparable » le système de santé américain est complétement pourri. il y a peu de système aussi mauvais. les fractions du PIB consacrées à la santé et sous contrôle public, car remboursées par lui, sont pratiquement identiques ; 8,46% du PIB aux USA en 2011, 8,9% en France. je vous conseille de lire John C. Goodman spécialiste du système de santé américain. aux usa, le système de santé et d’assurance maladie est loin être un système libre, et présente de nombreux dysfonctionnements qui sont non pas une conséquence du marché libre, mais des interventions étatiques. Des règlementations coûteuses sur les assurances ou l’exercice de la médecine, des montants délirants accordés en dommages-intérêts pour les patients (donc des assurances responsabilité civile faramineuses pour les médecins et hôpitaux), des pratiques inefficientes (telles que la césarienne systématique pour les accouchements…). lisez ceci (et les liens externes en dessous de l’article): http://www.wikiberal.org/wiki/Assurance_maladie_aux_%C3%89tats-Unis En 2009 aux usa, 49% des dépenses de santé étaient couvertes par l’État et 34% par les assurances privées. la santé américaine ne ressemble pas vraiment à un marché de concurrence pure et parfaite, mais plutôt à une jungle de conflits d’intérêts et de monopoles privés. Les régulations en vigueur sont titanesques et font tout pour bloquer la concurrence plus que pour l’aider. il n’existe pas de système de santé qui soit parfait mais s’il y a un modèle de santé à suivre c’est celui de singapour . http://accessh.org/wp-content/uploads/2014/08/affordable-excellence-French.pdf
          http://www.minarchisteqc.com/2010/01/privatisation-du-systeme-de-sante-lexemple-de-singapour/

        • Les États-Unis ont probablement le pire système de santé qui soit parmi les pays développés. le budget de santé total est à 17% du PIB pour les USA . l’État américain a dépensé en 2009 en moyenne 3700$ par habitant. ce système de santé en plus ce système coute très cher et c’est en grande partie à cause des avocats. faire un procès pour pomper de l’argent à son médecin est un sport national. cette petite étude de 96 dont les résultats sont là http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/8678157 explique le problème. SUr trois ans d’étude sur un seul campus medical du Michigan de 92 à 94, entre 28% et 35% du Chiffre d’affaire a été payé en dommages et intérêts. Pour comprendre le pillage des avocats, seul 12% de ces sommes là ont été versés aux plaignants …
          Ces chiffres sont vieux et aujourd’hui encore le pillage organisé par les Avocats sur la médecine mais aussi et surtout toute l’économie US s’est encore accéléré. EN ce qui concerne la médecine. A ce surcout énorme, il y a une pratique qui s’est développée qui s’appelle la « defensive medecine ». C’est à dire que pour limiter la ruine que les avocats font peser sur la tête des médecins, ceux ci multiplient les actes inutiles et donc fait exploser le coût pour le client final. Ce que Bastiat dans la vitre cassée disait « ce qui ne se voit pas ».
          Pour faire simple. EN france vous allez voir le médecin car vous avez mal à la tête. Il va vous renvoyer chez vous avec de l’aspirine et si ça ne passe pas, on fera des études supplémentaires … Dans 99% des cas, ça s’arrête la. Aux Etats Unis, si par malheur vous faites partie du 1% des cas, le médecin sera ruiné. DOnc il va vous prescrire pour 5000 dollars d’études diverses et variées à titre préventif. Bien entendu, c’est aussi son intérêt puisqu’au final il aura gagné plus d’argent sur votre dos dans 99% des cas !!!
          J’étais tombé sur une étude de al Duke University qui affirmait que le système légale américain coutait au pays en moyenne 1,8% du PIB chaque année … Voilà la taille de la fraude. Il faut comprendre qu’en France les technocrates sont les fonctionnaires, ils tiennent l’état et l’assemblée ils font les lois et pillent le pays. AUx Etats Unis, ce sont les avocats. Ils possèdent l’état, le parlement et le système judiciaire. Ils votent donc les lois pour leur enrichissement personnel. Là ou en France le pillage passe par l’état (ce sont des fonctionnaires), aux Etats Unis, cela passe par le privé et le vote systématiques de lois qui permettent aux avocats de se saisir de tout. Par bien des aspects le système légal américain est une poubelle. Par exemple il n’existe aucun système de responsabilité. Par exemple, vous attaquez n’importe qui pour n’importe quoi et même si vous perdez, il n’y a pas de dommages et intérêts sauf si dans un deuxième temps on vous attaque pour cela. C’est assez pratique pour permettre aux avocats de développer leur business en toute impunité.
          Nous vivons une époque ou les technocrates irresponsables se sont saisis des leviers de l’état t partout ils utilisent la loi pour piller les pays à leurs intérêts exclusifs. Les Etats Unis sont un système qui est je pense à bien des égards n’a rien à envier au pillage des énarques français.
          La loi et son usage est au coeur du problème partout.

          • une autre explication du coût du système de santé américain est le mode de vie des américains (malbouffe,…) qui favorise les maladies. le pire est sans doute le mode de vie des minorités: 13% de la population américaine est noire et a une alimentation (malsaine) qui lui est propre, ainsi que des environnements contribuant à une vie courte (guns/HIV/meurtres/etc), 16% est latino dont la cuisine n’est pas beaucoup mieux, ils ont une forte tendance à l’obésité ainsi que des maladies génétiques. Je passerai sous silence les indiens.

        • La dette des USA vient en très grande partie du déficit du commerce extérieur, les Chinois préférant acheter des bons du trésor US à fond perdu plutôt que de correctement évaluer leur monnaie.

  • Ha ha ha,le rêve du général Tapioca tourne au cauchemar,et les gauchiards n’en démordent toujours pas!
    CPEF!
    Je crois réentendre les justifications des mes komrads des années 70 sur les brillants résultats du soviétisme,et sur « Mao qui avait réussi à faire manger 900 millions de Chinois »!

  • Je n’ai pas très bien compris ta méthode de calcul d’inflation.Si tu compare la monnaie du Venezuela au dollars par exemple sur une année, comment fais tu pour estimer l’inflation alors que le dollar lui même n’est pas fixe?

  • Les commentaires sont fermés.

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Moment historique pour certains, enfilement de platitudes pour les autres, le discours de politique générale de la nouvelle "Première ministre" Élisabeth Borne ce mercredi s’est voulu rassurant.

Rassurant pour les élus, tant madame Borne a laissé entendre que le gouvernement « jupitérien » allait lâcher un peu de lest et impliquer un peu plus les collectivités territoriales dans les décisions collectives en matière d’éducation, de santé ou de ruralité.

En 10mn, Borne vante la décentralisation et déplore l'ém... Poursuivre la lecture

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La dernière forte inflation remonte à 1980 où elle a atteint 13,6 %. Je m’en souviens car c’est l’année d’achat de ma première maison et le taux d’intérêt s'élevait à 18 %.

Elle a néanmoins fortement décru puisqu’elle est passée à 5,8 % en 1985 pour atteindre progressivement 0,5 % en 2020.

 

Pourquoi cette baisse régulière ?

La principale raison vient de la Chine. En effet, Alain Peyrefitte l’a très bien prophétisé lorsque en 1973 il a écrit son livre Quand la Chine s’éveillera.

Depuis les années 1990 la Chine... Poursuivre la lecture

Comme tous les économistes classiques je n’ai cessé de condamner le quantitative easing mis en place par la FED (Banque Fédérale de Réserve) après la crise de 2008, elle-même provoquée par la pratique des subprimes, encouragements donnés par la législation fédérale à la multiplication des prêts immobiliers.

« L’inflation est partout et toujours d’origine monétaire » : cette formule de Friedman a l’aval tant des néo-quantitativistes de Chicago que des comportementalistes autrichiens, qui à la suite de Menger Mises et Hayek estiment que ... Poursuivre la lecture

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