Allemagne : victoire du statu quo

La large coalition qui s’annonce permettra aux élites traditionnelles de maintenir leur pouvoir et d’accélérer le centralisme européen en cours.

La large coalition qui s’annonce permettra aux élites traditionnelles de maintenir leur pouvoir et d’accélérer le centralisme européen en cours.

Par Patrick Smets, depuis la Belgique.

Le succès électoral d’Angela Merkel est une mauvaise nouvelle pour l’Europe car il aura pour effet de prolonger la crise actuelle. La large coalition qui s’annonce permettra aux élites traditionnelles de maintenir leur pouvoir et d’accélérer le centralisme européen en cours actuellement. Si Angela Merkel a profité électoralement de sa capacité à « gérer la crise », les principaux partis allemands s’exonèrent un peu vite de leur responsabilité dans la création de ce Frankenstein économique qu’est la zone Euro.

Remarquons que le seuil électoral des 5% a joué son rôle en empêchant toute émergence d’une véritable contestation. Tous les partis qui luttent contre le centralisme – que ce soient les cyberactivistes du Parti Pirate, les libéraux du FDP, les économistes du AFD ou les libertariens du Partei der Vernunft (Parti de la Raison) – se voient privés de représentation parlementaire. Ainsi se perpétue le statu quo à Berlin comme à Bruxelles !

La crise actuelle est une crise du centralisme monétaire, qui sert à son tour de prétexte pour une fuite en avant dans le centralisme politique et économique. Afin de sortir de cette crise, la proposition du Parti Libertarien est de dépasser l’Euro, sans revenir aux monnaies nationales. Pour nous, il convient d’ouvrir le monnaie à la libre concurrence et d’instaurer un système de banques libres débarrassées du monopole de la BCE, comme le prescrivent les économistes de l’École autrichienne. Ainsi, une ou plusieurs monnaies saines feront leur apparition et s’ajusteront aux besoins de la population par les mécanismes habituels du marché. La liberté monétaire garantira un soutien efficace à l’économie, une protection contre l’inflation et une augmentation du pouvoir d’achat des ménages.

Au sein du Parti Libertarien, nous réaffirmons que les choix monétaires sont des choix politiques, et préconisons comme en toute matière plus de place aux choix des individus et plus de liberté.