Bill Gates ou la nature humaine

Le système capitaliste n’est pas immoral, il est bien au contraire généreux et rationnel puisqu’il utilise tous les talents pour en faire profiter à tous.

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Bill Gates

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Bill Gates ou la nature humaine

Publié le 24 septembre 2013
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Le système capitaliste n’est pas immoral, il est bien au contraire généreux et rationnel puisqu’il utilise tous les talents pour en faire profiter à tous.

Par Fabrice Descamps.

Bill Gates

Dans le dernier numéro du Point, le moine bouddhiste Matthieu Ricard déclare la chose suivante : « L’idée que l’altruisme n’a pas sa place dans l’économie est fausse. Nombre d’économistes sont convaincus qu’il faut maintenant donner sa place à la voix de la sollicitude, en sus de la voix de la raison ». Pour sympathiques que soient les propos de M. Ricard, ils obscurcissent le débat plus qu’ils ne l’éclairent, outre qu’ils opposent raison et altruisme. Or l’altruisme est la quintessence de la raison, comme on va voir ci-après.

Notons en introduction que je pressens à quel point des avis comme ceux de M. Ricard vont conforter tous les étatistes impénitents de France et de Navarre dans leur haine du libéralisme. Car, quoi, le libéralisme n’est-il pas justement cette doctrine qui fait de l’égoïsme le seul ressort de l’âme humaine ? Et notre Matthieu Ricard d’assassiner en passant Ayn Rand, ce en quoi je l’approuve totalement car Mme Rand est précisément le genre de penseurs qui, en sus de la faiblesse insigne de ses raisonnements, a donné à tous les ennemis du libéralisme les meilleures raisons de le détester. Loin de moi l’idée de céder à quelque paranoïa, mais à peine avais-je lu l’interview de M. Ricard que j’appris la création, par l’inépuisable génie fiscal de François Hollande, d’un nouvel impôt, baptisé « écotaxe », dans un pays où l’État prélève déjà 46% de la richesse nationale : qu’on se le dise, le libéralisme est égoïste, l’État son ennemi, l’impôt l’épée qui le châtiera et le Dalaï-lama la nouvelle caution morale du Léviathan.

Eh bien non, ô bouddhistes naïfs, ô sectateurs du Gosplan, ô idolâtres de la déesse Rand, le ressort de l’âme humaine n’est ni l’égoïsme ni la compassion, c’est la rationalité. Et, comme le Bouddha l’a maintes fois souligné, notamment dans son célèbre discours aux Kalamas, c’est parce que nous sommes rationnels, parce que nous réfléchissons, que nous pouvons êtres compatissants.

Ni Matthieu Ricard ni Ayn Rand ne permettent de comprendre la cohérence de la nature humaine. Prenez par exemple Bill Gates. De deux choses l’une, ou ce garçon est schizophrène, ou il est incompréhensible si l’on en croit M. Ricard et Mme Rand. Car voilà quelqu’un qui, du lundi au vendredi, est un des pires requins du capitalisme et qui, le week-end, donne la moitié de l’argent qu’il a âprement accumulé tout le reste de la semaine à des œuvres philanthropiques remarquables. Pourquoi courir après le fric pour le jeter ensuite par les fenêtres ? Et je ne vous parle même pas de son ami Warren Buffet avec qui il avait lancé une campagne pour demander à George Walker Bush de remettre les droits de succession au niveau où ils étaient avant sa présidence. Ces types sont cinglés, qu’on leur fasse lire Atlas Shrugged dans un monastère tibétain afin de les ramener sur le droit chemin.

Débarrassons-nous d’abord d’Ayn Rand. Il paraît qu’il est rationnel d’être égoïste. Fort bien, mais alors M. Bachar El-Assad est le plus « randien » des chefs d’État car il est prêt à sacrifier son pays et tous ses habitants à ses intérêts personnels. Ne serait-il pourtant pas beaucoup plus rationnel qu’il abandonnât le pouvoir et permît une transition démocratique dans son pays ? On peut donc exposer l’inanité de la pensée de Rand en trois phrases.

Le capitalisme est-il égoïste et immoral ? Eh bien pas du tout. Et j’invite tous les libéraux à cesser de défendre ce système économique avec des arguments qui se transforment aussitôt, entre les mains de leurs adversaires, en de redoutables armes contre la liberté et la raison.

Le capitalisme serait immoral si le profit était sa finalité. Mais le profit n’est pas sa finalité, il n’est qu’un outil, parmi d’autres, au service de son vrai but : la plus grande liberté possible du plus grand nombre possible des habitants de la planète.

Prenez Bill Gates. C’est le parangon du capitaliste. Il utilise tous les moyens imaginables pour maximiser ses profits. Ce serait le plus fieffé des égoïstes si son activité ne profitait à personne. Or ce n’est pas du tout le cas. D’abord il donne ainsi du travail à ses employés. Ensuite il permet à tous ses clients d’utiliser ses produits pour engranger eux-mêmes des profits. Enfin, en se battant contre ses concurrents, il permet l’émergence d’une compétition pour les meilleurs produits possibles au coût le plus bas possible, ce qui bénéficie encore à ses clients. Et même s’il est actuellement en position de quasi monopole, cela ne durera qu’un temps : les États ont raison de le surveiller et un autre informaticien astucieux, poussé par la même rationalité que Bill Gates, finira par inventer un produit qui causera la perte de Microsoft.

Il y a bien entendu un nombre considérable de gens égoïstes sur terre, mais que m’importent leurs défauts de caractère du moment que le système économique auxquels ils participent profite à tout le monde. Où est l’injustice ? Où est l’immoralité ? Devrais-je aussi rejeter la médecine sous prétexte que certains médecins sont plus carriéristes qu’humanistes ? La médecine en est-elle pour autant une activité immorale ?

Bill Gates n’est pas le mystère insondable que les théories de Mme Rand et M. Ricard nous dépeindraient si elles étaient vraies. Bill Gates est rationnel.

Or le système capitaliste est l’organisation économique la plus rationnelle qui soit puisqu’elle profite à tout le monde, ce qui n’est le cas d’aucun autre système économique alternatif. Il est donc rationnel que Bill Gates s’occupe de ses profits du lundi au vendredi. Et, comme Bill Gates est rationnel, il est généreux le week-end et donne une grande partie de sa richesse à des causes caritatives qu’il a rationnellement sélectionnées. Il n’y a aucune incohérence dans son comportement ; Bill Gates est rationnel du lundi au dimanche.

Le système capitaliste n’est pas immoral, il est bien au contraire généreux et rationnel puisqu’il utilise tous les talents, même ceux des individus peu moraux, pour en faire profiter à tous. La grande majorité des gens accepte donc le capitalisme car ils sont en moyenne rationnels et soutiennent le système économique le plus rationnel possible.

Or, des deux attitudes, l’égoïste et la généreuse, laquelle est la plus rationnelle ? Celle de M. El-Assad ou celle de M. Gates ? Qui contribue le plus au bien-être et à la liberté de tous ? Qui me permet en ce moment même de taper cet article, Bill Gates ou le satrape syrien ?

Cher Matthieu Ricard, la voix de la raison est la voix de la sollicitude.


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  • Prendre Bill Gates comme exemple d’humanisme libéral me paraît une erreur. L’impression que donne sa fondation à beaucoup de gens, c’est celle de l’outil de propagande pour faire oublier le requin, et que l’image dans les médias compte beaucoup plus que les résultats obtenus en offrant des systèmes windows gratuits à toutes les bibliothèques et tous les labos de recherche qui seraient tentés par linux.
    La vraie générosité est plus discrète. Si vous voulez un humaniste libéral pour servir d’exemple, je vous propose Pierre Omidyar, discret mais dont les idées sont moins sujettes à caution. En plus, il a toujours la nationalité française, puisqu’on ne la perd jamais…

    • « En plus, il a toujours la nationalité française, puisqu’on ne la perd jamais. » So what!

    • @ MichelO
      L’homme est trop souvent envieux et vaniteux, son envie le met en rage, et sa vanité lui fait prendre sa colère pour du caractère. Il en tire n’importe quel argument, mais n’importe quoi, n’est-ce pas précisément ce qui reste à ceux qui n’ont rien à dire ?

      • Vous pouvez être plus clair ? Je ne comprends rien de ce que vous voulez dire. Peut-être pour voir dans Bill Gates une personne qui incarne bien des défauts et des déviances du capitalisme : copinage, instauration de monopole, rapacité aux limites de la légalité pour exploiter à son profit les inventions des autres, etc. L’auteur nous dit que le capitalisme est tellement bon qu’il fait le bien, Bill Gates compris. Moi je pense, et je ne suis pas tout seul, que le capitalisme aurait fait beaucoup plus de bien sans Bill Gates.

        • L’autre problème avec Gates c’est que le Dinausaure continue de fusionner pour exister, mais la sclérose de ce modèle commence à venir.

          Bref quand on ne favorise que sa propre entreprise pendant 20 ans et que l’on s’arrange que derrière rien ne pousse, il est difficile de trouver de la relève de ce calibre.

  • C’est par egoisme que bill gates donne. C’est uniquement pour se sentir aimer.

    Mais au bout un moment est ce important de savoir poourquoi il donne. Meme mere theresa est egoiste : elle n’aide les pauvres que pour acheter sa place au paradis. L’egoisme n’est pas l’avarice. On peut etre egoiste et ne pas rechercher l’argent. Prenez un benevole des resto du coeur dans un repas et compter les secondes avant qu’il ne dise a tous le monde qu’il est benevole au resto du coeur.

    L’auteur confond egoisme et recherche du gain monetaire personel.
    l’egoisme est le gain personnel. Et ce gain peut etre un gain en argent mais aussi en image, en reconnaissance, en importance ou je ne sais quoi.

  • Bill Gates a fait appel a des professionels en gestion de l’image dans les annees 90 car il avait une reputation de requin aux USA, qui detruisaient les petites entreprises et faisaient « plus de mal que de bien a l’economie ». Il a ete conseille par la meme personne qu’Angelina Jolie, qui elle souffrait d’une reputation de voleuse d’homme au debut de sa relation avec Brad Pitt.

    Personellement, je pense que l’altruisme n’est en rien incompatible avec la philosophie d’Ayn Rand, au contraire, il demontre bien qu’on agit toujours dans son interet personnel, car l’image et la reputation son des buts souvent plus importants pour un homme que l’argent (sinon, pourquoi les hommes achetent-ils souvent des voitures trop cheres pour eux?)

    Assad n’est pas Randien car il vit aux depends de son peuple, sans le consentement de celui-ci. De son point de vue, il est legitime, il se bat contre des terroristes, et c’est aussi pour ca qu’il s’accroche au pouvoir. Le jour ou la revolte grondera en France et que Hollande s’accrochera a son pouvoir, vous le direz Randien aussi je presume?

    Personellement, je n’ai aucune confiance en l’Etat pour etre solidaire des pauvres a ma place, je prefere donc maximiser mon revenu, pour ensuite pouvoir le depenser selon mes propres choix: je ne vois pas en quoi cela contredit Ayn Rand?

    Le profit est toujours la finalite, mais le profit n’est pas seulement monetaire: la satisfaction de mes valeurs morales personnelles est un but egoiste que je peux atteindre grace a l’altruisme.

  • Je suis d’accord avec l’article mais j’ai l’impression que vous torpillez Rand, en lui pretant des idées qu’elle ne tient pas, uniquement pour marketer votre propos..

    Rand c’est précisément l’égoisme RATIONNEL. Le passage sur El Assad est franchement bancal…

    • La vente de QDOS (Quick and Dirty OS) de BG à IBM a été une simple escroquerie. Il n’en avait pas les droits (mais c’est apparut après que BG ait été payé). Et ça a coûté très cher à IBM pour étouffer l’affaire (arrangement au civil avec le vrai auteur), que la maman de Bill, cadre d’IBM, avait recommandé à son entreprise… Mais ce qui importait pour la firme était le matériel (lancement du PC, une autre merde au passage), pas le logiciel, raison pour laquelle ils ont préféré laisser tomber et éviter une mauvaise pub.

      Mais c’est une partie de l’histoire savamment occultée ! On se demande bien pourquoi…

    • Pas d’accord avec l’auteur sur Ayn Rand, en effet.

  • Mathieu Ricard se doit d’honorer feu son père, François Revel, qui n’eut rien d’un fou. Gloire au père.
    La voix de la sollicitude étant présente sous des formes variées dans les religions (celle chrétienne en tête) et naturellement chez les bouddhistes…

    Bill Gates que le monde honore en tant que « génie » n’eut qu’un éclair MARKETING.
    Il doit sa puissance à une erreur d’appréciation de ceux qui étaient ses commanditaires à la fin des ’70s (c-à-d le board … d’IBM). Board qui sortait des vagues de décentralisation encouragées par DEC de Ken Olson (appuyé par les universités)… avant son propre effondrement des ’80-90s. IBM se trouvait encore sous le coup d’une gesticulation politique de l’Union Européenne (encouragée par le lobbying Bull-Siemens ?).

    Gates et sa Fondation constituent autant une « oeuvre » de défiscalisation qu’un grand élan de générosité. Le monde tend à l’oublier !

    • Il est facile de dire ce ceux qui ont réussit qu’ils ne doivent leur succès qu’à l’échec des autres ou aux « circonstances ». Savoir profiter des circonstances fait partie du Génie d’un homme. J’ai un très bon souvenir de l’informatique personnel avant l’ère windows et je non seulement je ne la regrette pas mais je peux affirmer que windows à été une bénédiction pour l’informatique et un des moteur fondementaux des progrès technologique des 30 dernières années en standardisant tout un secteur et en permettant l’accès le plus large et le plus simple possible eux outils informatiques. Bill Gates et Microsoft on leur place à coté de d’Edison et des frères lumières. Eux aussi avait des concurrents et certains peut être meilleurs mais ils sont réussi à développer leurs idées au delà des concepts. Ça c’est le vrai génie.

      • Tous les grands travaux scientifiques et toutes les grandes innovations auxquels je peux penser ont été réalisés sous Unix, Mac/OS, Linux, VMS, VM, COS/UNICOS, Solaris, etc., aucune sous Windows.
        Je reconnais que Windows est génial, comme moyen de faire payer très cher des consommateurs pour des logiciels qui ne valent pas le dixième de ce qu’ils coûtent. Bill Gates aurait vendu des frigos à des esquimaux, c’est un génie inégalé dans ce domaine, mais il ne nous manquerait rien s’il n’avait pas existé, contrairement aux frères Lumière ou à Edison.

        • « Je reconnais que Windows est génial, comme moyen de faire payer très cher des consommateurs pour des logiciels qui ne valent pas le dixième de ce qu’ils coûtent »

          Totale contradiction sauf à penser que tous les consommateurs qui achètent windows sont des idiots, en achetant quelque chose qui ne leur sert à rien, et vous un génie!

          • Oui l’erreur est sans doute de mettre génial, on sait aussi qu’inventer l’écran bleu c’est une façon de dire vous avec acheté une merde…

        • Heu… En fait beaucoup beaucoup de trucs tournent sous windows… et ont Office dessu. La « station de travail scientifique » sous Unix c’est un poil fini depuis la fin des 90’s. Et perso je ne les regrette pas trop.
          Bill Gates à su voir ce que les entreprises voulaient dans un OS (je dis bien « les entreprises » et non pas les ultra-geeks qui de toutes façons se bricolent un UNIX ou autre truc GNU pour le fun et pas non plus les non-utilisateurs qui eux se tournent vers Apple…) Un chemin médian, qui reste simple et fiable, tout en permettant un niveau de contrôle avancé. Et surtout c’est un système simple à déployer et maintenir. Le client numero 1 de Microsoft c’est les DSI, pas les « end-users ».

      • @ The Wolff et Laurent

        Bill Gates, génie ou pas, qui sait? Il faudrait d’abord définir ce qu’est le génie et se donner un référentiel. Personnellement, je ne mets pas au même niveau un Bill Gates et un Einstein par exemple. Tout est relatif.

    • Vous en faites beaucoup trop avec le lobbying Bull-Siemens, du coup vous perdez toute votre crédibilité. Vous avez vraiment vecu cette époque , quant a moi j’ai quelque doutes a ce sujet ?
      A suivre

  • Bonjour à tous,

    Je me demande si de temps en temps Contrepoints ne nous sert pas des billets tenant du canular.

    Premièrement, je me garderai bien de juger autrui et de faire des généralités. Pourquoi des milliardaires donnent la moitié de leur fortune quand d’autres feront tout pour économiser le moindre cent? Et pourquoi pas? On pourrait envisager mille et une raisons à n’importe quel acte. En tant que libéraux, nous ne sommes pas les mieux placés pour conseiller notre prochain sur la meilleure façon de dépenser son argent, n’est-il pas?

    Je pourrais faire bien d’autres paragraphes de commentaires sur cet article, mais le fait de pouvoir comparer Bill Gates et Bachar el-Assad et d’associer ce dernier à Ayn Rand me fait passer l’envie…

    Cordialement,

    Pierre.

  • Qui peut sérieusement imaginer que si demain chacun bénéficiait d’un revenu identique, ou que le grand partage ait lieu, mettant tous les individus à égalité de richesse (ou de pauvreté), la terre ne serait pas peuplée, après demain, de ceux qui sauraient faire fructifier leur avoir et de ceux qui n’en aurait pas la capacité ou l’envie.
    À confondre égalité devant la loi avec égalité de revenu, nous oublions que richesse et pauvreté seront toujours relatives et que le courage, la créativité, le goût du risque et celui d’entreprendre, le talent, l’ambition, la chance, etc. des uns ne sont pas ceux des autres.

    • La pauvreté serait sans doute de retour aussi vite qu’elle aurait disparu, mais n’oublions pas que le talent d’un voleur, l’ambition d’un politicien ou la chance d’un débutant n’ont rien à voir avec un système de valeur fiable et durable. On peut parler d’opportunité que l’on fait fructifier ou non, mais la vie n’est en rien égale sans système entièrement planifié ou vous ne seriez que rentier de la naissance à la mort.

  • Avant de critiquer Ayn Rand, peut-être faudrait-il lire ses œuvres (spécialement celle citée) au lieu de se ridiculiser en se contentant de reformuler ce qu’on vient de couvrir de boue…

  • Il faut n’avoir pas lu Ayn Rand (Atlas Shrugged) pour ressasser cette idée d’égoïsme érigé en vertu. Les héros d’Ayn Rand ne sont pas égoïstes puisqu’ils défendent les autres au mépris de leur intérêt.

    Leur projet est collectif: John Galt organise une grève ! Lui est ses amis fondent une nouvelle société libérale où la monnaie est l’or et contraindre autrui est impensable.

    Ce qu’Ayn Rand défend est en fait très simple: C’est le refus de toute contrainte artificielle – même au motif de corriger une prétendue injustice.

    Le socialisme voit la justice dans l’égalité de fait; Ayn Rand, dans la contrainte.

    Ce que les libéraux affirment, c’est qu’en l’absence de contrainte la poursuite par chacun de ses propres intérêts sert l’intérêt général, tout simplement parce que c’est la garantie que les échanges créent de la valeur. Ayn Rand ne dit rien d’autre que cela.

  • « Enfin, en se battant contre ses concurrents, il permet l’émergence d’une compétition pour les meilleurs produits possibles au coût le plus bas possible, ce qui bénéficie encore à ses clients. »
    Mouais.
    Ou :
    En éliminant la concurrence, il a imposé ses produits au monde entier qu’il peut vendre à un prix exorbitant, ce qui est nuisible à la Terre entière.

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