Après les riches, c’est au tour des « zézés » de payer !

Ce gouvernement fait une erreur historique car il demande à ceux qui produisent et travaillent de payer beaucoup plus que ce qui est supportable pour financer les inactifs.

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Après les riches, c’est au tour des « zézés » de payer !

Publié le 5 juin 2013
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Ce gouvernement fait une erreur historique car il demande à ceux qui produisent et travaillent de payer beaucoup plus que ce qui est supportable pour financer les inactifs.

Un billet d’humeur de Charles Sannat.

Être juste lorsque l’on est de gauche, c’est marteler en permanence et dans chaque phrase l’idée que l’on est juste, peu importe que l’on soit juste ou juste injuste. Le tout c’est de le dire. Être juste lorsque l’on est de gauche, c’est faire la solidarité avec l’argent des riches – et idéalement de droite comme ça il n’y a pas de perte d’électorat.

Première année du quinquennat : faire payer les riches, ces salauds !

Voilà qui est fait, augmentation des impôts et des exilés fiscaux (ce n’est pas grave, « casse-toi pauvre con » comme le titrait Libération en « une » à propos de l’un de nos très grands patrons).

Tentative d’ouvrir la chasse aux pigeons… Devant la révolte de nos entrepreneurs volatils, le gouvernement a fait en partie machine arrière. Finalement, les patrons étaient ses copains… mais point trop puisqu’ils s’attaquent aux poussins qui, vous en conviendrez, posent un immense problème aux forces de progrès de gauche. Voici des gens qui préfèrent le travail et la liberté à l’assistanat. Une honte, un scandale, ces gens sont par nature dangereux puisqu’ils ont un comportement par définition en dehors des cadres établis. Un homme libre payant le prix de sa liberté est beaucoup moins contrôlable qu’un homme qui attend sa pitance quotidienne de sa maman l’État-providence qui, dans sa grande bienveillance, vient lui donner la bécquée.

Bref, ce fut haro sur les riches, sur nos pauvres riches qui ne sont pas le problème alors que les errements des banques sont une grande partie du problème. La deuxième grande partie du problème, ce sont nos dépenses publiques. Lorsque l’on parle de dépenses publiques, en réalité, il faut parler de dépenses d’assistanat. Dans notre pays, nous adorons assister. La droite comme la gauche, et bien évidemment la gauche encore plus. Jusqu’à présent, l’assistanat d’une foule de gens était financé par la dette.

La dette c’est quoi ?

La dette c’est un impôt que l’on refuse de lever aujourd’hui pour payer les dépenses du jour. Alors pour y faire face sans augmenter les impôts, on emprunte la différence. C’est donc le refus de faire payer le vrai coût des politiques sociale et d’assistanat à notre pays… et cela fait quarante ans que ce petit cirque dure avec une belle accélération ces 10 dernières années. C’est valable pour les mairies qui s’endettent plutôt que de vous faire payer les impôts tout de suite, sinon ça vous ferait mal et vous auriez une furieuse envie de virer votre maire aux élections suivantes. C’est valable pour les communautés de communes qui s’endettent plutôt que de vous faire payer les impôts tout de suite, sinon ça vous ferait mal et vous auriez une furieuse envie de les virer aux élections suivantes mais vous ne pouvez pas car, pour les communautés de communes, on ne vous demande pas votre avis. C’est valable pour les départements qui s’endettent plutôt que de vous faire payer les impôts tout de suite, sinon ça vous ferait mal et vous auriez une furieuse envie de virer vos conseillers départementaux aux élections suivantes. C’est valable pour les régions qui s’endettent plutôt que de vous faire payer les impôts tout de suite, sinon ça vous ferait mal et vous auriez une furieuse envie de virer vos conseillers régionaux aux élections suivantes. C’est aussi valable pour l’État qui adore redistribuer pour des raisons plus ou moins inavouables l’argent qu’il n’a absolument pas et… qu’il préfère ne pas vous faire payer maintenant car sinon vous auriez tendance à trouver que la solidarité pour les autres avec votre fric ça commence à vous coûter sacrément cher.

Taxer les riches après tout pourquoi pas puisque cela ne me concerne pas ! Le problème c’est qu’après les riches, on taxe les zézés ! Et là, vous allez nettement moins rigoler.

Deuxième année du quinquennat : faire payer les « zézés » !

Finalement, je trouve que cette idée de réduire la politique familiale en dépense est excellente car elle montre la véritable nature d’un gouvernement financièrement aux abois. Vous remarquerez le grand virage sémantique de nos mamamouchis qui n’osent quand même plus parler de méchants riches. Maintenant on parle des méchants aisés. Question de mon fils de cinq ans : « Dis papa, c’est quoi un « zézé », et pourquoi ils sont méchants ? » Alors là, je rame ! Comment confesser et expliquer à mon fils de cinq ans que son père (et sa mère, puisque ma femme travaille honteusement) gagnent à eux deux plus de 4 000 euros par mois…

Non, non et Non ! Je sais, vous avez retenu les 5 300 euros dont on vous rabâche les oreilles dans les vrais médias. Mais en fait, comme toujours, il faut lire les petits caractères. Je vous cite le gouverne-ment : « Ainsi, pour une famille de deux enfants dont les parents travaillent tous les deux, la Paje est inchangée jusqu’à 4 000 euros de ressources mensuelles, puis divisée par deux jusqu’à 4 926 euros. Au-delà, ils n’auront pas droit (comme aujourd’hui) à l’allocation ! »

Eh oui, avec nos deux marmots et nos 4 000 euros de revenus mensuels le tout en région parisienne qui, comme chacun le sait, n’est pas cher en terme de logement, nous sommes des zézés ! Des vilains, des gros, des méchants, des zézés ! Des zézés comme un couple de prof ! Des zézés comme un couple de flics ! Des zézés comme un couple de la RATP ! Des zézés comme seulement 12% des français selon les calculs savants de Monsieur Ground Z’Ayrault !

Alors j’ai expliqué à mon fils que nous devions être discrets. Que désormais, il fallait se cacher car ses parents sont des zézés, et que par les temps qui courent être un zézé c’est dangereux.

Troisième année du quinquennat : faire payer ceux que l’on paie…

Et là, on commencera à attaquer les choses sérieuses. Vous savez quand le gouverne-ment sera obligé de se rendre compte qu’il n’y a pas assez de riches, et encore moins assez de zézés pour payer tous les pauvres ! Parce que ce moment-là arrivera, dans un an ou dans deux. Lorsque les classes moyennes seront laminées et qu’il n’y aura plus rien à tondre, que personne ne voudra plus financer l’État français, et que l’Europe (et nos amis les Allemands) sifflera la fin de partie, nous devrons enfin expliquer que certaines dépenses ne sont plus finançables.

Mais pour le moment, l’État continue à acheter de plus en plus cher et pour un résultat de moins en moins brillant une paix sociale qui devient toute relative !

La France, un pays en dislocation !

De plus en plus de gens qui travaillent paient de plus en plus pour des gens qui sont tombés dans l’assistanat à vie. L’idée est sans doute très belle, le problème c’est que ce n’est plus possible car le consentement à l’impôt n’est pas en train de s’effriter, il a complètement disparu.

Ce gouvernement fait une erreur historique car il demande à ceux qui produisent et travaillent de payer beaucoup plus que ce qui est supportable pour financer les inactifs. Un système fonctionnant comme ça est voué à une mort rapide et très douloureuse, car lorsque l’État-providence s’effondrera…


Une première version de cet article a été publiée sur www.lecontrarien.com.

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  • Quelle « justice » y a-t-il à vouloir compenser, par débit de ceux qui ont tout fait pour atteindre leur optimum, ceux qui ont fait le contraire depuis la maternelle, et avec une constance émouvante ?
    Zéro études, zéro qualifications, zéro envie de se lever, que des besoins et des envies.

    Dans la mesure où tout est fait pour que leur aisance ressemble à celle des crétins laborieux qui ont cru que le pain se gagnait à la sueur de son front, pourquoi se fouleraient-ils ?

    Quand tout un peuple vit ainsi dans l’irréalité économique (après avoir écrit la Cigale et la Fourmi), la catastrophe est inéluctable.

  • Et le pire c’est que certaines dépenses ne seront plus finançables. Mais il faudra bien rembourser la dette.

    • N’avons nous pas déjà depuis longtemps dépassé cette possibilité là ?

      http://www.contrepoints.org/2013/05/29/125990-4-923-milliards-de-dette-pour-la-france

    • Oui Céline, je suis tout à fait d’accord : c’est un double facteur de récession parce que :
      1/ l’activité économique engendrée artificiellement par la dépenses publiques diminue fortement à ce moment là,
      2/ alors même que le remboursement des dettes se fait essentiellement au profit de créanciers étrangers : ce n’est pas seulement le principal (qui nous a été prêté au départ) qui doit être remboursé mais surtout les intérêts qui partent vers nos prêteurs, majoritairement étrangers !
      Il s’agit de dizaines de milliards d’euros chaque année : les seuls ntérêts de la dette Française se montent à plus de 150 millions d’euros chaque jour; l’équivalent des couts de construction et de fonctionnement pendant 10 ans de
      – 1 prison
      – 2 hopitaux
      – 3 ecoles … chaque jour !

      SVP, n’hésitez pas à apporter votre contradiction sur mes chiffres, car j’ai bien travaillé mes calculs.
      Merci

      • Et ça vous dérange qu’on paye des intérêts ? A ces « étrangers » (genre Allianz, HSBC…) ? Si on ne paye pas d’intérêts au moins égaux à ce que leur argent peut rapporter en étant investi ailleurs, ils (et vous non plus) ne le prêteront pas.
        Et si le contrat dit « vous prêtez 1000€ pour 10 ans en échange de 35€ tous les ans et d’un remboursement de 1003€ à terme » (typique d’une obligation, d’Etat ou autre) et que vous ne payez pas, vous violez votre parole, vous avez « fait défaut sur votre dette »… Et plus personne ne vous prêtera, sinon peut-être contre des taux TRES élevés. Il est moins gênant de faire défaut sur de la dette intérieure.
        Et in fine, ce montant d’intérêts, rapporté au montant de la dette… c’est rien, 54 milliards par an. Qui rapportés au 1900 milliards de la dette fait dans les 3%… Pas bien cher… Trop peu cher, en fait.

      • Petithob : « SVP, n’hésitez pas à apporter votre contradiction sur mes chiffres, car j’ai bien travaillé mes calculs.Merci »

        Pas d’intérêts, pas de prêt pas d’école, c’est simple à comprendre non ?
        Il faudrait être sacrément débile ou avoir un flingue sur la tempe pour prêter ses propre richesses gratuitement.

        Libéralement un état pérenne n’a absolument aucun raison de faire des emprunts hormis guerre ou catastrophe, je serais pour foutre en taule tout élu qui fini son mandat avec une ardoise. Des pays s’en sortent parfaitement avec 30% de moins d’impôts qu’en France et ils ont des écoles et des budgets parfaitement maitrisé. (Alors que la France claque 20% de trop chaque année depuis 1974… ce n’est plus de l’incompétence à ce niveau)

  • Ce ne sont pas les « pauvres » qui reçoivent les impôts des riches et de zézés !!
    C’est l’état lui-même qui dans ses frais gigantesques aspire tout ce fric.
    C’est une imposture totale de la classe politique qui détourne 90% des impôts et taxes diverses pour financer son train de vie et non les pauvres « pauvres ».

    • Je partage l’ avis de Bobomede. Si ce fric aidait vraiment les plus défaforisés on en verrait les effets;or c’est bien le contraire qui se passe, car les « pauvres » s’enfoncent toujours plus dans la dépendance. Ce pognon sert à engraisser l’Etat qui est de plus en plus vorace.

  • Tres bon papier et bonne analyse.

    C’est a croire que vous avez repris le processus d’installation du Socialisme sovietique en Europe de l’Est ou du Parti communiste en Chine :

    – chasser les riches
    – exterminer les classes moyennes et intellectuelles
    – asservir les fonctionnaires
    – ne plus garder que des pauvres dependant des allocations de l’Etat totalitaire.

    On a deja :
    – des medias collabos,
    – un parti present dans tous les organes de l’Etat,
    – une corruption generalisee des dirigeants,
    – une education nationale courbee aux dogmes du Parti,
    – une police politique (arrestations pour port de T-shirt….),
    – une democratie de facade (resultats du referendum europeen en 2005),
    – des forces de polices et CRS superieures aux forces armees.

    Il ne reste plus qu’a trouver une tournure pour supprimer les partis d’opposition (que l’on appellera « terroristes », « hordes fascistes » ou « ennemis de la republique »).

    Bravo Flamby : « donner du pouvoir a un idiot et vous ferez un tyran ».

  • Excellent article, lucide et pertinent qui pointe du doigt les problèmes premiers de notre pays et qui explicite le mensonge de la classe politique Française.
    Contrairement à certains des lecteurs, je ne crois pas à la corruption massive des politiques. Du moins pas à une corruption ‘matérielle’.
    Par contre, et cet article l’explique très bien, ils mentent tous, droite et gauche confondus, sur nos équilibres financiers. S’ils le font , c’est pour se faire ré élire, c’est parce qu’ils placent leur interet personnel au dessus de l’intérêt général.
    Et cela est bien une corruption morale…

    • Donc Petithob on est bien d’accord, ils font tout pour garder leur job et celui de leurs copains. Dans un pays en crise ils sont eux aussi aux abois; car que feraient-ils pour la plupart qui n’ont jamais bossé ? Donc ce n’est pas une politique pour les pauvres mais pour maintenir leurs privilèges comme sous l’Ancien régime.

  • mais pas que…..les pauvres aussi se font taxer , ceux qui travaillent bien sur ….un petit racket organisé via le rsi par exemple…..qui réclame de l’argent que vous ne leur devez pas……quand ledit racket se fait par de petites sommes , multiplié par plusieurs milliers de personnes , c’est toujours ça de pris…..putain de pays……

  • Après avoir critiqué tous ceux qui se hâtaient de critique le nouveau gouvernement mais avaient perdu l’élection ,la parution du rapport Gallois ( début novembre) et les doutes que ce dernier exprimait ( BFM Business ) sur l’orientation nouvelle de ce rapport , sur la suite qui y serait donnée réellement par FH , me firent changer complètement d’attitude Certes , FH n’avait rien d’un homme « providentiel » En fait , il n’est RIEN ,, et sûrement pas l’homme d’Etat qu’il fallait à la France : trop de mensonges , trop de faux fuyants , la « dérobade » continuelle , et des discours qui ne sont que des incantations stériles Mais le résultat final est bien pire En fait FH est mené –plus qu’il mène- par des « revanchards- » qui veulent détruire la France Le seul que j’aie ( bien ) jugé dès le départ est Valls entre autres la qualification : incompétant , mais avec la volonté de paraître ce qu’il n’est pas ! Pauvre France !

  • Le titre induit en erreur. C’est regrettable.

    Le but des socialistes a toujours été de faire payer les zézés, les moins zézés, et même les pas zézés du tout.

    Les socialistes ne sont pas idiots : ils savent bien qu’il ne peuvent pas faire payer les vrais riches qui sont déjà partis ou bien sont leurs amis politiciens dans l’un des partis socialistes de France.

    Le discours sur les riches, comme n’importe quel discours agitant les haines et les boucs émissaires, sert à faire illusion, à donner le verni de la justice à ce qui est profondément inique et immoral : le socialisme.

  • Les commentaires sont fermés.

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