Made in France, E2 : Bernard, handicapé par Pôle Emploi plus que par la vie

Tranches de vie ordinaires en République Démocratique (et Populaire) Française, imaginées mais pas dénuées de réalité – Épisode 2 : « Pôle Emploi met des bâtons dans les roues de Bernard, handicapé. »

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Pôle emploi (Crédits : René Le Honzec/Contrepoints.org, licence Creative Commons)

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Made in France, E2 : Bernard, handicapé par Pôle Emploi plus que par la vie

Publié le 7 février 2014
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Par h16 et Baptiste Créteur.

img contrepoints022 pôle emploi

Lorsqu’on est énarque et qu’on connaît les bonnes personnes, qu’on aime tendrement les administrations et l’argent du contribuable, on n’a pas vraiment de souci d’emploi. Un réseau relationnel, des copains de promos, de la connivence et des renvois d’ascenseur, ça n’a pas de prix. Pour tous les autres, il y a Pôle Emploi.

Et justement, dans les autres, il y a Bernard.

Bernard, handicapé, s’est récemment trouvé au chômage suite à la faillite de l’entreprise qui le salarie depuis des années. N’ayant jamais baissé les bras, même après l’accident qui le laissa paraplégique, il n’hésite pas une seconde à chercher un autre travail. Après tout, il accumule déjà 23 ans de vie active en fauteuil sur 36 au total, et comme tout s’est très bien passé de ce côté là, il n’y a aucune raison de laisser tomber. Et puis, Bernard est persuadé de pouvoir faire de ce changement une opportunité pour rebondir.

C’est tout naturellement que Bernard se rend donc dans l’antenne de Pôle Emploi la plus proche ; la rampe d’accès est vite grimpée et la plante verte qui bloque l’accès handicapé est prestement dégagée parce ce que ce n’est pas le genre de billevesées qui l’arrêteront, le Bernard. Arrivé devant la réceptionniste, il prend son ticket numéroté en souriant et d’un tour de roue expert, se positionne dans l’attente de son numéro avec les autres chercheurs d’emploi, en se demandant quelles autres ressemblances il trouvera entre une administration publique et cette poissonnerie où, justement, on doit prendre un ticket pour commander ses huîtres.

pole emploi handicapé

C’est la première fois qu’il vient à Pôle Emploi et Bernard n’a pas amené de lecture. L’attente risque d’être longuette, d’autant qu’on capte fort mal la 3G dans ce bâtiment des années 60 massivement ouvragé en béton armé et qui fait clairement cage de Faraday. Quant au Wifi, un papier collé de travers sur un mur au crépi laiteux indique qu’il a été désactivé suite aux migraines que les ondes provoquaient sur certains personnels de l’établissement à l’extrême électro-sensibilité. Bernard se tape donc calmement dix huit parties de Tetris.

Finalement, son numéro est appelé. Bernard se rend en deux vigoureux coups de bras auprès d’Aurélie, la conseillère qui lui a été désigné. En le voyant arriver, elle commence par saluer un courage que Bernard trouve pourtant normal. Elle lui explique alors que beaucoup, à sa place, ne cherchent pas réellement à travailler : le handicap sert parfois d’excuse à la paresse.

Cette introduction faite, Aurélie s’empresse de pianoter sur son clavier autrefois blanc crème pour accéder aux précieuses informations sur le dossier de Bernard. Ce qui ne doit durer que quelques secondes prend soudainement plus de temps. Les pianotages se font plus hésitants, la perplexité commence à se lire sur le visage de l’employée du Pôle Emploi. Avec lui, Bernard a apporté un nombre conséquent de documents qui lui avaient été demandés préalablement à l’entretien. La pile de ceux-ci a déjà été parcourue plusieurs fois par la conseillère, dont la gêne, visible, est croissante.

Dans un petit soupir, elle semble soudainement abdiquer, et, le regardant droit dans les yeux, lui sort :

Je crois que nous avons un problème. Je vais aller voir mon directeur.

LOL-emploi.gouv.frSapristi. Voilà qui enquiquine Bernard qui n’avait pas tout à fait prévu de passer une matinée entière dans les paperasseries. Et comme il a amené tous les documents qu’on lui a demandés, comme il a toujours bien payé ses cotisations, ses impôts et qu’il a toujours été là où on lui a dit d’aller en citoyen modèle qu’il s’efforce d’être, il s’agace un tantinet et intérieurement de ce nouveau délai. D’autant qu’on ne capte pas mieux la 3G dans ce petit bureau réduit aménagé.

Quel Cerfa illisible Bernard a-t-il bien pu oublier ? Quel questionnaire à la formulation alternative a-t-il bien pu remplir de travers ? A-t-il bien fait de ne pas cocher cette case sur le dépliant vert ? Ses 36 années de fiches de paie sont pourtant là, exact. Et les quatre types de justificatifs de domicile différents qui l’accompagnent doivent normalement faire l’affaire, saperlipopette !

Il attend dans l’angoisse, pendant quatre quarts d’heure qui semblent durer une heure.

L’attente s’explique : entre le débriefing du point d’avancement de la réunion de la veille et la pause café de 10h36, Aurélie n’a pas osé déranger Thierry, son directeur d’agence. Mais lorsqu’elle revient finalement, Bernard comprend tout de suite à sa mine que quelque chose ne tourne pas rond. L’explication tombe comme un couperet, sèche et définitive :

« Je suis désolée, mais je ne peux pas vous inscrire. »

Bernard est sous le choc. Interdit, il regarde la conseillère et tente de formuler l’évident « Pourquoi donc ? » qui a bien du mal à sortir tant l’incompréhension bouscule dans sa tête des douzaines de raisons possibles, cerfas gribouillés inclus. Aurélie abrège son mutisme en enchaînant :

« Vous êtes handicapé de catégorie 3. Je ne peux pas vous inscrire.
— Mais j’ai toujours travaillé, mon chef était content de moi, pourquoi ne pourrais-je pas chercher un nouvel emploi ?
— Je ne peux pas vous inscrire. Adressez-vous à la MDPH pour que votre pension soit revalorisée. »

Quoi ? Pardon ? Hein ? MDPH ? Pension ? Dans la tête de Bernard, ça continue à se bousculer rageusement, oscillant entre l’incompréhension totale, la colère, l’agacement de cette perte de temps devant ce qui est manifestement une erreur grotesque, et la surprise de se voir ainsi éconduit. Et puis zut à la fin, Bernard ne veut pas d’une pension, il veut travailler. Il rouspète.

Aurélie se tortille sur son siège, mâchouille ses lèvres, mais ne veut rien savoir. Avant de rendre à Bernard sa fiche d’inscription, elle y note cependant l’impossibilité de l’inscrire et la nécessité de s’adresser à la MDPH, la Maison Départementale des Personnes Handicapées en français complet.

Aussi abasourdi que dépité, Bernard se retrouve à peine quelques minutes plus tard, le papier en main et l’air complètement perdu, devant la porte qui débouche sur la rampe d’accès. Son esprit est plein de ces questions lancinantes qui se forment maintenant plus clairement dans son esprit jusqu’alors rendu confus par la colère, la surprise et l’incompréhension : pourquoi cet État-providence, qui est normalement censé protéger les plus fragiles, l’empêche aujourd’hui d’exercer une activité ? Pourquoi une conseillère Pôle Emploi l’oriente-t-elle subitement vers une pension ? Pourquoi est-il tout à coup trop handicapé pour ne plus pouvoir travailler alors que, jusqu’à présent, il a toujours exercé sans problème ? Mieux encore, cette administration qui lui fait maintenant des misères pour bénéficier d’un chômage parfaitement acquis lui réclamait, pas plus tard que le mois dernier et comme chaque année depuis son accident, cette ridicule attestation médicale prouvant qu’il était toujours aussi handicapé pour que son employeur puisse bénéficier des aménagements salariaux correspondants, des fois qu’il aurait subitement recouvré l’usage de ses jambes … C’est quoi, ce revirement débile ?

chomeoIl s’avance mais la porte refuse de s’ouvrir. Plusieurs passages devant le détecteur n’y changent rien. La réceptionniste, levant un œil distrait de son Closer dont la couverture semble consacrée à des casques de scooters, finit par remarquer le petit ballet de Bernard devant la porte, et se décide d’aller l’aider ; elle arrive en trottinant et passe une main devant le détecteur qui, enfin, déclenche l’ouverture. Elle regarde Bernard avec un air aimable et explique :

« Avec le fauteuil, vous êtes trop petit pour le détecteur.
— Le détecteur de la porte donnant sur la rampe d’accès pour handicapés ?
— Oui, voilà. »

Dehors, la porte refermée, Bernard pousse un long soupir. Pour la première fois de sa vie, il sent confusément ses forces l’abandonner. Ce sentiment est étonnant, désagréable, mais semble irrésistible. Il sent qu’il va devoir baisser les bras.

Son plus gros handicap n’est pas son fauteuil.

Cette histoire est loin d’être totalement imaginaire. Si elle vous rappelle quelque chose, n’hésitez pas à en faire part dans les commentaires ci-dessous !

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  • RsDPF: republique socialiste démocratique populaire Française…..

    Eux qui aiment les mots (les maux) et leurs sens, il faudrait vite faire quelque chose à ce niveau.

    C’est complètement schizophrénique (http://fr.wikipedia.org/wiki/Schizophr%C3%A9nie) de mélanger la démocratie, la liberté avec le socialo-communisme.

    Je vais développer l’idée, (pour une fois).
    Dans une république communiste qui porte son nom, on a au moins un travail. De merde, certes, mais bon, on fait un truc pour occuper sa journée. En attendant le soir de se cartonner avec une bonne bouteille de vodka. C’est beau, il y a comme un air de vécu, de souffrance, de réalité, en gros, ça triche pas, on en a pour ses thunes et sa santé. C’est le vrai communisme (de merde) qui rend vieux en 10 ans et permet d’économiser:

    – La retraite
    – La sécurité sociale
    – Les émeutes (plus la force d’aller gueuler)

    Bref, ça a déjà fait ses preuves (chez les dictateurs patentés)

    Dans notre système à multiples vitesses, on n’arrive plus à rentrer dans une case (ni à les remplir du reste).
    Un travailleur handicapé sera rejeté, un homo, un homme, une femme, un petit, un noir, un musulman, que sais je encore, au nom de l’égalité……on va créer autant de clivages de la société que possible.

    Pour résumer nous sommes bien dans une contradiction d’un Etat qui ne porte pas son nom. Dans le sophisme Hollandais et le détournement des mots et des maux au profit de la caste dirigeante communiste (pour le peuple), capitaliste (de connivence pour eux).

    • Comme vous avez raison. Seules les tyrannies (surtout communistes) ont besoin de mentionner le mot démocratie dans leur sigle d’état (République Démocratique de Corée – du Nord -, République Démocratique de Chine, République Démocratique Populaire d’Algérie, République Démocratique du Congo, sans oublier l’ex République Démocratique d’Allemagne aujourd’hui absorbée par la République Fédérale d »Allemagne).
      Avec le sigle RsDPF, on voit bien vers quel avenir on se dirige…

  • Les clichés de pôle emploi m’ont bien fait rire, j’avoue.
    Histoire vraie? Pour quelle raison ce bon vieux bernard ne peux pas travailler?
    Très bien écrit en tout cas.

  • Voilà le résultat de la fusion ANPE-ASSEDIC décidé par les énarques! Une gabegie…… La solution? Comme en 1789, un printemps revolutionnaire!. Débarrassons nous de cette chienlit.

  • Excellent.
    On sent ici toute l’hypocrisie de cette société qui est un immense mensonge de la maternelle sexuelle jusqu’à la retraite aumône en passant par le diplôme qui donne le pouvoir à des imbéciles, un job qui ne correspond pas aux compétences, une hiérarchie qui ne respecte pas la société mais qui pompe tous les bénéfices et les petites gloires de bureau, les périodes de chômage livré à soi-même, une mentalité générale exécrable et une ambiance de déclin généralisé.

    Vivement la fin.

  • Tétraplégique ?
    vous êtes sûr ?

  • Je pense juste que cette personne devrait utiliser la loi et s’approprier le texte réglementaire inhérent à sa situation :
    « L’inaptitude est l’état d’une personne dans l’impossibilité physique ou psychique de réaliser toutes les tâches liées à son emploi. C’est le médecin du travail qui décide si la personne est apte ou inapte à travailler.
    L’aptitude n’est pas une condition préalable à l’inscription sur la liste des demandeurs d’emploi ; toute personne est présumée apte à l’exercice d’un emploi. Mais pour bénéficier d’un revenu de remplacement, les travailleurs involontairement privés d’emploi et recherchant un emploi doivent être aptes au travail aux termes des articles L. 5421-1 du code du travail et 4 d) du règlement général annexé à la convention d’assurance chômage du 6 mai 2011.
    L’invalidité est appréciée par la sécurité sociale et établie par un médecin de la sécurité sociale. Il s’agit principalement d’une notion sociale ou médicale. Une personne est reconnue invalide si sa capacité de travail est réduite d’au moins deux tiers à la suite d’un accident non professionnel ou d’une maladie d’origine non professionnelle (25).
    Concernant l’inscription sur la liste des demandeurs d’emploi des personnes invalides, les personnes titulaires d’une pension d’invalidité de 1ère catégorie au sens de l’article L. 341-4 du code de la sécurité sociale peuvent être inscrites sur la liste des demandeurs d’emploi.
    Il ressort du code du travail (26) qu’en principe, les personnes invalides de 2ème et de 3ème catégories bénéficiaires d’avantage social lié à une incapacité totale de travail (27) ne peuvent pas être inscrites sur la liste des demandeurs d’emploi pendant la durée de leur incapacité (28).
    Cette disposition ne s’applique toutefois pas aux personnes invalides de 2ème et de 3ème catégorie qui ont fait liquider leurs pensions avant le début du dernier contrat de travail ou pendant son exécution (29). Ces personnes peuvent donc être inscrites sur la liste des demandeurs d’emploi.
    Mais lorsque la personne a obtenu une pension d’invalidité de 2ème ou 3ème catégorie postérieurement à la perte de son dernier emploi et, de manière générale, en cas de doute ou d’incertitude, l’autorité compétente pour la constatation de l’inaptitude est le médecin du travail ou de main-d’œuvre.
    Le directeur d’agence doit alors demander l’avis du médecin de main-d’œuvre afin de vérifier l’aptitude au travail de la personne concernée. Si le médecin constate une incapacité de travail, l’inscription sur la liste des demandeurs d’emploi est refusée. Si la capacité de travailler est reconnue, la demande d’inscription est acceptée et prend effet à la date de la première démarche du demandeur d’emploi.
    Lorsqu’il est impossible de recourir à un médecin de main-d’œuvre, l’intervention des Maisons départementales des personnes handicapées (MDPH), des praticiens hospitaliers ou encore des médecins de ville peut utilement être recherchée afin d’organiser le contrôle de l’aptitude des demandeurs d’emploi. »

    Source : http://www.pole-emploi.org/communication/instruction-pe-n-2011-192-du-24-novembre-2011-bope-n-2011-123–@/communication/1750/view-article-7145.html

  • Non mais Pôle emploi n’empêche pas les handicapés de travailler… ce texte est la démonstration flagrante de la méconnaissance des circuits de recherche d’emploi concernant les handicapés (dont je fais partie).

    La MDPH n’est pas un lieu ou l’on recherche l’aumôme, c’est là que la première phase de la recherche d’emploi d’un travailleur handicapé commence.
    Ce monsieur a travaillé 23 ans et n’a sans doute jamais fait de demande de RQTH (reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé) , cette RQTH permet à certains employeurs d’être en droit de demander certaines aides à l’AGEFIPH afin d’adapter un poste de travail et accessoirement peut donner lieu à une exonération d’une partie des charges pour l’emploi du travailleur.

    Ensuite le « pole emploi » des TH c’est Cap Emploi, qui centralise les offres adaptées aux TH ce qui est un plus car lorsqu’on est reçu en entretien on a justement pas a faire a des personnes condescendantes.

    Pour l’histoire suite a un accident du travail me handicapant assez fortement , j’ai dans un premier temps voulu faire confiance a pôle emploi et ai effectué mes recherches d’emploi en cachant mon handicap, sans succès.
    Puis j’ai décidé de suivre cette voie , ça m’a donné accès a une formation adaptée à ma situation et la reprise d’un très bon emploi peu de temps après.

    Donc faut peut être un peu arrêter de faire circuler des polémiques qui ne servent qu’a exciter les démocrates du café du commerce dont l’avis sur la politique générale n’a d’égale que celle qu’ils ont sur la composition de l’équipe de France

    • Je suis assez d’accord avec vous sur les attaques gratuites contre les fonctionnaires. Certes, UBU regne en maitre… mais que dire des fabuleux conseils mortels des pharmaciens, de la courtoisie rêvée des taxis, des inepties bancaires ou autres…..

      Par contre, pourquoi n’avoir tout simplement orienté cette personne vers un pole spécialisé…

      • Je pense juste que cette personne devrait utiliser la loi et s’approprier le texte réglementaire inhérent à sa situation. Tous est expliqué dans le texte ci dessus.
        Le fait de l’avoir orienter sur une liquidation de sa pension sert justement à cela : permettre son inscription et l’orienter ensuite au mieux : « Cette disposition ne s’applique toutefois pas aux personnes invalides de 2ème et de 3ème catégorie qui ont fait liquider leurs pensions avant le début du dernier contrat de travail ou pendant son exécution (29). Ces personnes peuvent donc être inscrites sur la liste des demandeurs d’emploi.
        Mais lorsque la personne a obtenu une pension d’invalidité de 2ème ou 3ème catégorie postérieurement à la perte de son dernier emploi et, de manière générale, en cas de doute ou d’incertitude, l’autorité compétente pour la constatation de l’inaptitude est le médecin du travail ou de main-d’œuvre. »

        Bernard devrait nous exposer son cas sur le « fond » et la suite donnée ; mais je reconnais que la « forme » du récit est très révélateur d’une certaine ambiance de part et d’autre. Un mélange de déshumanisation, et de non-connaissance de ses propres droits.

        (Ps. : à ma connaissance il n’y a aucun « fonctionnaire » à Pôle Emploi, hormis son Directeur général)

  • Mr BERNARD n’est pas le seul dans ce cas, et il y en a certainement bien d’autres…
    Pour mon cas j’attend depuis plus de quatre mois mon inscription à l’ANPE sous prétexte que l’ai une RQTH…
    Il a fallu que je transmettre le texte de l’instruction (avec son explication « de texte »),par LRAR, pour qu’enfin l’ANPE se décide à transmettre une demande de visite médicale par un « Médecin de main d’Oeuvre » !!!
    Mais à décharge pour l’ANPE, le fait de ne pas inscrire un demandeur d’emploi sur les listes est valorisant pour les STATS !!!! sans se soucier qu’un demandeur d’emploi est avant tout une personne humaine…

  • Les commentaires sont fermés.

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