Le tiers payant pour tous : enfin l’égalité devant la maladie !

Exemple de mesure démagogique et idéologique, ce projet sera sans suite.

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
imgscan contrepoints 2013-2221 tiers payant

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Le tiers payant pour tous : enfin l’égalité devant la maladie !

Publié le 3 octobre 2013
- A +

Exemple de mesure démagogique et idéologique, ce projet sera sans suite.

Un article de l’aleps.

Madame Marisol Touraine est ministre de la santé. Ce qui semble aujourd’hui l’intéresser n’est pas de savoir si les Français sont bien soignés, mais si tout le monde peut être soigné gratuitement. Ce n’est pas la même chose, c’est même antinomique : dilapider l’argent des cotisations, c’est en manquer pour pratiquer et développer une bonne pratique médicale. En fait seuls les riches auront accès à des soins de qualité : l’argent leur donnera priorité.

La mesure devrait prendre effet en 2017. À ce moment aucun assuré français ne paiera la visite qu’il rendra à son médecin. Sans attendre 2017, les ménages à faibles revenus (chiffre à définir) pourront bénéficier de cette gratuité. Après tout on ne débourse rien chez le pharmacien grâce à la carte Vital, pourquoi n’en serait-il pas de même chez le praticien ?

La mesure est proposée au nom de la justice sociale : la pauvreté ne doit pas empêcher les gens de se faire soigner. Mais, d’une part elle profitera à tous les assurés sans critère de revenus en 2017 et, d’autre part, il existe déjà des prises en charge des gens modestes : Couverture Médicale Universelle (CMU), allocations – sans parler des délais et remises que les médecins accordent spontanément aux familles en difficulté, en application du serment d’Hippocrate.

Les médecins font à juste titre remarquer que la qualité des soins dépend avant tout de la densité de médecins en France. Or, la démographie médicale est inquiétante : de moins en moins de généralistes, de moins en moins de libéraux (19%). Le tiers payant n’a aucune chance de valoriser la profession médicale, parce que son prolongement logique est le contrôle de plus en plus étroit des prescriptions et des honoraires médicaux, contrôle estimé intolérable et coûteux, honoraires frisant l’indécence. La seule gestion de la carte Vital représente 3 euros par acte : qui va les payer ? Va-t-on augmenter les honoraires de 3 euros ?

Pour être bien soigné, il faut des médecins, de bons médecins, beaucoup de bons médecins. Est-ce en faisant un pas de plus vers la socialisation de la médecine que l’on progressera ?

Enfin, comme le tiers payant est un encouragement à la surconsommation médicale, comment l’assurance maladie, déjà en faillite, va-t-elle relever ce nouveau défi ? Question sans réponse, mais avez-vous pensé une seconde que le tiers payant sera généralisé en 2017 ?


Sur le web.

Voir les commentaires (19)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (19)
  • Encore un pas de plus en direction de la collectivisation du pays, juste ce qu’il faut compte tenu des circonstances. Les socialistes font progresser la collectivisation le plus possible tant qu’ils sont au pouvoir, sachant que la droite ne remettra jamais en cause leurs actions, l’alternance n’étant qu’une pause sur la route de l’Etat totalitaire.

    Il n’y a pas d’alternative à l’interdiction du socialisme.

    • @Cavaignac: J’approuve totalement.

      • Encore une fois, voilà une nouvelle réjouissante !

        Davantage de soins « gratuits », et pour de plus en plus de monde (clandos, pseudo réfugiés politiques, bac -12 sans travail en provenance de contrées exotique comme la Somalie avec famille nombreuse)… c’est l’assurance sans mauvais jeu de mot.. d’un déficit en forte hausse.

        Et l’assurance de la poursuite de la cavalerie (hausse des taxes, de la tonte, et hausse de l’endettement).

        Ainsi que l’assurance de voir le mur -de l’arithmétique- se rapprocher encore plus vite.

        Jusqu’à ce que le système s’éclate la gueule dessus.

        Bref que du bonheur.

        Je sais que certains d’entre vous diront « cynisme », « absurde ».

        Mais réfléchissez-y… Il n’y a pas d’autre solution rationnelle.

        Répondez franchement : Est-ce que Tourraine pourrait réformer -réellement- la Sécu ?
        Et Bayrou ? Et un autre socialo ? Et Sarkozy ? Et n’importe qui à l’UMP ? Verts ? FN ? PCF ?

        Bref… Question toute réthorique.

        La Sécu n’est pas « réformable » (ça fait 30 ans que l’on fait des « réformes » de la Sécu).

        30 ans.

        Vous en voulez 30 ans de plus ?

        La Sécu doit être liquidée. Détruite. Brûlée du RDC aux étages.

        Et ensuite, reconstruite.

        • Reconstruite ???
          Vous n’avez pas compris ?

          La santé ni l’éducation ne font exception à la règle économique: Il faut un marché dans ces secteurs aussi.

          UN seul moyen: La démocratie directe.

  • Pour que l’économie fonctionne, il faut un marché et des prix libres.
    Ce gouvernement extrémiste est en train d’assassiner la santé en France en la plaçant sous le régime de la planification d’État.

    La conséquence de ce choix est connue pour avoir été expérimentée des dizaines de fois: Vous n’aurez plus accès à la médecine générale.
    Apprenez à vous soigner par vous-mêmes.

    • @fucius
      Pourquoi dites-vous que l’on n’aura plus accès à la médecine générale du fait de la mise en place du tiers payant ?
      Est-ce que c’est ,selon vous, parce qu’on n’aura plus besoin d’avancer les 23 euros, que les salles d’attente des généralistes vont se retrouver saturés de monde (comme c’est le cas actuellement avec les urgences des hôpitaux) ?

      • Parce qu il se prépare une grosse chute de la démographie médicale. donc avoir le tiers payant sans toubib est une belle avancee… Sur 100 médecins formés seuls 9 s’installent en libéral

        • turn over.. j’attire votre attention sur ce graph de démographie..http://www.medsyn.fr/perso/g.perrin/joomla/index.php/profession-mg/41-generaliste/330-special-demographie-medicale-2013
          je pense que nous allons avoir de gros problémes : et le fait de passer en tiers payant ne changera rien à la donne ( puisque le probléme ne sera pas la : la gratuité pour quelque chose qui n’existe plus est un leurre )

          D’autre part, les jeunes médecins à l’heure actuelle n’ont pas envie de travailler comme leurs ainés : 70 h/ semaine, de garde tout le temps, à la campagne etc… ce n’est pas un sacerdoce.

          Il manque aussi actuellement 5000 medecins dans les hopitaux.
          Il va donc falloir essayer de rationnaliser le manque de médecins, et donc libérer du temps médical.

        •  » Sur 100 médecins formés seuls 9 s’installent en libéral »

          Et les 91 autres diplômés, qu’est-ce qu’ils deviennent ?

          • elles font des enfants, s’en occupent un peu ( age d’installation de 40 ans en moyenne ) et ils ou elles essayent d’être salariés.
            Pas de charges, pas de comptabilité, moins d’horaires en général et surtout moins d’administratif, pour gagner pareil sinon plus.

          • elles font des enfants, s’en occupent un peu ( age d’installation de 40 ans en moyenne ) et ils ou elles essayent d’être salariés.
            Pas de charges, pas de comptabilité, moins d’horaires en général et surtout moins d’administratif, pour gagner pareil sinon plus.

            par ailleurs, comme partout, il y a un certains taux de pertes :
            suicides, maladies, mort naturelle ( cancer du jeune par ex ) changement vers d’autres métiers

  • Vous parlez de densité de médecin qui serait synonyme de qualité de soins?
    Et bien, revoyez vôtre réflexion car vous pouvez être dans une région dite bien pourvue et avoir une qualité de médecine exécrable!!
    Les médecins (depuis le généraliste au professeur d’hôpital) sont principalement atteints par le mal du siècle : l’ARGENT!!
    En milieu hospitalier, il faut remplir les lits (subventions obligent) peu importe si le personnel hospitalier est en nombre suffisant! On voit d’ailleurs de plus en plus d’infirmiers (es) de nationalité extérieurs à la France (problème de langage, et oui, c’est du vécu) et les médecins en cabinet dits généralistes font de « l’abattage », il faut que çà rapporte! Que dire des dits « spécialistes »? Ils sont de plus en plus nombreux à afficher les emblèmes du Rotary (et pour les plus jeunes ceux du Lion’s) dans leurs cabinets, à garer leurs Q7 devant le cabinet mais de moins en moins propices à prodiguer des soins de qualité, d’écoute de leurs patients mais rapides à sortir l’ordonnance de 2 pages, la recommandation à la visite d’un autre collègue.., enfin la médecine mercantile par excellence!!
    J’en suis à me demander si, lors de la remise de leurs diplôme permettent d’exercer, on leur lit encore le serment d’Hippocrate, vous savez le vieux ringard qui prônait une médecine délicate proche du patient????

    • La densification de l’offre médicale devrait entrainer une baisse du coût à qualité de soins égale. Mais voilà : le prix (et la quantité) de la médecine est inconnu puisque des tarifs arbitraires sont imposés, sans parler de l’offre contrainte par le NC ou par la gestion déficitaire de la SS. Côté demande, elle est infinie puisque prise en charge « gratuitement » pour une bonne partie des patients. Infinie, la demande est littéralement placée « hors de prix ».

      Bref, tout a été fait pour détruire le marché de la santé et fonctionnariser ce qui reste de la médecine libérale. On se souvient que la médecine collectiviste est parfaitement incompatible avec le serment d’Hippocrate : les médecins fonctionnaires ne peuvent en effet prétendre être indépendants de leur employeur, ce qui vide de tout sens le colloque singulier. Dans ce cadre parjure et perverti, l’expertise des médecins est réduite aux contraintes de gestion, ignorant l’intérêt des malades. Lorsque la médecine est fonctionnarisée, le patient n’est plus le sujet de la médecine. Il n’est plus qu’une justification de la survie à tout prix de l’institution publique, au prix de la santé du patient. S’il n’est plus qu’un usager (ce pénible gêneur qui « use »), la survie du patient est clairement contradictoire avec la survie de l’institution collectiviste. On peut dès lors rédiger toutes les chartes de « droits » qu’on peut imaginer : c’est du vent.

      • Qu’est-ce qui vous permet de dire que la médecine libérale se fonctionnarise ?
        Alors que c’est tout le contraire. Les médecins libéraux recherchent de la clientèle friquée, les autres clients ne les intéressent pas.
        Concentration maximum en région PACA et dans une partie de l’Ile-de France (75,92 et 78)
        Autre exemple la plupart des dermatos se reconvertissent en chirurgie plastique et intervention au laser à but plasticien pour plus de rentabilité.

        • mais oui mais oui, rémy.. 🙂
          vous êtes impayable.. vous ne lisez aucun rapport et vous avez néanmoins des idées définitives sur un job que vous ne connaissez pas. C’est grâce à des gens comme vous et leurs poncifs classiques anti médecins, que la france se dirige vers un service médical à l’anglaise.. dans 5 ans, nous perdons 25% des médecins.. ils ne sont pas remplacés.
          Figurez vous que les patients anglais sont traumatisants car ils sont trés trés reconnaissants d’avoir été examinés correctement pour la premiere fois de leur vie et d’avoir eu un traitement, c’est tout juste s’ils ne repartent pas en faisant des courbettes… les allemands et nordiques sont polis.. les francais ma foi , .. comment dire, c’est jamais content.
          Mercredi, une ex voisine qui n’avait qu’un rhume, a  » fait  » plusieurs cabinets pour trouver un médecin… entre celui qui est en train de mourir de son cancer, l’autre qui a un pied dans la tombe, celle qui prend mercredi ap midi pour s’occuper de ses enfants etc… elle n’a pas trouvé.
          Nous sommes dans le sud, la zone  » rouge sur la carte », où il y a pléthore de médecins, partout partout… 🙂
          ah et rémy, si vous saviez le nombre d’actes gratuits qui sont faits vous seriez surpris ( mais que la sécu ne le comptabilise pas… ), le nombre de conseils téléphoniques qui permettent de régler des problémes.. ( alors qu’en suisse ou autres pays, l’appel téléphonique à un médecin est payant… )
          par contre, faire des journées de 14 H pour  » écluser » la salle d’attente en période d’épidémie, sans avoir le temps de manger à midi ou le soir et finir vers les 23 H , c’est trés trés pénible, trés trés fatiguant..

          cavaignac: totalement d’accord avec vous.. à savoir aussi qu’une médecine fonctionnaire, coute 2 fois plus cher qu’une médecine libérale…
          donc un NHS à l’anglaise, non seulement coutera plus cher, mais sera moins efficace en terme de rendement, de patient soignés etc…

    • Serment d’Hippocrate dans un pays collectiviste, social et solidaire, ça n’a plus de sens !
      Le serment d’hypocrite est sous entendu dans le système ! Patientèle plutôt que clientèle etc …

      • quel serment dans quel systéme ? l’actuel ou le prochain qui sera  » bien  » fonctionnaire et bien collectiviste , avec le droit de consulter gratuitement des médecins de dispensaire ( cela s’appellera autrement… )

    • Le mal du siècle n’est pas l’argent mais la bureaucratie.

      Ce que vous critiquez dans le système de santé, ce sont les symptômes immanquables et bien connus de la planification centralisée.
      Il existe un autre moyen: Le marché.
      La première technologie de l’information: L’argent, qui permet aux individus, malades et médecins, de faire leurs propres choix.

      Certains secteurs médicaux, selon le pays, sont régis par le marché, comme la chirurgie des yeux: La qualité y progresse et les prix y diminuent. Ce qui était hier réservé aux plus riches ou aux plus motivés devient possible pour tous, et même économique pour certains problèmes de vision.

      En Union Soviétique, à la fin, dans les années 80, les voitures étaient les Traban. Les gens devaient supposer que sans l’industrie automobile d’État, les pauvres iraient à pied, à moins d’être chauffeurs de riches.
      Pouvaient-ils supposer que, à l’Ouest, même les pauvres avaient une voiture, certes moins bien que celles des riches, mais très supérieure à une Traban ?

      De même, si la santé était un marché, verrions-nous les plus aisés bénéficier de services meilleurs bientôt offerts à tous, tout comme ABS et airbags sont devenus standards après avoir été propre aux voitures de luxe. De sorte que les soins de santé deviendraient rapidement incomparablement supérieurs à ce que nos systèmes centralisés auraient pu proposer.

      Il n’y a qu’un obstacle à surmonter : Les préjugés.

      • n peu HS mais répondant en partie à Fucius à propos du marché.
        le robot chirurgical da Vinci : qui coute de 1 à 2 millions d’euro en france.
        Seuls en général, les hopitaux peuvent se le payer ( une clinique avec des chirurgiens bloqués en secteur 1, donc ne pouvant faire de dépassements, avec des tarifs obsolétes, ne pourra bien évidemment pas se payer ce  » monstre » )
        – surcoût de 2000 euros par intervention : c’est ce qui se voit.
        – ce qui ne se voit pas : incision plus petite, patient  » rétablit » beaucoup plus vite,moins de complications post opératoires, certaines opérations sont rendues possibles ( impossibles à faire sans le robot ) etc…c’est certes assez peu  » chiffrable ».

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Par Nathalie MP Meyer

« L’humain d’abord » – le slogan est connu. C’était celui de Jean-Luc Mélenchon pour les élections présidentielles de 2012, alors qu’il se présentait sous la bannière du Front de Gauche. Mais c’est aussi le magnifique objectif affiché de tous les gouvernements inspirés du marxisme-léninisme depuis la révolution d’Octobre 1917. De la Russie à Cuba, en passant par le Cambodge ou le Venezuela, les faits se sont chargés d’en démontrer la parfaite inanité, voire la criminelle fausseté. Mais certaines légendes ont la vi... Poursuivre la lecture

sécurité sociale
2
Sauvegarder cet article

Récemment, la Cour des comptes a refusé de certifier les comptes de la Sécurité sociale pour des raisons de fiabilité sur le montant de son déficit. Entre autres : un désaccord de près de 10 milliards d'euros sur le déficit du régime général entre 2020 et 2021… mais aussi des erreurs importantes sur le versement des prestations de retraite.

Cela n’aura échappé à personne : en plus d’être une gabegie financière, la Sécurité sociale souffre d’un cruel manque de transparence. Aujourd’hui, le niveau d’étatisation est tel que la France occu... Poursuivre la lecture

médecin libéral
0
Sauvegarder cet article

Deux ans après le début de la crise sanitaire, les Français ont une perception encore positive du système de santé : 68 % considèrent en effet que sa situation est assez bonne. C’est un trompe-l’œil. Le même pourcentage considère que celle de l’hôpital est mauvaise. Ils ont raison car il s’écroule et de plus en plus de Français sont excédés par les files d'attentes aux urgences.

L’extension des déserts et la crise hospitalière les préoccupent mais ils n’en ont pas saisi l’ampleur. La guerre en Ukraine va entraîner une crise économique ... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles