Pierre Condamin-Gerbier : une interpellation justifiée

Pierre Condamin-Gerbier et Hervé Falciani ont trahi leur employeur, leurs clients et le pays qui les a accueilli. Ce ne sont nullement des héros.
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Pierre Condamin-Gerbier : une interpellation justifiée

Publié le 22 juillet 2013
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Pierre Condamin-Gerbier et Hervé Falciani ont trahi leur employeur, leurs clients et le pays qui les a accueilli. Ce ne sont nullement des héros.

Par Philippe Nantermod, depuis la Suisse.

Décidément, il est difficile de se faire une opinion favorable des politiciens français qui, après le concept d’État-nation, ne comprennent plus celui de séparation des pouvoirs. Le député Yann Galut se dit surpris de l’interpellation de Pierre Condamin-Gerbier, voyant là un « message menaçant envoyé par la Suisse à l’intention des lanceurs d’alertes ».

Lanceurs d’alertes, terme idiot qui évite de parler de « balance » ou d’espion. M. Condamin-Gerbier n’a lancé aucune alerte. M. Condamin-Gerbier a trahi son employeur, ses clients et son pays. La justice dira s’il s’est rendu coupable de diverses infractions pénales et, vu les risques de fuite importants, sa place est certainement en prison. Il en va de même pour Hervé Falciani qui préfère évidemment jouer les stars à Paris.

Il est tout bonnement incroyable de constater à quel point la suffisance des parlementaires français les pousse à oublier que leur pays, bien que grand, connaît des frontières au-delà desquelles leur législation hypertrophiée ne s’applique pas. Le fantasme social-démagogique du citoyen transparent n’a heureusement pour l’heure pas trouvé grâce aux yeux de notre parlement. Espionner, trahir son employeur, violer son secret de fonction constituent des actes pénaux en Suisse, nous n’avons pas encore cédé aux nouveaux canons de la mode législative parisienne.

Les députés français sont inquiétants. Pour un motif à priori louable – la lutte contre la fraude fiscale – ils en viennent à proposer que les employés de banque jouent les justiciers masqués. Pourquoi s’arrêter à ces bassesses fiscales ? Nous pourrions tout aussi bien armer quelques retraités pour dégommer les dealers ou fournir des radars aux riverains des autoroutes.

Si nous devions un jour remettre en question sérieusement le secret bancaire, il serait souhaitable que la responsabilité de transmettre des informations ne soit pas confiée à des bricoleurs du dimanche qui nous offrent des remakes kitchs des films d’espionnage, mais à des autorités dont le travail est étroitement surveillé.

Hervé Falciani et Pierre Condamin-Gerbier sont des délinquants que la justice doit poursuivre et punir. Pour quelques billets ou pour s’offrir un instant de gloire, leur immoralité crasse les a poussé à trahir leur employeur, leur client et le pays qui leur a offert un travail.

Les propos tenus par les élus français font froid dans le dos. Comment peut-on être président d’une commission parlementaire et estimer que l’application du droit pénal par les autorités pénales est « indigne de la démocratie » ? Comment peut-on traiter un État de voyou parce qu’il ne fait pas une application de ses règles au gré des modes portées par des politiques en mal de reconnaissance ?

Reste un dernier dégât collatéral que les élites françaises sous-estiment. La place financière suisse réfléchira à deux fois avant de confier de nouvelles responsabilités à des ressortissants d’un pays qui glorifie les traîtres, les délinquants et les espions.


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  • Je n’ai pas compris que cette affaire soit aussi peu et aussi mal relayée par les médias français, à croire qu’effectivement les journalistes massivement à gauche éprouvent dans certains cas des difficultés à s’affranchir d’une idéologie.
    Une plainte était lancée contre M.Condamin-Gerbier en Suisse.
    Après sa tournée médiatisée en France, il est retourné en Suisse où il a été interpellé.
    De quel droit au dessus du droit les parlementaires français se réclament-ils pour porter de tels jugements sur la Suisse ?
    Entre les socialistes aveugles devant leurs propre faiblesses qui se croient dépositaires de LA morale universelle et M. de Courson enivré par son pouvoir qui galope sur son cheval blanc, de telles attitudes ne vont pas permettre des relations de confiance entre la Suisse et la France pour combattre le problème très réel de la fraude fiscale…

    • @Carredas
      Je suis bien désolé à la lecture de vos lignes. Je suis Français et j’observe chaque jour avec un peu plus de désespoir les actes et déclarations irresponsables de cette triste engeance gouvernementale aux abois. Allumer le feu de l’envie, de la jalousie, souffler sur les braises de la convoitise et entretenir la flamme de la colère, voila leur principale activité. Ah, oui, j’oubliais, donner des leçons à longueur de journée par le biais d’une presse complice et à titre accessoire ruiner le pays avec un grand cynisme. De grâce, ne pensez-pas que tous les Français sont ainsi. Un seul conseil: faites tout ce qui vous est possible pour éviter de tomber aussi bas.

  • Très bel article et politiquement correct. En Suisse, le secret bancaire est réglé par l’article 47 de la Loi fédérale sur les banques et les caisses d’épargne. Cet article, entré en vigueur le 8 novembre 1934 et révisé depuis, prévoit l’emprisonnement pour trois ans au plus en cas violation volontaire du secret bancaire et d’une amende de 250’000 CHF au plus si la violation du secret bancaire a été commise par négligence. En France il y a des lois qui n’existent pas en Suisse et inversement. Alors S.V.P, Mesdames, Messieurs les politiciens français respecter les lois des autres pays. ABE

  • En Suisse la trahison du secret bancaire est pénalement punissable de prison.
    Tandis que dans d’autres pays, par exemple, l’adultère est passible de lapidation.
    Ces différentes lois font le charme et l’exotisme de certains pays et contribuent à une sorte de diversité que soutient Contrepoints

    • Mettre sur le même plan une condamnation à mort pratiquer de manière barbare et une peine maximale de trois ans de prison… fallait oser.

      Je ne suis pas favorable à la prison pour ce genre d’infraction non violente, mais bon faut tout de même pas dire n’importe quoi.

  • Ok ok…

    Alors premièrement ce que vous dites n’as aucun sens
    Deuxiement quand on parle d' »agents économiques bien informés » on ne parle pas de la vie privée de la Terre entière mais seulement des informations pertinentes pour leurs décisions. Savoir combien de sous a madame michu va t’aider à bien choisir tes patates?

    (Oui je sais c’est un troll, mais bon, j’avais 5 minutes à tuer)

    • Oui je confirme, ni queue ni tête, c’est bien un Trollus Maximus.

      • L’opacité bancaire, cela s’appelle le droit à la vie privée.

        La transparence, c’est lorsque le citoyen sait ce que fait l’État. La violation de la vie privée, c’est lorsque l’État sait ce que fait le citoyen.

    •  » C’est juste que je vous trouve vachement complaisant avec la Suisse sur ce site »

      Et encore vous n’avez pas connu les temps héroïques où les libéraux soutenaient le Lichtenstein; en lançant même des appels à venir se rassembler devant le consulat pour apporter son soutien à leurs banquiers mafieux.
      Pathétique.

  • « Reste un dernier dégât collatéral que les élites françaises sous-estiment. La place financière suisse réfléchira à deux fois avant de confier de nouvelles responsabilités à des ressortissants d’un pays qui glorifie les traîtres, les délinquants et les espions. »

    Je suis français. Et l’une des difficultés les plus importantes que j’aie eu à surmonter pour m’établir en Suisse fut la réticence des employeurs ou de leurs clients vis à vis d’un français. On ne nous fait plus guère confiance, voyez-vous…

    • @DoMP

      Qu’est-ce que vous allez faire en Suisse ?
      Voyez-vous cher monsieur quand vous n’êtes pas le bienvenue dans un pays la moindre des choses c’est de ne pas vouloir mettre le pied dans la porte, pour y entrer.de force.
      Un certain nombre de « baba-mondialistes » a cru, que du fait de la baisse des prix des transports , la libre circulation des personnes allait se généraliser et les frontières ne seraient plus qu’un vestige du passé.
      Touit ceci est en train d’être remis en cause ,à la vitesse V

      • Je ne suis nullement malvenu en Suisse. On m’a d’ailleurs très bien accueilli. C’est juste que j’ai beaucoup d’expérience dans le milieu bancaire et que celui-ci se méfie – à juste titre n’est-ce pas – des français.

        Cela dit, ce que je viens faire en Suisse, c’est augmenter mon salaire et diminuer mes impôts, augmenter ma liberté et ma sécurité – tant physique que financière – et, en somme, fuir un pays qui fait tout pour que je le fuie.

        La France ne veut pas de moi, alors je suis aller m’installer dans un pays qui valorise le travail et la création de richesse.

        Ça vous va ?

  • Par contre pas un mot contre le Land de Wastphalie qui a acheté 3 millions d’euros un CD de 3000 clients allemands volé à UBS. On gueule contre les français mais on s’écrase devant les allemands, alors que les seconds, c’est du vol et du recel.

    • Non, non… C’est pareil.
      On se délectera d’ailleurs du fait que l’auteur du délit s’étant suicidé, c’est le fisc suisse qui va empocher la majeure partie des fruits du vol.

      • C’est sur que les 3000 clients d’UBS doivent se délecter aussi!

        • Probablement, en effet.
          Si j’en étais, savoir que le voleur est mort et que ses parents héritiers ne verrons qu’une part marginale du fruit du délit me mettrait indéniablement du baume au cœur.

  • « Pour un motif à priori louable – la lutte contre la fraude fiscale  »

    s’enfuir d’un enfer, ca c’est louable

  • 1/ Quel protectionnisme ?

    2/ En quoi les informations concernant la vie privée doivent être disponible sur le marché ? On se fout de savoir ce que les gens ont en banque, tout comme on se fout de savoir ce qu’ils ont dans leur bas de laine, dans leur frigos, dans leur assiette…

    3/ vu que votre vocabulaire me semble être celui de la vision caricaturale du capitalisme par la goche, je vous soupçonne d’être un troll.

    • 2/ Et s’il y a un véritable problème, une décision d’un juge permet d’obtenir les informations. Un compte bancaire reste du domaine de la vie privée.
      Quant à vouloir faire tomber les méchants, c’est un peu naïf et il y a beaucoup à perdre. Au final, vous risquez surtout de faire comme les socialistes qui veulent taxer les riches mais ne le font pas et taxent les classes moyennes. C’est juste de la démagogie.

      • « Pour que la justice fasse son boulot, il faudrait encore que les banques Suisse collaborent, ce qu’elles ne font jamais, sauf sous la menace, comme par exemple lorsque l’Allemagne lui avait mis un bon coup de pression. »

        En même temps, c’est normal, elles sont hors de la juridiction des tribunaux français. C’est ce qu’on appelle la souveraineté.
        Considérez-vous donc qu’un État a le droit d’imposer sa volonté aux pays voisins de façon impérialiste ? Vous savez, les guerres elles commencent lorsque les États imposent leur volonté aux voisins…

        « Il ne s’agit pas de faire « tomber les méchants » ou de « taxer les riches ». Il s’agit de savoir d’où vient le fric qui transitent sur des comptes opaques appartenant à des dirigeants politiques. »

        Je dois dire que je m’en tape. De toutes façons, une partie de cet argent est sale parce que la législation criminalise son usage.

        «Alors bien sûr, on vit mieux à Genève qu’à Pyongyang, mais c’est pas une raison pour être complaisant avec tout ce qui sort de Suisse, et applaudir des deux mains des mesures antilibérales.»

        Je ne vois toujours pas ce qu’il y a d’antilibéral dans le secret bancaire.
        Vous savez, le droit à la vie privée permet aux criminels d’agir dans le secret, aux pédophiles de violer, aux terroristes de planifier leurs plans.
        Faut-il abolir ce droit sous ce prétexte ?
        Que des criminels profitent de la liberté, c’est comme ça.

        Le monde est fait d’imperfections qu’il faut tolérer et à vouloir les éradiquer, vous allez surtout détruire le Droit, le Libéralisme et la Justice.

    • So les hommes politiques français se sentent le besoin d’avoir un compte secret en Suisse ou ailleurs, c’est bien qu’ils considèrent que les impôts qui leur sont demandés sont excessifs.
      On aimerait bien qu’ils en tirent la conséquence logique.

  • Pour information le secret bancaire est comme le secret professionnel. En Suisse, une loi (art 47) a été spécialement créée uniquement pour le secret bancaire. Maintenant inversons les rôles. Vous travaillez dans une banque France et vous venez dévoiler des informations de clients sur le territoire Suisse. Je suis sure à 100% que vous serez poursuivi dans votre pays, pour violation du secret professionnel et vous risquez la prison et une forte amende et même condamné pour espionnage économique. Ai-je tort ??? Alors arrêter de dire que c’est contraire au libéralisme, car la France ne fait pas mieux en matière de libéralisme. ABE

    • Pourquoi les banques suisses devaient-elles révéler des informations, qui relèvent du secret bancaire, à propos de clients qui n’ont violé aucune loi en Suisse ?
      Soit il existe une convention quelconque entre les deux pays et la justice française pourra s’adresser à la justice suisse pour (peut-être) avoir les infos, soit non et alors tant pis. C’est le principe d’une frontière.
      Ce que vous prônez ressemble à de l’ingérence.

  • Le secret bancaire est parfaitement libéral compatible. nul part le libéralisme sous entend ou demande une totale transparence à quiconque en quelques sujet que ce soit.

  • Je ne comprend pas votre point.

    Vous dites que l’opacité bancaire est antilibérale. Vous justifiez cela en précisant que la transparence bancaire est nécessaire pour que le marché obtienne les infos nécessaires à son bon fonctionnement.

    Alors si je suis votre logique, nous devrions également mettre continuellement à jour nos stocks de riz, bière, coton-tiges, l’état d’usure de nos freins, etc. Mettre ces infos disponibles, ouvrir grand nos portes.

    Or, comme certains vous l’ont répondu, le secret bancaire suisse protège votre vie privée. Personne n’a le droit de savoir combien vous avez sur votre compte, tout comme personne n’a le droit d’entrer chez vous pour compter les bananes qu’il vous reste, ni d’ouvrir le capot de votre voiture pour vérifier si vous aurez bientôt besoin d’huile.

    Sur ce point vous répondez que la transparence bancaire c’est pour les politiciens, pas pour le citoyen lambda.

    Alors là, vous entrez en contradiction avec votre premier argument : le marché. Pourquoi le marché aurait-il besoin de savoir combien Hollande a en épargne, et pas moi et mon voisin ?

    Et quand la transparence bancaire devrait-elle donc être appliquée ? Maire, député, sénateur, conseiller municipal, président de région, candidat ?

    Pourquoi le politicien n’aurait-il pas lui aussi droit à la protection de sa vie privée ? Pourquoi n’est-il pas présumé innocent (puisque vous abordez le sujet de la provenance des fonds) ?

    La réalité c’est que le secret bancaire protège les gens de la voracité de l’État. Dans la foulée il protège également les sommes cachées des politiciens à la tête de ce même État… et alors ? Tant que ces sommes proviennent d’activités honnêtes ?

  • La Suisse qui par son représentant qui niait e refoulement des juifs et vient d’en rajouter une couche pour tirer un trait sur ‘tien an men’.

    A se rythme là, demain, ce sera le secret bancaire, et après demain, se sera sur le franc suisse, sur lequel il faudra tirer un trait. sacré udc qui nous fera maurer de rire.

  • Bah, un pays qui s’est illustré pendant la dernière guerre par une avalanche de dénonciations ne peut qu’approuver ces méthodes.

    j’ai souvenir que lors de l’affaire Dutroux, en Belgique, la gendarmerie qui soupçonnait le type depuis un bout de temps, et qui le surveillait, cherchait par tous les moyens un motif de perquisition pour pouvoir entrer dans la baraque,car, bien entendu, des gamines qui disparaissent ne sont pas un motif suffisant pour qu’un juge permette de violer votre vie privée et fouiller votre domicile.

    Par conte, acheter des renseignements volés par un employé d’une banque,et les exploiter en toute discrétion,car on ne saura finalement jamais ce qu’il y avait de réellement délictueux ou criminel dans ces listes,cela s’apparente à des méthodes très cavalioères non?
    De même dans l’affaire Bettencourt,que penser d’un employé de maison,qui pendant des années espionne sa patronne, collecte des renseignements, et trahit la confiance de son employeur avec la complaisance de la justice?
    Tout cela a des relents qui rappellent une certaine période,ou des hommes en service commandé, et en uniformes noirs, exploitaient et extorquaient des renseignements sans trop prendre des pincettes.
    Pour un temps, on peut espérer que la torture soit encore interdite, mais quand on voit par exemple la longueur d' »une garde à vue de tapie,(l’interrogatoire tient en une page) le doute est permis

    • Bah, un pays qui s’est illustré pendant la dernière guerre dans le recyclage des spoliations et pillages des nazis et qui depuis accueille ef fait fructifier sans sourciller les fortunes des pires dictateurs ne peut que s’insurger contre ces méthodes.

      • @philippulus

        La Suisse a déjà fait son examen de conscience en ce qui concerne cette sombre période. Quid de la France, par rapport aux massacres commis dans ses colonies, au pillage des ressources de l’Afrique, au commerce d’esclaves, au soutien de certains dictateurs, au blanchiment de l’argent de ces dictateurs, par le biais d’achats de biens immobiliers en France?….On continue???

      • Philippulus
        La Suisse a eu sa commission Bergier. Elle a accouché d’un énorme rapport qui ne nous apprends pas grand chose. La réalisation de ce travail a fait appel à de nombreux experts américains et juifs notamment. Si ce travail est terminé, son coût final n’est pas encore définitif puisqu’il faut encore trouver environ 200 mio pour pouvoir classer les tonnes de documents étudiés or ceux qui sont à l’origine de ce travail soit les américains et la plus grande association juive ne veulent bien évidemment pas y participer alors que la Suisse a bien évidemment payé leurs experts.
        A moins que je me trompe, je crois que ni la France, ni les Etats-Unis n’ont examiné objectivement leur passé alors cessez ce genre de balivernes.

  • @Saam et Beckenbauer

    …Donc pour vous celui qui dénonce les titulaires de comptes en Suisse est un saint ? Donc j’imagine que ceux qui dénonçaient les « riches » juifs ou les homos en 1940, l’étaient aussi ? Celui qui dénonce son voisin qui fume de l’herbe, c’est pareil ? Et celui qui dénonce une arnaque à la sécu ? Celui qui dénonce son concurrent qui trafique au noir des cigarettes de contrebande, c’est donc un héros national ?

    …Bravo, vous avez gagné votre place aux « jeunesses national-socialistes »…

    Le secret bancaire n’a absolument rien d’anti-libéral, ma liberté s’arrêtant là ou commence la tienne. Si tu ne veux pas que je sache combien tu as en banque je n’ai pas le droit moral de le savoir et si tu ne veux pas que je sache avec qui tu couches, c’est pareil.

    Par contre, si tu as commis un crime ou un délit parce que tu as délibérément volé l’argent des tes contribuables, des tes salariés, de ton patron, ou que tu fais des trafics illicites alors on doit pouvoir prouver que c’est bien le cas afin de te punir et dans ce cas là le secret bancaire s’efface tout naturellement, parce qu’il n’y a rien de plus désagréable pour une banque « respectable » que de se voir accuser de blanchiment…

    Que les banques ne coopèrent pas à une demande du style « dites-moi tous les résidents français ou allemands qui ont un compte chez vous », ne me choque pas plus que la fin de non recevoir que se prendraient les autorités palestiniennes si elles demandaient la « liste de tous les juifs de France » auprès des renseignements généraux (sous prétexte qu’ils sont peut-être d’accord avec le gouvernement d’Israël). (ou l’inverse).

    … Mais bon c’est vrai qu’un mec qui a de l’argent (et pire encore de l’argent à l’étranger) c’est forcément un salaud de traître libéral qui viole des petits nenfants, qui spolie le peuple de la France et qui achète certainement des produits fabriqués en chine ou -bien pire- qui en fait fabriquer en chine pour voler l’emploi des français…

    Un bon français ça n’a pas d’argent, sauf si c’est le gouvernement qui lui donne, ça n’a pas d’emploi, sauf si c’est l’état qui lui donne, ça n’a pas d’héritage pour ses enfants (parce que sinon l’état n’aurait plus rien à donner à ses copains), donc ça n’a certainement pas de compte en Suisse.

    J’ai juste honte pour vous (et peur qu’un jour mon gosse puisse penser comme ça).

    • Et si Hitler avait un compte en suisse, il aurait été une obligation morale pour la suisse de préserver le secret sur ce compte, tant qu’Hitler n’aurait pas commis d’infraction/délit/crime en Suisse ?

  • Encore une fois j’ai honte d’être Français … Et honte que nos parlementaires méconnaissent aussi mal notre droit… Car ces deux énergumènes ont commis en Suisse ce qui est AUSSI un délit en France !
    Et oui, le Code pénal sanctionne à double titre ce qu’ils ont fait : atteinte à la vie privée et violation du secret professionnel… Or, la loi Française prévoit qu’un délit commis à l’étranger sera poursuivi en France s’il s’agit aussi d’un délit en France… Ça tombe bien, les actes en question constituent des délits dans les deux pays !!!
    Nul n’est censé ignorer la loi… Sauf ce qui la votent visiblement : la France est foutue !

  • Faudra m’expliquer en quoi détenir un compte à l’étranger est un crime.

  • Odieux!Voila le seul terme approprié et pendant ce temps la on traite comme un dangereux bandit des individus divers qui rendent public les exactions des états!

    • Votre remarque est pertinente mais je crois qu’il faut y ajouter un éclairage essentiel:
      D’un côté nous avons des élus français qui pratiquent allègrement la manipulation financière. Au milieu de cela nous avons ce pauvre Gerbier qui tente de s’y hisser mais n’y parvient pas; il décide donc de s’en prendre à eux. Pour ce fait là, il vous appartient aux français de qualifier en bien ou en mal son attitude sur territoire français.
      D’un autre coté nous avons la Suisse avec ce que vous appelez le secret bancaire (en suisse un service ou une personne quelconque n’a pas de droit de regard sur une chose qui n’est pas de son ressort. Un service d’impôt ne peut, par exemple, examiner mon compte bancaire; seule la justice peut outrepasser cette frontière. Je n’ai par contre aucun intérêt à planquer mes sous puisque la banque me retient une taxe que je ne pourrai récupérer qu’en y mettant la somme dans ma déclaration d’impôt). Pour en revenir à Monsieur Gerbier, il a travaillé à l’UBS puis a été licencié et condamné pénalement avec sursis. Il rentre chez Ryel, la banque créée par des français mais étonnamment active depuis l’étranger dont la Suisse. Il bave allègrement sur les banques, les élus, la Suisse sans jamais donner d’élément précis ni dissocier Ryel des autres et les élus français des suisses. La Suisse n’a pas pour habitude d’agir ainsi mais si l’on observe le parcours et les déclarations du gars l’on peut observer qu’il naviguait entre les hauts sommets de la politique française, les banques et le chomdu helvétique.
      Contrairement au système français, le gouvernement helvétique n’a aucun pouvoir sur le système judiciaire, nous pouvons donc oublier l’idée d’une raison d’Etat à la française mais il semblerait que vu l’historique de Gerbier, il y a longtemps qu’il figure dans un registre de surveillance. En regard des différentes législations helvétiques, il est clair qu’il a fauté; demeure à en définir le degré de gravité mais cela n’a rien à faire avec la problématique française.

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