Que penser de l’explosion des taux d’intérêt ?

L’économie est menacée de s’effondrer étouffée par des taux élevés : récession, déflation, dépression et insolvabilité.
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Que penser de l’explosion des taux d’intérêt ?

Publié le 26 juin 2013
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L’économie est menacée de s’effondrer, étouffée par des taux élevés : récession, déflation, dépression et insolvabilité.

Par Charles Sannat.

Nous venons d’assister à un fort mouvement de hausse concernant les taux d’intérêt dans le monde Avant de commencer à disserter sur ce sujet essentiel, voici quelques chiffres juste pour illustrer ce mouvement massif de hausse des taux :

  • Emprunt à 10 ans USA 2,62 % ce lundi contre un plus bas dans la dernière année de 1,38 % ;
  • Emprunt à 10 ans France 2,45 % à ce même jour contre un plus bas dans la dernière année de 1,65 % ;
  • Emprunt à 10 ans Allemagne 1,82 % contre un plus bas dans la dernière année de 1,13 % ;
  • Emprunt à 10 ans Italie 4,82 % contre un plus bas dans la dernière année de 3,64 % ;
  • Emprunt à 10 ans Espagne 5,05 % contre un plus bas dans la dernière année de 3,94 %.

Plusieurs constats peuvent être tirés à l’appui de ces quelques exemples chiffrés :

1/ La France, qui est un pays en faillite, reste tout de même moins considérée comme un pays en faillite que les États-Unis d’Amérique puisque les États-Unis empruntent plus cher que la France. Cela ne nous sera d’aucune utilité pour le reste des événements et pour le futur, mais en attendant ça fait toujours plaisir !

2/ L’Espagne et L’Italie se rapprochent dangereusement, malgré le silence assourdissant des médias et de notre Président – pour qui, je le rappelle, la crise est finie –, d’un niveau de taux insupportable nécessitant l’activation des mécanismes d’aides européens. Pour mémoire, n’oubliez pas le principe magique qui préside au fonctionnement de ces machins européens. Ce sont des pays surendettés qui empruntent de l’argent qu’ils n’ont pas pour le redonner à des pays carrément en faillite.

3/ C’est en Allemagne que les taux montent le moins, ce qui signifie pour les marchés et les « zinvestisseurs » que c’est ce pays qui a le moins de chance de faire faillite. La différence commence à devenir très conséquente avec les taux français mais encore plus avec les taux américains !

Les effets d’une hausse des taux d’intérêt !

Maintenant, essayons de débroussailler un peu tout cela et voir où ça peut nous mener par la suite. Je vous propose de lister les principaux effets secondaires d’une hausse des taux. Cette liste n’est pas exhaustive, mais vous aurez une bonne idée de ce qui va arriver si ce mouvement se poursuit.

Lorsque les taux augmentent, l’argent emprunté par les agents économiques devient plus cher. Un crédit immobilier devient beaucoup plus cher (actuellement ils sont au plus bas et ceux parmi vous qui n’auraient pas encore renégocié leur prêt immobilier sur 30 ans ont intérêt à courir à la banque et vite). Logiquement, la capacité d’emprunt des acquéreurs va diminuer d’autant. Le marché immobilier risque donc de s’effondrer puisqu’il a une très forte sensibilité aux taux d’intérêt.

Si le marché immobilier a autant monté ces dernières années, c’est parce que les prix au départ de la bulle il y a 13 ans étaient bas et que les taux étaient en baisse. Avec des prix très hauts (comme actuellement) et des taux qui montent, vous aurez un krach immobilier. Si l’immobilier s’effondre, les banques qui financent ces acquisitions – puisque 97 % des achats donnent lieu à un crédit – vont connaître quelques difficultés. Regardez ce qu’il se passe pour les banques espagnoles… Il ne faut pas oublier non plus que le marché immobilier américain est convalescent et qu’il se remet difficilement de la précédente… hausse des taux d’intérêt de 2007 !

Mais il n’y a pas que le crédit immobilier qui va augmenter. Ce même phénomène se produira pour les entreprises qui financent leurs investissements à crédit. Imaginez une société qui peut avoir du crédit à 3% et une machine à acheter qui va lui rapporter du 6%… Elle peut encore faire l’investissement car c’est rentable. Mais si son taux d’emprunt passe à 6%… alors son investissement ne lui rapportera plus rien. Elle n’a plus aucun intérêt à investir… ni à recruter. Des taux en hausse sur une économie fragile, c’est la certitude de faire rentrer un pays en récession. Léger problème : nous sommes déjà en récession. Si les taux montent encore, cela ne fera qu’aggraver les choses.

Enfin, vous aurez la même logique à l’œuvre pour tous les crédits à la consommation qui vont devenir plus onéreux. Résultat ? Les consommateurs dépenseront moins, moins de consommation = moins de production = encore plus de récession et de chômage.

Voilà pour les aspects crédits, mais ce n’est pas tout. Des taux d’intérêt en forte hausse vont directement influer sur d’autres grands paramètres comme les actions, les obligations, l’or, la capacité de financement des États… Et les banques !

Les actions

Pour gagner de l’argent en Bourse, il n’y a que deux possibilités. Soit le titre monte, soit les dividendes versés finissent par vous rapporter plus que le prix payé pour l’action… Par nature, les actions sont risquées et volatiles. Pourquoi prendre le risque de devenir actionnaire d’une entreprise si vous pouvez placer « sans risque » (ça c’est la théorie car ce n’est évidemment plus vrai, mais tout continue comme avant…) sur des obligations d’États dont le rendement est en hausse ?

Résultat ? Lorsque les taux montent, traditionnellement les investisseurs se détournent totalement des marchés boursiers pour tout placer en obligations d’États. Les marchés boursiers s’effondrent. C’est exactement ce qui se passe aujourd’hui. Les marchés actions comme le marché immobilier sont très sensibles aux taux. Disons simplement que le marché boursier réagit beaucoup plus vite (presque instantanément) que le marché immobilier.

Les obligations

Une remontée trop forte des taux d’intérêt peut entraîner un krach obligataire (toujours très douloureux), puisque toutes les obligations achetées il y 1 an à 1,38% ne rapportent plus rien par rapport aux obligations émises aujourd’hui ou qui seront émises demain. Souvenez-vous du tableau plus haut : « Emprunt à 10 ans USA 2,62 % ce lundi contre un plus bas dans la dernière année de 1,38 %. »

Résultat ? Le cours des obligations s’effondre. Or supposez par exemple que les fonds propres d’une banque sont investis en obligations d’État à 100%. Si les obligations perdent 30%, cela veut dire que la banque perd 30% de ses fonds propres… Au sens des règles prudentielles, elle est déjà en faillite et doit se recapitaliser d’urgence… Il n’y aura aucun investisseur pour le faire. Les États devront donc payer… ou les banques faire faillite… à ce moment-là, ce sont les épargnants qui paieront… En perdant leur sous !

L’or

Logiquement, l’or ne rapporte rien, comme vous le savez tous. Si les taux montent et que l’avenir d’une monnaie semble assuré, il n’y a plus aucune raison de détenir de l’or… Sauf qu’il ne faut pas oublier que ce raisonnement est valable… lorsque lesdits États ne sont pas surendettés ni en pleine récession – pour ne pas parler de déflation et pour éviter de vous faire peur avec le mot…. dépression !

L’or va donc probablement baisser gentiment au fur et à mesure que les taux montent jusqu’à ce que les zinvestisseurs finissent par admettre qu’à ce rythme, les banques vont s’effondrer, les États vont s’effondrer, et que l’économie toute entière va s’effondrer… sauf… l’or ! À ce moment-là, ils comprendront que l’or ne protège pas seulement de l’inflation mais également de l’insolvabilité !

Capacité de financement des États et des banques

Justement, à propos d’insolvabilité, et nous touchons là le nœud du problème de la montée très forte des taux d’intérêt.

Vous avez normalement, à ce stade de la démonstration, compris à quel point une montée des taux allait être ravageuse pour les banques. Leurs fonds propres sont investis en obligations d’États qui vont perdre de la valeur en raison de l’augmentation des taux. Les banques ne se prêteront plus entres elles ou à des taux prohibitifs. On assistera à un nouveau gel du marché interbancaire. C’est exactement ce qui s’est passé en 2008 avec la faillite d’une seule banque… Lehman Brothers ! Ce sera un bis repitita, encore plus grave puisqu’il ne serait plus possible, d’après les dernières déclarations de Ben Bernanke, le mamamouchi en chef de la planche à billets américaine, justement d’imprimer autant de monnaie que nécessaire.

Concernant les États, le processus est également assez simple. On va résumer et simplifier les choses de la façon suivante.
Soit le PIB de la France : 2 000 milliards d’euros.
Soit la dette de la France (bientôt 100% du PIB, ce n’est qu’une question de temps) : 2 000 milliards d’euros.
Soit le plus gros budget de l’État : 60 milliards d’euros pour l’Éducation nationale !
Soit un taux d’intérêt d’emprunt de 2,5% (actuellement) et vous obtenez un coût des intérêts de la dette de 2,5% de 2 000 milliards soit environ 50 milliards d’euros à sortir chaque année.
Soit un taux moyen qui passerait à 5% (comme c’est le cas en Espagne actuellement, voir tableau en haut de ce texte) et les intérêts de la dette s’élèveront à 100 milliards d’euros chaque année… sur un budget total de 380 milliards d’euros (côté recettes).

Résultat ? Game Over ! System Failure. Faillite ! The End…

Alors que penser de tout ça ?

Économiquement parlant, et quoi qu’en dise Ben Bernanke et la Fed, la raison pour laquelle du Japon au Royaume-Uni en passant par les Etats-Unis tout le monde imprime autant de billets que possible, c’est justement pour maintenir les taux d’intérêt au plus bas et sauver le marché immobilier, le marché du crédit à la consommation, les bilans des banques et permettre aux États de faire face à leurs dettes… Enfin aux intérêts de celles-ci. Au bout du compte, c’est la seule façon de sauver l’économie en tout cas à court terme, à défaut de sauver la monnaie !

Annoncer l’arrêt des injections de monnaie revient à dire aux marchés que les taux peuvent reprendre leur niveaux naturel. Mais le niveau naturel sera très élevé dans la mesure où il n’y a plus beaucoup d’épargne disponible par rapport à des besoins de financement des États qui n’ont jamais été aussi grands, auxquels il convient d’ajouter une prime de risque liée à des niveaux de dettes/PIB records partout à travers la planète.

Résultat : si les autorités monétaires laissent monter les taux… les taux vont monter. Beaucoup. Précipitant l’ensemble du monde dans l’insolvabilité. C’est une évidence. C’est tellement une évidence qu’encore une fois c’est la raison pour laquelle nous avons fait l’inverse jusqu’à présent.

Alors de deux choses l’une. Soit cette annonce de l’arrêt des quantitative easing est une intox destinée à gagner du temps (c’est ce que je pense, comme Trichet en 2011 qui a augmenté les taux en indiquant qu’il allait poursuivre le mouvement de hausse pour lutter contre l’inflation), soit les autorités monétaires ont décidé que l’effondrement économique du monde entier ne devait plus être retardé plus longtemps (ce que je ne veux pas croire puisque depuis 5 ans ils font tout pour soutenir le système économique et financier y compris l’impensable).

Encore une fois, je pense que nous reprendrons rapidement la planche à billets car sinon la catastrophe sera rapide et la mort douloureuse.

L’ensemble du monde est dépendant à l’argent gratuit. Nous sommes tous tombés dans le piège des taux bas et l’on ne peut pas en sortir.

Dans tous les cas, rien n’a changé. Soit l’économie s’effondrera étouffée par des taux élevés (récession, déflation, dépression, insolvabilité), soit l’économie s’effondrera par hyperinflation suite à des injections de liquidités toujours plus massives et importantes.


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  • Les taux d’emprunts des etats sont lies aux taux des prets immobiliers? Je serais curieux de connaitre le mecanisme qui relie les deux. La hausse des taux d’interet de 2007 aux US c’est la hausse des taux de la Fed, pas des taux d’emprunts du pays, non?

    Ensuite:
    « Soit un taux d’intérêt d’emprunt de 2,5% (actuellement) et vous obtenez un coût des intérêts de la dette de 2,5% de 2 000 milliards soit environ 50 milliards d’euros à sortir chaque année.
    Soit un taux moyen qui passerait à 5% (comme c’est le cas en Espagne actuellement, voir tableau en haut de ce texte) et les intérêts de la dette s’élèveront à 100 milliards d’euros chaque année… sur un budget total de 380 milliards d’euros (côté recettes). »
    Deja les 2000 milliards de dettes n’ont pas ete souscrites au meme taux mais passons sur le fait de moyenner ca a 2.5%. Si demain les taux montent a 5%, ca ne concernera pas les 2000 milliards de dette mais uniquement la nouvelle dette et le rollover des dettes qui arrivent a maturite. Il est completement faux de pretendre que ca fera monter les interets de la dette de 100%, un mauvais eleve de seconde peut le comprendre.

    Le probleme quand on veut en faire trop, c’est qu’on en arrive a raconter n’importe quoi et a perdre en credibilite.
    Sur la dette francaise, il aurait fallu expliquer pourquoi la hausse des taux est problematique par rapport aux engagements de depenses sociales de l’etat. Mais lancer des calculs bidons, je ne vois vraiment pas l’interet sauf a vouloir faire un exercice de manque de rigueur..

    • « Les taux d’emprunts des etats sont lies aux taux des prets immobiliers? Je serais curieux de connaitre le mecanisme qui relie les deux. »

      Le marché des capitaux, pardi! Il n’y a pas de cloisonnement entre les marchés. Il n’y a pas un marché pour les Etats et un marché pour les banques. En revanche, il y a des taux différents par rapport au risque de solvabilité de l’émetteur (taux émetteur = taux sans risque + prime de risque). Donc les taux pour un même emprunt peuvent diverger d’un émetteur à l’autre mais jusqu’à un certain point (car tous les émetteurs restent soumis à l’évolution du taux « sans risque »).

      • Sauf que les taux d’interet sur les emprunts accordes par les banques est directement la consequence de l’evolution du taux d’interet de la BCE. Or la BCE ne se fournit pas sur le marche des capitaux libres comme le font les pays.
        Je ne dis pas que l’evolution des taux d’emprunts des pays ne peut pas creer indirectement une chute de l’immobilier mais quoiqu’il en soit, ca n’est pas directement une remontee des taux d’emprunts francais qui va impacter sur le taux des prets immobiliers.
        Charles fait un raccourci malhonnete pour alimenter sa volonte de voir l’immobilier s’effondrer et l’or monter (ben voyons)
        Comme si c’etait aussi simple que ca.

    • « Il est completement faux de pretendre que ca fera monter les interets de la dette de 100% »

      Charles Sannat ne dit pas que les intérêts augmenteront de 100% immédiatement (relisez). Mais vous pouvez déduire de votre propre raisonnement (« nouvelle dette et rollover ») que si les taux restent à 5% alors cela finira par arriver tôt ou tard.

      • Et alors?
        Charles parle bien d’un doublement du cout de la dette sur le budget ANNUEL, c’est a dire quasi-immediat.
        C’est une arnaque intellectuelle que de dire ca puisque le doublement sera en realite etalee sur de nombreuses annees.
        Utiliser cet argument pour y voir un crash imminent, c’est simplement malhonnete et purement ideologique puisque ca n’a pas de chance d’arriver.
        Si les taux montent de trop, c’est l’emission de dette immediate qui posera probleme. Pas la dette existante.

    • Ce que vous dites est vrai sur du court terme, mais sur du long terme, la tendance est celle décrite dans cet article. Vous avez raison en disant que l’intérêt de la dette actuelle de la France ne va pas passer « d’un seul coup » à 5% et qu’il ne va pas doubler comme cela. Mais, de renouvellement en renouvellement (avec augmentation en raison des déficits chroniques dont on ne voit pas très bien comment ils pourraient maintenant être évités), la tendance décrite par l’article est vrai : le simple poids de l’intérêt de la dette va mécaniquement devenir insupportable.
      En bref, l’attitude qui consiste à regarder les détails pour ne pas voir la tendance générale est suicidaire.

  • Si la france a profite des taux bas pour se couvrir avec des futures, elle ne sera pas tout de suite impactee pour refinancer les prochains roll over.

    • Si les pays se couvrent avec des futures, tout en sachant parfaitement quelle va être la prochaine décision de leur banque centrale, quels pigeons vont leur vendre les futures en question ?

    • Oui, et ça peut fonctionner combien de temps à votre avis?

  • Mort douce ou brutale ? C’est pas un choix ça!
    Je vais prendre un fin à la huxley: dose massive de subtances festives….
    Après tout, toutes les valeurs de notre monde sont devenues pure illusion. L’homme est un loup pour l’homme, ça va être le bon moment pour méditer sur les anciens textes. Si l’on n’a plus d’argent, autant être cultivé….c’est toujours une forme de richesse.

  • Le Capitalisme etant defini comme la remuneration du capital, cette politique des taux zero etait anti-capitaliste. Je suis bien content de voir un peu de capitalisme qui revient ! Enfin un peu de rendement, pour ceux qui auront ete assez malins pour conserver un peu de valeur ou de capital quelque part.
    Reste a esperer que l’ effondrement soit un effondrement dont on peut se relever….

  • Bravo Charles, texte claire et concis qui résume la situation et surout rempli quelques cases vides à certaines questions techniques.
    Merci

  • Monsieur Sannat,
    J’aurais souhaité pouvoir vous écrire directement sur votre blog « le contrarien » mais, sauf erreur de ma part, cela n’est pas possible.
    Dans votre édition de ce jour, mardi 25 juin, sous le titre « La Grèce a cessé d’être un pays normal », vous relayez l’intervention du « professeur en philosophie politique » Stathis Kouvelakis invité de Mediapart et Reporters Sans Frontières.
    http://www.lecontrarien.com/la-grece-a-cesse-detre-un-pays-normal-25-06-2013-grece
    Dans votre article, vous affirmez que ce « chercheur » « s’est livré à une critique véritable de ce qui se passe en Grèce » et vous qualifiez sa vidéo d' »exceptionnelle ».
    Question: Avez-vous réellement écouté ce qu’il dit dans cette vidéo et adhérez-vous pleinement à ses propos?

  • Je hurle de rire en lisant « explosion des taux d’intérêt » !!!

    Le taux « bas » d’intérêt a toujours été de l’ordre de 5 %, celui élevé vers 17 %.

    Actuellement, ces taux sont dangereusement bas : il s’agit en fait de faire financer le monde par les épargnants, en les rétribuant sous l’inflation. C’est tout simplement du vol.

    L’objectif officiel est la « relance » : c’est l’hôpital qui se fout de la charité.
    Il ne peut y avoir de relance, quand l’épargnant se replie frileusement sur la petite cagnotte qui fond inexorablement.

    Les entreprises, elles, ne vont pas investir « parce que les taux son bas », mais parce qu’il y a de l’espoir. Le taux d’emprunt n’est qu’un paramètre, par ailleurs fiscalement déductible. i
    En fait, ces taux ne font que dorer la pilule de l’endettement des Etats, encore et toujours, avec cet effet délétère qu’ils sont si bas que ces Etats ne songent même pas à rembourser. Ni même, pour les plus voyous d’entr’eux, à mettre un terme à leurs dépassements budgétaires.

    Il n’y aura aucune assainissement possible si ces taux ne reviennent progressivement à 5 %, décomplexant le consommateur, faisant renaître l’espoir dans l’économie, et contraignant les Etats à faire de vraies économies, plutôt que des ponctions de panique.

    • « Les entreprises, elles, ne vont pas investir « parce que les taux son bas », mais parce qu’il y a de l’espoir. Le taux d’emprunt n’est qu’un paramètre, par ailleurs fiscalement déductible. »

      Les charges d’intérêts sur emprunts d’entreprise ne seront déductibles qu’à hauteur de 75% pour la part supérieure à 3 millions d’euros dès le 1er janvier 2014 (85% pour 2012 et 2013). Donc, il y aura quand même un effet.

  • françois ROBIN
    28 juin 2013 at 17 h 42 min

    Joyeux programme !

  • Les commentaires sont fermés.

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