François Hollande, alpiniste du déni

François Hollande nie la réalité, mais aussi les principes de l'action humaine, et continue de paver la route de la servitude de bonnes intentions.
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François Hollande, alpiniste du déni

Publié le 15 juillet 2013
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François Hollande est connu pour son optimisme, et en a rajouté une couche lors du traditionnel discours du 14 juillet, au point que même Libération l’a remarqué. Impopulaire, hué sur les Champs-Élysées, François Hollande n’en perd pas moins confiance dans l’avenir – une confiance que les Français n’ont plus en lui, pas plus que les agences de notation.

Pour lui, la reprise est là. On aimerait savoir où, on aimerait comprendre comment, on aimerait le croire. Mais on ne peut pas. On ne peut pas décemment voir de reprise en France dans les mois à venir.

«Je ne vais pas enjoliver le tableau ici», a déclaré Hollande dans les jardins de l’Élysée, mais «il y a l’assurance que le second semestre sera meilleur que le premier». Pour cela, le chef de l’État se fonde sur les rares indicateurs qui ont retrouvé des couleurs ses dernières semaines. La production industrielle ? «Nous sommes, en Europe, le pays où elle repart le plus rapidement.» La consommation ? «Une petite reprise.» L’emploi ? «Les embauches commencent à progresser», a annoncé Hollande, tempérant toutefois son propos par un «c’est très léger».

Très léger, oui. C’est le moins qu’on puisse dire. Le second semestre meilleur que le premier ? Pas évident du tout. Mais si on peut gagner quelques mois d’optimisme général… Après tout, François Hollande croit au keynésianisme ; l’auto-réalisation des croyances, c’est maintenant. Si les Français ont été assez crédules pour lui donner leur vote, c’est qu’ils croient en sa parole ; quand il dit que ça reprend, ils devraient se mettre à investir à plein régime, consommer comme si demain n’existait pas, embaucher à la pelle, bref, reprendre.

Mais ça ne prend pas. Pour que les Français croient en la reprise, encore faut-il qu’elle soit un tant soit peu crédible. Au vu du niveau de leurs dirigeants, ils auraient tort d’y croire.

Sans surprise, il a donc renouvelé sa promesse d’une inversion de la courbe du chômage avant la fin de l’année. «Ce n’est pas un objectif, c’est un engagement : je serai jugé là-dessus.» Hier, il a devancé les critiques de la droite sur le recours massif aux emplois aidés. «J’assume cette politique», a répondu le chef de l’État, soulignant«préférer qu’un jeune ou un moins jeune soit dans l’activité plutôt qu’au chômage. […] Le principe, c’est le travail.». «Je me bats pour l’emploi. C’est une volonté, c’est une stratégie, c’est une cohérence», a-t-il poursuivi.

Badaboum. Rangez votre autoréalisation des croyances, remisez l’optimisme au placard. François Hollande mise sur le travail pour le travail pour faire repartir l’économie.

Si ça marchait vraiment, nul doute que les socialistes auraient déjà trouvé un moyen de parvenir au plein-emploi. Il suffit d’occuper les citoyens à creuser des trous la moitié de la journée et à les reboucher l’autre moitié. On peut même développer le travail d’équipe et la cohésion sociale en séparant la société en deux ; une moitié creuse, l’autre rebouche. Évidemment, on n’aura rien produit, mais on aura créé du travail : objectif atteint. Les emplois aidés relèvent de la même logique : qu’un emploi soit assez rentable pour être créé ou non n’est pas important, seul compte qu’il soit créé.

Si on voulait réellement créer de l’emploi, c’est-à-dire faire en sorte que des emplois nouveaux et économiquement viables soient créés, il faudrait s’assurer que la productivité est supérieure au coût du travail. L’État ne peut pas rendre les emplois plus productifs, mais il peut baisser le coût du travail. Cela suppose qu’il touchera moins d’argent sur chaque emploi, mais à bien y réfléchir, on comprend mal la légitimité pour l’État de s’attribuer une part – significative, de surcroît – de chaque rémunération.

François Hollande persévère donc dans la cohérence de l’illogisme, dans sa volonté de ne pas tenir compte des principes fondamentaux de l’action humaine, dans sa stratégie de soigner les symptômes plutôt que la maladie.

Son cap ? Il est inchangé. Le «sérieux budgétaire», la «compétitivité des entreprises» et une stratégie d’investissement d’avenir pour dessiner une «France dans dix ans». En attendant, François Hollande a laissé entendre que, contrairement à la promesse qu’il avait faite lors de sa conférence de presse du mois de mai, les impôts devraient bien augmenter en 2014 comme l’a révélé son ministre de l’économie, Pierre Moscovici. «L’État fera autant d’économies que possible pour éviter les hausses d’impôt, a-t-il martelé. Je ne ferai des augmentations d’impôts que si elles sont absolument indispensables, dans l’idéal le moins possible.» Sur le dossier des retraites, il a redit à la gauche de la gauche, qui ne voit pas de degré d’urgence pour cette réforme : «Je ne laisserai pas d’ardoise pour les autres.» «Nous allons allonger progressivement la durée de cotisation, tout le monde fera un effort.» Quitte à peser sur le moral.

Le sérieux, budgétaire ou non, n’est pas vraiment de mise. S’il voulait vraiment faire des économies, le Président n’aurait que l’embarras du choix – des auteurs de bonne volonté ont même proposé des pistes crédibles et légitimes pour lui simplifier la tâche.

S’il était vraiment sérieux, il tenterait aussi de donner de la visibilité sur leur avenir aux individus et aux entreprises. En promettant de réduire les déficits et ne plus augmenter les impôts, et en revenant sans cesse sur sa promesse par manque de courage politique, le Président ne fait que générer une incertitude supplémentaire dans un contexte déjà difficilement lisible. Aujourd’hui incapables de faire des choix car incapables d’en prévoir les conséquences, les acteurs économiques – i.e. tous les Français – n’attendent plus du Président qu’il leur donne de la lisibilité, ce qu’il se révèle incapable de faire.

Il leur donne à la place un optimisme qui ne résiste pas à l’analyse, et auquel plus personne ne croit. Pas même les ministres.

Mais, à Bercy, personne ne veut prendre le risque de parler de «reprise» ou simplement de garantir que le plus dur serait maintenant passé. «C’est encore trop tôt et trop fragile», nous confiait un ministre la semaine dernière. Un poids lourd de la majorité doute même du petit mieux promis par les indicateurs mis en avant hier par Hollande : «On est dans une phase de rebond technique, de reconstitution de stocks des entreprises. Mais ce n’est pas durable.»

Dans un contexte économique où rien n’a changé, si ce n’est que les dirigeant ont fait montre de leur incapacité à comprendre les vrais problèmes (au premier rang desquels la dette) et à les résoudre, ou même à s’assurer que les États qu’ils dirigent remplissent leur mission première – qui devrait être unique – en garantissant les droits individuels des citoyens, l’optimisme que François Hollande tente d’insuffler est au mieux une grave erreur bien intentionnée.

L’enfer est pavé de bonnes intentions ; la route de la servitude l’est aussi. Et c’est là que nous conduisent les gouvernements, en choisissant de préserver à tout prix un système voué à l’échec. En faisant reposer la croissance sur l’endettement, en substituant l’engagement collectif à l’initiative individuelle, en faisant de l’État non plus un bienveillant garant des droits individuels mais un généreux partisan des droits nouveaux accompagnant de gré ou de force les individus du berceau à la tombe, le modèle social-démocrate nie les principes de l’action humaine – ce qui a toujours conduit à l’échec.

« Il peut y avoir des millions de méthodes, mais les principes sont peu nombreux. L’homme qui comprend les principes peut choisir avec succès ses propres méthodes. L’homme qui tente des méthodes, ignorant les principes, est voué à l’échec. » (Ralph Waldo Emerson)

Les hommes politiques ont, de tout temps, cherché à développer leurs propres méthodes pour offrir aux hommes bonheur et prospérité, sans jamais comprendre réellement les principes de l’action humaine. S’ils l’avaient compris, ils laisseraient aux individus le soin d’être prospères et heureux, et se contenteraient de s’assurer que personne n’attente à leur liberté, leur sûreté ou leur propriété.

C’est peut-être frustrant d’être élu pour ça, mais sans doute moins que de tenter d’insuffler sans succès l’optimisme auprès de millions de citoyens qui ont voté pour soi, de tenter d’impulser sans succès la croissance à coup de milliards, de tenter de diriger des vies comme on joue aux petits soldats et à la poupée en ne récoltant pour cela que les huées le jour du 14 juillet.

Les relances ne fonctionnent pas à cause des gens

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  • «  » »«Ce n’est pas un objectif, c’est un engagement : je serai jugé là-dessus.» «  » »
    Il est mal barré : on ne le jugera pas la dessus, mais les Français le jugent déjà et depuis un bon bout de temps. Le jugement des Français se manifeste de manière très concrète à travers la courbe de sa popularité en chute libre.
    Rappelons-nous qu’au début de son quinquennat il disiat vouloir être jugé sur ses actions par rapport à la jeunesse, si je ne me trompe.
    Il aurait donc changé le domaine sur lequel il désire être jugé et il décide, à la place des Français, le domaine qui est important pour les Français.
    Il est d’une prétention hallucinante. En dehors de son incohérence foutoirdesque.

    est bien concret :

  • Excellent édito.
    Hollande est arrivé au pouvoir par un malheureux concours de circonstances, soi-disant que lui et ses partisans (Fabius entre autre) étaient prêts à gouverner sans perdre un seul instant…. on connait la suite !
    Une année entière d’errances diverses, de reniements en revirements, bref, conclusion de ce foutoir idéologique socialiste d’un autre siècle, 2 dégradations du AAA en 8 mois, un chômage, des destructions d’emplois et défaillances d’entreprises record, que « Moi président je…. » vit comme une « reprise ».
    S’interroger sur son état mental serait assurément excessif, je miserai donc sur d’incroyables et sévères lacunes du monde de l’entreprise et de l’économie en général. Il aurait peut-être dû emporter les écrits d’ A. Smith ou de Schumpeter lors de ces dernières vacances d’été ce qui lui aurait éviter de faire appliquer des mesures aussi ineptes que contre-productives comme celle de la taxation du capital sur celle du travail à l’automne.
    A noter un sens de l’humour en toute circonstance, même les plus difficiles, qui fait apparaitre l’homme comme émotionnellement totalement décalé, ajouté à l’économie, cela commence de faire beaucoup trop. Les huées de ce 14 juillet sont largement méritées. L’année prochaine, peut-être remontera-t-il les Champs dans la Papamobile du Pape François pour s’éviter d’entendre de nouvelles huées ou probables jets de tomates ?

    • Tout d’abord un grand merci à Ac pour m’avoir fait découvrir ce site avec en prime un excellent édito.
      L’interview du 14 juillet, censée véhiculer une posture présidentielle, n’a été qu’une énième prestation sans forme, ni forme. Le choix des jardins de l’Elysée, fenêtres et portes fermées de la bâtisse (=domaine privé où les occupants font ce qu’ils veulent à l’abri des regards), d’une table ronde qui met au même niveau un président et des journalistes, à l’heure de l’apéritif, donnaient déjà l’impression d’une garden party plus propice aux mondanités et brèves de comptoir qu’à la sacralisation de la fonction présidentielle souhaitée. Quand la parole dans cette mise ne scène champêtre n’est que l’écho de ce qu’il répète invariablement depuis des mois, un optimisme chimérique, je comprends mieux qu’un Coluche en son temps ait voulu briguer le poste. À défaut d’aller mieux, nous aurions pu au moins pousser la dérision jusqu’au bout avec humour.
      Il n’y a ni sérieux budgétaire, ni du keynésianisme, ni même un cap.Le recrutement d’enseignants, les emplois d’avenir, le coup des contrats générations, le maintien du mille feuilles territorial, l’absence de toute réforme structurelle et même de toute réforme (contrat d’apprentissage, flexibilité du travail, simplification administrative, dépoussiérage de la nébuleuse fiscale, etc), sont aux antipodes d’un sérieux budgétaire. Quant au keynésianisme, il en a oublié son principe et entre autres la relance par la consommation et par de grands chantiers. Depuis le début, nous avons du Colbertisme: des impôts à outrance et une économie sous-tutelle de l’Etat. Au fond, le seul cap qu’il ait est celui de minimiser les risques de conflits en faisant des jeux d’écritures comptables car la seule chose en laquelle il semble croire c’est en sa bonne étoile. Il croit au miracle, celui d’une croissance européenne et internationale qui aurait un impact sur la France. Il rêve! En fait, il gouverne le pays comme il a dirigé son parti: sans prendre de risque, sans bâtir un avenir, décalé des réalités et des attentes et potentiel de chacun. Dans sa bulle.
      Nous avions une occasion de créer un nouveau modèle social et économique adapté aux ressources et au potentiel existants en adéquation à l’environnement économique mondial. Au lieu de cela, nous avons un système de gouvernance archaïque où l’impôt est le seul outil. Le déni des réalités est à présent de la schizophrénie économique tant la situation économique de la France s’aggrave. Une pathologie qui maintient l’Etat dans l’obésité et affame les acteurs économiques. À ce rythme là, de la mise sous surveillance, nous serons bientôt mis en quarantaine et médicalement assistés par l’Union européenne. Si ce n’est pire. Du Louis XVI sans perruque.

      • Satisfait de vous savoir libérer de ce carcan des 1500c ! Ouh que ça fait du bien ! J’espère que MIA26 se joindra à nous et peut-être aurons-nous le plaisir de retrouver Jean-Paul, Lucylight, Sanceri, Olivier S, etc…
        Pour en revenir au sujet, j’ai été stupéfait par l’application des journalistes, hors FR2 qui est, comme chacun le sait la TV du gouvernement actuel, mais aussi des chaines infos, à minimiser voire ignorer le déroulement « peu commun » de ce défilé.
        Ensuite est venu le temps, 20H sur BFMTV, de l’analyse (soi-disant) par Thierry Arnaud… le SAV de l’optimisme présidentiel.
        Je crois que le temps est venu de clairement se poser la question de « qu’est-ce qu’un journaliste politique ? ». Beaucoup de médias en France sont tombés bien bas et ont oublié le sens du mot « informer ».
        Si vous pouvez, essayez donc de voir le replay, je suis sur que ça va vous surprendre.
        Par contre, sur BFMTV toujours, j’ai vu la colère semi-rentrée de Taubira concernant les huées qu’elle se plaisait à ramener à quelques opposants aigris de la MPT et je ne peux vous dire à quel point cela m’a réjoui, un pur bonheur d’entendre ses explications. Je crois que ces manifestations de profonds mécontentements ont atteint leur but, les locataires actuels qu’ils soient à l’Elysée où dans n’importe quel autres ministère ont bien reçu le message, quoiqu’ils en disent par ailleurs, c’était une belle claque !
        Pour le reste, j’ai vu sur le Figaro que la perte du dernier AAA, n’effrayait pas les économistes puisque seule comptait la réforme des retraites. Alors là, je me suis dit, voilà la propagande est en marche pour passer un été le plus tranquille possible et repousser les questions qui fâchent à la rentrée. Je ne sais pas qui sont ces fameux économistes « confiants » mais franchement, à part eux, qui croit encore au grand soir sur les retraites quand Hollande a déjà annoncé « rien » sur les régimes spéciaux », rien sur l’âge de départ…. ça va tourner court !
        « Dans la vie faut pas s’en faire… » moi je veux bien, mais j’ai peur que leur sérénité ne soit que de courte durée, pas vous ?

        • La sérénité n’est qu’une façade entretenue qui s’intègre dans la stratégie conçue par le pouvoir en place. Toute cette campagne «d’optimisme» devenue ubuesque est sensée noyer le poisson. En coulisse, les agents de Bercy s’affairent pour rassurer les marchés et tenter de maintenir au plus bas les taux d’intérêts d’emprunt et donc les primes de risque, les conseillers cherchent les stratagèmes pour calmer les esprits à un an des élections municipales, les communicants n’ont de cessent de vouloir montrer un pouvoir à l’œuvre et d’entretenir de bonnes relations avec les journalistes. En période de crise, il y a ceux qui ont l’esprit d’entreprise, l’audace, la prise de risque, l’innovation, et ceux qui cultivent les moyens de pression pour préserver certains acquis. Nous sommes dans le deuxième cas. Le pouvoir en place joue de la place de la France au sein de l’Union européenne. Les marchés ont un dilemme et il le sait: si ils lâchent la France et pratiquent les taux d’intérêts correspondant à la situation, ils lâchent aussi le deuxième financeur de l’Union européenne et si ils ne font rien, ils nourrissent l’inertie du pouvoir en place. Je pense que les marchés et les deux autres agences de notation attendent septembre pour voir la loi de finance 2014, les premières annonces faites sur les retraites et autres, mais surtout les élections allemandes. Si Merkel est réélue, son entente avec la Finlande, les Pays bas et autres pays du nord en bien meilleure posture, sera rassurant sur le sort de l’Ue si la France est jugée par les marchés et les agences de notation à sa juste valeur. Une autre perte de A avec Merkel réélue serait le début d’une mise sous tutelle des comptes, du fait de la dégradation de la situation et la difficulté à atteindre les engagements. Dès lors, selon l’article 5 du Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance il y aurait un programme «comportant une description détaillée des réformes structurelles à établir et à mettre en oeuvre» et «leur suivi» «dans le cadre des procédures de surveillance existantes en vertu du pacte de stabilité et de croissance». Mais il y a un autre dilemme pour les marchés: ramener le pouvoir aux réalités économique peut raviver l’eurosepticisme existant et laisser faire serait vouer la France à une lente agonie de son économie et retarderait le création d’un vrai pôle économique européen. Autre problème: donner un signe de défiance envers la France c’est condamner les perspectives de certains technocrates dans la conquête du pouvoir face à une Merkel préconisant plus de pouvoir politique. Certains issus de la Goldman Sach sont déjà à la Maison Blanche et l’un de ses actionnaires, Warren Buffet, un soutien de Obama. Nous, pour l’instant, nous avons Draghi à la Bce. Je pense que dès septembre nous saurons si la France à l’électrochoc salutaire ou si elle est vouée à pourrir sur place. La hausse minime des taux d’intérêts et de la prime de risque ont été un premier avertissement que l’agence Fitch a confirmé de façon plutôt symbolique pour ne pas perdre de sa crédibilité car appartenant à la holding française Fimalac. Nous verrons si les deux autres sont tout aussi arrangeantes.Personnellement, je suis pour l’électrochoc car le soldat riant ne fera pas les réformes nécessaires. Là, ce serait plus effrayant mais à mon sens plus salutaire.
          Ceci étant, c’est un vrai plaisir de pouvoir débattre sans contrainte de comptage et un vrai plaisir de vous lire. J’espère que Mia et les autres se joindrons à nous. Enfin un site d’information vraiment libéral.

          • A propos de la loi de finances, depuis le début je ne comprends pas pourquoi le gouvernement n’a pas présenté de collectif budgétaire ? Tout le monde sait qu’on est dans les choux ! Pourquoi attendre une rentrée déjà qualifiée de « chaude » ? Je sais que Hollande rêve de voir Merkel battue en septembre, comme surement Draghi d’ailleurs mais je n’arrive pas à trouver d’intérêt à cette stratégie car Merkel ou pas, l’Allemagne ne changera pas de politique économique, elle a intérêt à conserver un euro fort.
            D’un autre côté, la Fed a décidé de la fin de l’open-bar, cette avalanche de liquidités commence de faire peur, de mon point de vue la BCE va garder encore un peu le bar ouvert mais ça ne durera pas non plus bien longtemps, ce qui sonnerait la fin de la récré, en quelque sorte. Je partage aussi votre idée de Allemagne+Finlande, etc… les pays du nord. La France est la fille malade de l’Europe, les marchés le savent, la BCE et le FMI le savent aussi tout comme l’Allemagne qui commence de constater les répercussions de notre maladie sur son économie. Si Merkel est réélue, elle regardera vers le Nord et vers l’Est et nous, nous resterons au sanatorium.

        • AC merci de nous avoir fait découvrir ce site et ravie de vous retrouver avec tmatique quel plaisir de vous lire sans restriction. Pas trop le temps en ce moment mais je ne manque pas de prendre connaissance de vos commentaires. Bien à vous.

  • Je pense sincèrement que les hommes politiques se moquent totalement de la dette. Hollande sait très bien que si n’importe quel pays européen fait faillite, les autres suivront, y compris l’Allemagne. Nos économies, nos systèmes bancaires sont trop liées.
    Pour beaucoup, l’Italie est la plus proche du gouffre. Si l’Italie tombe, cela entraînera la France mais Hollande pourra dire: c’est pas ma faute mais c’est la faute à la finance internationale.
    A la limite, il a même pas de quoi stresser car il sera en paix avec sa conscience.

  • Personnellement, je pense qu’Hollande est le meilleur président que nous ayons depuis Mitterrand. Quoi qu’en disent ses détracteurs, la situation se stabilise. La catastrophe annoncée n’a pas eu lieu et ne se produira pas. Il a eu le courage de surtaxer ces riches qui s’ engraissaient sans vergogne sur le dos du peuple grâce au nabot idiot de Neuilly, alors même qu’il a réussi a faire passer de force une loi impopulaire sur le mariage pour plus d’égalité et permettre aux couples de même sexe d’accéder enfin à la filiation. Bref, cet homme, quoi qu’en disent la droite et les lecteurs de ce site, est véritablement l’Homme de la situation pour renflouer un pays mis à genoux par une idéologie néo-libérale et néo-CON-servatrice. Eh oui, le grand soir « libéral » ne viendra jamais en France, les français préférant l’égalité et la solidarité à la loi de la jungle préconisée par les lecteurs de ce site inutile.

    • « La catastrophe annoncée n’a pas eu lieu et ne se produira pas. »
      Les paris sont ouverts.

      « un pays mis à genoux par une idéologie néo-libérale et néo-CON-servatrice. »
      Vous le voyez où, en France, le libéralisme ?

    • On reconnaît facilement la filigrane de votre chapelle idéologique:
      « néo-libérale et néo-CON-servatrice »: amalgame et mauvaise foi mêlée d’ignorance.
      « la loi de la jungle préconisée par les lecteurs de ce site inutile. »: refus et fermeture du débat.
      Nul doute que Contrepoints regrettera vous être inutile, mais ne pourra s’empêcher de penser que vous auriez bien pu en devenir le parfait idiot utile.

    • C’est facile de se dissimuler derrière un pseudo et de raconter n’importe quoi.

      La méthode Coué n’a aucune chance de fonctionner. L’économie possède des lois et les bafouer ne permettra pas de les rendre valides. Le socialisme est une croyance comme une autre : on peut attendre le messie, il ne vendra pas.

      La seule réalité dans ce bas monde concret est l’action humaine.

      • En même temps, antilib a un peu raison…
        Quand on est fonctionnaire ou élu de la nation, qu’on touche un salaire payé le 25 du mois, qu’on a une retraite avantageuse, qu’on a un logement par la grâce de l’Etat ou hérité d’un parent fonctionnaire ou élu; la situation est loin d’être mauvaise.
        Question : combien de nos 577 députés mettent de leur argent dans des entreprises françaises ?
        Peu importe qu’on ponde une mesure par jour ou qu’on ne bouge pas une oreille de l’année, il y aura toujours des braves types et femmes qui créeront ex nihilo de l’activité au lieu d’investir dans la vieille pierre et qu’on agonisera d’impôts, il y aura toujours des banques à qui emprunter de l’argent, il y aura toujours des générations futures pour payer l’addition.
        Le tout étant de savoir combien de temps durera toujours.

    • Antilib : « meilleur président [] la situation se stabilise [] Il a eu le courage de surtaxer ces riches »

      La dernière foi que j’ai été aussi défoncé que vous j’avais 17 ans, j’ai testé du LSD et je vivais comme vous dans un autre monde, c’était il y a 30 ans.

      Les effets sont passés rapidement chez moi mais si vous avez un truc pour être autant à la masse de manière permanente vendez le, votre fortune est faite.

    • Il cause pas comme un socialiste cet antilib

    • Vous vous appropriez un peu vite l’assentiment des « Français » mon cher collectiviste. Et vous n’avez même pas le courage de dire que les « Français » auxquels vous vous assimilez ne sont que les profiteurs d’un système étatique qui vous livre votre pitance quotidienne, grâce à l’argent « public » extorqué aux « riches » que vous enviez tant.

  • Certains se souviendront peut-être d’une perle de film de Pierre Tchernia: Le viager.
    Il y est question d’une famille bourgeoise alliant la rapacité à la bêtise dans un cocktail d’une sauvage exactitude.
    Celle-ci se trouve embringuée dans l’achat en viager d’une maison sur une colline au dessus de Saint Tropez dans les années ’30.
    Hollande ressemble à s’y méprendre à Raymond Galipeau, le personnage joué par Michel Galabru qui répète sans cesse en appuyant des affirmations péremptoires systématiquement contredites par les faits « Faites moi confiance!… »

  • Fumigène pour masquer la réalité + reductum ad hitlerum (pourtant leader d’un parti nommé national SOCIALISTE) de ceux qui conteste la divine mission du parti: commissaire Mhollande est le énième avatar d’une idéologie qui a prouvé ses vertus de l’URSS d’hier à la Corée du nord et au Vénézuéla aujourd’hui.

    Bon j’ouvre un pari: si on me trouve quel pays n’a pas foncé vers la misère sous régime socialiste je prends ma carte du parti!

    • Bah, ils n’en ont rien à foutre que tu prennes ta carte ou pas, vu que de toutes les façons, ils sont subventionnés par nos impôts…

  • Pourquoi un niéme article sur les déclarations de ce guignol. On sait depuis longtemps qu’il nous conduit dans le mur. D’accord, aujourd’hui sa schizophrénie apparait au grand jour mais on pouvait soupçonner cette maladie depuis longtemps et plus particulièrement au travers de ses délires (que l’on croyait des mensonges) lors de la campagne électorale
    Ce qui me désespère c’est que l’on ne peut rien faire, on ne peut que subir ou partir, et encore, il ouvre la chasse aux expatriés. Rien ne fera, il est là pour encore quatre ans pour notre malheur et celui de la France et peut être de l’Europe.
    Mais de quels moyens dispose-t-on pour le faire partir? Est-il possible qu’un individu élu à la présidence soit intouchable pendant tout son mandat, quelque soit son incompétence? L’élection présidentielle au suffrage universel montre ses limites, ses effets pervers. Faut-il y renoncer? Comme président du conseil, il n’aurait pas tenu 6 mois, comme président il va nous emmerder 5 ans. Trop, c’est trop!

  • Remarquable performance tout de même de la part de Sarko, que de voir sa côte de popularité comparée à celle de son successeur en place. Du jamais vu.
    Faut-il que Hollande soit nul et que ses partisans n’aient pas grand chose à dire pour le défendre.

  • Ce type possède tous les pouvoirs en France, y compris la presse et la justice. Il n’y a que la rue qui peut le virer.
    Même avec 3% d’opinions favorables il ne partira pas.

  • c’est lui qui décide qu’il sera « jugé là dessus »… c’est encore une chausse -trappe socialiste… il pourra manipuler les chiffres du chômage… heureusement les gens clairvoyants le jugeront sur « l’ensemble de son oeuvre » et là, ça sera très très dur pour lui et ses sbires!!!

  • Les commentaires sont fermés.

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