En Angleterre, les services sociaux prennent un bébé à sa mère dans l’utérus

Femme enceinte (Crédits : Elolozone, licence Creative Commons)

Scandale au Royume-Uni : les services sociaux ont fait accoucher une femme enceinte après l’avoir mis sous sédatif, pour lui ôter son futur bébé.

Par Richard North.

Femme enceinte (Crédits : Elolozone, licence Creative Commons)Christopher Booker se fait remarquer plus que d’habitude cette semaine avec une histoire que son propre journal trouve tellement remarquable qu’il l’a sorti des pages de chroniques, et retravaillé pour la mettre dans les pages d’information – la revendiquant comme une « exclusivité ».

Et en effet, il s’agit d’une histoire incroyable, l’histoire d’une mère italienne enceinte ayant pris l’avion pour l’Angleterre, afin d’ y suivre un stage de formation de deux semaines pour Ryanair à Stansted, et qui finit par subir après sédation contrainte une opération chirurgicale au motif de la Loi sur la Santé Mentale. Quelques heures plus tard, elle se réveille dans un autre hôpital. Son bébé lui a été enlevé par césarienne alors qu’elle était inconsciente et a été pris en charge par des travailleurs sociaux.

Elle n’est pas autorisée à voir sa fille, et apprend par la suite qu’un juge de la Haute Cour, « M. Justice » Mostyn, a donné la permission aux travailleurs sociaux d’organiser la venue au monde de l’enfant. En octobre, lors d’une audience devant un autre juge, elle était représentée par des avocats commis d’office par l’autorité locale et s’est entendu dire qu’elle serait reconduite en Italie sans son bébé.

Donc le cauchemar continue, encore un autre exemple de la façon dont notre fine équipe de travailleurs sociaux dévoués continue d’étonner, soutenue par un système juridique que le monde nous envie, car il est doté d’un gang spécialisé de juges dont l’engagement envers les principes de justice, l’ouverture et la transparence reste inégalé.

Maintenant que le journal a mis un bon journaliste sur le coup, cependant, elle sera sans doute couverte comme elle le mérite, au lieu  de moisir dans les chroniques de Booker. Peut-être le journal pourrait-il en prendre l’habitude. On ne sait jamais où cela pourrait mener. Les deux autres histoires relatées dans ses chroniques pourraient être un bon début.


Sur le Web traduit de l’anglais par Laure Lancelle Sanvito pour Contrepoints

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