En 2014, la courbe va s’inverser !

Les Français vont enfin comprendre que l’État n’est pas la solution, mais le problème.

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Le roi est nu (Crédits : Sabine Nourrit/Aleps, tous droits réservés)

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En 2014, la courbe va s’inverser !

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 10 janvier 2014
- A +

Par Jacques Garello.
Un article de l’aleps.

011614_roi_266Il ne s’agit pas de la courbe du chômage, évidemment. Les socialistes, résolus et prompts à détruire la société, ont été incapables de la moindre réforme de nature à réduire le chômage.

La courbe qui va s’inverser, c’est celle de l’étatisme. En 2014 les Français vont enfin le comprendre : l’État n’est pas la solution, c’est le problème.

Jusqu’à présent cette évidence n’apparaissait qu’aux yeux des libéraux, minorité tenue pour sectaire et utopiste. Pourtant il est clair que s’en remettre à la classe politique et à un pouvoir centralisé pour résoudre tous les problèmes est une erreur. L’erreur devient fatale dans une société complexe et ouverte, où l’information ne peut être maîtrisée par un organe bureaucratique isolé du monde extérieur. Seuls les hommes de l’État demeurent attachés à l’État ; on les comprend, ils en retirent privilèges et fortunes.

Cependant, six siècles d’étatisme croissant avaient fini par persuader les Français que la misère, la crise, la défaite n’étaient dues qu’aux erreurs des gouvernants en place, de sorte qu’il suffisait de renverser le gouvernement ou le régime pour retrouver la voie de la prospérité et du bonheur. Cet égarement collectif s’est aggravé depuis un demi-siècle avec le succès des idées du dirigisme économique et de la société collectiviste.

En 2013, ces idées ont pris du plomb dans l’aile. Les manifestations géantes contre les lois Taubira, les bonnets rouges, ont marqué le réveil de la société civile et la République « une et indivisible » a été ébranlée. La démence fiscale, la faillite de la protection sociale (en particulier des retraites), l’exil des jeunes, l’impuissance des forces de l’ordre et de la justice ont ouvert les yeux de millions de Français.

Alors on commence à entendre une musique qui évoque chez les plus âgés les années qui avaient suivi 1981 et le socialisme triomphant de Mitterrand, Mauroy, Delors et Savary.

Les gouvernants se laissent aller à dire que l’État ne peut pas tout faire, qu’il y a trop d’impôts et de dépenses publiques, l’opposition souhaite un « big bang » (imprécis au demeurant), les salariés licenciés se disent trahis par l’Élysée et Matignon, les contribuables se révoltent contre Bercy, les enseignants contre Grenelle. L’époque de la « grande lessive » n’est-elle pas venue ?

Oui et non. Non si l’on retombe dans la tradition séculaire. Sans doute les municipales et les européennes vont-elles permettre de « sortir les sortants ». Mais cette alternance politique n’est souhaitable que dans la mesure où les nouveaux élus ne s’en tiennent pas à leur victoire électorale. Il va donc falloir pousser la classe politique dans ses retranchements pour obtenir d’elle qu’elle aille bien plus loin : que les maires cessent de faire du socialisme municipal, que les élus européens cessent de bâtir un État à Bruxelles.

Non si l’UMP et le FN ne veulent pas renoncer à des slogans et des programmes qui appellent un renforcement du pouvoir de l’État, au nom de la défense des intérêts « nationaux ».

Non enfin si l’on triche sur les mots, si l’on présente comme « sociale-libérale » une ligne élyséenne qui demeure jusqu’à preuve du contraire étatiste, ou si l’on appelle « libérales » des propositions qui nous ramènent à la politique Chirac-Sarkozy. Je crains par-dessus tout cette désinformation qui revêt l’étatisme des habits du libéralisme. Les hommes politiques vont souvent chercher les voix « en face », ceux de gauche veulent se donner une image « libérale », ceux de droite une image « sociale ». Par calcul électoral, on retombe dans le centre mou, le marais, voire même dans les illusions de la troisième voie.

C’est dire que la machine à laver l’État n’est pas encore branchée.

Cependant, oui, je crois qu’en 2014 les chances d’un sursaut libéral authentique sont réelles. Oui, parce que le libéralisme vient d’échapper au complot du silence ou à la caricature de « l’ultra-libéralisme » ; en parler, même à mots trompeurs, constitue un premier progrès.

Oui, parce que la pression économique et sociale ne cessera de monter, sous l’effet de la mondialisation, sous l’exigence de la « compétitivité » tellement honnie jusque là, sous le spectacle de voisins (comme les Anglais, et les Allemands bien sûr) qui ont choisi la rupture avec l’État et sortent de la crise.

Oui enfin et surtout parce que les libéraux, à nouveau présents dans le débat public, ne ménageront pas leurs efforts pour expliquer, convaincre, réunir, manifester. Je suis impressionné par le soutien que j’ai reçu de votre part à l’occasion des changements que je vous ai proposés, amis lecteurs de la Lettre de l’aleps. Mais je vois aussi que d’autres lancent de nouveaux projets concrets, dans le domaine de la fiscalité, de la protection sociale (retraites, maladie), de l’enseignement, du logement, des pouvoirs locaux, de la réglementation et bien sûr de l’entreprise. Pour que les Français comprennent que l’État n’est pas la solution, il faut qu’ils apprennent comment se passer de l’État. Telle sera notre responsabilité en 2014.

Inutile et dangereux d’attendre l’apocalypse ou de miser sur le chef providentiel : la liberté exige un engagement personnel, une passion entière. C’est bien le vœu que je formule pour nous tous en 2014 : engageons nous avec passion pour ouvrir la route de la liberté.


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  • Désolé mais je n’y crois pas du tout , comme vous dites , on est dans le ventre mou depuis des décennies et ça va continuer .
    On peux l’espérer , comme en 2007 (honte à toi sarko) mais y croire vraiment ..(sic)

  • quand les gens auront compris que c’est l’état qui a besoin de nous et non le contraire , ils auront tout compris ; j’ajoute que la vrai liberté c’est de ne posséder que le strict minimum et surtout de ne pas avoir de crédit sur le dos ; les crédits sont des prisons financières ;

    • C’est bizarre! J’ai toujours eu du mal à comprendre le système français dont le côté démocratique incomplet passe par l’alternance de préférence (élections majoritaires) aux autres démocraties (élections proportionnelles) qui étaient capables de fonctionner avec des coalitions parfois très improbables. Rien de tel, pourtant, pour qu’un gouvernement, quittant le pouvoir, ne voit pas ses initiatives détricotées par le suivant! J’observe qu’avec l’instauration des « primaires », le président élu n’est, à la base, que le préféré de moins de 20% des électeurs qui ont voté significativement. C’est peu! D’autre part, on a vu ces 35 dernières années, l’impuissance de la droite ou de la gauche à booster l’économie et les entreprises, autrement plus dépendantes de la conjoncture et de la croissance. On voit bien refleurir l’idée que les républiques représentatives sont de moins en moins démocratiques, quitte à les comparer à des démocraties « tirées au sort ». Croire que le scrutin municipal et local de 2014 sera éclairant, c’est se tromper d’objectif puisque c’est le parlement européen (où la France a l’habitude d’envoyer ses reclassés de la politique sans mandat ou ses « seconds couteaux », rarement assidus!) qui va obtenir, enfin, un pouvoir augmenté bien qu’encore insuffisant et c’est bien là que se prennent les décisions qui changent la vie, actuellement.

  • Article plein de positivisme, mais je crains que l’on va continuer à s’enfoncer de plus en plus vite dans un système de plus en plus étatique. Regardez, ces élites se battrent entre eux pour garder leur place « d’elu », voyez comment des dossiers de corruption, détournement, blanchiment et autres sortes des blacards au fur et mesure. On peut constaté que ce qui les embetes le plus c’est l’image qu’ils véhiculent, car ils savent très bien qu’ils n’auront qu’une tape sur les doigts.
    Ils ne vivent pas dans le même monde que nous, c’est pour ça qu’ils feront tous pour garder leurs pouvoirs en nous enferment dans des codes de « bien-pensance ». Le premier qui ne pensera pas de la bonne façon sera donc de suite discrédité, criminalisé, emprisonné voir même assassiné (j’espère qu’on en arrivera pas jusque là).
    Avec leur complexe de supériorité, sous prétexte, qu’ils ont fait l’ENA et autres grandes écoles, jamais ils ne nous laisseront reprendre notre vie en main.

  • Comme c’est mignon tant de naïveté …
    Le vainqueur de l’élection sera comme à chaque fois l’UMPS.
    Il est évidemment fort probable que les socialistes de droite gagnent les prochaines élection mais imaginer une politique libérale en France en 2014, c’est de la science fiction.

  • J’avais osé une parodie pour commenter la phrase de notre brillant auteur, Monsieur Jacques Garello, qui ne devrait pas lui déplaire. J’ai paraphrasé une partie du discours de François Mitterrand déclamé par la grande gueule de la SFIO le 13/06/1971 en remplaçant le mot « argent » par le mot « état » : « Le véritable ennemi, j’allai dire le seul, parce que tout passe par chez lui, le véritable ennemi si l’on est bien sur le terrain de la rupture initiale, des structures économiques, c’est celui qui tient les clefs… c’est celui qui est installé sur ce terrain là, c’est celui qu’il faut déloger… c’est le Monopole ! terme extensif… pour signifier toutes les puissances de l’Etat, l’Etat qui corrompt, l’Etat qui achète, l’Etat qui écrase, l’Etat qui tue, l’Etat qui ruine, et l’Etat qui pourrit jusqu’à la conscience des hommes ! »

    Au passage, quand on relit son discours ( http://miroirs.ironie.org/socialisme/www.psinfo.net/entretiens/mitterrand/epinay.html) on est effaré de voir les pensées profondes de cet homme mesquin et aveugle, que l’on disait un grand homme de la France et dont la vision n’a été pour elle d’aucune utilité, puisque les conséquences de celle-ci aboutissent 40 ans plus tard, à une régression considérable de notre pays. Je crois que, depuis le début de sa carrière, Mitterrand n’a décidément été que ce qu’il avait commencé à être en collaborant au régime Pétainiste, un Rastignac de province et de pitoyable envergure. Aujourd’hui, quand je marche dans certaines villes françaises, j’ai honte de fouler les pavés de rues ou de places qui portent son nom. La France avec lui a vraiment perdu son rang dans le concert des Nations, économiquement, donc politiquement. Ses descendants politiques ne font que continuer l’héritage délétère de celui-ci, dans ses aspects idéologiques et philosophiques que l’on retrouvera dans ce discours. Un discours qui nous semble déjà égaré au XXème siècle tant il semble sonner comme une vague parodie fanée des envolées lyriques de Marx et Lénine.

    Hollande n’est pas un Président de la République. C’est au mieux un vague commissaire politique doublé d’un syndicaliste matois, comprenant la conjoncture uniquement par rapport à ce qu’elle rapportera à son idéologie et à sa caste, mais sans aucune vision stratégique du monde, uniquement celle de ses petits intérêts personnels et ceux de sa classe sociale fonctionnarisée. L’intérêt général ne fait pas partie de la vision de ces hommes politiques qui resteront dans l’histoire de notre pays et du monde comme des intermédiaires négligeables entre périodes fastes, entre les grandes carrières, telles celles des périodes grandioses et tragiques qui révèlent le héros universel pour les temps futurs. Il y a des hommes grands dans l’histoire et l’histoire est aussi parsemée de minuscules et sombres crétins. On les voit au pouvoir aujourd’hui en France, dans l’essence même de ce qu’il savent uniquement faire, nuire profondément à leur peuple et à leur pays. N’ayant rien fait de leur carrière professionnels, ils sont égarés dans cette période qu’ils ne peuvent en aucun cas comprendre, il aurait fallu qu’ils suivent le monde et réussissent à comprendre le sens de son évolution réelle. Le pédalo est un sport pour « apparatchiks de sous-préfecture » (surnom américain de Normal 1er), la marine à voile réclame des marins, les traversées océaniques des conquérants. Ici, la deuxième marche était déjà trop haute pour ces petits hommes. Celui-là d’aujourd’hui a raison de se concentrer sur l’entretien de ses concubines, maîtresses et ex femmes, leur carrière. Là est son destin et son niveau de capacité. Nul besoin d’énumérer le chapelet d’erreurs qui orne désormais leurs encolures pour l’éternité.

  • « Les français vont enfin comprendre que l’état n’est pas la solution mais le problème ?
     » jusqu’à présent cette évidence n’appairaissait qu’aux yeux des libéraux » ? etc

    Dés le debut on comprend qu’on est au Cafè du Commerce ou de la gare si vous preferez, ou du moins dans la politique avec un tout petit p.

    Désolé mais parler au nom des français, au nom de ce qu’ils pensent et asséner des vérités et des syllogismes liturgiques, j’avais vu un autre niveau de reflexion sur ce blog jusqu’à présent.

    • Cette citation provient de nombreux grands économistes liberaux
      si elle vous déplaît , passez votre chemin, vous n’êtes qu’un idiot inutile!

      • A idiot, idiot et demi…

        1) un scientifique économiste (ou autre) sérieux on cite ses sources. Sinon on a aussi le droit de ne pas le faire et de tenir des propos « orientés » mais c’est du cafè du commerce.
        2) Traiter d’imbécile quelqu’un que vous ne connaissez pas est un peu osé; je vous propose une joute intellectuelle. Nous verrons de quel coté est la raison et à ce jeu là…
        3) Les économistes libéraux ou autres ne détiennent pas la vérité, ça se saurait et nous serions dans un monde parfait… Et comme je suis économiste je le sais aussi…
        4) le problème n’est pas les économistes mais ceux qui les suivent pour paraphraser A. Enstein ;et vous avez l’air de faire parti de ces moutonniers.

        En conclusion si vous n’avez que ça à répondre abstennez vous. Si vous voulez parler d’épistémé, de fond, d’honnêteté intellectuelle, d’anthropologie allons y.

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