Montebourg met le plan industriel entre de bonnes mains

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Il a recruté de grands patrons pour faire croître le « made in France ».

Un article de l’aleps.

imgscan contrepoints 2013-2276 MontebourgIl y a au moins au gouvernement un homme qui n’improvise pas et qui voit loin. C’est notre ministre du Redressement Productif. Arnaud Montebourg met une équipe de choc pour réaliser les 34 projets de la Nouvelle France Industrielle. C’est ce que soulignait Le Figaro le mardi 8 octobre, qui donnait les noms de quelques heureux élus : Carlos Ghon (Renault), Antoine Frérot (Véolia), Olivier Plou (Gemalto) et quelques autres belles affiches du CAC 40.

Cette initiative s’inscrit dans « le plan des investissements d’avenir » conçu par Louis Gallois, un plan doté au départ de 1,7 milliards d’euros et centré autour de 34 projets. Il va de soi que seuls de grands directeurs de très grandes entreprises peuvent savoir ce qui est bon pour l’industrie française. Les PME, les TPE : des amateurs ! Le marché : myope, il ne peut voir plus loin que le court terme !

Il y a eu dans l’histoire de la planification soviétique une période connue sous le nom de « plan des directeurs » : le Parti avait écarté de la direction du Gosplan les sovkhozes et les séides du communisme pour les remplacer par de grands ingénieurs à la tête de très grandes agglomérations industrielles : les kombinats. Galbraith, dans le Nouvel État Industriel, avait fait le parallèle avec la concentration des entreprises américaines, et se réjouissait de la perspective de convergence entre l’Est et l’Ouest. Hélas, le sort s’est acharné sur les dinosaures soviétiques et américains, c’est l’extraordinaire dynamisme de petites et moyennes entreprises qui ont poussé la croissance aux États-Unis et pas tellement dans l’industrie.

Mais, comme toujours, ce qui a échoué ailleurs va réussir en France. D’ailleurs, le but de la planification industrielle n’est-il pas « d’augmenter la part de marché de la France dans le monde », créant ainsi 45 milliards de produit et 480.000 emplois d’ici 2020 : voilà du sérieux.


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