Crise de la zone euro et immigration européenne au Royaume-Uni

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Le Royaume-Uni est visiblement devenu une destination attrayante pour les émigrés des pays en crise de la zone euro.

Un article d’Open Europe.

Cette semaine a été riche en nouvelles concernant l’immigration. L’ONS (Office for National Statistics, institution anglaise NDT) a publié aujourd’hui un rapport sur le sujet, qui montre une légère augmentation de l’immigration nette vers le Royaume-Uni cette année. Ce chiffre en particulier est au centre des attentions dans la mesure où l’objectif du gouvernement de David Cameron est de le faire passer sous la barre des 100 000 d’ici les prochaines élections.

Cependant, il est utile de repérer les tendances à long terme, notamment la composition de ce flux migratoire (voir le graphe ci-dessous, qui exclue les citoyens britanniques).

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Depuis 2010 les immigrés ne venant pas de l’Union Européenne sont de moins en moins nombreux (ils représentaient 73% des non britanniques en juin 2010 contre 57% en juin 2013). Ils sont passés de 172 000 l’année dernière à 140 000 cette année.

Durant la même période, les immigrés venant de l’UE sont passés de 72 000 à 106 000.

Le graphe montre également que cet accroissement de l’immigration européenne est moins dû aux 8 pays ayant rejoint l’UE en 2004 (EU 8), qu’aux 15 membres les plus anciens, théoriquement plus riches et plus stables (EU 15).

On peut expliquer ce fait de plusieurs manières, mais il semble que le Royaume-Uni soit devenu une destination attrayante pour les émigrés des pays en crise de la zone euro comme l’Espagne, l’Italie, le Portugal et la Grèce.


Sur le web. Traduction : Lancelot/Contrepoints.