A-t-on encore le droit de critiquer la République socialiste ?

Le jour où il sera devenu criminel de critiquer François Hollande et Jean-Marc Ayrault, il sera trop tard.

Par le Parisien libéral.

Les opposants à Hollande dans leur ensemble sont confrontés à un propos que les libéraux connaissent bien depuis des années : la France, tu l’aimes ou tu la quitte. En effet, les libéraux se voient souvent rétorquer à leurs critiques du fonctionnement de la France, au niveau étatique, que s’ils ne sont pas contents, ils n’ont qu’à partir. Or, avez vous remarqué comme le pouvoir actuel qualifie ses opposants d’anti-Républicains, voire d’anti-Français, et de factieux ?

 

Comment en sommes nous arrivés la ? C’est très simple : les anti-socialistes ont fait trois erreurs :

  • l’amalgame entre France, nation, État et République,
  • l’acceptation du concept de valeurs républicaines,
  • la constatation, sans réaction, de la confiscation du concept de « république » par la gauche socialiste et communiste.

Or, la France, la nation, l’État et la République sont quatre notions qui n’ont rien à voir. Du point de vue de l’héritage historique, la France en tant que pays doit bien plus à 700 ou 800 ans de monarchie et de chrétienté (avec tout ce que cela a eu de positif et de négatif) qu’aux républiques. D’ailleurs, même la Vème République est souvent qualifiée de monarchiste, surtout si on tient compte de cette déviance qu’est l’élection du Président de la république au suffrage universel direct.

Ensuite, que veut dire le fait de laisser sous-entendre que le corpus de valeurs républicaines (à définir) maintient la France dans le camp du bien depuis 1918 ? Que la Belgique, le Royaume Uni ou l’Espagne sont des dictatures ?

Personne ne sait ce qu’est un parti républicain (au sens PS du terme) ou ce que sont les valeurs républicaines.

En revanche, rappelons-nous simplement du fait que :

imgscan contrepoints 2013-2368 critique fusilléSimplement, ce qui va se passer maintenant, c’est un déluge de lois et de décrets qui vont brimer la liberté d’expression. Le jour où il sera devenu criminel de critiquer Hollande et Ayrault, il sera trop tard. Ce jour est plus proche de nous que nous le croyons : personne n’a réagi aux arrestations préventives qui, selon l’extrême-droite, sont survenues sur les Champs-Élysées le 11 novembre. Or, la République, théoriquement, c’est aussi ça : accorder les mêmes droits à tous, y compris aux opposants au régime.

Dans cet univers d’anti libéralisme forcené et d’idolatrie du régime républicain et socialiste, il demeure quand même une grande fenêtre ouverte sur un ciel bleu : internet. Que Hollande et Ayrault ne comprennent pas la nature des révoltes 2.0, selon L’Opinion, est finalement réjouissant.

C’est Contrepoints qui le disait il y a quelques semaines : les révoltes ne sont pas prêtes de s’éteindre. C’est la que la nouvelle Res-Publica a choisi de se développer : sur la nouvelle agora, puisque les partis politiques bipolarisés UMPS et les deux Fronts, la presse, les syndicats et autres corps intermédiaires issus de 1945 sont tous moribonds.


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