Hollande en Centrafrique

Le regard de René Le Honzec.

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Hollande, chef des Armées, a fait un arrêt surprise à Bangui (c’est la « capitale » de la « Centrafrique ») pour saluer les corps de nos deux premiers soldats tués pour sauver l’Afrique – mais quel est donc l’intérêt pour la France d’intervenir dans ce bourbier ? Les vidéos d’ambiance des quartiers montrent des groupes ethniques accuser les Français de ne pas tirer sur les bons.

Après l’allégresse reviennent les bonnes habitudes, comme au Mali : qui va nous payer l’aide à laquelle on a droit parce qu’on n’est pas fichu de se créer un État de Droit et à le respecter ? À peine avions-nous accorder l’indépendance, étions-nous de retour pour sauver des régions, des États… J’étais au Tchad en 69, en pleine rébellion des Nordistes contre les Noirs du Sud qui avaient les commandes des institutions. Depuis, on y est resté, et on a sauvé Déby à plusieurs reprises, on a sauvé Ouattara, installé divers racketteurs de telle ethnie dominante. Conscient que les auditeurs en ont marre des luttes tribales, les journalistes ont discrètement glissé vers les affrontements religieux. Tu parles, Charles ? Demandez aux historiens, ils vous feront la tableau complet de l’enchevêtrement des ethnies en Centrafrique, qui réclament chacune leur part du gâteau. Et c’est à Hollande de tenir le manche du couteau.