L’enseignement de la morale à l’école : une cruelle déception

Au vu des idées défendues par Vincent Peillon, il va falloir être très vigilant sur le type d’enseignement de la morale qu’il s’apprête à mettre en place au sein de l’Éducation Nationale.

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L’enseignement de la morale à l’école : une cruelle déception

Publié le 8 août 2013
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Au vu des idées défendues par Vincent Peillon, il va falloir être très vigilant sur le type d’enseignement de la morale qu’il s’apprête à mettre en place au sein de l’Éducation Nationale.

Par Jacques de Guenin.

Contrepoints a bien voulu publier le 15/11/2012 mon article La morale  à l’école dans lequel  je faisais l’apologie de l’enseignement de la morale à l’école dite de Jules Ferry et je faisais un certain crédit à Vincent Peillon, qui voulait la rétablir.

En voici un résumé des principaux thèmes :

  • L’enseignement primaire a connu un âge d’or en France entre 1892 et les années 1960. C’était l’école de Jules Ferry.
  • La caractéristique peut-être la plus originale de cette école était l’enseignement de la morale.
  • Les Éditions des Équateurs viennent de republier Le livre de morale des écoles primaires, par Louis Boyer, Inspecteur de l’Enseignement primaire. C’est un chef d’œuvre absolu d’élévation morale, de retenue et de culture.
  • Vincent Peillon veut rétablir la morale à l’école. Faisons lui crédit dans la mesure où il a déclaré dans une interview donnée à L’Express du 02/09/2012 : « Je pense, comme Jules Ferry, qu’il y a une morale commune, qu’elle s’impose à la diversité des confessions religieuses, qu’elle ne doit blesser aucune conscience, aucun engagement privé, ni d’ordre religieux, ni d’ordre politique ».

Depuis lors j’ai eu deux cruelles déceptions. La première a été la lecture du rapport Pour un enseignement laïque de la morale, demandé par Vincent Peillon à une mission dirigée par Alain Bergounioux, Inspecteur général de l’Enseignement Général, Laurence Loeffel, pro­fes­seur de phi­lo­so­phie de l’éducation et Rémy Schwartz, conseiller d’État.

Dans ma candeur naïve, je m’attendais à des préconisations concrètes reprenant pour l’essentiel Le livre de morale des écoles primaires, de Louis Boyer. Au lieu de cela, j’ai découvert un salmigondis d’idées générales et de banalités s’étalant sur une cinquantaine de pages. En voici un exemple pris absolument au hasard :

Il importe grandement d’expliciter ce que doit être la méthode pédagogique. Ce n’est pas, en effet, seulement le moyen de faire passer un contenu. La méthode pour l’enseignement moral configure également le contenu. En matière d’éthique ou de morale, la démarche suppose un sujet libre, capable par l’usage de sa raison et de sa volonté, de choisir des valeurs auxquelles il décide de se référer et de les inscrire dans les actes. L’enseignement de la morale ne peut qu’être fondé sur le respect de cette liberté du sujet, et doit lui permettre de l’exercer dans la considération des valeurs et des règles (ou obligations) que ces valeurs fondent et justifient dans la vie en société.

La deuxième déception a été de découvrir que si M. Peillon était un homme souriant, cultivé, s’exprimant bien, pouvant donner le change sur l’enseignement libéral de Jules Ferry, c’était aussi un dangereux fanatique, comme en témoignent les citations suivantes :

Le but de la morale laïque est de permettre à chaque élève de s’émanciper, car le point de départ de la laïcité c’est le respect absolu de la liberté de conscience. Pour donner la liberté du choix, il faut être capable d’arracher l’élève à tous les déterminismes, familial, ethnique, social, intellectuel, pour après faire un choix. (L’Express, septembre 2012)

Les citations suivantes sont extraites de son livre La révolution française n’est pas terminée.

Cette religion républicaine, qui doit accompagner la révolution matérielle, mais qui est la révolution spirituelle, c’est la laïcité.

 

Toute l’opération consiste bien, avec la foi laïque, à changer la nature même de la religion, de Dieu, du Christ, et à terrasser définitivement l’Église.

 

On ne pourra jamais construire un pays de liberté avec la religion catholique.

 

Mais la citation la plus terrifiante est sans doute la suivante :

1789, l’année sans pareille, est celle de l’engendrement par un brusque saut de l’histoire d’un homme nouveau. La révolution est un événement méta-historique, c’est-à-dire un événement religieux. La révolution implique l’oubli total de ce qui précède la révolution. Et donc l’école a un rôle fondamental, puisque l’école doit dépouiller l’enfant de toutes ses attaches pré-républicaines pour l’élever jusqu’à devenir citoyen. Et c’est bien une nouvelle naissance, une transsubstantiation qui opère dans l’école et par l’école, cette nouvelle église avec son nouveau clergé, sa nouvelle liturgie, ses nouvelles tables de la loi.

Elle montre que Vincent Peillon ne semble pas avoir compris qu’il y a eu deux phases dans la révolution de 1789 : la première fut celle du libéralisme, avec la nuit du 4 août, la déclaration des droits de l’homme, avec Lafayette, Condorcet, Thomas Paine, etc. La deuxième fut le règne de la terreur, matrice de tous les totalitarismes ultérieurs. Il est évident que ce n’est pas à la première phase que Peillon fait allusion. Comme tous les totalitaires, il veut créer un homme nouveau.

Conclusion pratique : il va falloir être très vigilant sur le type d’enseignement de la morale que s’apprête à faire l’Éducation Nationale.

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  • Oublions ce lavage de cerveaux qui, fort heureusement, est vite détecté par les élèves mêmes les plus juvéniles !

    La morale se construit essentiellement chez un enfant en copiant des comportements familiaux ou autres. Un gosse dont la mère est menteuse sera rarement d’une honnêteté scrupuleuse …

    Bref, incapables de faire tourner la société, les socialistes veulent la changer. Restons optimistes, c’est raté d’avance, sauf pour les faibles d’esprits.

    • Oui jusqu’à ce que ce type nous retire nos enfants parce que
      « il faut être capable d’arracher l’élève à tous les déterminismes social, ==>familial<== ethnique social intellectuel pour ensuite faire son choix"
      je n'invente rien c'est de lui.
      donc on crée des mouvements obligatoires de jeunesse pour que l'enfant soit éduqué par la république (correctement hein! pas comme l'éducation des autres cathos fachos homophobes)

  • C’est simple: la morale n’a rien à faire à l’école. C’est une affaire familiale privée.
    Tout le reste est de la semence à dictature.
    Et en prime un petit détournement: « On ne pourra jamais construire un pays de liberté avec le socialisme. »

  • Si j ai bien lu la presse, Mr Peillon est le fils du tresorier du Parti Communiste , qui voulait prendre le pouvoir par la force ( voir ses statuts avant leur « europeinisation »).Donc eleve dans une ambiance ou la religion ne pouvait etre autre que le comunisme-staliniste. Et le choix de Mr Peillon pour ce ministere confirme le desir du Parti et de la gauche de MODELER les conscience selon LEUR vision du monde, pas de respecter l individu , mais pour creer l « homme nouveau ».

  • Rien à dire, cet homme est extrêmement dangereux.

  • Pour moi, c est juste une continuation de ce que j’ai toujours connu de l’école et je ne suis plus si jeune.Le loup est juste sorti du bois . Comme dit H16 un de vos éditorialistes, ils se sont juste un peu « détendus du slip » car leur majorité politique leur donne l’illusion d’avoir atteint leur Graal. Ne les détrompons pas, ils se rendront juste plus visibles et insupportables aux yeux de tous. Les jeunes sont bien plus lucides qu’ils ne le croient et cela fait belle lurette que le lavage de cerveaux ne l’ed nat ne marche plus; ce serait même l’inverse.

  • Je suis d’accord sur la nécessité de séculariser la société, mais… Ce type est un malade mental.

  • La laïcité est un principe inscrit dans le droit et non une valeur. Dès lors, parler de morale laïque est carrément antinomique.
    Le principe de la laïcité affirme «la liberté de conscience et de culte, la libre organisation des Églises, leur égalité juridique, le droit à un lieu de culte, la neutralité des institutions envers les religions, ainsi que la liberté d’enseignement.» La laïcité est une règle de séparation institutionnelle entre l’Etat et la religion, de non ingérence respective, de préservation d’une liberté individuelle: celle de la spiritualité. La laïcité ne définit pas ce qui est bien ou mal pouvant donner lieu à un débat moral. Elle est une loi puisque inscrite dans la constitution. Que les fondements de la République et les devoirs et obligations du citoyens soient enseignés à l’école, comme c’est déjà le cas, il s’agit d’un cours de droit constitutionnel. Mais que l’école impose des cours de morale sur l’application du droit, c’est une atteinte à la liberté de pensée, voire même au droit moral dont le principal objectif est la défense de la personnalité de l’individu (donc son droit de propriété incorporelle «attributs d’ordre intellectuel et moral»). La morale laïque est une tentative de formatage idéologique qui est en totale contraction avec le droit dans lequel s’inscrit la laïcité.
    Par ailleurs, je rejoins tout à fait les propos de Mps et de Mdr. La morale fixe des règles de conduites issues de valeurs individuelles et/ou collectives. Ce sont les parents qui sont les garants de la morale et qui doivent l’insuffler par mimétisme ou pédagogie. Si le droit impose le respect à autrui, c’est aux parents à en montrer la portée morale (le bien et le mal) et à la partagée avec les enfants. Ensuite, chaque enfant est libre de perpétuer à son tour cette morale, de la modelée en fonction de sa propre expérience et de ses propres pensées, ou de se limiter à la simple expression du droit.
    L’Etat, et donc ses institutions telles que l’Education Nationale, n’a pas à lobotomiser les esprits en leur inculquant un mode de pensée, il doit être le garant du droit, dont celui à l’apprentissage de la connaissance (=des faits). Il n’a pas à se substituer au rôle des parents qui eux guident les enfants en partageant avec eux l’amour et leur héritage tant moral que matériel dont chaque enfant disposera à sa guise. L’Etat n’a pas à formater les esprits, ni à niveler les individus. Il doit veiller à ce que chaque individu puisse se nourrir de connaissances et exprimer ses libertés individuelles en harmonie avec celles des autres.
    Peillon ne déroge pas au principe socialiste qui consiste à vouloir s’immiscer dans la privée des gens pour créer un modèle de société uniforme où chaque individu doit se fondre dans la masse, créée au nom d’un intérêt général préfabriqué, et au détriment de l’essence même, du potentiel, et de la liberté de conscience et de pensée de chaque individu.
    Au regard du droit, son projet est anticonstitutionnel car il porte atteinte à la liberté d’appréciation, donc de pensée, de chacun, sur un principe de droit constitutionnel.
    Lorsque l’Etat, ses institutions et ses représentants deviennent des donneurs de leçons de morale, ils dépassent le cadre du droit et de leurs attributions respectives pour devenir des missionnaires. Dès lors, l’Etat n’est plus qu’un outil politique au service d’une dictature idéologique, un contrevenant aux fondements de la République et de la démocratie.

    • Il me semble nécessaire de reformuler la laïcité pour une société déchristianisée (par la force, mais passons).

      Je propose cette définition: La séparation du pouvoir coercitif et de l’autorité morale.
      Donc l’État ne peut pas servir une vision de la morale, mais doit réprimer toute coercition par une autorité morale.
      Je pense que c’est fidèle au modèle d’origine: Rendez à Dieu ce qui revient à Dieu et à César ce qui revient à César.

      Avec cette définition, nous retouvons votre conclusion: un État qui enseigne la morale n’est pas laïc.
      Selon moi, cela revient à dire qu’il est intrinsèquement totalitaire…

  • Sur la forme, la lecture de votre article montre que vous procédez de raccourcis en sortant de leur contexte des citations puis en effectuant des rapprochements abusifs … pratique du syllogisme aux limites de la bonne foi…
    Plus avant : la possibilité que l’école permette à chacun de s’extraire justement de sa condition me semble plus que souhaitable … Tu as le droit de croire la même religion que celle de tes parents, mais tu as le droit de choisir, de t’en émanciper, d’aller ailleurs ou d’y revenir…
    L’école donne cette liberté formidable mais elle est aussi du côté de la raison n’en déplaise à ceux qui aimeraient bien réduire ses champs d’intervention…
    Enfin, faites un peu confiance au bon sens partagé et à la régulation qu’une société heureusement libre et contradictoire exercera toujours sur ce qui se dit et se fait à l’école… un peu de calme donc et moins d’excès !

    • Le problème majeur est avant tout de nature éthique.

      Une seule école, et une seule méthode d’éducation, quelle que soit sa qualité (et dans notre cas, la qualité de notre enseignement est plus que discutable) ce n’est pas très bon, c’est même dangereux.
      Puis la concurrence ne peut apporter que du bon.

    • Bonjour Vincent,

      Depuis quand le rôle de l’école est-il de nous aider à nous « extraire de [notre] condition » ? Sauf si vous entendez ce mot, condition, au sens de condition humaine, alors vous vous trompez. Et encore peut-on douter que le rôle de l’école primaire, dont il est question ici, soit vraiment d »élever l’homme au-dessus de sa condition, mais passons.

      En outre ce n’est pas en fait pas « l’école » qui joue ce rôle. C’est l’instruction qu’elle dispense, et qui doit permettre une lente évolution de la société vers plus de connaissance, plus de civilisation.

      Aucune image n’est plus fausse que celle du fameux « ascenseur social »: ce n’est pas un ascenseur où il suffise d’entrer et d’attendre pour rejoindre les classes supérieures; c’est une échelle de corde, un escalier à peine taillé dans la roche d’une montagne élevée, et sujet à des éboulements, et que chacun ne peut gravir que par lui-même, par ses propres efforts, grâce aux conseils prodigué par ses professeurs. Faut-il rappeler le sens du mot pédagogue ? On dirait que oui : littéralement c’est l’esclave chargé de conduire de conduire les enfants.

      C’est une drôle d’erreur matérialiste, surtout quand elle est commise par des gens qui se prétendent si spirituels, que de croire que l’école doit permettre aux pauvres de s’enrichir, aux croyants de décroire,

      L’école est là pour entraîner la tête à réfléchir, comme on entraîne les jambes à courir et à sauter. C’est ensuite à chacun d’utiliser cette tête pour faire son propre chemin dans la société. Et c’est l’ensemble de ces chemins qui amèneront – ou non – une élévation de la civilisation. Bien évidemment, cette élévation n’est pas mesurable, et surtout pas à l’échelle d’une mandature de ministre, ni même à l’échelle d’une carrière de professeur, ne vous en déplaise.

  • Vous êtes naïf, si l’enseignement de la morale ressemble à celui de l’économie, il y a lieu de s’inquiéter. L’EN sue le socialisme par tous ses pores. Il n’en sortira jamais rien de bon. D’ailleurs le minustre annonce la couleur avec sa nouvelle religion qui doit mettre a bas le catholicisme. Et puis quoi encore! il ne vous laissera pas le choix.

  • C’est vraiment inquiétant mais peut-on attendre autre chose d’un jacobin ?

  • Vincent Peillon veut également scolariser les enfants a partir de 2 ans : avec sa « morale révolutionnaire » , et une influence moindre du milieu familial , le pire est à attendre de nos enfants.
    Quand je lis les écrits de Peillon , je ne peux m’empécher de penser que certains ont été condamnés par la justice pour beaucoup moins.
    Ce type est vraiment dangereux!

  • Un dingue ce monsieur Peillon!Trêve de plaisanterie , il s’agit d’une emprise totalitaire de la part de l’état sur les enfants, comme du temps de l’union soviétique!Le chèque éducation ,il connait?

  • Je trouve les commentaires ci-dessus bien naïfs.

    Peillon ne se définit sûrement pas comme un socialiste, ni un catholique, ni un laïque, ni un communiste, ni un jacobin; parce que Peillon est juif.
    Ceci peut-il expliquer cela ?

    • Certes, juif pour sa haine de l’Eglise… mais pour nos chères têtes blondes :
      « La révolution implique l’oubli total de ce qui précède la révolution. Et donc l’école a un rôle fondamental, puisque l’école doit dépouiller l’enfant de toutes ses attaches pré-républicaines pour l’élever jusqu’à devenir citoyen. »
      Robespierre a dit la même chose, qu’il fallait guillotiner tous ceux qui avaient plus de 15 ans en 1789, donc jacobin

    • Oui, il doit certainement faire chabbat mettre les phylactère et sa kippa est invisible, c’est d’ailleurs sa fois qui fait qu’il n’est pas marié à un juive.

      Mais c’est vrai un juif même athée ne peut jamais agir, parler ou pense qu’en tant que juif pour certains obsessionnels.

  • Il faut terrasser l’Eglise, mais pas les autres religions.Cet homme fait bien parti de toute cette clique qui veut détruire la nation. Je me rappel en 1981 lorsqu’ils ont pris le pouvoir, ils voulaient interdire la boxe et supprimer la légion étrangére, probablement pour mettre tout le monde en tutu et à la danse. Ils n’ont toujours rien compris. Heureusement, nous, parents, veillont au contenu et corrigeons les dérives des enseignants.Cet homme est dangereux.

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