Que vont les journaux devenir ? Rien et c’est tant mieux

Tout indique que les journaux vont disparaître, et ce d’autant plus vite qu’ils sont massivement subventionnés. Et c’est tant mieux.

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Que vont les journaux devenir ? Rien et c’est tant mieux

Publié le 29 septembre 2013
- A +

L’indépendance de la presse est, il me semble, une question que je crois avoir évoquée dans ces colonnes. Et cette question est d’autant plus prégnante en France que la presse y est massivement subventionnée. Or, en face de ces subventions, les Français en ont-ils pour leur argent ? Petit-à-petit, le voile se lève sur la dure réalité : que nenni, le peuple se fait rouler dans la farine.

Et ce n’est pas moi qui le dis, mais bien la Cour des Comptes. Rassurez-vous : son pouvoir de nuisance de sanction étant nul, le rapport qu’elle a pondu n’aboutira comme on s’en doute à aucune décision concrète d’arrêter les frais. Cependant, malgré ce manque normal et mollasson de toute action, le constat perdure : alors qu’à l’issue des états généraux de la presse en 2008, la quantité de tombereaux d’argent public a été doublée, la crise de la presse persiste et s’accroît, au point que la Cour juge le fameux plan « peu efficace » (ce qui se traduit en langage normal par « un sacré beau gâchis d’argent public »).

Et avec le ton calme, pondéré et bien trop neutre qui la caractérise, la Cour explique même qu’avec tout ce pognon, le secteur de la presse française serait un peu devenu dépendant de ces aides par ailleurs hétérogènes et qui n’atteindraient pas bien leur objectif. L’image d’un drogué qui ne peut plus se passer de sa dose quotidienne vient immédiatement à l’esprit, ce qui serait drôle si le drogué en question n’entendait pas nous faire en plus la morale et orienter l’opinion de tout le monde en présentant les informations de la façon qui lui convient.

journalism - demorand keep faking

Jusque là, on roulait de constats d’évidences en agaçantes vérités malheureusement ignorées. Cette fois-ci, la Cour aura cependant franchi une étape en proposant de façon assez timide (mais c’est mieux que rien) de simplifier les aides directes et de « supprimer toutes les aides fiscales dont la pertinence n’est pas avérée » ce qui est un vrai changement. On n’en est certes pas à réenchanter la politique comme disait l’autre spécialité fromagère, mais on sent poindre ici l’idée révolutionnaire que lorsqu’une subvention n’apporte rien de bon, peut-être est-il utile de l’arrêter. Avec autant de bon sens distillé dans un rapport, on pouvait s’attendre à ce que les journalistes tiennent enfin un sujet solide sur lequel faire quelques croustillants papiers ; malheureusement, pour une fois, ils sont le sujet central du rapport en question et on comprendra que la presse se soit donc contentée du minimum syndical pour relayer les efforts de la Cour.

Je ne peux cependant pas m’empêcher de penser que tout cet exercice a quelque chose d’un peu futile.

Certes, il a donné l’occasion à la fine plume de Baptiste Créteur de s’exercer sur le sujet, en notant que la modération de la Cour, jugée extrémiste par les journalistes, serait vite balayée à la fois par leur incurie et par l’actualité qu’ils s’empresseront de traiter à leur accoutumée, pour plaire non aux Français mais au pouvoir, seul garant que le manège continue à tourner et qu’un Mickey soit régulièrement descendu pour que l’un ou l’autre puisse en choper la queue. Certes, le rapport, aussi feutré soit-il, reste indispensable pour marquer un jalon dans la lente découverte par les Français de l’étendue du foutage de gueule qu’on leur fait subir.

aides a la presseMais le besoin clairement exprimé de détacher enfin la presse du pouvoir en la déscotchant du téton public n’est même plus réellement utile. S’il est tout de même bon de rappeler (comme le montre le tableau ci-contre, qu’on pourra détailler en cliquant dessus) que nos quotidiens nationaux et régionaux se gavent d’argent public — à hauteur de 18.5 millions d’euros pour le Monde, 17 pour le Figaro ou quasiment 10 pour Libération par exemple –, le marché, cette réalité épineuse que nos journalistes et nos politiciens s’obstinent à oublier, finit par les rattraper, avec vengeance.

D’une part, j’avais noté dans un précédent billet qu’au niveau mondial, le sort de la presse papier était déjà jeté : la profession étant encore persuadée de vendre de l’information alors qu’elle ne fait, en réalité, que vendre de l’audience et une part d’influence, elle persiste à — dans le meilleur des cas — vendre cette information qui est progressivement disponible de façon gratuite partout ailleurs, ou — dans le pire des cas — à verrouiller, déformer ou orienter cette information ce qui lui fait en plus perdre et son audience, et sa crédibilité, assise naturelle de son influence. Le petit graphique suivant, tiré d’une étude de LinkedIn en matière d’embauche, en dit fort long sur le futur grisâtre qui attend la presse :

LinkedIn : growing and shrinking industries

Mais d’autre part, et si on se recentre sur le cas plus spécifique de la presse franco-française arrosée de subventions et noyée sous les avantages fiscaux divers et variés, c’est la justification même de ces avantages fiscaux qui est en train de disparaître rapidement avec les nouvelles technologies. Comme je le mentionnais au paragraphe ci-dessus, difficile, à l’heure d’internet, de justifier par exemple des aides massives pour le renouvellement des rotatives ou des chaînes de production traditionnelles alors que les tirages continuent de s’effondrer et que le relai de croissance, en matière d’audience, se trouve sur des supports qui n’ont que faire de l’encre et du papier.

Pire, il devient ridicule de trouver une quelconque excuse aux généreuses subventions publiques relatives à la distribution de la presse lorsque celle-ci s’échange maintenant de façon majoritairement électronique, en dehors de tous les canaux antédiluviens, lents et syndicalement grevés de la Poste et des courriers physiques traditionnels.

Pas étonnant, dès lors, d’apprendre que, tous comptes faits, les entreprises qui avaient pris l’habitude de distribuer les journaux papiers s’en passent petit à petit ; dans ces compagnies de transport, le journal est lentement mais sûrement abandonné ; ainsi, le Thalys offre par exemple internet à bord de ses wagons, ce qui y a dramatiquement diminué la consommation de presse papier. Quant à Air France, la nécessité de couper dans les coûts alliée à la même constatation de désaffection du papier et de l’encre qui tache pousse la compagnie française à délaisser les journaux pour passer aux tablettes. Mine de rien, c’est un gros paquet d’exemplaires de Libération (par exemple) qui ne trouvera plus preneur. Et avec « Plouf la justification qui tombe à l’eau », on peut s’attendre à entendre « Plouf le journal sans lecteurs ».

(Soyons clair : l’hypocrisie de ce dernier journal justifie largement qu’on se paye sa tête ainsi que la lecture de ce billet pourra vous en convaincre au passage)

La réalité, c’est que la presse française traditionnelle va, effectivement, disparaître ; le journal de papa a vécu, très bien, trop bien même puisqu’il le faisait sur le dos des contribuables à mesure que ses lecteurs s’évaporaient. Cette presse-là est déjà en train de se faire remplacer par un autre type de médias, entièrement privés, dont les patrons sont à la recherche directe de ce profit si honni des presses communistes et socialistes pourtant joyeusement financées par Rothschild ou des fonds d’investissement. Du reste, si l’on se rappelle la vigueur de la presse française, pourtant non subventionnée, avant la première guerre mondiale, on ne peut que dire tant mieux, bravo, encore ! Quand on se rappelle qu’Albert Londres n’avait aucun des avantages fiscaux d’un Demorand ou d’un Plenel, qu’il n’avait pas la carte de presse, on dit parfait, génial, qu’il en soit ainsi !

ken le survivantEt surtout, surtout, lorsqu’on voit que la subvention publique disparaît au profit d’une subvention, privée celle-là, offerte par Google, l’une des plus grosses sociétés assises sur les nouvelles technologies, on sait que quoi que disent nos vieux journalistes français, quel que soit leur indifférence face aux rapports de la Cour des Comptes, leur temps est déjà révolu. Ils ne le savent pas, mais ils sont déjà morts.

Et franchement, c’est tant mieux.
—-
Sur le web

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  • Avec H16 on a droit pour la nième fois à :

    – la presse écrite payante qui emploie des journalistes salariés , c’est mal

    – les bloggeurs bénévoles qui font du pseudo-journalisme sur des sites internet gratuits, c’est bien.

    Mais combien parmi ces apprentis journalistes jaloux et envieux de ne pas faire partie des « happy few » (car les places sont rares et recherchées) seraient prêts à foncer si l’Express, le Figaro, Libération, Médiapart ou un autre leur proposait un CDI ?.

    • « la presse écrite payante qui emploie des journalistes salariés , c’est mal »

      Où avez-vous lu celà ? Si les salaires étaient payés par les ventes de ces organes, où serait le problème ?

    • Lol. Remi-enseignant, qui ne se définit que par un pseudo purement fonctionnel et quelques commentaires paraplaquistes ou des hommes de pailles. Naïvement amusant.

    • remi-enseignant, encore un type qui vient d’obtenir un emploi aidé pourvu par l’argent « public » et affecté à la rue de Solférino.

    • Eh oui H16 est l’épine dans le pied de rémi-enseignant (prof d’économie planifiée?)
      A chaque fois il repart dégouté, et a chaque fois il revient.
      Attention, « tant va la cruche a l’eau… »

  • La fin des subventions, paradoxalement, pourrait revaloriser le métier de journaliste. Il faudrait pour les journaux et magazines réinventer un modèle économique. Le spectre des possibilités va du gratuit comme 20 minutes, qui a le mérite de ne pas faire payer ce qui n’est que dépêches d’agence ou résumés de communiqués de presse de ministère, de l’INSEE, et autres organismes, information gratuite dont le succédané se retrouve dans les journaux payants. Jusqu’au livre magazine, style XXI, en passant par l’hebdo The economist. Ce qui a peu de valeur ajoutée serait gratuit, ou presque. Ce qui a de la valeur ajoutée serait plus cher. Mais, dans ce cas, les journalistes, qui en ont la compétence, et il y en a, pourraient faire un vrai travail d’investigation ou d’analyse. Sur son blog, un journaliste, compétent, m’expliquait qu’aujourd’hui on demandait de la copie aux journalistes, sans leur laisser le temps de chercher, d’analyser. Car le système est subventionné, a habitué le chaland à des prix modiques, alors que l’internet offre gratuitement ce qui était auparavant relayé sans trop de frais par les journaux. Malgré les subventions, et n’offrant pas la valeur ajoutée qui justifierait un prix élevé, les journaux réduisent les coûts pour pallier la baisse de rentabilité. Une montée en gamme, comme l’ont réussie le Financial Times et The economist, rendrait le travail du journaliste plus intéressant.
    Certains groupes ont cependant réussi la mutation vers le net. Ainsi, le groupe Le Figaro en est un bon exemple. On se focalise sur les revenus du seul site d’information pour dénoncer la faible rentabilité de la presse sur internet. Mais Le Figaro possède des sites d’annonces immobilières, d’offres d’emplois, qui ont pris le relais des annonces papier. Le journal internet restant un moyen d’attirer l’internaute et de l’orienter vers les sites maisons.
    Enfin, il faut reconnaître que j’ai vu un article une fois dans le magazine Capital, dénonçant la subvention Google. Il soulignait qu’il ne la toucherait pas…

  • Presque tout est dit :
    – une presse moribonde qui n’existe que par des subventions n’ayant pas de fondement objectif.
    – un journalisme qui confisque l’opinion à partir de ses idées et ses dogmes.
    – un système émergent par le Web 2.0, avec des intervenants réellement compétents sur leur domaine, des contradicteurs, des sources fournies et que l’on n’a plus qu’à suivre par des liens.
    – pour ma part, le journalisme futur est plus de l’animation de site et une forme de webmaster spécialisé, avec en complément des capacités en veille.

    Mais je ne fais pas confiance aux politiques de tout bord qui ont intérêt à fricoter avec des journalistes appointés… on n’est pas prêt d’assister à la fin de l’assistanat de la presse !

  • Cher h16, cessez de confondre les répugnants quotidiens et newsmagazines avec « la presse ».
    Sport Auto ou Mad Movies, c’est très bien, et ne peut exister que sur papier.

    • Cette presse-là (je connais mal Sport Auto, mais bien Mad Movies) a tout mon support. Mais cette presse-là n’est pas subventionnée. Et cette presse-là trouvera toujours des gens pour l’acheter, parce que c’est la seule façon qu’elle a trouvé de vivre 😉

  • Je l’ai déjà fait, mais je le refais quand même:
    Hier, « Radio Paris est Allemand, Radio Paris vous ment »
    Aujourd’hui, « Radio Paris est Qatari, Radio Paris vous trahit »
    Illustration: le comportement moutonnier de la gente journalistique sur la guerre « civile » en Syrie

    • question  » sciences »( vulgarisation scientifique ) la presse francaise est affligeante… je suis obligée de lire les journaux anglais. Et quand rarement, il y a une nouvelle scientifique dans un journal francais, elle est mal expliquée, voir déformée.. les sources ne sont pas données… à se taper la tete contre les murs..

      • @ anne
        Vous êtes parfaitement dans le moule de la pensée libérale.totalitaire

        1) la presse anglo-saxonne, toute la presse anglophone, c’est top
        2) la presse francophone y compris celle du Québec c’est nul

        • Remi-en-saignant, il ne faut pas dire ça. Par exemple, Fabius a été acquitté dans l’affaire du sang contaminé en 1985 pour la raison que l’état des connaissances à cette date (1985), tel que l’avait jugé la « Justice » française, ne permettait pas de conclure. Dommage qu’un magazine de vulgarisation scientifique comme La Recherche ait dès Juillet 1982 fait paraître un article qui expliquait tout ce qu’il fallait savoir (suffisamment en tout cas pour que de nombreux centres chirurgicaux arrêtent alors des mesures préventives qui se révèleront à peu près efficaces).

        • Bah d’un autre côté si elle n’était pas aussi mauvaise on aurait pas besoin de dire qu’elle est mauvaise et en plus on pourrait même la lire et l’apprécier !

          https://encrypted-tbn1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSWQr-QZRLphspG8tGRDgMWw5gHwXTUMKYG5Fbi-4Le0irY-x5p

        • « la pensée libérale.totalitaire » re-LOL !!!
          il est tellement rigolo ce remi-machinchose

        • bah…. vu le niveau de la presse francaise internet en  » science », j’ai interêt à me remuer et à lire en anglais si je veux avancer.. Remy, le fait de vouloir se cultiver, ou chercher une infos de bonne qualité, un peu pointue, n’est pas être totalitaire… vous êtes trés drole… donnez moi un lien de suite vers une revue  » science » et j’y cours de suite.. j’en ai positivement marre de me lire de l’anglais.

          la presse du Quebec est assez bonne, ainsi que Suisse ou belge. Elles sont au moins correctes, dépassionnées, ne font pas de sous entendus, d’amalgames etc….
          Pour un assez haut niveau de science…, il n’y a que les revues scientifiques anglaises, quelques bons journalistes scientifiques américains , ou quelques bons blogueurs en francais..Sinon, je ne vois pas, et ce n’est pas faute de chercher, car intrinséquement, je suis un brin paresseuse, je préfére lire dans ma langue d’origine, cela va beaucoup plus vite.

        • @ remi enseignant
          « ……..Vous êtes parfaitement dans le moule de la pensée libérale.totalitaire…. »

          A partir du moment où vous accolez « libéral »et « totalitaire », votre crédibilité devient nulle.

          Le libéralisme est une philosophie du droit, qui protège la plus petite des minorités : l’homme.
          Donc vous êtes soit un inculte n’ayant jamais lu un auteur libéral, soit un sale type de mauvaise foi, soit un pauvre gars aux moyens intellectuels limités.

    • vous n’allez pas vous faire des amis parmi les quatarchiotes !!

    • Par quel mécanisme les problèmes de la presse française sont-ils dûs au Qatar ? Ça doit être passionnant, il me brûle de lire vos éclairantes explications.

  • Absurde. L’Internet n’a pas remplacé le théâtre, ni You Tube la scène, ni Meetic la nuit d’amour. Même si la question des subventions se pose en effet.

    • Où voyez-vous qu’Internet va remplacer la presse ? Je dis que la presse subventionnée va disparaître. C’est un chouilla différent, je crois.

  • « si l’on se rappelle la vigueur de la presse française, pourtant non subventionnée, avant la première guerre mondiale »: oui, mais De Gaulle est passé par là, et a fait un royal cadeau aux communistes qu’il soutenait tant après la Libération, en octroyant au syndicat de la presse collectiviste un monopole de distribution qui, comme tout structure communiste, a fini par faire son oeuvre: détruire son « objectif », l’information!

    • subventions ou non, c’est surtout que la presse papier est à la ramasse à l’heure des réseaux sociaux et de l’info h24. Suffit de voir les galériens de bfm et i-télé obligés par moment de combler un direct qd ils n’ont rien à dire. Mais c’est l »époque qui veut çà. On veut tout, tout de suite. Alors les nouvelles d’hier dans le journal de demain…c’est mort.

      • j’ajouterai aussi que, l’idée me vient à l’instant, c’est peut-être une erreur pour les journaux d’avoir en parallèle un site internet. Par exemple, si on apprécie l’analyse d’une plume, on fera l’effort d’acheter le journal plutot que d’aller le lire sur le net.

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