Climat : le maire de Londres Boris Johnson retourne sa veste

Boris+Johnson

Boris Johnson, le maire de Londres, dégomme les réchauffistes dans le Daily Telegraph.

Boris Johnson, le maire de Londres, dégomme les réchauffistes dans le Daily Telegraph.

Par Richard North, depuis Bradford, Royaume-Uni.

Pour la modique somme de 5000£ (soit l’équivalent d’un an de retraite publique), Boris Johnson, salarié à temps partiel du groupe de presse Telegraph Media Group Ltd (mais aussi connu en tant que maire à temps partiel de Londres), dégomme les réchauffistes.

« J’espère ne pas avoir à vous faire remarquer que nous n’avons jamais été confrontés à un climat méditerranéen depuis qu’ils nous disent de nous y préparer » jacasse-t-il. Et pour à peu près 5£ le mot, cela lui rapporte la coquette somme de 130£.

Il gagne ensuite près de 200£ pour se plaindre que : « nous avons connu plusieurs hivers particulièrement longs et vigoureux dont le dernier durant lequel j’ai vu la neige tomber sur Londres à quatre reprises, tandis que notre été tourne à la farce ».

Tandis qu’il continue sa diatribe rémunératrice, il apparaît clairement que notre Boris n’est pas impressionné par les réchauffistes et pour 100£ de plus conclut en imaginant « une class action regroupant les Anglais propriétaires de piscine contre les prophètes du réchauffement planétaire et les mauvais climatologues leur ayant, disons-le franchement, pisciné dessus ».

Eh mais, n’est-ce pas le même Boris qui nous prévenait en août 2008 que « des inondations, des vagues de chaleur et des sécheresses pourraient provoquer un effondrement virtuel de la capitale » à moins d’agir contre le changement climatique ? Maintenant qu’il est plus riche d’un million de livres sterling grâce à son généreux employeur il a retourné sa veste.

Aussi grossier que soit ce terme, « branleur » semble avoir été inventé pour des gens comme Boris.


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Traduction : Raphaël C./Contrepoints.

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