Lettre ouverte à Bruno Vanryb… le libéral qui ne voulait pas qu’on le nomme ainsi

Mais qu’est ce qui peut bien conduire les avocats d’une idée aussi belle que la liberté, à craindre de s’assumer comme tel ?

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Lettre ouverte à Bruno Vanryb… le libéral qui ne voulait pas qu’on le nomme ainsi

Publié le 6 décembre 2013
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Par Frédéric Georges-Tudo

Cher Bruno Vanryb 1,

Lettre ouverteLors de votre passage dans l’émission Les Experts BFM du 29 novembre dernier, vous avez posé un diagnostic qui m’est allé droit au cœur. Une remarque pleine de bon sens qui ravira les lecteurs de Contrepoints, tant elle reflète bien leur sentiment d’immense gâchis. Voici donc en substance ce que vous avez déclaré :

« On a un vrai problème idéologique dans ce pays. Toute mesure qui ne va pas dans le sens d’un contrôle total par l’État de la façon dont l’argent est dépensé ou redistribué, y est taxé d’ultra-libérale. Ce qui nous empêche de mettre en place des mesures économiques saines et qui permettraient d’arrêter cette idée folle consistant à penser que l’État sait mieux que nous comment utiliser notre argent (…) On prend cet argent et on le resaupoudre en pensant faire de la justice. Mais ce n’est pas de la justice qu’on fait ! Car l’État n’est pas omniscient. Les fonctionnaires qui sont en charge n’ont pas la connaissance profonde de là où il faut mettre cet argent. »

Face à une telle évidence, l’économiste proche du pouvoir Eric Heyer en fut d’ailleurs réduit à rétorquer que notre État-providence ne s’en tire pas si mal avec un PIB/habitant comparable à celui de l’Espagne. Faut-il se réjouir de voir la France désormais au même niveau de prospérité qu’un pays trois fois moins riche qu’elle il y a à peine 50 ans ? C’est un autre débat sans rapport avec cette lettre (quoique…)

Si je m’adresse publiquement à vous, c’est avant tout pour vous interpeller à propos des quelques mots prononcés au préalable. Avant de regretter ce « libéral bashing » si français, vous avez en effet jugé utile de préciser ceci :

« Vous le savez, je ne suis pas du tout un libéral… extrêmement… comment dirais-je… comme on dit en France, un ultra-libéral. »

Ne vous ayant jamais rencontré, je n’aurai pas la prétention de caractériser vos opinions politiques à votre place. Par exemple, j’ignore tout de votre position sur le mariage gay ou sur la légalisation du cannabis. Néanmoins, je ne peux m’empêcher de me désoler de voir un homme tel que vous craindre d’être assimilé à un libéral. Pourquoi un chef d’entreprise qui défend les idées libérales avec brio à chacun de ses passages sur BFM, éprouve-t-il le besoin de rassurer les auditeurs sur sa non appartenance à cette école de pensée ? En agissant ainsi, je pense hélas que vous ne faites que renforcer sa diabolisation. En commençant par refuser de mettre les mots exacts sur votre vision de l’économie, il me semble que vous apportez votre pierre à ce « vrai problème idéologique » pointé quelques secondes plus tard avec justesse. Car si ceux qui vivent par et pour la liberté d’entreprendre ne s’en réclament pas, qui d’autre le fera à leur place ? Si même les entrepreneurs refusent d’associer le terme « libéralisme » aux réformes dont notre pays a tant besoin, comment espérer voir un jour un authentique libéral se retrouver en capacité de les mettre en œuvre ?

Peut-être m’objecterez vous que c’est avant tout le qualificatif « ultra » que vous réfutez. Sauf votre respect, vous sautez là à pieds joints dans un piège perfide… Car ultra ou néo, nous ne sommes que dans une nuance sémantique imaginée par les adversaires de la liberté pour mieux la discréditer. Hélas, force est de constater que la manœuvre fonctionne à merveille. A-t-on jamais vu des ultra-républicains ou des néo-démocrates ? Non, bien sûr. Quoiqu’il en soit, une philosophie qui interdit à quiconque d’obtenir quelque chose de son prochain par la tromperie, la coercition ou la violence, est, par essence, imperméable à toute forme d’extrémisme.

Cher Bruno Vanryb, j’ignore si le fait de vous assumer comme libéral présenterait pour vous un quelconque intérêt. Je sais en revanche que le libéralisme a un grand besoin de hérauts et de héros tels que vous. Lorsqu’on a su convertir un apport de 2000 euros en une entreprise employant plus de 500 personnes, on a toute légitimité à vanter sans fard les extraordinaires bienfaits du libéralisme. Voilà tout simplement ce que je souhaitais vous écrire.

Bien libéralement.

Frédéric Georges Tudo

 

  1. Bruno Vanryb est un entrepreneur français âgé de 56 ans. il est PDG et co-fondateur d’Avanquest Software (100,2 millions de CA), une société de logiciels grand public spécialisée sur la mobilité, les outils utilitaires, le design graphique et la maîtrise du marketing Internet. Membre du Conseil d’Euronext Paris, Bruno Vanryb est également président du Collège Éditeurs du Syntec Numérique.
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  • J’ai déjà entendu plusieurs interventions de Bruno Vanryb. Il n’est pas libéral… Comme beaucoup de patron il est favorable a une intervention de l’état dans l’économie et il est, il me semble, favorable à un protectionnisme européen. Et il me semble qu’il est Président du Collège Editeurs Syntec Numérique, le SYNDICAT professionnel du numérique.
    Après pour ce qui est du ultra et du néo, c’est peu comme les déodorants, c’est nouveau mais ça sent la même odeur…

    • Les libéraux n’ont aucun problème avec les syndicats, au contraire. Les employés ont raison de créer des syndicats.
      Les libéraux ont juste un problème avec les syndicats mafieux et marxistes.

      Et les termes ultra et néo, dans l’imaginaire collectif, changent beaucoup de choses. Alors oui, quand on se penche un peu dessus c’est ridicule, mais demandez à des personnes dans la rue ce que « ultra-x » leur inspire (extrémisme, etc…).

      • Je ne sais pas ce que vous appelez syndicat mafieux dans la mesure ou les syndicats disent représenter dans l’entreprise l’ENSEMBLE des salariés et se situent donc en situation de MONOPOLE de la revendication. Même si certaine revendications des salariés peuvent faire partie du programme des syndicats, cela pose toujours le problème d’une force économique qui IMPOSE sa volonté à une autre(les actionnaires) sur une base non économique mais juridique.
        Pour ce qui est de monsieur Vanryb je pense qu’il faut juste regardé soigneusement dans les derniers plans de « redressement » pour voir la marque du SYNTEC. Mais c’est tout de même sympathique qu’il vienne s’exprimer ici.

      • Ils ont surtout un problème quand les syndicats sont subventionnés par l’État. Donc par les contribuables.

        • De manière générale je suis pas trop pro syndicat. Mais pour avoir visité des usines en chines, je peux vous dire qu’avec des syndicat dans la main des actionnaires (et donc qui ne font rien) ils ont réussi à augmenter substantiellement leurs standards. Pour ça il a fallu que le gouvernement arrête de soutenir les entreprises qui enfreigne la loi de manière grossière. Et de la concurrence! Car paradoxalement embaucher des travailleurs migrant peu devenir difficile quand ceux-ci décide de revoir à la hausse la feuille de paie. La démographie aidant le tour est joué.
          Mais ça ne veux pas dire que les travailleurs n’ont pas créer des organisation informels(car créer des syndicat autonome reste interdit), ils se sont juste regroupé pas intérêt. Les uns voulant de la retraite les autres plus de salaire ect…

  • Il me semble qu’au contraire, voir une bonne idée ou opinion défendue par quelqu’un qui refuse l’étiquette libérale est dans le contexte actuel de libéral-bashing hautement désirable et prometteur. Nous avons plus à gagner avec le pragmatisme que par une reconnaissance identitaire, il est plus prioritaire de voir nos propositions défendues par d’autres que de passer du statut d’épouvantail à celui d’adversaire.

    • Les polonais des années 80 déclaraient vouloir ‘sauver les socialisme’ par des réformes. Certes C’était pour éviter la répression du pouvoir et de Moscou, mais compte tenu de l’embrigadement des français dans le socialisme, c’est peut-être le terme à utiliser…

  • Je suis d’accord que les préfixes néo- et ultra- servent d’avantage à discréditer sans argumenter par la suite des positions libérales variés et diverses. Et de même que Socialo ou marxiste donnent lieu à des dérives dans l’autre camp.

    Ensuite, me considérant comme Social-Libéral [Républicain], je comprends bien qu’on ne veuille pas se donner une identité philosophique ou politique.

    Les vrais libéraux (les 100%) existent sans être néo- ou ultra-, mais on peut tout à fait se sentir appartenir à plusieurs familles ou même n’appartenir à aucune.

    C’est à Bruno Vanryb, seul, de se donner une « étiquette »

  • Bon tout d’abord merci, c’est assez rare de voir quelqu’un exprimer un désaccord de façon aussi positive et dans le respect de l’autre 😉
    Pour faire court, vous avez raison et certains commentaires le soulignent déjà, je ne souhaite pas être « étiqueté », mis dans une boîte dont je ne pourrais plus ensuite sortir.
    Certes, j’ai de fortes sympathies pour le libéralisme et je me suis régalé à lire Pulp libéralisme, certes, je suis plutôt libéral sur le plan sociétal (on dit libertaire même si encore une fois c’est réducteur et ne reflète pas mon opinion réelle) mais en aucun cas je ne me sens engagé par l’ensemble d’une vision aussi cohérente soit elle.
    J’aime la complexité, j’aime la contradiction, et je pense au fond qu’aucun corpus idéologique ne réponds vraiment à mes inclinations naturelles. À titre d’exemple je pense qu’au dix-neuvième siècle lorsque la classe ouvrière était ce qu’elle était et le contexte économique de la révolution industrielle fort différent d’aujourd’hui, j’aurai certainement soutenu de tout mon cœur les mouvements syndicaux et sociaux malgré mon allergie totale aux idéologies collectivistes et ma sympathie pour les thèses libérales. Je l’aurai fait parce que le monde ne peut évoluer qu’au travers de la confrontation des idées et quelqu’un qui a raison un jour peut se retrouver en tort dans un autre contexte.
    C’est cette approche qui m’as permis et me permet toujours de dialoguer de façon positive avec les politiques de tout bord comme je l’ai fait en tant que président de Croissance Plus entre 1998 et 2000 avec le gouvernement Jospin. Certes je n’ai pas pu empêcher les 35 heures mais je tiens à votre disposition la liste des amendements que nous avons obtenus et qui nous ont permis d’éviter des erreurs et de créer des outils utilisés par toutes les startups aujourd’hui comme par exemple les BSPCE (outil de partage capital/travail).
    Donc ce n’est pas par défaut d’engagement que je ne me réclame pas du libéralisme. Ce n’est pas non plus par peur d’être mis dans le camp des ultras même si, reconnaissons le, on devient facilement inaudible en France lorsqu’on adopte cette étiquette libérale, vous l’expliquez d’ailleurs très bien.
    Non c’est simplement par goût de la liberté, un goût immodéré qui je crois n’est pas incompatible avec la pensée libérale, vous ne trouvez pas ? 😉

    • Toutes ces étiquettes sont utilisées par beaucoup de gens pour présumer se la pensée des gens sans les écouter, de toute façon.

      Votre approche est peut-être bien la bonne.

    • Ce que l’auteur exprime, c’est que puisque si vous soutenez la libre entreprise et que vous réussissez en tant qu’entrepreneur, vous êtes libéral parce qu’un libéral, ça réussit.

      Par contre, si vous échouez, vous êtes victimes des socialo-communistes et des fonctionnaires qui ne servent à rien d’autres qu’à pomper l’argent de ceux qui prennent tous les risques mais que si on les embêtent trop, et ben, ils iront ailleurs et que ce sera bien fait pour les français qui attendent tout de l’état mais qui ne font rien que d’attendre des subsides pour les uns ou des subventions pour les autres et même que….

      • Ce n’est pas ce que l’auteur exprime.

        • L’auteur écrit :

          « .. si ceux qui vivent par et pour la liberté d’entreprendre ne s’en réclament pas (du libéralisme), qui d’autre le fera à leur place ? »

          « Lorsqu’on a su convertir un apport de 2000 euros en une entreprise employant plus de 500 personnes, on a toute légitimité à vanter sans fard les extraordinaires bienfaits du libéralisme. Voilà tout simplement ce que je souhaitais vous écrire. »

          Pour la deuxième partie de mon commentaire, c’est pour faire rire un peu sur les tics et les phrases toutes faites des « libéraux » intégristes, dont je suis sûr que ni l’auteur, ni vous (c’est à dire « moi » enfin pas moi mais vous) n’en faites partie.

    • Bonjour Bruno Vanryb. A mon tour de vous remercier d’avoir joué le jeu de cette lettre ouverte en m’y répondant sur le même ton et en prenant le temps d’argumenter.

      Je trouve d’ailleurs vos arguments tout à fait pertinents. Même si je persiste à penser qu’il est tout à fait possible de se revendiquer libéral tout en conservant sa totale liberté.

      Par ailleurs, peut-être est ce naïf, mais quelle tristesse de ne pas pouvoir afficher son libéralisme comme on se dit démocrate, républicain ou encore pacifiste. C’est à dire afficher sa vision de la vie (en très très résumé = « je suis propriétaire de ma vie et j’en fais ce que je veux tant que mon comportement n’entrave pas la propriété d’autrui sur sa propre vie ») sans pour autant être rangé dans un camp politique clivant. Et puisque de cette vision de la vie découle tout naturellement le libéralisme économique, je ne vois aucune raison valable de ne pas s’en réclamer en toute simplicité.

      Bonne continuation à vous.

    • Bruno Vanryb, +1 votre liberté est la vraie !

    • Bonjour M Vanryb. Je souhaite répondre à votre propos que je crois utilisé par vous pour vous différencier du libéralisme. : « À titre d’exemple je pense qu’au dix-neuvième siècle lorsque la classe ouvrière était ce qu’elle était et le contexte économique de la révolution industrielle fort différent d’aujourd’hui, j’aurai certainement soutenu de tout mon cœur les mouvements syndicaux et sociaux malgré mon allergie totale aux idéologies collectivistes et ma sympathie pour les thèses libérales. »
      C’est justement à cette époque que les libéraux ont fait voter le droit de réunion qui a permis la naissance officielle des syndicats (loi de Waldeck Rousseau) et ceci en opposition frontale avec la gauche qui s’y opposait car elle y voyait un frein à la politisation du monde ouvrier.
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Waldeck-Rousseau
      Vous voyez, vous êtes libéral à l’insu de votre plein gré.
      Bienvenue M Vanryb.

  • « Quoiqu’il en soit, une philosophie qui interdit à quiconque d’obtenir quelque chose de son prochain par la tromperie, la coercition ou la violence, est, par essence, imperméable à toute forme d’extrémisme. » J’aime beaucoup!

  • J’aime beaucoup aussi et c’est pourquoi le Capitalisme (probablement le meilleur système économique de production de richesses.) a aussi besoin d’être régulé pour ne pas devenir une arme d’exploitation humaine dans de mauvaises mains.

    • Avec le succès qu’on connait…

    • @ Gauch’lib

      Oui, c’est une belle déclaration de principe. Hélas, le monde des idées n’est pas le monde réel, comme disait déjà Platon, il y a 2420 ans.

      Ce que je réprouve dans l’idéologie capitaliste, c’est la confiscation de la plus grosse part des richesses produites par quelques uns, sous des prétextes fallacieux mais en réalité, par la violence à travers l’État qu’ils contrôle.

      C’est pour cela que je préfèrerais un capitalisme de coopératives, c’est à dire que seuls ceux qui y travaillent soient actionnaires (sociétaires). L’expérience a été menée avec succès en France après 1945.

      Dommage que tout ait été fait par la suite pour y mettre fin, comme pour les dispensaires médicaux, mais c’est une autre histoire, trop méconnue.

      • Et oui le monde réel est très différent… Entre la beauté des théories et la réalité vécue il y a tout un monde.

        Je réprouve comme vous lorsque les richesses finissent par être concentré entre les mains de quelques uns. Un pouvoir qui leur permet alors d’exploiter et d’aliéner les plus faible. On est loin du Libéralisme…

        Merci de me rappeler que le Capitalisme de coopératives marche, que le pouvoir y est démocratiquement réparti.

      • @ Daniel Roux

         » l’idéologie capitaliste, c’est la confiscation de la plus grosse part des richesses produites par quelques uns, sous des prétextes fallacieux mais en réalité, par la violence à travers l’État qu’ils contrôle.

        C’est pour cela que je préfèrerais un capitalisme de coopératives, c’est à dire que seuls ceux qui y travaillent soient actionnaires (sociétaires).  »

        Un sociétaire n’est il pas un propriétaire privé du droit de revendre à qui il veut, et donc d’une part de ses richesses, par un Etat « bienveillant » ?

    • @gauchlib: mais c’est bien cette régulation le problème, pas le capitalisme!! La seule augmentation de richesse économique réelle est celle que crée l’amélioration des facteurs de production. Lorsqu’elle est ponctionnée hors du périmètre de l’état classique: régalien, charitable, promoteur des talents (notamment des étudiants de classe populaire), alors le vol du peuple commence.

      La régulation c’est d’abord et avant tout de libérer la conccurrence le plus possible, pour qu’aucun des lobbys -public ou privé le libéralisme ne les distingue pas- en place n’obère cette amélioration des facteurs de production, seule voie pour augmenter le niveau des revenus.

      Le collectivisme c’est justement l’inverse: mort de la concurrence et montée en puissance des cartels, lobbys etc..au nom d’une soit disant préservation du modèle en place. C’est une société où les talents sont écrasés sans pitié pour ne pas perturber une égalité absolue, fondée sur l’abaissement, et qui tend donc mécaniquement vers le plus médiocre. Moi je suis ultra totalement horriblement libéral, parce que les idées libérales portent l’homme au contraire à grandir. D’un point de vue pratique, l’application du libéralisme améliore les conditions de vie partout où il émerge, tandis que le planisme fait prendre le chemin strictement inverse là où il se répand.

      Citez moi un cas où le planisme a mieux géré quelque chose que le libéralisme, et je prends ma carte aux PS (non j’déconne!).

      • Lorsque je dis qu’il faut réguler le capitalisme c’est tout à fait dans le sens d’empêcher la formation de lobby, d’oligopoles qui finissent par concentrer et s’accaparer de façon boulimique les richesses et ainsi de pouvoir asseoir une vrai domination sur les autres…Que ce soit la World Company ou l’Etat, qu’importe.
        La concurrence doit être vraiment libre et non faussée, avec le plus de transparence possible entre les agents économiques. Le rôle de l’Etat est de jouer les gentils gendarmes. Mais c’est malheureusement qur la théorie.

  • Je suis d’accord sur le fait que le terme « ultra-libéral » n’est une invention de la gauche pour discréditer le libéralisme authentique. En revanche le terme néolibéral n’est pas de la novlangue, le néolibéralisme veut dire quelque chose, y’a une pensée derrière.
    Faut vraiment que les libertariens arrêtent de croire que leur conception du libéralisme est LA seule qui existe et LA seule de valable.
    Pour Vanryb, il a à plusieurs reprise défendu le modèle nord européen des buveurs de bière, donc il défend ce qu’on appelle l’ordolibéralisme (économie sociale de marché).
    Pour ma part, je défend le libéralisme-conservateur.

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