Éducation, désamour et prospectives

Pendant qu'en France, l'éducation est devenu un sujet de souffrance pour les profs, de nouvelles méthodes se développent sans eux.
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Éducation, désamour et prospectives

Publié le 4 septembre 2013
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Stupeur : par le truchement d’un sondage à la précision millimétrique, on apprend que les enseignants manquent d’amour, qu’ils se sentent mal aimés dans leur profession et qu’ils sont tout « frustré » face à leur métier. Toute la presse bruisse et enquête.

C’est Le Parisien qui le dit, dans un sondage EXCLUSIF avec du rouge et tout et tout : « sur les 499 enseignants de moins de 35 ans qui ont été sondés, la moitié éprouvent de la frustration face à leur métier, 79% se déclarent insatisfaits et ce, aussi bien au niveau symbolique qu’économique », oui oui, ce sont les termes employés. À n’en pas douter, des douzaines de sociologues chevronnés se pencheront sur l’interprétation qu’on peut donner tant au pourcentage recueilli qu’à l’expression « frustré face à son métier », tout comme il faudra sans doute une armée de philosophes du travail et autres penseurs de la société pour analyser l’insatisfaction de 79% au niveau symbolique.

Comme je reste un simple d’esprit ni sociologue, ni philosophe, je me contenterai donc d’enregistrer que nos enseignants s’estiment frustrés et insatisfaits.

L’article du Parisien nous apprend en outre que, je cite,

« Paradoxalement, ce sont les instituteurs qui semblent le plus souffrir de désamour. »

Et pour Le Parisien, le paradoxe se situerait dans ce ressenti alors que les Français seraient, eux, majoritairement contents de leur école primaire. En outre, le journal relate que le principal problème de l’enseignant moderne se situerait au niveau de son salaire, évidemment trop faible, et des moyens à disposition, évidemment truffés de manques. Le fait qu’un Manque De Moyen soit maintenant une revendication chez les pompiers, les policiers, les juges, les magistrats, les gendarmes, les enseignants d’écoles et de facultés, et tout le personnel travaillant dans toutes les administrations locales, régionales et nationales, dans toutes ces activités où l’État a mis ses doigts devrait apparaître comme un marqueur typique : ou bien l’État intervient exclusivement dans les domaines où, chroniquement, on Manque De Moyens, ce qui en ferait l’acteur économique le plus malchanceux de la planète, ou bien (et je sais, je vais tenter une hypothèse hardie), les domaines où intervient l’État se retrouvent rapidement en Manque De Moyens. Allez savoir.

education.jpgMais baste, passons : ce n’est pas le sujet. En réalité, si l’on oublie ce Manque De Moyen, il nous reste la question du vilain désamour et de la méchante frustration que nos enseignants ressentent. Ce n’est pas la première fois : à l’occasion de la rentrée scolaire, les marronniers journalistiques sont de sortie en petites foulées élastiques, et j’avais ainsi noté, il y a quelques années, la similitude des titres et traitements qu’infligeaient Libération et Le Monde, par exemple, à ce sujet. Au milieu d’un fleuve de larmes professorales, on apprenait toute l’horreur qui consistait à faire cours, à enseigner et à gérer des classes de maternelles pleines de peinture et de petits doigts couverts de chocolat.

Ceci posé, si l’on écarte prestement l’aspect caricatural des jérémiades relatées, le constat, lui, reste : oui, les enseignants se sentent mal aimés.

Et ils ont raison : à mesure que les années s’écoulent, on observe un décalage croissant entre l’idée qu’ils se font de leur métier au moment où ils le choisissent et leur ressenti après quelques années de pratique. La tendance existe. La question du pourquoi est rarement abordée. J’aimerai tenter d’apporter quelques pistes de réponse.

Tout d’abord, une évidence s’impose : si, il y a quarante ou même trente ans, la majorité des enseignants avait clairement choisi ce métier, il n’en va plus du tout de même à présent. Je ne crois pas me tromper beaucoup en imaginant qu’actuellement, une partie non négligeable d’enseignants est entrée dans la carrière pour, essentiellement, éviter le chômage qui semblait les attendre à la suite de leur formation. On peut s’interroger ensuite sur le niveau de motivation de cette partie-là, et, par voie de conséquence, sur la qualité générale de l’enseignement que ces personnes seront capables de fournir.

Comme on peut s’en douter, le nombre toujours croissant d’enseignants recrutés par les pouvoirs publics, hors de toute considération de marché et en déconnexion totale des besoins réels et des affectations pragmatiques à des postes précis, a des effets délétères sur la profession que les individus qui l’exercent ressentent maintenant de façon grandissante.

Bien sûr, et c’est d’autant plus vrai pour les instituteurs que pour les autres, on pourrait noter qu’avec la démocratisation du savoir, la place de l’enseignant a perdu de sa superbe. Là où, en 1913, le Hussard Noir de la République, cher à Ferry, était l’ilot de connaissances dans le village avec le curé et le maire, un siècle plus tard, il n’en va plus du tout de la même façon.

Bien sûr, les profonds changements sociétaux des années 60 et 70 ont marqué la profession plus qu’elle n’aurait sans doute voulu l’admettre. Certes, on aura gagné sur la rigidité des cours et des méthodes des années précédant mai 68, et en « plaçant l’élève au cœur des préoccupations », on aura probablement permis d’assouplir la relation du maître ou de la maîtresse avec l’élève.

Mais on aura aussi largement désacralisé la fonction, à force de tutoiement, de référentiel bondissant, de méthodes aussi novatrices que catastrophiques ; et l’introduction de myriades de matières périphériques aux enseignements de base aura largement contribué à transformer, de façon inexorable, les classes de primaire en garderies ludiques où le calcul, l’écriture et la lecture sont coincés au mieux dans les ateliers de poterie, les cours de civisme, l’histoire créative, les leçons de choses, la piscine, le poney, les bricolages, les visites de musées, de théâtre, les dessins et activités diverses par lesquelles passe de nos jours toute remuante classe de France.

Ce changement aura été de surcroît largement accéléré avec le dogme idiot des 80% d’une classe d’âge menée au bac (« menée » ici comme on mène les veaux à l’abattoir) : puisqu’il est rapidement apparu qu’il n’était pas possible d’augmenter sensiblement l’intelligence des gens sans utiliser un eugénisme un peu trop voyant, on aura choisi, pour remplir le même objectif, de diminuer le niveau. Si l’on y ajoute l’uniformisation léni(ni)fiante du collège « unique », et l’absolue nécessité de ne faire redoubler qu’en dernier recours, tout en imposant de conserver tout le monde, y compris les éléments les moins motivés, aussi longtemps que possible (tant pour des raisons sociales d’alphabétisation et d’encadrement que pour de basses-œuvres statistiques sur l’emploi), on obtient un tableau désastreux où, progressivement, le niveau général s’effondre. Le cercle vicieux se referme proprement lorsqu’arrivent devant les élèves des enseignants chargés d’apprendre la lecture, l’écriture et le calcul ayant des difficultés à rédiger une phrase complète sans faute d’orthographe ou qui peinent sur des fractions ou des proportions (la règle de trois n’étant plus franchement maîtrisée).

Education

En quelques décennies, le travail de sape s’est opéré de deux façons.

D’une part, en cédant à toutes les revendications corporatistes d’embaucher toujours plus de personnel, l’Éducation Nationale a mécaniquement dévalué la profession. Eh oui ! Chassez le marché par la porte, il revient par la fenêtre, avec une vengeance : moins une ressource est rare, moins elle est chère. L’Éducation Nationale a ainsi transformé la profession en une véritable voie de garage pour l’énorme production d’étudiants perpétuels qu’elle produit dans ses usines facultaires. Et sous forme de vengeance, cet afflux d’enseignants a mécaniquement réduit la proportion de ceux qui étaient là avant tout par motivation interne, pour qui le salaire, le nombre de jours de vacances ou les éventuels avantages ne sont rien à côté de la joie que peut procurer le sourire d’un enfant qui s’épanouit sous leur enseignement.

D’autre part, en acceptant d’abaisser le niveau, on l’a abaissé pour les élèves, et on l’a abaissé, en quelques générations, pour les enseignants. Immanquablement, les parents, confrontés à l’inadéquation grandissante entre les savoirs dispensés à leurs enfants et les besoins évidents du marché, ont très logiquement réévalué le prestige de la fonction.

Pendant ce temps, le reste du monde change. Drastiquement. Dans des proportions que les petits soldats du laïcardisme et du républicanisme à la Peillon ne peuvent soupçonner. D’une façon qui échappe totalement à la dogmatique porte-parlote du gouvernement et qui va modifier de façon profonde et irrémédiable la société française et mondiale, ainsi que l’acquisition du savoir.

Ce quatre septembre, la Khan Academy ouvre son site en Français. Comme j’en parlais dans un précédent billet, la Khan Academy met sur internet un contenu d’une incroyable richesse allant de l’arithmétique jusqu’aux intégrales et nombres complexes, en passant par la géométrie, balayant toute l’Histoire de l’Humanité, l’économie, la banque, la finance, la biologie, la physique, la chimie, l’informatique, l’astronomie, la médecine, les statistiques, et d’autre sujets encore… sous forme de vidéos didactiques. Espérons que la richesse de la bibliothèque française sera à la hauteur de la bibliothèque anglaise, mais il suffit d’aller sur le site pour constater par soi-même le plaisir que peut avoir un enfant, un adolescent ou un adulte, à disposer d’une vidéo claire sur un sujet de son choix, au moment où il le veut, avec le temps qu’il veut : la vidéo est interruptible à tout moment et on peut faire répéter le prof autant de fois qu’on le veut. On peut l’interrompre, passer lorsque le sujet est trop simple, y revenir plus tard…

Gratuitement.

En France, au moins, on a tout bien compris et on va donc passer la surmultipliée en décidant que si la situation empire, c’est qu’on n’a pas fait assez de ce qu’on vient déjà de faire. Autrement dit, on va embaucher encore plus et on va introduire encore plus de paillettes et d’alternatif dans le corpus de savoirs.

Le succès est assuré.

parabole de l'aspirine (c) Maître Du Monde
—-
Sur le web.

Lire aussi : Rentrée scolaire : le tableau noir de l’école française

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  • l’article le dit bien.
    Le problème de la frustration vient du fait que la plupart des enseignants actuels ont passé le concours car ils avaient peur de se retrouver au chomage en cherchant à postuler dans le secteur privé.
    On a connu un peu le même problème au début des années 80, lorsque les soixante-huitards babas-cools en ont eu marre d’élever des chèvres en Ardéche et ont rappliqué vers les villes profitant des embauches massives à la Poste, la SNCF etc…
    Ces feignasses une fois embauchés et invirables dans leur emploi ont fini de détruire l’image déjà écornée de ces boites d’etat.

  • Et comme la quasi totalité n’imagine pas une nano seconde quitter la fonction publique ou désobéir, il est évident que c’est au reste de la société de faire les efforts pour qu’ils aillent mieux.

  • Ce que l’Educnat oublie cruellement est l’évolution des technologies du savoir. Je viens de lire ça dans Business Insider :
    http://www.businessinsider.com/predictions-from-the-past-that-came-true-2013-9#from-1988-isaac-asimov-predicted-we-would-use-the-internet-to-learn-10
    et je traduis le passage le plus frappant d’Asimov pour les non anglophones : « Aujourd’hui, ce que l’on appelle « apprendre » vous est imposé. Tout le monde (les élèves) doit apprendre les mêmes choses au même moment, le même jour et à la même vitesse en classe (à l’école). Mais ils (les élèves) sont tous différents. Pour certains, ça va trop vite, pour d’autres trop lentement et (enfin) pour d’autres encore dans la mauvaise direction ». Il est grand temps que l’Educnat se dépoussière et accepte l’arrivée d’internet dans les écoles et peut-être l’éducation à domicile, mais je dois rêver …

    • @jacqueshenry

      L’Ednat va mal c’est sûr.
      Mais l’idée que les eneignants pourraient être avantageusement remplacés avec des cours sur internet est un fantasme.
      Fantase pour les gens qui ontdes comptes à régler avec le milieu enseignant, c’est certain.

      • « les gens qui ont des comptes à régler » : au lieu de jouer la victimisation stérile sur le mode infantile « c’est pas moi, c’est les autres », il serait plus pertinent d’analyser objectivement les causes essentiellement internes à l’EdNat du déclassement ressenti, à juste titre, par les enseignants. Mal poser un problème garantit de lui apporter la mauvaise solution.

  • on nous dit: rentree pour 12 millions 213 mille et quelques centaines d’élèves, et la veille pour les profs à hauteur de 850.000; soit si je ne m’abuse un peu plus de 14 élèves par prof, alors les classes surchargées ? sans doute un défaut d’organisation ?!

  • Je suis allée voir le site Khan Academy et je dois dire que c’est vraiment pas mal du tout.

    A l’heure où les enfants n’ont plus de cours à cause des nouvelles pédagogogies, c’est vraiment bien pour eux d’avoir sous la main et gratuitement des explications claires et abordables.

    Si les profs veulent retrouver l’amour, ils leur suffit de donner des cours aussi clairs que sur Khan Academy. Les enfants leur en seront reconnaissants, et leurs parents aussi.

    • Les cours sur internet, c’est super pour ceux qui veulent et qui savent apprendre. Personne n’ira consulter la Khan Academy de lui-même s’il n’a pas reçu cette éducation préalable. Mettre internet dans les classes ne sert qu’à faire croire aux profs qu’ils peuvent se passer de donner ce goût, que l’attrait pour un écran où ça bouge et pour les activités ludiques le remplace.

      • Pour des parents dont les enfants ont un prof nul, je trouve très bien qu’ils puissent s’en sortir grâce à ce genre de site.
        Le nombres de parents et d’enfants démunis est de plus importants puisque l’enseignement est de plus en plus nul et tout le monde n’a pas les moyens de se payer des cours particuliers.

      • « Personne n’ira consulter la Khan Academy de lui-même ». Voilà qui reste à prouver ! Ceci dit, aux parents de guider leurs enfants vers les cours sur internet, même si les socialistes veulent nous faire accroire que la famille, c’est passé de mode et que les enfants appartiennent à l’Etat. Quant aux adultes, il y a les entreprises et les œuvres charitables. Dans tous les cas, les cours sur internet sont les bienvenus.

      • « Personne n’ira consulter la Khan Academy de lui-même » :totalement de lui-même, peut-être pas. Mais les expériences, nombreuses, notamment dans des pays émergents (i.e. avec une éducation aussi sommaire qu’elle peut l’être) montrent qu’il est nettement moins coûteux d’avoir une connexion internet qu’un prof, et nettement plus facile et efficace. Ça ne remplace pas le travail de groupe, la direction d’un adulte, mais ça dégrossit pas mal et c’est nettement mieux que rien voire nettement mieux que certains profs.

        Donc bon.

        •  » montrent qu’il est nettement moins coûteux d’avoir une connexion internet qu’un prof, et nettement plus facile et efficace »
          Le CNED qui était là bien avant ces fameux cours par intenet n’a jamais remplacé l’enseignement par un vrai prof.

          • Il aurait pu. On lui a interdit, en posant des conditions drastiques pour y accéder, et en lui imposant des normes qui le rendait coûteux, pour justifier de ne pas investir dans cette voie. Et maintenant des trucs comme la KA le double par la droite.

          • Le CNED en Inde, en Afrique.
            Tu en es un de compèt, turnover. Ne change rien, surtout.

  • Merci pour l’info : khan Academy.
    Je pense qu’avec une prof comme ça j’aurais fais des miracles.
    Maintenant ceux que l’on nous propose sont vaguement une caricature du syndiqué de base. On arrive pas choisir entre coco ou socialo, ce qui est sur c’est que le banbin ne pourra pas y échapper.

  • Le niveau est très bas ce qui a pour conséquence 1.D’une augmentation de la violence.On ne sait pas réfléchir et s’exprimer pacifiquement alors on le fait d’une manière brutale.2.Une vulnérabilité au socialisme de droite ou de gauche!

    Donc la réponse est et demeure le chèque éducation couplé à un cahier des charges strict du point de vue culture et connaissance de façon à lutter contre la pauvret culturelle et intellectuelle. un minimum.

    • @ Libre
       » Donc la réponse est et demeure le chèque éducation  »

      Et ceux qui n’ont pas d’enfant, on leur rembourse en crédit d’impôt la valeur du chèque éducation annuel. ?

      Tu préconises un système de chèques éducation nominatif ou éventuellement revendable à des tiers ?

  • jesuisunhommelibre
    4 septembre 2013 at 18 h 10 min

    Petit rappel historique :

    Ce sont les libéraux, et Bastiat en tête, qui ont milité pour que l’enseignement soit libre et gratuit pour tous.

    Las, l’idée déplaisait fortement aux communistes (Jules Guesde arguait que cela n’avait d’autre but que de fournir de la main d’œuvre pour les méchants capitalistes).

    Les socialistes, dans leur grande sagesse, ont fait la synthèse : L’éducation pour tous, d’accord, à la condition que ce soit de la propagande d’état. C’est ainsi que naissait l’école laïque d’état, chère à Jules Ferry (il faut se méfier des Jules !).

    Et voilà comment une idée simple et généreuse (une idée intéressée aussi, car nous avons tous intérêt à être entouré de gens éduqués et cultivés), est devenue une machine à formater les esprits, en sélectionnant les savoirs (qui se souvient d’avoir étudié des textes de Tocqueville ou Benjamin Constant pendant ses études secondaires ? Ou d’avoir entendu parler de Jean-Baptiste Say ou Frédéric Bastiat durant ces mêmes études ?).

    Enfin, comme l’enseignement n’est pas une marchandise (tiens, la culture ne s’échange pas ?) il a fallu bannir tout réflexe de marché, comme la sélection des enseignants en fonctions de leur qualités et de leur compétence ; comme la diversification des matières et des méthodes en fonctions du besoin des élèves et des familles ; ce qui, mécaniquement, ne peut donner que ce qui arrive : Un énorme gâchis et beaucoup de frustration. Pour les professeurs, mais aussi pour des élèves à qui ont a fait miroiter un avenir professionnel, puis qui se retrouvent sur le carreau, ou, dans le meilleur des cas, surdiplômés (dans des disciplines souvent peu utile) pour les emplois qu’on leur propose.

    Comment, dans ce cas, ne pas être aigri ?

    • petit rappel historique : quand les commentateurs « libéraux » cesseront-ils de qualifier de « socialiste » ce qu’ils n’aiment pas ?
      Jules Ferry était haï des socialistes et de l’extrême gauche en général ! Il était tout ce que vous voulez sauf socialiste !

  • Bizarre, je ne vois pourtant qu’un troll ici, et je lui répond.

  • La Corée du Sud recrute ses enseignants parmi les meilleurs pour les équivalents de l’école, du collège et du lycée, les rémunère de manière très satisfaisante ce qui amène des résultats intéressants. selon les lois du marché….

  • Ou qu’il est le troll… ??
    ça recrute ? : oui
    C’est l’état qui recrute ? : oui
    C’est pas en relation avec le marché ? : oui
    C’est fait n’importe comment avec n’importe qui pour n’importe quoi ? : oui
    et les profs sont pas contents ? : oui
    non, honnêtement, j’vois pas de troll, éventuellement la (dur) réalité, mais ça…

  • Et, oui ! Ils sont tellement «désenchantés» que des médecins de leur médecine du travail ne leur posent qu’une seule question: «Êtes-vous déprimé?

    Tout d’abord, exit les instituteurs! Depuis1989, avec la création des IUFM les instituteurs ont été remplacés par des professeurs des écoles. Il n’y a plus que 8050 instituteurs en 2012 mais 316 408 professeurs des écoles. Après tout les femmes de ménages sont bien devenues des techniciennes de surface ou agents de propreté. Au moins les enfants sauront faire la différence entre l’époque de la Gloire de mon père de Pagnol et maintenant. Avant, les enfants apprenaient à lire, écrire, compter, et par la suite apprenaient un métier. À présent, un nombre grandissant vont chez l’orthophoniste, souffrent de dysgraphie, de troubles de la vessie, de stress, et finissent à Pôle emploi.

    Ensuite, ils ont eu droit à des Atsem pour les seconder en maternelle, puis des Avs, et des parents d’élèves pour toute sorte de sorties et évènements. Ainsi en 2011-2012, il y avait en pré élémentaire et élémentaire 5820945 élèves pour 324458 enseignants (soit environ 18 élèves, par enseignant) auxquels se rajoutent près de 60000 Atsem (Agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles payés par les mairies) et divers contrats aidés dont 9675 pour l’assistance administrative aux directeurs d’école. Même dans les centres aérés, ou colonies de vacances, les enfants n’ont pas autant d’adultes avec eux et, en plus, c’est souvent bien plus drôle et les enfants apprennent aussi.

    À tant être à côté des priorités, et même à côté de la plaque, avec Peillon c’est «Payons!». Payons des postes d’enseignants supplémentaires dont 1000 postes crées de professeurs des écoles! Payons des heures peri-éducatives! Payons pour un enseignement décalé! Payons pour repayer après des cours supplémentaires privés! À force d’engraisser le mammouth, le neurones vont demeurer en hibernation dans l’ère glaciaire d’un Etat congelant toute liberté individuelle. Prendre l’argent de tous pour faire des enfants des clones à coup de «fait pas ci» «fait pas ça» avec la morale laïque en renfort et une pédagogie étatiste, ça c’est de a refonte! Ce n’est plus l’Education Nationale. C’est le formatage national. Sur le tableau noir du malheur, les enfants ne sont pas prêts de dessiner le visage du bonheur. Et nous, nous ne sommes pas prêts d’arrêter de payer pour les dégâts causés par un Etat qui se substitue au responsable légal de l’enfant.
    Pas étonnant que la France soit le premier consommateur au monde de psychotropes!

  • Combien y a t’il de « vrais profs » parmi les profs ?

  • Je voulais attaliser un texte de Céline sur l’Ednat pour le poster mais c’est quand même bien délicat car le sens peut en être altéré, surtout avec le génie de Céline pour créer l’ambiance.
    Vous le trouverez dans « Les beaux draps – 1941 » http://www.pourlhistoire.com/docu/les%20beaux%20draps.pdf
    Mise en garde pour les bobos et leur éviter une nervoussebrickdaoune, c’est l’œuvre la plus judéophage de Céline.
    Je lis des commentaires sur Ferry / Guesde etc. Céline a la solution c’est le communisme-Labiche, une secte qui phagocyte un vaste territoire de Dunkerque à Perpignan en passant par Menton, Strasbourg, Brest et Saint-Jean Pied de Porc. J’adore Saint-Jean Pied de Porc sur les contreforts des Pyrénées, c’est le symbole qui me plait ; Saint Jean, Catho et Pied de Porc pour pied de porc au cul des musulmans qui voudraient rentrer.
    Il utilise un verbe très sympa : « Que sçouais-je ? »
    Enfin, c’est d’une actualité absolument incroyable en plus d’être visionnaire et vous allez découvrir que le PS a piqué le programme de Céline, si, si, et en plus il ne déconne pas, il argumente.

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