La redécouverte de la nature humaine par la biologie évolutionniste (1)

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Evolution and origins concept

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La redécouverte de la nature humaine par la biologie évolutionniste (1)

Publié le 25 décembre 2013
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Par Damien Theillier.

Evolution and origins concept

Certains scientifiques aujourd’hui avancent que des comportements culturels complexes comme la famille, le langage ou les normes morales ne seraient pas des constructions sociales arbitraires mais des réponses biologiques adaptatives qui ont émergé lentement au cours du temps au point de constituer des invariants naturels et universels. Une accumulation de preuves empiriques tous azimuts vient désormais à l’appui de cette idée que tout n’est pas acquis et que la part de l’inné serait bien plus grande qu’on ne pensait.

Pour de nombreux philosophes et chercheurs, pourtant, tout comportement humain est compris comme « socialement construit », c’est-à-dire déterminé par des normes culturelles modelant le comportement après la naissance. Selon eux, l’esprit au départ serait semblable à une feuille blanche ou à une « table rase » et ne se construirait ensuite qu’à travers l’expérience, l’histoire, le vécu. Qui considère encore aujourd’hui le comportement comme fondé sur la nature plutôt que sur la culture ?

Pourtant, s’il n’existe pas quelque chose comme une nature humaine stable pour sous-tendre le comportement social, alors peut-il exister un quelconque critère permettant de juger une politique donnée ? Certaines institutions sont adaptées à la nature humaine et d’autres non. Pour en juger il faut disposer d’un concept de nature humaine. Pour fonder un ordre social juste et durable, il faut être capable de déterminer un certain nombre de traits universels et intrinsèques propres à l’homme.

Mais que vient faire la biologie dans cette affaire ? Peut-elle nous dire quelque chose d’important sur la nature humaine ? Cette idée a toujours fait scandale, à droite comme à gauche. Les uns craignent un réductionnisme de l’esprit à la matière. Les autres évoquent la résurgence du darwinisme social et la justification des inégalités par la science.

Le modèle standard des sciences sociales

Les sciences sociales sont dominées par l’affirmation que les normes sont socialement construites et que tout comportement humain est modelé par ces normes, après la naissance. Si l’on veut expliquer un fait social en particulier, on doit donc se référer — selon les mots de Durkheim, le père de la sociologie moderne — aux « faits sociaux antérieurs » plutôt qu’à la biologie ou à l’héritage génétique. Selon lui, la nature humaine « n’est qu’une matière mal définie, modelée et transformée par le facteur social ». L’histoire, ajoutait-il, montre que même ces émotions si vives que sont la jalousie sexuelle, l’amour filial ou paternel, sont « loin d’être inhérentes à la nature humaine ».

comprendre-la-nature-humaineLe chercheur Steven Pinker1 a proposé d’appeler mythe de la « table rase » cette doctrine que l’esprit n’a pas de structure innée et que toute son organisation viendrait de l’environnement à travers la socialisation et l’apprentissage. Selon le modèle standard des sciences sociales, il n’y aurait pas de différences cognitives ou psychologiques importantes, ni entre les individus, ni entre les groupes humains. Les différences seraient entièrement le produit de l’éducation et de la culture, y compris entre l’homme et la femme : différences de sensibilité, de goûts, différences intellectuelles, préférences sexuelles, morales ou politiques. Dans cette perspective, toutes les inégalités seraient dues à la discrimination, aux préjugés ou au conditionnement social. On appelle cela le culturalisme ou le sociologisme : tout est culturel, tout est social, il n’y a pas de nature humaine.

Ce modèle, explique Pinker, est issu en partie de la théorie du « bon sauvage », popularisée par Jean-Jacques Rousseau, selon laquelle l’être humain à l’état de nature serait bon et innocent : « Il n’y a point de perversité originelle dans le cœur humain », proclamait Rousseau. C’est la société qui pervertit l’homme, selon lui. C’est elle qui produit l’inégalité et la servitude, notamment avec l’institution de la propriété.

On retrouve cette idée chez Karl Marx sous la forme du matérialisme historique. Ainsi selon Marx, « Le mode de production de la vie matérielle domine en général le développement de la vie sociale, politique et intellectuelle. Ce n’est pas la conscience des hommes qui détermine leur existence, mais c’est au contraire leur existence sociale qui détermine leur conscience. » Pour Marx, la nature humaine est construite historiquement puisqu’elle est en interaction constante avec l’environnement social et en particulier avec le mode de production. Et comme chez Rousseau, l’avidité, l’égoïsme, l’ambition personnelle et l’envie ne sont que les conséquences d’une société où domine la propriété privée, notamment celle des moyens de production.

Pour Margaret Mead, sociologue à la mode dans les années soixante-dix, les identités masculines et féminines seraient des constructions sociales conventionnelles. Elle est suivie aujourd’hui par Judith Butler qui explique que le sexe ne serait pas une donnée de nature, mais de culture. Or, cette culture serait dominée par des représentations « hétérosexistes » (l’hétérosexualité comme norme sociale imposée) et « phallocentriques » (centrées sur le masculin), conformément à la grille de lecture marxiste de l’exploitation. On reconnaît ici la théorie dite du « Gender », qui n’est en rien une théorie scientifique mais une hypothèse sociologique.

Pour les chercheurs en sciences sociales, il est en effet très pratique de considérer l’homme comme une pâte à modeler susceptible de prendre la forme que l’on voudrait bien lui donner. Cela revient à affirmer la prédominance du groupe social sur l’individu, hypothèse collectiviste en phase avec leurs rêves de transformations radicales de la société.

L’approche évolutionniste de l’esprit humain et de la culture 

Mais aujourd’hui, ces idées sont de plus en plus remises en question par les sciences de l’esprit, du cerveau et par la génétique. Depuis les années 80, on voit émerger aux États-Unis un nouveau champ de recherches qui se présente comme une synthèse de différentes disciplines. La biologie moléculaire et la biochimie ont permis la découverte de la structure de l’ADN, ouvrant la voie à une nouvelle compréhension du corps humain. En neurophysiologie, des recherches ont été faites sur les causes chimiques et physiologiques des phénomènes psychologiques. Ainsi l’autisme, la dyslexie, les troubles de langage, les dépressions ainsi que bien d’autres désordres psychologiques – dont la psychanalyse prétendait connaître les causes inconscientes – sont aujourd’hui mieux cernés. On sait, par exemple, que de tels troubles sont davantage partagés par les vrais jumeaux que par les faux. Ces derniers ont pourtant un environnement historique et culturel commun, mais seuls les premiers ont exactement le même patrimoine génétique.

La psychologie évolutionniste est l’application des principes de la biologie aux comportements émotionnels et cognitifs des humains. Elle consiste à tenter de comprendre l’influence de la génétique sur certaines parties de l’esprit humain, sans faire de « réductionnisme ». Le cerveau est un système physique avec des circuits neuronaux intégrés conçus pour générer des comportements appropriés à la survie. Ces circuits neuronaux sont spécialisés pour le traitement des différents problèmes d’adaptation. Le cerveau n’apparaît plus seulement comme une machine à calculer mais comme un organe doté de capacités spécifiques innées. Les êtres humains naissent avec des structures cognitives préexistantes et des capacités spécifiques d’apprentissage qui leur permettent de s’adapter naturellement à la vie sociale.

Le point commun entre toutes ces recherches, c’est l’évolutionnisme darwinien, c’est-à-dire l’idée que l’esprit humain, comme le corps, a été construit par la sélection naturelle à travers un processus d’évolution biologique.

Contrairement aux sciences sociales qui ne voient que diversité et relativité, l’approche évolutionniste met l’accent, moins sur les dissemblances que sur les ressemblances profondes qui existent entre les cultures. Par-delà la diversité des rites et des coutumes, elle met au jour des schémas structurels universels dans les comportements les plus quotidiens : morale, politique, famille, amitié, amour etc. Ainsi les êtres humains se rejoignent-ils dans la certitude de l’existence de normes morales. Ils ressentent de façon évidente, quelle que soit leur culture, qu’il vaut mieux dire la vérité, secourir la veuve et l’orphelin ou rendre ce qu’on nous a prêté. Bref, la théorie de la sélection naturelle appliquée à l’être humain enseigne que notre instinct moral n’est pas une pure construction relative.

Bien entendu, l’interaction entre hérédité et environnement est un facteur explicatif plus complet que la simple génétique. Mais la nouvelle biologie ne suggère pas le tout-biologique ou le tout-génétique. Aucun chercheur sérieux ne défend le stéréotype réductionniste d’un déterminisme génétique à 100%. Personne ne dit que tel gène particulier cause invariablement et inéluctablement tel trait phénotypique particulier. En effet, la génétique a découvert que l’expression d’un gène est modulée par son interaction avec l’environnement.

Il est seulement question de « prédispositions génétiques » et donc de probabilités, de statistiques. « Nombre de maladies mentales dépendent d’une prédisposition génétique – mais une fois encore, elle est d’ordre probable et statistique. Par exemple, l’autisme est certainement héréditaire à 90%, la schizophrénie à 50% – et d’autres comme la dépression majeure, les troubles de l’anxiété, le trouble obsessif-convulsif », écrit Steven Pinker dans un entretien à Philosophie Magazine2. Et il ajoute : « Les gènes ne programment pas nos conduites. Elles proviennent de l’activité du cerveau, lui-même formé par les gènes. Seules les tendances émotionnelles, cognitives peuvent être influencées par les gènes, pas notre conduite ».

La nouvelle biologie suggère donc simplement une vision plus équilibrée de l’interaction entre l’inné et l’acquis dans la structuration du comportement humain. Et il apparaît de plus en plus certain que la variabilité de la culture humaine n’est pas aussi grande que le disent les déconstructionnistes post-modernes et les prophètes du relativisme culturel.

À suivre.


Publié initialement sur 24hGold.

Vidéos de Steven Pinker sur TED : http://www.ted.com/speakers/steven_pinker.html (voir surtout Human Natre and The Blank Slate, vostfr)

« Enseigner, ce n’est ni inscrire sur une table rase ni laisser s’épanouir la bonne nature de l’enfant. C’est plutôt essayer par une technologie particulière de compenser les faiblesses innées de l’esprit humain. L’enfant n’a pas besoin d’aller à l’école pour apprendre à marcher, à parler, à reconnaître les objets ou à se souvenir de la personnalité de ses amis, alors que ces apprentissages sont beaucoup plus difficiles que ceux qui permettent de lire, d’additionner des nombres ou de retenir des dates d’histoire. Il a besoin d’aller à l’école pour apprendre le langage écrit, l’arithmétique et les sciences car ces ensembles de savoirs et de savoir-faire ont été inventés trop récemment pour que l’évolution ait installé au niveau de toute l’espèce la moindre compétence innée dans ces domaines. » (Steven Pinker, Comprendre la nature humaine, Odile Jacob, pp.266-267)

  1. The Blank Slate : The Modern Denial Of Human Nature, 2002. Traduit en français sous le titre Comprendre la Nature humaine, Odile Jacob, 2005.
  2. Philosophie Magazine, n°8, avril 2007.
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  • merci de ce rapprochement avec la sociologie et certaines théories politiques,qui apparaissent donc largement dépassées.Lire également edelman et la tsgn
    Je m’interroge toujours sur le freudisme et l’image du père(,i.e.de l’autorité)et la volonté de toute puissance de l’état,défendus par les memes(notamment jaf et les politiques en france).

    • Il n’y a plus qu’en France que le Freudisme est encore pris plus ou moins au sérieux. Ailleurs dans le monde, particulièrement dans les pays anglo-saxons, aux Pays-Bas, … , on en rigole. C’est mis sur le mēme plan que la phrénologie et ce genre de stupidités. Mais la France est un pays de phraseurs, la psychanalyse avec ses lacaneries, y reste prisée. Il suffit de voir journalistes, piposophes à la mode et autres zinzintellectuels s’y référer sans cesse. Encore une exception française.

      • Ce que vous ne comprenez pas c’est que ce type est aussi un phraseur. On critique la psychologie pour tout sauf pour des points essentiels comme permet elle la guérison? Et la réponse est NON, après on peux discuter pendant des heures sur le sexe des anges…
        La notion d’espèce est mise en question en ce moment en biologie mais il y aurait une « nature » de l’homme? C’est juste ridicule….

  • Je suis d’accord avec cet article et j’ajoute que lorsqu’on fera le lien entre les modifications génétiques néfastes et jusqu’ici incomprises et la présence de malédictions dans nos vies et donc de démons dans nos corps, on comprendra le caractère statistique et héréditaire de certaines maladies et donc aussi le moyen d’en guérir. Il faut que la science cesse de rejeter le spirituel (qu’elle ne comprend pas et assimile à la psyché) et collabore avec les ministères chrétiens qui eux pratiquent déjà la guérison de ces maladies d’origine mystérieuse. Autant un démon peut avoir obtenu notre autorisation (souvent inconsciente) pour interagir avec notre système biologique et métabolique de manière malveillante, autant et à plus forte raison le Saint-Esprit peut remettre d’équerre tout ce que Dieu a créé de manière parfaite ! C’est pourquoi tous les chrétiens soumis au Saint-Esprit sont appelés à pratiquer la délivrance des liens spirituels (malédictions familiales, pratiques abominables, occultisme, sorcellerie, idolâtrie, fornication, etc) et la guérison psychique et physique de leur prochain, comme Jésus l’a pratiqué lui-même.

  • Puisqu’on a affaire avec un think tank ici, j’ajoute que les malédictions ne sont pas que familiales, et de loin. Énormément d’entre elles sortent tout droit de notre bouche et sont le produit des paroles que nous proclamons. Ex : Tel père, tel fils. Terrible malédiction ! En particulier, attention à tous ceux qui prononcent des serments pour entrer dans un groupe. Ces paroles vous lient et si le serment exige fidélité sous peine de forts désagrément, même si cela parait loufoque dans la forme des paroles prononcés (comme en FM par ex), ces malédictions sont prononcées et deviennent légalement (spirituellement) agissantes dans votre vie. Autre ex : serment d’Hippocrate… Pour se délier de ces paroles, il faut alors s’adresser à une autorité supérieure à celle du « maître des démons », à savoir Jésus-Christ, le Roi des rois.

    • hong xiu tsuan, sort de ce corps…

    • Lycophron De Chalsis
      25 décembre 2013 at 15 h 48 min

      Mais dans quel monde vivez vous Oliv ? Vos pensés sont extraordinaires. Preuve que le sociale, façonnant notre représentation du monde, reste la caractéristique explicative dominante des comportements humain.

  • comme dit mon pote marcel:

     » l’homme descend du singe, et le singe y descend de l’arbre « 

  • des que l’on sort de la doxa des pipoeconomistes,des rechaufistes ou les trollers psalmodient leurs mantras éculés,on à le droit à des illuminés…

  • C’est article est consternant. Il est très vague. Et l’auteur n’a manifestement pas compris ce qu’était le Darwinisme. Il n’y a pas de courant en biologie prônant qu’il y est une « nature » humaine sociale, a part chez les amateurs de l’intelligent design.
    Ce que l’auteur ne prends pas en compte c’est que deux caractères différents peuvent fusionner par exemple gentil et méchant. Que pourra dire alors le biologiste sur la « nature » de la personne en question? RIEN.
    Ensuite l’auteur s’en prends au « relativisme ». Je rappelle que c’est le système philosophique de compréhension des sciences le plus accepté. Et que s’il en possède un capable d’interpréter des mathématiques à la biologie évolutionniste qu’il l’énonce.
    L’erreur la plus stupide que fait l’auteur c’est de croire qu’il ne faudrait pas contrarier la nature. Ca n’a évidement aucun sens si on suppose qu’elle existe. Si le meurtre est dans la nature humaine et que l’on observe que les gens se sentent mieux sans meurtre faudrait il tout de même légaliser le meurtre? Et puisque l’on y est on pourrait donner des droits « naturels » à l’ensemble des animaux ! Ca va surement contribuer très positivement à notre croissance et notre bien être.

    • « L’erreur la plus stupide que fait l’auteur c’est de croire qu’il ne faudrait pas contrarier la nature »

      Pas du tout, l’auteur parle de prédisposition qu’il ne faut pas ignorer si on souhaite mieux comprendre nos comportements. Il ne faut pas chercher plus loin et il est temps d’élargir le champs des causes trop longtemps laissé dans des carcans intélectuels et biaisés.

    • La conclusion de l’article est parfaitement claire : interaction entre l’inné et l’acquis. On ne peut exclure l’un pour se baser seulement sur l’autre pour tenter d’expliquer l’être humain.

    • « Je rappelle que c’est le système philosophique de compréhension des sciences le plus accepté. »

      ????

      Donc, si je prends une mauvaise décision, ce ne sera pas pire que si j’en avais prise une bonne ?
      Pensez-vous que l’or et le plomb se valent, que la queue remue le chien ?
      Pensez-vous que le meurtre est donc défendable ?

      « L’erreur la plus stupide que fait l’auteur c’est de croire qu’il ne faudrait pas contrarier la nature. »

      Si vous êtes devant une falaise, vous ne tenez pas compte de la nature de la gravitation et vous sautez ?

      « Si le meurtre est dans la nature humaine et que l’on observe que les gens se sentent mieux sans meurtre faudrait il tout de même légaliser le meurtre? Et puisque l’on y est on pourrait donner des droits « naturels » à l’ensemble des animaux ! »

      Au moins, vous démontrez que vous ne savez clairement pas de quoi vous parlez…

      • @ph11:Le relativisme est une généralisation d’un fait établi de la physique, ce qui est observé dépends de l’observateur. Le relativisme galiléen c’est quand on observe le mouvement de la Terre vu de la Terre. Son mouvement est statique. La Terre vu du Soleil tourne autour de lui. Si vous construisez deux montres à deux endroits différents vous mesurez deux temps propres différents(relativisme Einsteinien). En biologie on a démontré que dans certaine situation des gènes s’exprimaient et d’en d’autre pas.
        De façon plus générale force est de constater que ce que l’on a longtemps cru pour donné en sciences est variable, voila pourquoi le relativisme permet d’interpréter des sciences différentes.
        Quand vous parlez de meilleurs décisions en réalité vous avez implicitement défini un observateur qui va décider du bon et du mauvais de la même façon que lors que je parle de haut et de bas j’ai définis un sens implicite à tout ça. Sens qui n’existe pas dans l’absolue.
        Pour le chien le relativisme galiléen répond à votre question, et pour l’or et le plomb je ne suis pas sur de comprendre la notion de valeur que vous mettez derrière. Jusqu’à preuve du contraire ceux ci sont différents. Le relativisme consiste à pensez que les fondations de la sciences posez comme constantes peuvent varier et non pas qu’il n’existe pas de différence.
        Quand vous parlez sauter d’une falaise vous avez déjà choisi qu’il y avait un haut et un bas.
        L’auteur fait explicitement la différence entre la nature et la science dans son titre, j’ai l’impression que pour vous cela est synonyme.

        @GL: Le problème c’est que ce qui est inné chez l’homme c’est le gène. Et malheureusement personne ne comprends pourquoi un gène s’exprime plutôt qu’un autre. Alors que la théorie de base des gènes et ce que l’on a mis dans la tête des gens c’est: t’as le gène de la beauté t’es beau. Alors que, je le rappel, vous pourriez avoir le gène de la beauté et le gène de la laideur. Nous serions bien en peine de connaitre le résultat.

        @Citoyen:Si par carcan intellectuels vous entendez par exemple théorie du genre. Il faut savoir que cette théorie est darwiniste à la base puisqu’elle suppose que le genre est une construction arbitraire. En théorie darwinienne on appel cela la sélection et l’aléa respectivement. La théorie face à cela propose une nature de la femme et de l’homme quasiment invariable dans le temps, ce qui n’est jamais observé en biologie. Le choix est vite fait.

        • Vous confondez relativité et relativisme. Vu la qualité de l’ednat et son endoctrinement socialiste qui cherche à faire confondre ces notions, avec la subjectivité, je vous en excuses.

          La relativité, ça signifie que si l’or vaut plus que le plomb, le plomb vaut moins que l’or.
          Le relativisme, ça signifie que l’or et le plomb se valent, que l’on peut faire passer des lois pour fixer le prix de l’or au prix du plomb. Le relativisme est le déni de la valeur. Un travailleur grec vaut un travailleur allemand, une obligation toxique vaut une obligation saine, la monnaie-papier vaut la monnaie-or.

          Je vous défie de vendre votre or au prix du plomb et de me dire que vous ne serez pas ruiné.

          Ici, on parle de valeurs, de morale, d’éthique, de déterminisme naturel, social ou culturel, de sa mécanique complexe et chaotique qui aboutit naturellement à créer un ordre, pas de physique, pas de trigonométrie, pas de vases communicants, pas de thermodynamique, pas de physique quantique…

          L’auteur de l’article cherche à relier le résultat de cet ordre à des causes naturelles propres à l’homme. Bien sur, la causalité reste très abstraite, tout comme la causalité dans le chaos est très abstraite.

          Je vous invite à lire ceci : http://minarchiste.wordpress.com/2011/11/29/recommandation-de-lecture-the-consumer-instinct-par-gad-saad/

          Est-ce que vous allez tenir compte de la reproduction sociale, de l’égalité sexuelle concernant la superficie de triangles ou calculer la masse de particules ?
          Pauvres molécules d’hydrogène, exploitées par les molécules de carbone…

          De toutes façons, que ce soit vrai ou faux, a-t-on le droit de prendre nos enfants pour des rats de laboratoire au service d’idéologues ?

          • Je commenterais pas le liens en détails parce que ça serait trop longs et HS par rapport à la section.
            Le relativisme est très ancien. Il n’est pas né avec la sciences moderne(voir Héraclite et la rivière). Nietzsche est perspectiviste. Je ne confonds pas relativisme et relativité. Ce que vous appelez relativité est une simple relation d’ordre. La relativité dont je parlais est la théorie d’espace temps d’Enstein.
            Le relativisme n’est pas la négation de toutes valeurs mais bien de faire VARIER des choses que l’on a supposé constant. Pour un relativiste le fait que la Grèce soit dans l’état ou elle est en comparaison à son apogée est juste le fruit du changement alors que le naturaliste va cherchez à vous expliquer que non les grecs sont de tout temps un pays mal gouverné à la remorque des autres.

            Pour ce qui est des valeurs morales, étant donner que l’on fait systématiquement rentrer la morale pour faire sortir la science. J’ai tendance à m’en méfier. J’entends souvant parler ici de constructivisme. Il se trouve qu’ un même gène dans deux contextes environnementaux différents produit deux résultats différents.
            C’est un fait élémentaire. Je ne vois pas trop comment on peut encore parler de nature alors que le résultat est conditionné par l’environnement…

            Comme vous semblez plus portez sur l’économie je vous soumet le problème suivant.
            L’économie est soumise aux loi darwinienne de sélection et d’aléa. Fixons un ensemble de qualités pour chaque entreprise qui correspondrait à la fameuse nature. Observons l’évolution, selon vous ces qualités vont t-elle perdurer? et ainsi confirmer qu’il existe bien une nature propre à une boulangerie ect… Ou bien vont elle disparaître?
            Je pense que l’on sera d’accord que dans une économie libérale les qualités auront tendance à varié parce que la demande évolue. C’est dans les économies figés que ces qualités perdure avec le temps.

            • « La relativité dont je parlais est la théorie d’espace temps d’Enstein. »

              Qui est elle-même l’amélioration de la relativité galiléenne.

              « Le relativisme n’est pas la négation de toutes valeurs mais bien de faire VARIER des choses que l’on a supposé constant. »

              Oui, dans ce contexte là. Et même l’auteur de l’article est alors relativiste. Cependant, lorsqu’on parle de relativisme, je ne pense pas que cette définition qui sort, mais une croyance que tout se vaut.

              « Il se trouve qu’ un même gène dans deux contextes environnementaux différents produit deux résultats différents.
              C’est un fait élémentaire. Je ne vois pas trop comment on peut encore parler de nature alors que le résultat est conditionné par l’environnement… »

              Parce qu’il y a la nature d’une part, la culture et la société d’autre part. L’un n’empêche pas l’autre.
              On a tous 2 jambes, 2 mains, un cerveau, des instincts, une intelligence. Cela détermine des comportements et une éthique, qui bien qu’elle puisse évoluer par la culture, trouve une origine dans la nature. Le principe de droit naturel est qu’il existe une éthique juridique universelle (probablement optimale) qui découle justement des caractéristiques humaines.

              « Fixons un ensemble de qualités pour chaque entreprise qui correspondrait à la fameuse nature. »

              ??

              « et ainsi confirmer qu’il existe bien une nature propre à une boulangerie ect… »

              Vous voulez dire que si les boulangeries fabriquent et réparent des chaussures, elles seront encore des boulangeries ? oO

              « Je pense que l’on sera d’accord que dans une économie libérale les qualités auront tendance à varié parce que la demande évolue. »

              Ça, si la demande veut plus de cordonniers et moins de boulangers, il y aura des boulangers qui deviendront cordonniers. Mais je ne comprends toujours pas l’intérêt de votre soi disant démonstration…

            • Je fais juste l’analogie entre la survie dans le milieu animal et la survie d’un business. Si on considère que votre affaire a des qualités « naturelles » hérités et fixes. Il semble clair que si la demande évolue vous serez coincé. De même dans la nature vous pouvez être très fort comme les dinosaures et vivre des événements qui vous amènent à la disparition. Vous voyez bien que si la nature ne change pas elle disparaît ce qui est contradictoire puisque la nature est sensé resté fixe. Une partie des dinosaures ont évolués pour donner les oiseaux. Il n’y a pas de « nature » commune entre le tyrannosaure et le merle mais il y a un ancêtre commun.
              La culture est tout autant darwiniste que le la biologie cela fait partie des grandes découvertes en socio-biologie.
              « On a tous 2 jambes, 2 mains,… » ce n’est qu’une petite partie de qu’est l’être humain et avec ça vous ne parviendrez pas à le définir. Et de plus il existe de nombreux individu qui naisse sans leurs main. Je sais bien qu’on conditionne les gens à penser que c’est ANORMAL, mais c’est parfaitement normal. Il faut bien que les gènes change et se « trompent » pour que l’homme évolue. De même que des dizaines d’entreprises bancal vont mourir et le reste vivre.

              Les faits sont la il est donc difficile de ne pas être relativiste. Karl Popper qui a formalisé ce qu’était les caractéristiques de la science moderne pose que toutes sciences doit être réfutable. C’est à dire contenir des éléments contradictoires. C’est profondément relativiste de dire ça, pourtant il jurait lutter contre… Vous imaginez le Pape dire que la bible se trompe forcement?
              L’auteur est relativiste parce les faits le sont.

              La relativité d’Einstein est indépendante de la relativité galiléenne. Elle a un rapport mais que lointain.

            • En fait, je commets une erreur qui est de mélanger la description du relativisme avec le résultat de sa dérive idéologique.
              Le relativisme est la supposition qu’il n’y a aucun référentiel objectif des valeurs, du sens des choses, des comportements. La dérive fait qu’on puisse aboutir à la conclusion que toutes les valeurs se valent.

              Cependant, il y a une erreur dans ce système qui est de confondre l’inexistence du référentiel avec sa méconnaissance ou sa non découverte. C’est là où vont les naturalistes. Ça reste certes théorique. On suppose que le corps a des propriétés qui peuvent être considérées comme étant justement ce référentiel universel. Notre morphologie, notre biochimie, nos instincts, nos sens seraient ces références…

              Bien sur, vivant dans un monde complexe, chaotique, il est influencé, modifié par les différences culturelles, pouvant laisser penser que qu’il n’y a pas de référentiel naturel.

              Enfin, quand on commence à dire qu’il n’y a pas d’origine naturelle au fait que le meurtre, le vol, la torture ne sont pas éthiques et injustes, on est sur une pente franchement glissante…

            • Je pense pas vraiment qu’il y ait une dérive idéologique du relativisme, parce qu’il est en fait pas très bien connu en Europe. Les philosophe relativiste sont influencés par la pensée indienne souvent. Et celle ci est mal comprise en Europe. Par contre il y a des gens comme le monsieur qui écrit cet article qui passe leurs temps à utiliser la science pour prouver tout et son contraire. Quand on lit un papier scientifique c’est très difficile de savoir si la personne est de droite ou de gauche, libérale ou pas. Tout le monde veut manipuler la science et le pire c’est quand les scientifique sont de la partie, là ça devient horrible. C’est le cas dans la climatologie, dans la médecine mais aussi en physique. Si vous êtes amateur de Sciences et Vie vous connaissez sans doute la théorie dites du « TOUT »(le pire c’est qu’il ne sont même pas modeste). Cette théorie aussi appelé théorie des cordes ne peux pas être prouvé. Pourtant je suis sur que vous trouverez des tas d’université en France proposant des cours dessus. La science c’est politisé c’est malheureux mais c’est comme ça. Soyez juste conscient que de nombreux courant libéraux(comme d’autres) on voulut politiser la sciences dans divers buts.

              On peut discuter du caractère naturel des référentiels mais c’est souvent plus de la spéculation que de la science. Cette pratique a toujours eu lieu en science. Par exemple Newton pensait que l’espace n’était pas vide mais contenait l’éther. C’est maintenant refusé comme interprétation, mais on sérieusement discuté de son existence. On discute en biologie de l’existence de la notion d’espèce. En physique on se demande si l’univers est uniforme(isotropie) ou bien s’il est irrégulier.

              Voici un liens vers une très bonne émission de franceculture qui explique pourquoi le temps n’existe pas http://www.franceculture.fr/podcast/4685062

            • Je n’ai que de lointains souvenirs de la théorie de la relativité d’Einstein mais je sais que ce dernier avait peur que beaucoup ne comprenant pas sa théorie, ne tombent justement dans le relativisme. À plusieurs occasions, il a émis le regret d’avoir appelé sa théorie « relativité » et pensa qu’il aurait mieux fait de la nommer « théorie de l’invariance » puisque c’est l’invariance de L’Espace-Temps qui en est le principal concept.
              En effet, au sein du concept d’Espace-Temps, les grandeurs fuyantes que sont isolément l’espace et le temps se compensent l’une l’autre, et révèlent une unité sous-jacente qui n’est pas relative mais absolue ou « invariante ».

  •  » Il a besoin d’aller à l’école pour apprendre le langage écrit, l’arithmétique et les sciences car ces ensembles de savoirs et de savoir-faire ont été inventés trop récemment pour que l’évolution ait installé au niveau de toute l’espèce la moindre compétence innée dans ces domaines.  »
    ça fait mal une absurdité pareille, décevant de la part de son auteur et sottement reprise par l’article. Comment voulez-vous que la sélection naturelle fonctionne encore de nos jours ?

  • L’idée que la Nature nous aurait donné les bases morales nécessaires à la survie de l’espèce n’est pas révolutionnaire, sauf pour ceux qui aimeraient que cette morale soit dictée par nos Maitres.

    De même que les découvertes récentes sur le câblage du cerveau différent entre homme et femme devraient faire réfléchir nos ministres féministes.

    Encore un effort et on va enfin pouvoir écrire que le « progressisme » a transformé ce pays en camisole.

  • Nous naissons avec des bagages génétiques qui va nous permettre d’affronter plus ou moins bien les challenges de la vie.
    Si dans vos bagages vous avez un passe montagne, piolet, crampon, une corde, gants, palmes, masque de plongée, combinaison de plongée, une boussole, et un couteau de chasse vous avez alors la bonne panoplie génétique du survivor ! Il ne vous reste plus qu’à apprendre à vous en servir, si vous êtes bien entouré ce sera plus simple sinon ce sera avec votre volonté.

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