Knockout Game : quand la violence devient gratuite

Knockout Game

La découverte aujourd’hui par le grand public du knockout game raciste doit beaucoup au politiquement correct qui règne dans les médias.

Par Thomas Sowell, depuis les États-Unis.

Knockout Game

La police de New-York mène l’enquête sur une série d’agressions physiques dans des lieux publics à l’encontre de personnes de confession juive sur le mode de ce que l’on appelle le « jeu du KO », knockout game en anglais.

La manière dont on joue à ce « jeu » est assez simple : parmi un groupe de jeunes noirs, un membre décide de montrer qu’il est capable de mettre KO un étranger dans la rue, de préférence avec un simple coup de poing en passant. Assez fréquemment, un autre membre du groupe enregistre cette « réalisation » et la publie sur internet pour être encensée.

La police de New-York a signalé une série récente d’agressions de ce type qui, comme elles semblent ne concerner que des personnes de confession juive, seront considérées comme des crimes de haine raciale.

De nombreux aspects de cette affaire sont extrêmement pénibles à aborder, y compris le fait que les autorités de New-York semblent avoir été prises par surprise et découvrir un phénomène qui existait pourtant depuis plusieurs années et était le fait de gangs noirs dans d’autres villes d’autres États du pays et touchait d’autres populations en dehors des populations juives – les victimes étant généralement blanches ou d’ascendance asiatique.

Les agressions de ce type sont régulières à Saint-Louis. D’autres se sont aussi produites dans le Massachusetts, le Wisconsin ou ailleurs. En Illinois, le jeu a même été intitulé « chasse à l’ours polaire » par de jeunes délinquants, probablement parce que les cibles étaient blanches.

La principale explication de la surprise du public vient du fait que les médias mainstream avaient tout simplement supprimé les nouvelles relatives au « jeu du KO » ou à toute autre forme de violence raciale dans des dizaines de villes et de régions du pays. Les agressions sont parfois signalées mais comme des actes isolés étant le fait de « jeunes » sans plus de précision et touchant des « victimes » aussi peu précises, sans aucune référence au contexte racial tant de l’agresseur que de la victime, et sans mention des épithètes raciaux déclamés par les voyous lors de leurs « réalisations ».

Malgré des formules euphémisantes telles que « jeunes en difficultés », les agresseurs étaient généralement d’humeur plutôt joyeuse et festive. Lors d’une agression massive à Milwaukee, allant bien au-delà du simple « jeu du KO », les agresseurs rigolaient et mangeaient des frites, comme s’ils étaient en train de faire un pique-nique. L’un d’eux a remarqué de manière détendue que « la blanche saigne beaucoup ».

Cette phrase, White girl bleed a lot (« la blanche saigne beaucoup »), c’est aussi le titre d’un ouvrage de Colin Flaherty qui aborde les agressions racistes à travers le pays ainsi que les tentatives des médias de les cacher au public mais aussi celles des autorités locales et des forces de police qui assurent que la question raciale n’a aucun lien avec ces agressions.

Le deuxième chapitre de l’édition de 2013 s’intitule « Le jeu du KO à la mode de Saint-Louis ». Il n’y a donc absolument rien de neuf, malgré ce que pensent certains à New-York, grâce au politiquement correct des médias.

Ceci n’est pas non plus une farce passagère. Des gens ont été frappés jusqu’à perdre connaissance, que ce soit dans ce « jeu » ou au travers d’autres affaires d’agressions racistes. Certaines des victimes resteront handicapées à vie. D’autres sont décédées.

Dans l’ensemble, les médias ne voient pas de mal, n’entendent pas de mal et ne parlent pas de mal. Dans ces conditions, non seulement le mal ne va pas disparaître mais il va s’amplifier.

Certains, dans les médias et parmi les hommes politiques, s’imaginent certainement qu’ils peuvent éviter de provoquer un conflit racial ouvert en ignorant ou en passant sous silence ces agressions. Cependant, le seul moyen d’éviter ce conflit est de faire cesser ces agressions, pas de les aseptiser.

Si ces agressions se poursuivent et grossissent en nombre, de plus en plus de gens en entendront parler, malgré les médias et les politiciens. Des représentants de toutes les communautés concernées doivent encourager la répression de ces agressions, ce qui peut avoir pour conséquence une réaction en cascade des communautés blanches, et qui peut mener à un conflit racial. Cependant, l’opportunisme politique prend la direction opposée.

L’opportunisme politique, c’est globalement ce que fait le District attorney Eric Holder lorsqu’il lance une campagne contre les écoles qui sanctionnent un nombre qui lui semble trop important de garçons. Le maire de gauche nouvellement élu à New-York est supposé mettre fin au « stop-and-frisk » (NDT : littéralement, « l’arrestation et la fouille », il s’agit d’une méthode controversée permettant à la police de NYC de fouiller n’importe quelle personne soupçonnée raisonnablement d’avoir commis ou d’être sur le point de commettre un crime), une politique qui a pourtant permis de faire baisser le taux d’homicide au quart de ce qu’il était avec les précédents maires de gauche.

Visiblement, le politiquement correct vaut mieux que la protection de la vie humaine.

Couvrir les voyous n’est un service à rendre à personne, quelle que soit sa race et y compris les voyous eux-mêmes. Il serait nettement préférable qu’ils soient arrêtés immédiatement et punis, plutôt que de les voir s’engager dans un processus qui pourrait les mener à la prison voire à la chambre d’exécution.


Article paru initialement dans National Review.