Trayvon Martin, hystérie et justice

George Zimmerman, l’accusé poursuivi pour l’homicide de Trayvon Martin, un jeune noir de 17 ans, a finalement été acquitté, déclenchant une vague de protestation aux États-Unis.

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Trayvon Martin George Zimmerman

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Trayvon Martin, hystérie et justice

Publié le 17 juillet 2013
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George Zimmerman, l’accusé poursuivi pour l’homicide de Trayvon Martin, un jeune noir de 17 ans, a finalement été acquitté, déclenchant une vague de protestation aux États-Unis.

Par Stéphane Montabert.

Seize heures. C’est le temps qu’il aura fallu aux six jurés du procès de George Zimmerman pour délibérer. L’accusé poursuivi pour l’homicide de Trayvon Martin, un jeune de 17 ans, fut finalement acquitté, déclenchant instantanément une vague de protestation aux États-Unis.

Laureen s’époumone, elle est outrée, « c’est la suprématie blanche dans toute sa splendeur, une histoire qui nous montre que la vie d’un Noir ne compte pas. Le racisme n’est pas une grande nouveauté dans notre société, simplement on élude le sujet. J’espère que cette affaire va nous forcer à percer l’abcès, il le faut. » Leticia et Tina sont venues avec leurs enfants, autocollant « Black is beautiful » bien en vue, « il faut qu’ils soient conscients de ce qui se passe dans ce pays, on a beau avoir un président noir, on est loin d’avoir résolu nos problèmes. »

Barack Obama, un président noir ? Discutable, puisqu’il est métis de père noir et de mère blanche, mais admettons. Donc le noir l’emporte sur le blanc quand on est président… De même, George Zimmerman, malgré un nom dont la consonance fit les délices des médias peu enclins à faire des amalgames, est lui-même métis, de père blanc et de mère péruvienne. Lui se définit comme hispanique, pour ce que ça importe. Ce qui n’empêche pas les manifestants de le considérer comme blanc. Le blanc l’emporte donc sur l’hispanique quand on est accusé de meurtre… Le jury quant à lui était composé de cinq femmes blanches et une hispanique, chacun en tirera les conclusions qu’il souhaite.

Manifestants et éditorialistes s’attardent lourdement sur l’origine raciale de chaque protagoniste. Cette obsession a quelque chose de fascinant venant de gens tenant régulièrement par ailleurs un discours selon lequel les races n’existent pas. Comme le fit remarquer le frère du prévenu, l’affaire aurait-elle été montée ainsi en épingle si George Zimmerman s’était plutôt appelé Santos ou Gonzales ?

« Je sais que cette affaire a suscité des passions intenses. Au lendemain du verdict, je sais que ces passions pourraient s’intensifier. Mais nous sommes un État de droit, et un jury a parlé », rappela le président Barack Obama dans un communiqué. Mais les passions auxquelles se réfère M. Obama sont aussi les siennes. En mars 2012, il alla jusqu’à déclarer « si j’avais un fils, il ressemblerait à Trayvon », une tentative peu subtile – mais en rien inédite – de s’immiscer dans le fonctionnement de la justice.

La foule revendicative aime les histoires simples. Le gentil noir innocent, victime d’un préjugé de trop. Le méchant hispanique blanc raciste à la gâchette facile. L’ombre de l’extrême-droite, bien que Zimmerman soit un électeur démocrate. La justice corrompue et aux mains des puissants, bien que rendue par un jury populaire… Les détails gênent aux entournures, alors, on les oublie.

Que s’est-il passé le 26 février 2012 à Sanford, en Floride, vers 7h du soir ? George Zimmerman, coordinateur d’un comité de défense local établi à la suite d’une vague de cambriolages dans le quartier, patrouille en voiture. Il aperçoit la silhouette encapuchonnée de Trayvon Davis dans l’obscurité et la pluie, errant dans les rues semble-t-il. Contactant le poste de police local (le genre d’attitude typique de quelqu’un qui s’apprête à commettre un meurtre), il essaye d’identifier l’individu. Il n’est pas sûr qu’il soit noir. La silhouette l’a remarqué elle aussi, va vers la voiture, repart. Faisant fi du conseil de son interlocuteur de ne pas intervenir, George Zimmerman descend de son véhicule. S’ensuit une dispute, une altercation, le claquement d’un coup de feu. Trayvon Martin est mort.

Aux policiers, Zimmerman explique qu’il a tiré en légitime défense, craignant pour sa vie. Trayvon Martin n’était pas armé, mais Zimmerman a clairement été agressé – le nez en sang après sa lutte avec Martin, il a aussi des blessures à l’arrière du crâne, reçues lorsque son assaillant se serait agenouillé sur lui pour lui frapper la tête contre le sol. Traces de poudre aidant, l’enquête déterminera sans ambiguïté que le tir a été effectué à bout portant.

D’après un autre appel à la police lancé depuis la maison d’une voisine, il y aurait eu longtemps entre le début de l’altercation et le coup de feu, renforçant de façon crédible l’hypothèse de la légitime défense plutôt que celle du meurtre de sang-froid.

En Floride, la loi permet d’utiliser une force létale si celle-ci permet d’éviter sa propre mort ou des blessures graves. Il y a si peu de mystère pour la police qu’elle n’arrête même pas George Zimmerman.

Des agitateurs s’emparent promptement de l’affaire et en font l’écho en la déformant à loisir. Les manifestants s’indignent du traitement dont a bénéficié le tireur de son arrestation à son procès, le paroxysme étant atteint lorsqu’il est ressorti libre du tribunal. Pourtant, ces groupes de militants ont une large responsabilité dans sa libération.

George Zimmerman a été poursuivi pour meurtre sans préméditation (Second Degree Murder), vraisemblablement sous la pression populaire. Mais la condamnation ne se décide pas à l’applaudimètre. En qualifiant les faits de cette façon, le procureur spécial Angela Corey s’exposait à un quitte ou double : compte tenu des circonstances, la culpabilité de George Zimmerman était quasiment impossible à prouver. Selon nombre de juristes, l’accusation a simplement visé trop haut. Mme Corey aurait-elle choisi plutôt l’homicide involontaire, son dossier aurait été beaucoup plus crédible. Mais la rue s’en serait-elle satisfaite ?

Loin de dénoncer le racisme ou le parti-pris de la justice, les manifestations s’indignant du verdict sont racistes. Elles revendiquent une remise en question des lois et du système pénal dès lors que le meurtrier est blanc (ou désigné comme tel) et la victime noire.

D’après les dernières statistiques disponibles du FBI, en 2011, 6.329 noirs ont été victimes de meurtre aux États-Unis. Plus de dix-sept par jour. Les noirs meurent plus que toute autre population tant en proportion qu’en valeur absolue. Mais les noirs sont aussi responsables de plus de la moitié des meurtres commis aux États-Unis, toutes races confondues. Des noirs tuant d’autres noirs, cela n’intéresse personne.


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  • Ce que je retiens, laissant de côté le fait qu’on peut toujours assigné une personne à un groupe, c’est que le jury est entièrement populaire et qu’il n’y a pas, comme en France, de fonctionnaires de justice parmi les jurés.

  • Ce que je retiens de cet article c’est que Stéphane Montabert ne4 me donne pas l’impression d’avoir lu la presse américaine, ou alors, seulement Fox News. D’autre part, le jury était composé uniquement de blancs, et que nous sommes en Floride où il ne fait pas bon vivre pour le noirs. En bref, l’article est assez tendancieux

    •  » le jury était composé uniquement de blancs »
      Oui, c’est très étrange dans un pays à 80% blanc (12% de noirs).
      Le pauvre Trayvon aurait dû avoir la bonne idée de se faire tuer à Aubervilliers, le procès aurait eu lieu à Bobigny et le jury aurait été tout autre…

  • Très bon résumé de l’affaire et qui montre que le racisme de rue a faillit mettre en prison à vie un innocent qui ne faisait que patrouiller pour stopper les cambriolages de son quartier.

  • Histoire bien triste. Et article qui zappe complétement le point de vue de Trayvon Martin et de ses partisans : un ado banal (sans casier de police quoique pas un saint non plus), déambule ; un zozo qui se prend pour un flic l’aborde, l’affaire dégénère (mettez vous à sa place : vous déambuler sans intentions méchante, un type se pointe, vous soupçonne, vous parle mal ; vous, je ne sais pas, mais moi c’est clair que j’aurais pu m’énerver et même le cogner…) et il meurt. Le zozo n’aurait sans doute pas du être poursuivi pour meurtre, mais il reste clairement responsable puisque c’est lui qui a « cherché » la victime, du coup son acquittement n’apparait pas juste. De là à voir un verdict raciste, il a un pas automatiquement franchi aux USA.

    L’idée de laisser le peuple patrouiller lui-même est plutôt saine, mais pas tout seul, pas sans armes non létales (pour graduer la riposte) et pas sans enregistrer ce qui se passe (webcam + micro).

    • Tryvon Martin n’a pas de point de vue, il est mort. Personne n’a jamais affirmé que Zimmerman n’était pas responsable de ça, juste qu’il a agi ou non en légitime défense.

      Le point de vue des protestataires est cité dans l’article: Trayvon Martin a été soupçonné parce qu’il est noir, tué parce qu’il est noir, et son meurtrier libéré parce qu’il est blanc.

      Tout est simple quand on voit le monde en noir et blanc.

      Et quitte à se mettre à la place d’autrui, non, même à 17 ans, je n’aurais pas cassé le nez et cherché à fracasser sur la chaussée la tête d’un type qui me parle mal et que je ne connaisse ni d’Eve ni d’Adam. Sans compter qu’aux states il n’était pas interdit de penser qu’il porterait une arme.

      Et oui, évidemment, tout aurait été bien plus simple si le tout avait été filmé par une caméra… Ou si Geroge Zimmerman avait été noir lui-même.

      • Tryvon Martin avait un point de vue, jusqu’à ce qu’il meurt. Il a pu se considérer en état de légitime défense, lui aussi, par exemple, et si vous vous sentez agressé par un type armé, alors que vous ne l’êtes pas, vous n’avez guère d’autre choix que de le frapper jusqu’à le rendre inconscient pour vous défendre, même en restant parfaitement lucide (alors qu’en plus ce genre de circonstance vous rend facilement berserk).
        Le fait d’acquitter Zimmerman, c’est de jure l’exonérer de toute responsabilité criminelle (par contre on ne sait rien de sa responsabilité civile, qui aux USA peut rester engagé).
        C’est le monde du tout ou rien, du noir et blanc, qui crée cette situation terrible : c’était l’acquittement ou la condamnation pour meurtre, pas d’entre deux comme « coup et blessures volontaires ayant entrainé la mort sans intention de la donner » conduisant à une condamnation modérée. Il y aurait probablement eu le même genre de cris d’orfraies scandalisée par la clémence du verdict, mais l’injustice n’aurait pas été criante.
        Notez qu’en France se diriger armé vers un type qu’on soupçonne en maraude pour un mauvais coup, donc qu’on présume dangereux, alors qu’on est dans l’espace public et que personne n’est manifestement menacé, c’est immédiatement renoncer à la qualification « légitime défense » si l’affaire tourne mal (Est-ce différent en suisse ? j’en doute).

        • « Trayvon Martin avait un point de vue » sans doute mais il n’est plus là pour l’exprimer, donc nous ne saurons jamais sa version de l’histoire, on peut continuer longtemps à tourner autour du pot.

          « si vous vous sentez agressé par un type armé, alors que vous ne l’êtes pas, vous n’avez guère d’autre choix que de le frapper jusqu’à le rendre inconscient pour vous défendre »

          (facepalm)

          C’est sûr, un type me menace avec une arme, je vais essayer de lui casser la gueule, c’est vraiment l’attitude naturelle de n’importe qui.

          Il aurait pu crier au secours, se prostrer, s’enfuir par surprise, reculer petit à petit pour rester à distance. Le coup a été tiré à bout portant (tant Marin que Zimmerman avaient des traces de poudre sur leurs vêtements). Et bien sûr Martin a été atteint par la balle de face.

          Il me paraît plus plausible que Trayvon Martin a réagi aux invectives de Zimmerman au quart de tour et a proprement entrepris de lui casser la gueule, sans penser que le type avait une arme et finirait par s’en servir. Banal.

          « c’était l’acquittement ou la condamnation pour meurtre, pas d’entre deux ». On ressort d’une cour coupable ou innocent, mais les charges dont on est accusé sont variables.

          La procureur aurait tout à fait pu choisir les « coup et blessures volontaires ayant entrainé la mort sans intention de la donner », c’est ce qui correspond à l’homicide involontaire dans la nomenclature américaine. A la place, elle a visé le meurtre sans préméditation pour faire plaisir aux agitateurs, avec un beau succès à la clef.

          Les manifestants ont donc directement contribué par leur agitation à faire libérer Zimmerman. C’est le point de vue que je défend dans l’article, si vous vous donnez la peine de le lire.

          • « Il aurait pu crier au secours, se prostrer, s’enfuir par surprise, reculer petit à petit pour rester à distance ».
            ou pas.
            Il aurait aussi pu « négocier ». voire se mettre à genoux en pleurnichant « pitié pitié ».
            Tout ça était possible, et je suis sûr qu’Evelyne Widmer-Schlumpf aurait pu envisagé tout ça très sereinement. Je suis par contre un poil surpris que vous écartiez d’emblée l’option de se défendre, soit par inconscience de l’armement de l’agresseur, soit parce que justement compte tenu de cet armement il fallait agir vite et fort sans lui laisser le temps de s’en servir. Oui, je sais, manifestement l’option choisie a eu un très mauvais résultat ; c’est pas pour autant qu’elle était absurde à l’origine.

            « Les manifestants ont donc directement contribué par leur agitation à faire libérer Zimmerman. C’est le point de vue que je défend dans l’article, si vous vous donnez la peine de le lire. »
            J’avais capté. Ce qui ne change rien à ma remarque initiale.
            il faut rester basique et ne pas trop regarder les motivations des uns et des autres. De nuit, un homme s’est dirigé armé et sans aménité (litote) vers un gamin dans la rue qui ne faisait rien de mal, ils ont eu une altercation, le gamin est mort. Et la justice acquitte l’homme ! C’est juste incompréhensible, donc ça ouvre évidemment un boulevard à la lecture irrationnelle banale aux USA : le racisme.

          • Vous partez du principe que Zimmerman était l’agresseur, ce qui est contredit par tout ce qui est connu de cette affaire.

            Trayvon Martin n’a pas été abattu en allant tranquillement rentrer chez lui. Il a été abattu après avoir utilisé George Zimmerman comme un punching-ball, cassant son nez, lui sautant dessus, le cognant façon arts martiaux et frappant sa tête contre le béton du trottoir de la rue, pendant que Zimmerman criait encore et encore « A l’aide, à l’aide ».

            C’est ce que Zimmerman dit, ce que le seul témoin visuel de l’affrontement, John Good, attesta, ce que confirmèrent les analyses ballistiques et forensiques, les enregistrements de téléphone au central de la police, que la défense prouva au-delà du doute raisonnable et que six femmes du jury en vinrent à penser.

            Ajoutons encore le témoignage de l’amie de Trayvon Martin, Rachel Jeantel, qui lui parla au téléphone ce soir-là et témoigna que Trayvon Martin voulait juste « botter le cul » d’un blanc:

            http://www.breitbart.com/InstaBlog/2013/07/16/Zimmerman-Failed-to-Understand-the-Racial-Context-in-Which-He-was-Being-Whooped

            L’agresseur n’est pas celui qui sort vainqueur d’une bagarre, mais celui qui la commence. Trayvon Martin aurait probablement tué George Zimmerman s’il ne s’était pas défendu.

        • P : « si vous vous sentez agressé par un type armé, alors que vous ne l’êtes pas, vous n’avez guère d’autre choix que de le frapper jusqu’à le rendre inconscient pour vous défendre,  »
          —————————
          Effectivement, aussi con, tu mérites de mourir !

          Tu sais comment un expert en art martiaux appelle un gringalet qui l’agresse avec une arme à feu ? Il l’appelle Monsieur. Essaye de le retenir la prochaine fois que tu te retrouves dans les quartiers mal famés et évite de jouer au héros, conseil de connaisseur.

          • si d’après toi se défendre c’est déjà mériter de mourir, alors je suppose que tu aurais fait guillotiner Zimmerman…
            Cela dit, ton conseil est bon, évidemment. Il vaut mieux éviter la bagarre, et même les situations de bagarre. L’expert en art martial c’est justement celui qui sait faire ça. Mais tout le monde n’en est pas un… et même l’expert ne peut pas toujours éviter la bagarre.

        • Je me demande bien pourquoi on se sent obligé de parler de ce fait divers malheureux jusqu’en France.

  • Un noir, la nuit … ça sonne un peu comme l’homme invisible.

  • Pour l’UDC qui aimerai pouvoir faire de même avec les lyonnais, on ne s’étonne guère de relever des faits pareils. Alors où est donc l’avis de l’auteur sur ce crime raciste ?

    • L’intervention d’Obama pouvait se comprendre dans le cadre d’une politique anti-arme personnel, pour les USA.

      Mais sa petite phrase sur « son fils » était de trop : Au mieux, elle a brouillé son message. Au pire…

  • Vous avez parfaitement cerne create affaire, mes felicitations. Les agitateurs sont Les leaders noirs Les medias gauchistes et certainement derriere la scene, l’administration d’incapables qui nous dirige. On ne peut s’attendre a mieux avec un community oorganizer – et il y an a encore pour 3 ans

  • « plutôt que celle du meurtre de sang-froid. »

    Sauf que personne ne parle de sang-froid.

    Cet article est un torchon méprisable.

    « Il y a si peu de mystère pour la police qu’elle n’arrête même pas George Zimmerman. »

    Ou alors, la police est raciste!

    • Euh, la seule personne qui fit preuve de racisme dans cette affaire, c’est Trayvon Martin. Il a même utilisé le terme raciste de « cracker » en parlant de Zimmerman avant de lui casser le nez, et avant de tabasser son crane sur le bitume. Dire « cracker » à un blanc c’est l’équivalent de « nig**r » envers un noir. En effet la copine de Trayvon (celle qui lui parlait au téléphone juste avant le coup de feu) vient de révéler lors d’un interview avec Piers Morgan à CNN – que Travon lui avait dit qu’il allait « whoop ass this cracker ». C’est de l’anglais de ghetto qui veut plus ou moins dire « je m’en vais tabasser cette pourriture de blanc ».
      La pas trop futée révéla donc que c’est bel et bien Trayvon qui agressa Zimmerman – prouvant donc une nouvelle fois que nous avons affaire à un cas de self-défense. Et à l’opposé de la France, nous avons en Amérique droit de riposte quand quelqu’un essaye de nous tuer… (imagine that !) Les medias gauchistes n’en feront pas cas, car le but n’est pas la vérité mais l’agitation sociale, et l’ignorance se retrouve même dans les commentaires d’un blog en français.
      Si Trayvon avait survécu, il aurait techniquement été fautif d’incitement à la haine raciale (hate crime=une insulte raciale suivie d’une agression physique)… sauf qu’il était noir bien sûr, et si l’on accusait les noirs de hate crime… ou irait-on !
      http://www.breitbart.com/InstaBlog/2013/07/16/Zimmerman-Failed-to-Understand-the-Racial-Context-in-Which-He-was-Being-Whooped

  • Il s’agit d’une affaire Américaine ,c’est tout!Une bagarre qui a mal tourné et non d’une histoire raciale!

    • Oui, mais hélas certains ont voulu s’en servir à leur profit. Je dinais avec des amis allemands quand l’une d’entre eux parle de cet acquittement pour dire que la justice US est raciste. J’ignorais tout de l’affaire et en la questionnant je compris qu’elle n’en savais pas grand chose sauf qu’un jeune Noir rentrait après avoir acheté des bonbons la nuit et qu’il avait sa capuche. Il a alors été tué.
      Je lui disais que le jury devait mieux connaître l’affaire qu’elle et qu’à priori il fallait le croire. Puis j’ai fait des recherches y compris dans le journal le Monde. J’ai trouvé des manipulations visiblement politiques (en mars 2012 Obama était en position délicate et exploiter des tensions raciales pouvait être utiles), des désinformations (dire que Zimmermann était « blanc » avant d’inventer la catégorie de « blanc hispanique », tronquer la conversation qu’il a eu avec son dispatcher pour faire croire qu’il était concentré sur la fait que Martin était noir, affirmer qu’il aurait dit « fucking coon » pour plus tard, le mal fait, dire que c’était « f.. cold », etc.). Le ministère de la justice fédéral aurait même (alors que c’était une affaire de Floride) envoyé des fonctionnaires pour aider à organiser des manifestations, etc..). La Justice occupé a faire condamner Zimmerman a d’ailleurs fait de la rétention d’informations sur Martin, prises dans son portable (le fonctionnaire les ayant découvertes et ayant demandé conseil à un avocat a été licencié).
      Bref, l’article aurait pu être bien plus long. Compte tenu de l’exploitation de ce drame, il fallait bien en parler.

      Quoiqu’il en soit, je sais que le jury connaissait l’affaire mieux que moi.

  • Je ne peux m’empêcher d’être toujours surpris à la lecture de certaines des réponses à cet article. La profondeur d’analyse de certains des lecteurs est quasiment nulle: de suite on réagit à l’impulsion, au sentiment et l’on juge sans connaitre rien: « les Américains sont racistes, pas de justice bla bla bla », et autres navrantes remarques ignorantes. Comme d’habitude.

    Reveillez-vous donc! il ne s’agit que d’un fait divers, rien de plus, conçu, concocté, bichonné et monté en épingle par des génies de l’agit-prop. Et voila des populations entières émues jusqu’à émettre des jugements de portée générale sur un pays qu’elles ne connaissent pas, sur des affaires qu’elles ignorent. Ah oui, mais la télé à dit.

    La simple pensée de cette masse d’idiots utiles prêts à réagir au moindre stimulus, m’étourdit, tout simplement et montre que le socialisme et ses cousins, maîtres en l’art de diviser ont de belles années devant eux.

    • si c’est intéressant, du moins, l’observation du choix des faits divers traités et de leur traitement traduit bien les préjugés des journalistes, ils connaissent la vérité et l’illustrent par des faits divers marquant…

      le plus navrant c’est qu’on se retrouve obligé de défendre des zozos a priori haissables pour rappeler de simples pricipes de saine justice.

      non clement meric n’est pas a priori le gentil, non on a pas le droit de donner l’identité d’un type qui possède 4 fusils chez lui, même si c’est un sacré sale type…

  • Cette affaire me rappelle un peu celle, en France, de la rixe entre crétins d’extreme gauche et débiles d’extreme droite se soldant par mort de l’un d’entre eux, avec au passage une tentative foireuse de récup politique par des abrutis dispensant la pensée unique.

    Le parrallèle est assez frappant je trouve.

  • Article raciste et commentaires racistes révélant un profonde méconnaissance de la culture américaine

    • la culture américaine, je ne suis pas certain que ça existe…ou c’est un concept fumeux….il y en a plusieurs des cultures…et encore je préfère parler des opinions et de la culture des individus , plutôt que de me forcer à les mettre d’abord dans un moule ‘ les américains sont comme çi ou comme ça » puis forcement de rappeler que ben non…

      en outre accoler le qualificatif de raciste sert le plus souvent à refuser le débat…je persiste à penser que le racisme est un problème mineur, les actes ou les comportements provoqués par le racisme sont davantage problématiques ….
      mais ce qui justifie une agression on s’en tape un peu

  • Personnellement je ne connaissais pas l’affaire, mais je crois quand même qu’il y a une légère démesure entre l’agression (si elle a eu lieu) et la riposte du vigile. Quand à dire que la population Noire est auteur de 50% des agressions et des délits, cela pose aussi le problème de sa réelle insertion sociale ! Pourquoi autant de crimes dans la population noire ? Fatalité de l’esclavage ?
    Enfin je dirai qu’il y a un autre problème : en France aussi on peut en venir au mains parce qu’on reproche à quelqu’un d’avoir une drole d’attitude ou de détériorer des biens publics ! Est ce une raison en bout de course pour faire parler la poudre ?
    Il parait que les Etats Unis se sont inspiré des philosophes Français pour bâtir leur démocratie… Possible mais je crois, quand même, qu’en France le vigile dormirait aujourd’hui en prison ! Et autant pour lui que pour la société ce serait une bonne chose, parce que je ne donne pas cher de sa peau, hélas…

    • Oui, franchement je crois que les Etats Unis n’en ont pas fini avec les conséquences de l’esclavage. Le noir était violent et le blanc défendait ses droits ? Peut être, mais y a t-il eu réparation des conséquences de l’esclavage en matière sociale ? C’est quand même extraordinaire de voir que les blancs sont toujours plus riches que les noirs ! C’est fascinant de voir que les quartiers de condamnés à mort sont peuplés de noirs. Le noir, pour le blanc tout deux issus d’une société esclavagiste, c’est une menace !
      Pas étonnant dans ces conditions que les rapports soient compliqués !

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