Éducation : stabilité ou mobilité d’une génération à l’autre ?

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Éducation : stabilité ou mobilité d’une génération à l’autre ?

Publié le 12 décembre 2013
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Le fait qu’il y ait dans l’Union européenne une tendance générale à l’amélioration du niveau d’éducation de génération en  génération est bien connu. Toutefois, cette tendance globale est-elle visible pour tous les niveaux d’éducation et  dans tous les États membres ?

OCDE Financial EducationEn 2011, des adultes âgés de 25 à 59 ans ont été interrogés sur le niveau d’éducation de leurs parents, lequel était ensuite comparé à leur propre niveau d’éducation. Parmi les répondants dont les parents avaient un faible niveau d’éducation, 34% avaient eux-mêmes un niveau d’éducation faible, 48% un niveau intermédiaire et 18% un niveau élevé. Parmi les répondants dont les parents avaient un niveau d’éducation intermédiaire, 8% avaient un niveau d’éducation faible, 59% un niveau intermédiaire et 33% un niveau élevé.

S’agissant des répondants dont les parents disposaient d’un niveau d’éducation élevé, seulement 3% d’entre eux avaient un niveau d’éducation faible, 33% un niveau intermédiaire et 63% un niveau élevé.

Les données montrent que la persistance du niveau d’éducation d’une génération à l’autre diffère dans l’Union européenne selon le niveau d’éducation des parents. Conformément à la tendance générale, ceux dont les parents disposaient d’un niveau d’éducation faible ont une propension à atteindre un niveau d’éducation intermédiaire. Il convient néanmoins de noter que, malgré cette propension, la part des répondants disposant d’un niveau d’éducation faible était bien plus élevée parmi ceux dont les parents disposaient eux-mêmes d’un niveau d’éducation faible (34%) que parmi ceux dont les parents avaient un niveau d’éducation élevé (3%). En ligne également avec la tendance générale, il existe une forte persistance du niveau d’éducation élevé entre générations. Toutefois, il faut noter que, pour ceux dont les parents disposaient d’un niveau d’éducation intermédiaire, l’évolution vers un niveau d’éducation élevé est quelque peu limitée et que la persistance du niveau intermédiaire demeure importante entre générations.

Ces informations sont basées sur des données statistiques de l’enquête européenne sur le revenu et les conditions de vie (EU-SILC). Le rapport examine trois différents facteurs qui influencent le risque de pauvreté ou d’exclusion sociale : la transmission de parents à enfants du niveau d’éducation, de la capacité à joindre les deux bouts et de la situation économique.

En 2011, pour ceux dont les parents avaient un niveau d’éducation faible, il existe une tendance marquée à l’obtention d’un niveau d’éducation intermédiaire dans une majorité d’États membres, les plus fortes proportions ayant été relevées en République tchèque (83%), en Slovaquie (78%) et en Pologne (75%). En Finlande ainsi qu’au Royaume-Uni, environ un tiers des répondants avaient même atteint un niveau d’éducation élevé.

Cependant, le niveau d’éducation faible perdurait pour la moitié ou plus des répondants à Malte (73%), au Portugal (68%), au Luxembourg (52%) ainsi qu’en Espagne et en Italie (50% chacun), les proportions les moins élevées se situant en Lituanie (10%), en République tchèque et en Suède (11% chacun).

Pour les adultes dont les parents avaient un niveau d’éducation élevé, on notait une forte persistance de ce niveau d’éducation d’une génération à l’autre dans presque tous les États membres. Plus des trois quarts des répondants disposaient eux-mêmes d’un niveau d’éducation élevé en Roumanie (82%), en Irlande et au Luxembourg (79% chacun), à Chypre (78%), en Belgique (76%) et en Espagne (75%). Dans quasiment tous les États membres, moins de 10% avaient un niveau d’éducation faible.

En 2011 pour les adultes dont les parents avaient un niveau d’éducation intermédiaire, il apparaissait une persistance notable de ce niveau d’éducation entre générations dans une large majorité d’États membres, les proportions les plus élevées étant enregistrées en République tchèque et en Slovaquie (72% chacun), en Croatie (71%) ainsi qu’en Autriche (70%). À l’inverse, une mobilité nette vers un niveau d’éducation élevé était observée en France (56%), à Chypre (53%), en Irlande ainsi qu’en Espagne (52% chacun) et en Grèce (51%).

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