Le déficit commercial français se creuse

Osons une explication inédite de l’accroissement du déficit commercial français.

Osons une explication inédite de l’accroissement du déficit commercial français.

Par Philippe Robert.

Peut-être suis-je simpliste et même, d’une certaine façon, primaire dans ma perception des variations mercantiles intervenant mois après mois dans notre cher et vieux pays, mais, finalement, un rien m’amuse.

Ainsi en va-t-il du commerce extérieur de la France qui tantôt plonge vers les abysses, tantôt remonte des profondeurs vers la bienfaisante lumière comme un mammifère marin revient à la surface pour reprendre son souffle.

Moi, simpliste et primaire jusque dans mes raisonnements les plus intimes, j’ai peut-être une explication qui, certes, vaut ce qu’elle vaut mais qui ne me semble en fin de compte pas si dépourvue d’intérêt pour autant.

Sans grande surprise, le solde commercial du commerce extérieur de la France pour le mois de juillet 2013 s’est-il établi à – 5,1 milliards d’euros, soit 41,6 milliards d’euros d’importations contre 36,5 milliards d’exportations.

Dans le même temps où le solde commercial repart vers la nuit des grands fonds, on nous annonce que le moral des Français retrouve quelque couleur et, même, de façon totalement irrationnelle, continue de s’améliorer.

Ce qu’il y a d’admirable dans le peuple français encore et toujours sous le coup d’une étrange défaite, c’est son altruisme : trouve-t-il quelque raison d’espérer en l’avenir qu’il pensera, avant tout, à en faire profiter les autres…