20 millions pour les otages

Le regard de René Le Honzec.

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Jeu de con habituel « non-la-republique-ne-paye-pas-de-rançon, c’est juste Areva ». La question de payer pour nos otages pose un problème simple depuis le début des prises : si on paye, on équipe l’adversaire (ce que firent les Espagnols il y a quelques années) pour mieux piquer d’autres otages et tirer sur nos soldats… Si on ne cède pas… Je serais pour napalmer certains douars repérés djihadistes avérés, des assassinats ciblés quitte à toucher aussi les parents et amis des bandits, le dronage des ports de la piraterie somalienne, parfaitement connus depuis longtemps.

Certains pays, comme la Russie, ne connaissent pas le problème au Proche-Orient : la légende (?) de parents d’enleveurs d’otages russes à Beyrouth renvoyés en petits paquets aux intéressés fut très dissuasive. Mais il est dans la malédiction de la France de faire des guerres « ciblées » mais sanglantes et déstabilisatrices, tueuses de soldats français, plutôt que des frappes précises et cruelles, elles aussi, mais tout aussi légitimes.

Cet article ne s’adresse pas aux vertueux Droits-de-l’hommistes. Et si je suis moi-même un Bonnet rouge (ma paroisse avait tabassé son prêtre qui prônait le paiement des taxes) d’aujourd’hui, je méprise ce gouvernement de reculards.