L’essentiel des livres d’Ayn Rand : Hymne (Anthem)

À l’approche des fêtes de fin d’année, une bonne idée cadeau : les romans d’Ayn Rand. Aujourd’hui, deuxième volet, avec une présentation d’« Anthem », un roman paru en 1938.

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Anthem par Ayn Rand (Crédits : Penguin Classics, tous droits réservés)

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L’essentiel des livres d’Ayn Rand : Hymne (Anthem)

Publié le 8 décembre 2013
- A +

Par Johan Rivalland

AYN_RAND_AnthemAyn Rand, Anthem, Rive Droite, octobre 2006, 93 pages.

Ce roman probablement trop court tant il est de qualité, est une pure merveille.

Alors que je restais sur le souvenir marquant de « Nous les vivants » qui m’avait tellement plu, quel bonheur lorsque je découvris la parution de la traduction en français de ce second roman de cet admirable auteur que j’avais découvert trois ans plus tôt.

Un style vraiment original, avec un narrateur qui n’emploie continuellement que les pronoms au pluriel, le singulier n’existant plus dans le futur vers lequel on se projette à travers cette histoire, phénomène que vous comprendrez aisément en la découvrant.

Et un authentique bien-être et sentiment de liberté à la lecture de ce livre, tant celle-ci se situe au centre du sujet.

On dépasse ici l’univers communiste ou soviétique, ou de tout autre système dans lequel l’individu disparaît au profit de la collectivité, que ce soit l’État, une tribu primitive ou une religion, pour être projeté dans leur prolongement potentiel.

Crédible, de ce point de vue. On peut parfaitement imaginer que ce soit là l’un de nos futurs possibles.

Une atmosphère digne de Fahrenheit 451 mais dans un autre registre, par certains côtés opposé, 1984 ou encore Le meilleur des mondes. Un futur encore plus lointain, qui m’a fait penser par moments à un certain épisode de la célèbre série télévisée La planète des singes.

Un roman avec une vraie force, où les noms des personnages sont bien trouvés et tout à fait symboliques de cet univers et où les événements qui se succèdent sont imaginés avec une grande pertinence.

Je n’en dis pas plus, volontairement, afin de ne pas gâcher votre lecture, tant elle s’annonce véritablement délicieuse.

À savourer délicatement.

— Ayn Rand, Anthem, Rive Droite, octobre 2006, 93 pages.

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  • Y a t-il une traduction française ?

  • « […] système dans lequel l’individu disparaît au profit de la collectivité, que ce soit l’État, une tribu primitive ou une religion […] »

    Attention à ne pas refuser la paradoxe politique du libéralisme, à savoir que la primauté de l’individu, de sa liberté et de sa responsabilité, est un choix collectif. Si tel n’était pas le cas, ce site n’aurait pas de raison d’être, ni l’oeuvre d’Ayn Rand, ni le promotion de celle-ci sur celui-là.

    Si on appelle religion une vision partagée de l’homme, alors le libéralisme est de l’ordre de la religion.
    C’est bien son origine historique.

    Une vision de l’homme, une anthropologie, ne se prouve pas, elle se postule, c’est pourquoi elle est de l’ordre de la spiritualité, c’est-à-dire hors de ce monde. Cela rejoint l’incomplétude de Gödel (les institutions politique sont une construction logique, donc reposent sur des bases qu’elles ne peuvent pas prouver).

    • Fucius, vous êtes désespérant. Quand ce n’est pas pour mettre de la démocratie directe à toutes les sauces (et souvent les plus indigestes), c’est pour montrer à tous que vous n’avez guère qu’un vernis de culture.

      Laissez Gödel en paix. Les institutions politiques ne constituent pas un système formel cohérent, récursivement axiomatisable et permettant d’exprimer l’arithmétique classique. Le théorème de ce cher Kurt ne s’y applique donc pas, et vous êtes une fois de plus à côté de la plaque.

  • Les commentaires sont fermés.

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