Burger King a faim et veut manger Quick

La CDC négocie la vente de Quick à Burger King… afin de libérer des fonds pour Peugeot ?

Par Thibault Doidy de Kerguelen.

Burger King

Le groupe américain Burger King, numéro deux mondial du hamburger et éternel challenger de McDonald’s, est en train de préparer son retour massif sur le territoire français après 15 ans d’absence. Cela, nous le savions déjà : l’ouverture récente d’un premier Burger King à l’aéroport Marseille Provence en décembre 2012, puis d’un deuxième sur l’aire d’autoroute Reims Sud en juillet dernier et enfin l’annonce de l’inauguration d’un troisième restaurant en décembre prochain à Paris, gare Saint Lazare en étaient les prémisses.

Racheter Quick, c’est mettre la main sur 324 restaurants d’un coup !

Mais ce que nous apprenions hier, c’est que la stratégie du groupe n’est pas de s’implanter, secteur après secteur, en développant une franchise sur le modèle existant dans les autres pays du monde. Le numéro deux mondial a décidé de « manger » le numéro deux français et de mettre la main sur ses 324 restaurants existants !

Les négociations avec la CDC durent depuis des semaines

Les négociations durent depuis plusieurs semaines avec la Caisse des Dépôts et Consignation, le capital de la société étant détenu à 94% par CDC Investissements. Une vente qui arrangerait bien l’État, dont la filiale CDC Investissements libérerait ainsi des fonds en vue d’autres investissements comme Peugeot (?) par exemple, et arrangerait bien Burger King. En effet, en faisant l’acquisition de Quick, dont la plupart des restaurants sont idéalement situés à proximité de grandes zones commerciales et des restaurants de McDonald’s, Burger King peut d’un seul coup reprendre sa place de challenger sur le plus gros marché européen du hamburger.

Burger King a changé de dimension

Burger King, dans les années 90, exploitait une quarantaine de restaurants en France. Il s’était alors retiré, estimant ne pas avoir les moyens alors de contrer efficacement son concurrent McDonald’s. Aujourd’hui, la configuration est radicalement différente. Burger King, société cotée à la Bourse de New-York (à l’époque elle appartenait à Pillsbury) mise désormais sur l’international pour développer ses ventes. L’enseigne est présente en Allemagne, en Suisse, en Autriche et en Espagne. Outre de retrouver sa place de numéro 2 sur le marché français, la reprise de Quick lui permettrait, d’entrer sur les marchés belge (pays d’origine de Quick) et russe.

Fini, le « hallal » ?

En France, le retour de Burger King fera des heureux, les nostalgiques du célèbre Whopper (hamburger) au gout inimitable de feu de bois, et des malheureux, la « diversité » hallal n’étant pas dans l’offre du géant américain.


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