Usage de drogues en prison

Se procurer de la drogue en prison est tout sauf un problème. Alors, la prohibition jusqu’où ?

Se procurer de la drogue en prison est tout sauf un problème. Alors, la prohibition jusqu’où ?

Par Guillaume Nicoulaud.

Début 2011, un trio de médecins s’est lancé dans une expérience très instructive [1]. Ils ont distribué un questionnaire anonyme aux détenus du centre pénitentiaire de Liancourt afin, notamment, d’évaluer la prévalence de la toxicomanie en milieu carcéral.

Résultat : pas moins de 43,6% des 381 détenus ayant répondu déclaraient consommer au moins une drogue alors qu’ils étaient derrière les barreaux. C’est un secret de polichinelle : se procurer de la drogue en prison est tout sauf un problème ; ce n’est qu’une question de prix.

Ce qui pose tout de même une question importante : si l’État est incapable de contrôler le trafic de drogue dans ses prisons, qu’espérons-nous exactement de la politique de prohibition menée à l’extérieur ? Question subsidiaire : avons-nous l’intention de transformer nos rues en quartiers de haute sécurité pour mettre fin au trafic où nous arrêterons-nous avant ?


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Note :