Interdire la cigarette à la plage : une bonne idée ?

Marisol Touraine a décidé d’élargir l'interdiction de fumer à de nouveaux espaces publics, comme les plages. Est-ce bien légitime ?
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Interdire la cigarette à la plage : une bonne idée ?

Publié le 30 juillet 2013
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Marisol Touraine a décidé d’élargir l’interdiction de fumer à de nouveaux espaces publics, comme les plages. Est-ce bien légitime ?

Un article de l’auteur du site « Bobo libéral ».

Un État, pour se donner l’impression d’être utile à la société doit, agir. Et cela sans cesse. Il est impératif qu’il rappelle à tous son existence au risque qu’un beau jour, en cas d’absence prolongée, on réalise soudainement que le pain de la boulangère se fait sans lui. Et ce qu’il sait faire de mieux quand il agit, c’est d’interdire. Dans ce domaine, il est redoutable et souvent efficace.

Notre chère Marisol Touraine, ne faisant pas exception à cette habitude, en bon sbire d’État, a décidé d’élargir l’interdiction de fumer à de nouveaux espaces publics, tels les parcs, les cités universitaires ou les plages. Et j’entends déjà de nombreux libéraux s’indigner de cet État-nounou qui empiète à nouveau sur les libertés individuelles qui leurs sont très chères. Dans ce cas précis le droit de fumer en disposant librement de son corps. Les réactions sont identiques quand l’État veut limiter la vitesse de circulation sur les routes et autoroutes de France.

Mais voilà, au risque de surprendre, ils ont tort. Et les cris d’orfraies qu’ils sont susceptibles de pousser peuvent jouer en leur défaveur. Je m’explique.

À force de protester contre ces interdits, les libéraux donnent cette impression, qui est fausse, que les gens – la société en somme – sans règles s’organiseraient d’eux-mêmes, comme par magie. Si l’on roulait sans aucune restriction il n’y aurait pas plus d’accidents, leur nombre pourrait même diminuer. Et la fumée de tabac en rien n’agresse les non-fumeurs et vouloir interdire la consommation de cigarettes dans des endroits fréquentés n’est que l’expression de gens envieux qui veulent dominer autrui. En clair, tout irait tellement mieux sans interdits ! Ce sont eux qui causent les problèmes.

Des arguments présentés de la sorte ne peuvent être pris aux sérieux. C’est indéfendable et pire, c’est contraire aux thèses du libéralisme. N’oublions pas une chose : la majorité des gens veulent vivre avec des règles.

Dans une société libérale, la question n’est pas de savoir s’il y a des restrictions (comme la limitation de vitesse ou le droit de fumer dans un lieu dit public) mais qui doit imposer ces restrictions. Ludwig von Mises avait d’ailleurs évoqué ce problème dans son célèbre ouvrage L’Action Humaine, et il ne se privait pas de critiquer certains libéraux :

La confusion et le manque de jugement manifestés dans le traitement des problèmes de l’interventionnisme sont en vérité stupéfiants. Il y a par exemple des gens qui raisonnent comme ceci : Il est clair que les réglementations de la circulation sur les routes publiques sont nécessaires – Personne n’a d’objection contre l’intervention du pouvoir dans la façon dont l’on conduit un véhicule – Les avocats du laissez-faire se contredisent en combattant l’intervention du gouvernement quant aux prix du marché, alors qu’ils ne réclament pas l’abolition des réglementations publiques en matière de circulation routière.

La fausseté de ce raisonnement est manifeste. La réglementation de la circulation sur une certaine route est l’une des tâches incombant à l’organisme qui fait fonctionner cette voie de communication. Si cet organisme est le gouvernement ou la municipalité, c’est à lui à vaquer à cette tâche. Il incombe à la Direction des Chemins de fer d’arrêter l’horaire des trains et c’est la tâche du gérant de l’hôtel de décider s’il y aura ou non de la musique dans la salle de restaurant. Si le gouvernement fait fonctionner le chemin de fer ou l’hôtel, c’est au gouvernement de faire les règlements nécessaires concernant ces détails. S’il y a un Opéra d’État, c’est le gouvernement qui décide quels opéras devront être créés et quels ne doivent pas l’être ; il serait illogique, toutefois, d’en déduire que c’est aussi la tâche du gouvernement d’en décider pour un théâtre non nationalisé.

C’est au propriétaire qu’incombe la tâche d’établir des règles sur l’espace qu’il possède. Le problème est simple au sujet des propriétés privées légitimes. Mais qu’en est-il de la propriété dite publique ? Comme les parcs ou les plages ? Qui doit décider des règles de conduites (au sens large) ? La volonté du peuple, un autocrate ou les contribuables ? Ludwig von Mises se défausse même quand il parle de l’État ? Quel est-il vraiment ? Ces agents ou le peuple qu’il gouverne ?

En fait il n’y a pas de solution claire du moment que le concept de propriété publique est en soi flou voire contradictoire.

La propriété publique, chacun se sent légitime d’en disposer comme bon lui semble, puisqu’elle appartient à tout le monde. Mais dans les faits, par nature, cela est impossible, et pousse inexorablement les membres de la même communauté à rentrer en conflit pour son usage. Les associations anti-tabacs seront vécues comme agressives par les contribuables fumeurs, et les fumeurs perçus comme une nuisance pour les contribuables non-fumeurs (par extension aussi : pourquoi devraient-ils financer la santé de ceux qui fument ?).

Dans une société de droit privée, ou anarcho-capitaliste, ce sont les propriétaires qui décident des limitations et des restrictions, à l’image de ce qui se fait dans les centres commerciaux. Il y aurait alors une grande variété de règles, et beaucoup seraient loin d’être parfaites, qui conviendraient à une grande variété de personnes, et dans le même temps les restrictions les plus efficaces ou qui rencontreraient le plus d’adhésions seraient adoptées par la majorité des communautés. On peut très bien imaginer des communautés où les routes n’auraient aucune limitation de vitesse et d’autres où il serait interdit de circuler en voiture. Toutefois on en déduirait que les primes d’assurance en cas d’accident ou de dommages corporels seraient très élevées dans le premier cas ; et dans le second cas, où aucun véhicule ne serait autorisé à circuler, les primes d’assurance maladie ne manqueraient pas d’augmenter pour cause de transport impossible en ambulance lors d’urgences. Et il est en de même pour le tabac. Des espaces pour fumeurs et non fumeurs.

Mais ce qui compte est que seul le propriétaire légitime (que ce soit un individu, un groupe d’actionnaires ou un arrangement semblable à une copropriété) détermine quelles sont les restrictions à suivre. Les règles de conduites seront clairement établies et ne pourront être modifiées au moindre caprice comme cela se pratique dans les espaces publics, où par définition règne un flou quant à leur usage.

Ainsi le libéralisme se révèle par essence une théorie politique de la réglementation, mais dont les fondements reposent sur le droit de propriété privée légitime, à la différence de la propriété publique qui repose sur des principes arbitraires et mal définis et qui sont sources de conflits permanents.


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  • L’autre jour après avoir fait l’amour à ma femme j’ai dit: bientôt une taxe et une loi sur les rapports sexuels. C’est vrai, c’est pas normal autant de bonheur gratuit, c’est injuste, c’est aussi une forme de discrimination pour les gens seuls. Allez, hollande, un petit effort, un radar ou une camera dans chaque maison, plus une pillule de soma pour controler les cerveaux récalcitrants.

    • Il faudrait subventionner le fait de faire l’amour et/ou d’être en couple, pour inciter les célibataires à trouver des partenaires.

  • Quel besoin de restrictions !
    Et si on mettait juste une pancarte pour ceux qui n’auraient pas reçu l’éducation nécessaire suite aux défaillances conjointes de l’EN et de leurs parents : les personnes incommodées par la fumée de leurs voisins fumeurs sont en droit de leur demander de l’écraser ?

  • Très français, cette manie de disserter sur tout, longuement, et pour rien …

    Quelle que soit la plage, la présence humaine laisse des traces : le petit chien qui se soulage, le gosse qui laisse tomber sa tartine, sans parler des cradingues qui abandonnent des emballages et tout et n’importe quoi … Faut-il interdire l’homme sur les plages ?

    En fait, il y a deux types de plages : les sauvages, à faible concentration, et les concédées où les serviettes se touchent, mais qui ont « un patron ».

    Quels sont les inconvénients des fumeurs ?

    – la fumée, pour qui connait le principe élémentaire de dilution, n’a pas plus d’incidence qu’une aspirine dans les chutes du Niagara.
    – restent les mégots, moins plaisants.

    La France, prohibitionniste répressive et névropathe, veut donc interdire les fumeurs. Au Portugal, chaque entrée de plage est munie d’un distributeur gratuit de petites boites de carton à couvercle, d’environ 10 cms de côté, et marquées d’une publicité : le fumeur qui arrive en prend une, y mettra ses mégots, et abandonnera la boite dans la poubelle prévue, lorsqu’il quitte les lieux.

    Toute la différence entre la civilisation et la fureur normative …

  • Alors qu’il suffit de demander aux gens de ramasser leurs mégots et de les déposer ensuite dans la poubelle …. c’est à dire, non pas les traiter comme des sales gosses, mais comme des adultes responsables de leurs actes.

  • Le problème n’est pas là ; il est que l’excès de réglementation, qui est non seulement liberticide, ruine le sens de la responsabilité individuelle. Avec ces règles stupides les gens sont comme stérilisés, sans plus aucun sens des risques et des conséquences de leurs actes.

    Il en résulte que lorsqu’ils entrevoient un semblant de liberté, ils n’ont plus aucune limite, et se noient dans l’Hérault alors que la plus élémentaire des prudences aurait dû les inciter à rester sur la plage plutôt que de se baigner.

    Enfin, je doute que le fait de substituer à une règle de bonne conduite (je ne gêne personne, je ne donne pas de mauvais exemple, je suis poli, je respecte l’autre, selon le cas) une interdiction légale, qui sera bien évidemment sanctionnée par des amendes, soit un progrès pour la liberté.

  • Interdire de fumer à la plage, ce n’est pas le top.

    Ce qu’il faut interdire, c’est de péter.

    En effet, il est facile de ne pas fumer, à la plage ou ailleurs. Mais se retenir de péter, c’est une autre paire de manches.

    Il faut donc avant tout interdire de péter. Ça fera beacoup de revenus pour notre belle et bien-aimée raie publique.

  • A propos des effets du tabac sur la santé, j’ai analysé les nombreuses études sur le sujet. Nous avons un recul suffisant aujourd’hui pour vérifier si tout ce qui a été annoncé, en particulier l’effet du tabac sur le cancer du poumon, s’est traduit dans les faits. Vous pourrez trouver la synthèse de mes recherches sur mon blog, olivierbach.fr .

  • Interdire non, produire des crèmes inflammables au contact des cigarettes oui! Il n’y aurait pas de problème si (comme bien souvent) les gens n’étaient pas dégueulasses…
    J’ai habité trois ans en bord de Méditerranée, à la première tempête après l’été un cordon de 30-40 cm de mégots est déposé par la mer tout au long du littoral. Suffit d’imaginer le reste.

    Si les gens sont bêtes et indisciplinés faut être derrière eux sans arrêt, leur pourrir la vie, et du coup les gens corrects sont pénalisés.

    Comme d’habitude vous me direz, alors pourquoi être honnête? C’est si facile et gratifiant d’être un emmerdeur en France..

  • On sombre dans le ridicule!

  • Supposons qu’il existe des plages privées et des plages publiques.
    Que chaque propriétaire d’une plage, que ce soit une collectivité publique ou un organisme privé, définisse les règlements qu’il souhaite.
    Les visiteurs choisiront en fonction de ce qu’ils préfèrent, en tenant compte du prix et des conditions de confort et de sécurité.
    Il n’y a rien de plus libéral à cela.
    Le problème en France, c’est qu’il y a trop peu de plages privées, à cause des lois idiotes et contraignantes sur les plages et le littoral, mais c’est différent dans beaucoup d’autres pays.

  • « Mais ce qui compte est que seul le propriétaire légitime (que ce soit un individu, un groupe d’actionnaires ou un arrangement semblable à une copropriété) détermine quelles sont les restrictions à suivre. »

    Et la question a 100 balles, c’est : dans une société anaracap, qui n’inclut par définition aucune autorité de référence, qui a l’autorité pour déclarer que untel est le propriétaire légitime (conforme à la loi, mais la loi de qui ?) de ceci ou cela ?

    • Faut lire Le mystère du capital d’Hernando de Soto : le fondement du capitalisme et de la prospérité, c’est la mise en place d’un système d’enregistrement de la propriété. Si vous possédez une plage, vous avez une preuve que vous l’avez acquise par un achat, par un don ou héritage. S’il y a un contentieux, il se règle devant un tribunal.

      • Et qui organise ce système ? Selon quelle légitimité ?

        L’ensemble « registre+tribunal+police+territoire » doit forcément former un tout, sinon aucun de ces système ne peut être fonctionnel. Et cet ensemble, c’est un proto-Etat. D’autant plus que pour que ce système vital existe, il doit nécessairement y avoir un flux de revenu, et donc une forme d’impôt.

        Si chacun peut choisir son tribunal, sa police à sa guise, il doit nécessairement pouvoir choisir son registre, et donc son territoire « légitime » à sa guise. Ce qui est absurde. Théoriser sur l’anarcapisme, c’est comme imaginer des machines à mouvement perpétuel. C’est au mieux inutile.

        • Quand vous achetez du pain, vous demandez au boulanger s’il a une légitimité à produire et vendre ses produits ? idem pour une assurance.

          • D’après vous, il existe donc un genre d’intelligence collective « naturelle » omnisciente qui sait en permanence qui possède légitimement quoi ?

  • Les Français sont vraiment des veaux. Des veaux qu’on mène maintenant à l’abattoire. Parce qu’on s’imagine avoir trouvé par quoi les remplacer. Des moutons. Un veau, ça risque de vous filer un méchant coup de sabot quand vous voulez l’égorger. Avec un mouton il y a moins de risque. Et vous pouvez le tondre en attendant.

  • Interdire, interdire, interdire…
    Quand je ne sais pas répondre au besoin d’autrui, j’interdis
    Au nom de la santé ( publique?), j’interdis le tabac dans (tous) les lieux publics
    Ok! Sage précaution pour empêcher les autres de mourir (?)
    Si c’est mon seul objectif, je vais plus loin: je supprime tout ce qui incite à consommer des produits nocifs pour la santé dans tous les espaces publics: les parcs, la rue, la plage…
    Alors, déclinons les produits délétères pour la santé publique puisque incriminés dans les causes de mortalité :
    Toutes les friandises (diabète, cholestérol )
    Toutes les glaces et autres gélatines (diabète, cholestérol )
    Toutes les boissons sucrées ou gazeuses (diabète, cholestérol )
    Tous les sandwichs non certifiés naturels (diabète, cholestérol )
    Tous les supports numériques ou mobiles (stress, hypertensio)
    Et pis allons plus loin
    Interdisons aussi tous les éléments capables de m’inciter à envier quelque chose que je ne peux satisfaire ou qui me met en êtat de manque : publicités quelqu’elles soient, vitrines en tout genre etc, etc, etc…
    Finalement, l’espace public sera neutre pour ne pas me tenter ou me gêner
    Je suis bon pour exiger le voile intégral pour toutes les femmes et la soutane pour tous les hommes

    Mais je me réveille et je me dis, reprenant Albert Camus: être un homme, c’est dire Non!
    Non à l’injustice, certes, mais non à mes impulsions surtout, et oui à ma liberté de choix sans entraver la liberté de l’autre qui est aussi capable de dire non!

  • 1) Il appartient aux collectivités locales, et en premier lieu aux maries, de gérer les parcs et plages. Elles ont déjà le pouvoir d’interdire de fumer dans ces lieux il me semble. En conséquence : non, l’Etat (central) n’a pas à intervenir.

    2)Ce n’est pas parce que l’Etat intervient en tant que gestionnaire d’un lieu que son action est nécessairement à l’abri de la critique. Il peut être un mauvais gestionnaire (!). Que les pouvoirs publics fixent des règles relatives aux parcs publics et aux plages ne me pose pas de problème, mais cette règle-ci est idiote et participe d’une campagne anti-tabac absurde (et je suis non fumeur).

  • STOP les interdictions

  • Il y a une vingtaine d’année déjà, lorsque j’ai fait escale à Singapour les consignes pour descendre à terre étaient simples et strictes. Jeter un mégot ou un chewing-gum ou que ce soit dans le territoire, c’était une amende. Je peux vous dire que les européens étaient particulièrement surveillés par les Singapouriens qui n’hésitez pas à aider leur police. Les Singapouriens ne me semblaient pas souffrir de ce fait. Au contraire ils étaient heureux et fiers de nous faire visiter une ville moderne et particulièrement propre. J’ai lu il y a trois jours, qu’à Singapour on va en prison si dans notre jardin on trouve des eaux stagnantes avec des larves de moustique. Chacun sait que le moustique est l’animal qui est responsable de la mort du plus grand nombre d’humains sur terre.

  • Stop aux filtres.

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