Quel rôle pour le PLD dans l’UDI ?

Les mesures proposées par Jean-Louis Borloo pour favoriser la reprise vont dans le bon sens. Mais il faut aller plus loin.
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Quel rôle pour le PLD dans l’UDI ?

Publié le 16 mai 2013
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Les mesures proposées par Jean-Louis Borloo pour favoriser la reprise vont dans le bon sens. Mais il faut aller plus loin.

Par Aurélien Véron.

Logo du PLD Parti Libéral DémocrateJean-Louis Borloo a proposé au gouvernement une « loi d’unité républicaine ». Sans appeler à un gouvernement d’union nationale, le président de l’UDI a recommandé à la majorité actuelle 10 mesures censées favoriser la reprise sans « piège » ni « prise d’otage ». La ligne générale est séduisante : baisser le coût du travail et mettre un frein à la pression fiscale. Ces propositions présentées conjointement par Hervé Morin et Jean-Christophe Lagarde pourraient être sans doute encore plus utiles pour les Français si quelques préconisations du PLD pouvaient être retenues. Par exemple dans l’hypothèse d’un second plan de l’UDI.

Demander à ne pas augmenter la pression fiscale va dans le bon sens. Mais il faut aller plus loin alors qu’elle figure parmi les plus élevées d’Europe, à 44% contre près de 38,5% en Allemagne. Le pays ne s’en sortira pas sans une diminution globale du niveau des prélèvements obligatoires, leur simplification par la suppression de toutes les petites taxes peu rentables, et un engagement à stabiliser ce nouveau socle sur le reste de la mandature pour offrir un peu de visibilité aux Français. Le niveau excessif de la taxation du capital, le double du taux allemand à 44,4% contre 22%, explique en particulier la fragilité de nos PME, et par conséquent du marché de l’emploi. Cet écart explique la panne de croissance des PME françaises et le trop faible nombre d’ETI, ces entreprises de taille intermédiaire qui font l’emploi, investissent dans la recherche et attaquent les marchés extérieurs. Une mesure forte en faveur de la croissance consisterait à ramener l’IS à 20% et de revenir à un prélèvement forfaitaire libératoire de 20% des dividendes.

La baisse à 5,5% de la TVA pour le logement social serait efficace si ce secteur n’alimentait pas lui-même les tensions sur le marché du logement (sans parler de son instrumentalisation clientéliste). Une vraie politique du logement accessible à tous passe d’abord par une remise en question des règles qui bloquent arbitrairement la constructibilité des terrains. La pénurie de logements est d’abord celle du foncier constructible, rare donc cher. Elle repose ensuite sur un marché locatif fluide fondé sur la confiance des bailleurs. Si tant de logement sont vides, c’est bien que les propriétaires craignent les ennuis considérables dus aux mauvais payeurs surprotégés. Les investisseurs institutionnels ont quitté le terrain locatif (rappelez-vous les fameuses ventes à la découpe), trop peu rentable compte tenu des ennuis judiciaires et charges à assumer.

Nous rajouterions des propositions ouvrant la voie à des réformes structurelles : conversion de tous les régimes de retraite en un système unique à points, équitable et flexible ; alignement du statut des nouveaux fonctionnaires entrants sur le régime général ; autonomie réelle des établissements scolaires et universitaires ; Code du Travail simplifié et abolition de la durée légale du travail rendue aux accords de branche et d’entreprise ; ouverture des professions protégées à la concurrence… Chacune de ces mesures entrainerait avec elle une série de changements profonds capables de remettre la société dans le bon sens.

Il faut aller au-delà des catalogues de mesures traditionnelles, qui, depuis plus de 30 ans, échouent à sortir le pays du déclin. Il est temps de changer de braquet et d’avoir l’audace de penser autrement. Le geste d’ouverture de Jean-Louis Borloo peut en être l’occasion.

L’UDI est une force en cours de construction. L’enjeu pour cette Union, c’est de proposer une véritable alternative entre un gouvernement à la dérive et une droite républicaine en manque de repères. Dans cette dynamique fondatrice, le PLD est une composante essentielle pour construire ce nouveau logiciel de pensée, et en faire la force supplémentaire pour l’UDI.

La lutte pour la croissance et l’emploi ne peut se satisfaire de quelques mesures emblématiques. Elle exige une stratégie d’ensemble en faveur de l’esprit d’entreprendre, de l’investissement et, globalement, de la prise de risque pour préparer les emplois de demain dans un univers ouvert, rempli d’opportunités pour peu qu’on libère les Français de leur fardeau fiscal et réglementaire. Le mot clef d’un tel logiciel de pensée, c’est la liberté, notamment économique. C’est le logiciel de la jeune génération. Il est plus que temps de le prendre en compte.

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  • l'autre pierre
    16 mai 2013 at 8 h 55 min

    Votez libéral oui, avec Borloo jamais.
    Borloo libéral, la belle blague ce pourfendeur d’OGM copain comme cochon avec Bové et les faucheurs.
    Le penseur de l’écotaxe sur le transport routier, une taxe à rendement nul tant l’infrastructure nécessaire et sa gestion privé coûte. Une ânerie anti économique qui a elle seule mériterait un billet sur contrepoints.

  • Effectivement , voter libéral , c’est d’accord , mais si voter libéral revient à donner sa voix à Borloo et , in fine à l’UMP , aussi socialistes que les actuels socialistes aux affaires , il y a un gros problème !!!

    Donc , en csq , comme il n’y a pas d’offre politique libérale autonome, mais des socialistes ayant des politiques attrape -tout ( UMP , UDI ) , on va à la pêche !!!

  • Franchement vous espérez que la France deviendra un jour un pays libéral ? Il faut arrêter de rêver … La culture de la nation est incompatible avec un libéralisme total ou très prégnant dans la société. Et avant l’idéologie il faut être réaliste, et même si je n’ai pas trop Borloo, Du moment que certaines mesures intelligentes sont prisent et que d’autres mesure libérales peuvent passer pour avoir un retour dessus, je suis plutôt pour ! Ca montreras aux gens qu’on peut prendre des mesures liberales et augmenter l’intérêt général en plus. On va pas passer du tout au tout … En plus sur l’écologie je suis désolé mais c’est bien un des points faibles du libéralisme défendu sur ce site, alors c’est facile d’être climato-sceptique pour éviter la dissonance cognitive, mais si sur le Co2 par exemple je peux comprendre qu’on soit sceptique. Regarder les mers de plastique, le fond des océans, l’homme peut détruire sont environnement et en subir les conséquences, à l’image des vikings du Groenland, de certaines tribus d’Amérique du sud, des habitants de l’île de pâque, et d’autres encore.

    • Mais de quelle écologie parlez vous ? Vous citez en vrac des faits historiques pour justifier le retour à la lampe à suif ? La première écologie à appliquer dans le monde est un contrôle des naissances strict car tous les problèmes inévitables à venir sur cette terre proviennent de l’accroissement inexorable de la population humaine. Il y a 35 ans mon patron à UCLA me disait que la production de médicaments et de vaccins combinée à la production d’engrais azotés allaient conduire l’humanité à sa perte. Il faisait remarquer que les volumes de production de ces trois produits suivaient la même courbe mathématique que celle de la croissance de la population humaine et que cette dernière en était la conséquence directe. La vraie écologie serait non pas de restreindre ces productions mais de contrôler les naissances …

      • Vision totalitaire contraire à la philosophie libérale. Les naissances se régulent grâce à l’éducation, au développement économique. D’ailleurs, les derniers modèles de prévisions démographiques tablent sur une stabilisation à 8.5 Md d’habitants en 2050, loin des 15 Md annoncés il y a seulement une vingtaine d’année.

    • Minarchiste, peut-être. et ce serai un bon pas en avant.

    • pouvez vous nous expliquer comment les vikings on detruit le croenland ?
      pour moi, qui raisonne a l’endroit, et qui connait un minimum la periode, c’est plutot le groenland, qui a detruit les vikings !

  • On aurait pu espérer que le lamentable vautrage avec Bayrou aurait servi de leçon.
    Ben non. Le même autisme que dans n’importe quel parti x ou y.
    … tant il est vrai qu’un parti x ou y, c’est d’abord un parti avant d’être x ou y .
    Nullissime.
    http://uplib.fr/wiki/Partis

  • Aurel, mon pote, tu deviens fou. La ligne général des 10 proposition ce n’est pas de « baisser le coût du travail et mettre un frein à la pression fiscale ». C’est de :
    dépenser encore plus d’agent public dans le bâtiment, la chimère carbophobe, des « grands travaux » ; d’intervenir encore plus dans la vie sociale avec :
    *) l’Agence nationale des Services à la Personne,les CESU etc. ;
    *) soutenir les « contrats d’avenir » (sic) + 150 000 apprentis dans la fonction publique (comme su la FP était capable de former des apprentis à autre chose que la glande)
    *) le fichage/flicage des emprunteurs
    *) encore plus de zonage et de manipulation des marchés fonciers, avec un « établissement public foncier national » sur le modèle des ignobles SAFER…

    Plus d’autres monstruosité comme la « lutte contre les paradis fiscaux », etc.

    Bref : du bon gros socialisme, avec juste quelque concessions au principe de réalité parce qu’on ne peut quand même pas trop charger la mule.

  • Rester isolé pour préparer les prochaines batailles est intellectuellement séduisant, mais pas réaliste si on redescend sur terre. Nos recrutements n’ont jamais été aussi soutenus, et la diffusion de notre projet aussi large (même si la route restant à parcourir est encore longue pour parvenir à une notoriété forte) que depuis l’adhésion à l’UDI, attelage de partis divers qui apprennent à co-exister.

    Notre ligne est très différente de celle des autres composantes. Pourtant, nous y sommes bien accueillis par des membres qui attendent de leurs dirigeants le discours qui est le nôtre. Résultat, beaucoup viennent à nous et mettent la pression sur leurs appareils de parti.

    Nous continuons à exprimer nos convictions librement, et ferons tout pour les mettre en oeuvre lorsque nous serons en capacité de le faire. Cette capacité viendra de notre nombre, de notre talent collectif et de nos élus à venir. C’est tout l’intérêt de se rassembler dans un parti pour peser dans les rapports de force.

    • Parlons transparence #opendata etc Aurélien,
      « beaucoup » c’est sympa, mais tu peux nous donner les chiffres d’adhésions ?
      Merci

    • Aurélien,

      Je souhaite de tout coeur (et c’est vrai !) que les idées libérales gangrènent peu-à-peu l’UDI.

      Il y a deux mois de cela, j’ai dîné avec le conseiller de BORLOO. Après une discussion amusante avec lui sur le libéralisme, ou j’ai conclu : « Eh ben, si t’es libéral, c’est que je suis le Pape », je lui ai demandé si le PLD avait effectivement rejoint l’UDI. Sa réponse fût révélatrice : « Ah oui, mais c’est rien, ça… »

      Bon. D’accord. Dont acte.

    • oui, ça c’est audible.
      Mais faire un article avec une première phrase « Les mesures proposées par Jean-Louis Borloo pour favoriser la reprise vont dans le bon sens. « , c’est nimpornawak.
      En cherchant et avec indulgence on peut trouver deux ou trois trucs dont on peut dire qu’ils vont dans le bon sens, mais le sens général est affreux.

  • Des libéraux qui vont à la soupe, encore une fois rien de nouveau sous le soleil à droite. Des discours libéraux, surtout sur l’économique, dans la pratique, souvent l’inverse.

    Sur les questions de société comme d’économie les libéraux de droite deviendront d’un coup antilibéraux par nationalisme et conservatisme, pour leurs intérêts propres: obtenir des sièges. Ca fait des années que ça dure. On voit ce que ça a donné sous le mandat Sarkozy: du colbertisme, comme d’hab’.

    Rien de nouveau dans le fonctionnement de votre parti: l’oligarchie du parti décide comme ailleurs, et ça ne vous pose pas problème.

    Aussi, l’impératif de transparence n’a pas été intégrée par votre parti. Comment pourtant imager un gouvernement ouvert, démocrate libéral, qui ouvre les données sur ce que l’administration fait de nos impôts quand les partis qui le composent ne pratiquent pas la transparence et la démocratie en interne?

    Vous vous appelez « parti libéral DEMOCRATE » mais votre vision de la démocratie semble bien peu développée. Non-cumul, proportionnelle ok! Mais c’est tout?
    C’est bien peu pour ceux qui se prétendent démocrates mais ne critiquent pas le système représentatif. Internet est pourtant un outil inespéré pour participer à la vie politique et non pas faire que de la com’ dessus, les pirates l’ont compris.
    La question vous intéresse peu mais tout de même, c’est de notre logiciel politique dont on parle. S’il est grippé les réformes structurelles justes ne viendront pas, car il n’y a pas de légitimité, ni d’intérêt à les porter. La simplification du droit du travail, du système fiscal tout le monde est pour par exemple. Personne ne le fait.

    Regardez du côté des pirates qui font de la transparence en politique, de l’open-data, de la démocratie délibérative et participative, ainsi que de la défense de la liberté d’expression sur le net comme ailleurs. S’y regroupent des libéraux, des libertariens, mais aussi des libertaires et des anars, que des gens qui se méfient des vieux partis, de l’Etat et des lobbys, donc veulent des règles du jeu saines.

    Evidemment ils n’ont pas réponse à tout pour ensuite n’avoir prise sur rien une fois au pouvoir, mais ils s’inscrivent dans notre époque. Sur le droit d’auteur, le système de brevets qui nuisent à l’innovation et à la création les « libéraux » disparaissent et soutiennent les lobbys des grandes industries, au mépris de la justice et de la liberté d’expression.

    Voyez le projet Acta. Où étaient les libéraux lors des manifs contre ce projet qui ont menées à son rejet? Ah oui, l’ALDE votait avec les conservateurs au PE, contre la vie privée des européens, pour une police qui se passe d’un juge pour surveiller tout le monde.

    Ils ont sans doute lu 1984 comme un mode d’emploi, et la liberté des modernes de Benjamin Constant leur passe au-dessus. Et ça se dit « libéral ».

    Bref, vous semblez ne pas vouloir d’un Etat qui s’arrange avec le Big Business au détriment de l’intérêt général mais vous vous alliez avec ceux qui dirigeaient hier avec des pratiques douteuses.

  • entre aurelien veron et l’ours borloo, il y a deja une difference, c’est la cravate !

    les  » liberaux  » peuvent -ils nous dire si dans la programme de l’UDI, il y a, par exemple, la suppression de l’aide publique au cerealiers pour baisse du prix des cereales, alors que ces dernières n’ont jamais été aussi chères ( pour cause de subvention de l’etanol aux US )

    merci

  • Aurélien,

    Cette fusion du PLD avec l’UDI est précisément la raison pour laquelle j’ai toujours hésité à adhérer à un parti libéral. Lorsqu’un parti se créé en utilisant le mot « libéral », c’est une bonne chose, mais il faut attendre un peu car, dans un pays enraciné dans le communisme comme la France, le parti dit « libéral » fini toujours par « faire des concessions réalistes », parce que dans la vie tout est question d’équilibre et de concession, n’est-ce pas. Ce faisant, vous cédez au chant des sirènes collectivistes. On a vu les échecs DL, AL, le PLD.

    C’est une erreur.

    Lorsqu’un libéral pactise avec des étatistes, il contribue indéniablement à légitimer l’idée qu’il peut exister des libéraux extrémistes. Or considérer la liberté comme un extrême, c’est considérer l’être humain comme un extrême, ça n’a pas de sens.

    Vous sacrifiez la liberté, au prix de quelques « mesures » s’inspirant du libéralisme.

    Je connais l’argumentaire de dire qu’il vaut mieux avoir un peu de liberté que pas du tout, surtout dans un pays totalitaire comme la France.

    Mais comprenez bien que dans ce pays totalitaire où l’exécutif est à gauche, le législatif est à gauche, le judiciaire est à gauche, les médias sont à gauche, l’éducation est à gauche, où les lobby de droite utilisent l’Etat pour parvenir à leur fins, il est banal de dire que les libéraux sont extrémistes, absolutistes, ultra…

    Au lieu de montrer que le libéralisme est la seule et unique voie pour nous sortir de la misère, pour nous amener vers une société épanouie et heureuse, vous contribuez à semer la confusion dans l’esprit des gens que nous devons convaincre de leur droit le plus fondamentale, celui de la liberté.

    Comprenez qu’une mesure libérale appliquée dans un pays interventionniste est totalement contreproductif. Comment voulez-vous convaincre les travailleurs qu’il faut de la souplesse dans le travail, qu’il faut supprimer le SMIC quand dans le même temps, il est difficile d’embaucher, quand il existe une législation paralysant l’accès à la concurrence !!

    Une mesure libérale ne peut porter ses fruits que dans un pays libéral. Licencier, oui, mais il faut permettre de retrouver un travail le lendemain, ce que ne fait pas les lois qui imposent un smic, un code du travail, des licences, une règlementation…

    Si j’ai le choix entre être d’un coté sourd, muet, aveugle et paralysé ou d’un autre coté mort, et que je choisi d’être mort, ceux qui pensent à ma place (ne respectant pas mon choix), me diront que je suis un extrémiste qui ne veut pas faire de concession.

    C’est pourtant ce que vous proposez aux libéraux.

  • Parler de soupe quand on est Pirate, c’est l’hôpital qui se moque de la charité. Les Pirates, c’est bien une soupe de pensée avec des morceaux d’un peu n’importe quoi. Ca marche peut-être en Allemagne, mais c’est resté au stade post-ado en France.

  • Je veux bien entendre les critiques, il ne faut pas non plus raconter n’importe quoi. Le PLD n’a fusionné avec personne, notre destin reste entre nos mains. L’UDI ne s’est jamais déclaré libéral, mais a souhaité avoir en son sein une composante libérale. Nous y voyons des avantages, comme l’UDI y a vu les siens. Et non, nous ne sommes pas membres de l’ALDE puisque nous sommes dans le registre des inepties.

    J’admets que nous faisons en priorité la promotion de notre projet économique car c’est ce qui préoccupe le plus nos membres et nos sympathisants attachés à la liberté sous toutes ses formes, cela ne nous empêche pas de revenir sur la liberté d’expression bridée, sur l’école ou l’intrusion de l’Etat dans nos vies privées. Nous le faisons très régulièrement. Mais il faut admettre qu’une stratégie de réformes chocs intègre un aspect fiscal fondamental tant la pression des taxes et impôts est devenue insoutenable, la dépense publique excessive et l’extension de l’Etat nocive. Comment ignorer la nécessité de promouvoir une vraie flexibilité, une dérèglementation réfléchie (prof protégées, foncier, normes…)… Si vous pensez qu’il y a une stratégie alternative pour défendre nos libertés, nous sommes preneurs.

    Car un parti évolue au gré de ceux qui participent à son développement. Vous êtes tous bienvenus pour contribuer aux travaux du PLD. Nous n’attendons que ça.

    • Aurélien,

      Je pense qu’il n’y a pas qu’une seule stratégie pour défendre nos libertés. Celle que le PLD a choisi en est une. Certains d’entre nous émettent des doutes ou plutôt des craintes quant au succès de cette stratégie. C’est tout. A la limite, ces « critiques », comme tu le dis, devraient te permettre de faire attention, t’aider dans ton action. Je sais ainsi, à titre personnel, que je ne tiens pas tous les tenants et aboutissants des décisions que je prends, ou plutôt j’en ai conscience.

      D’autres stratégies sont menées de front par d’autres libéraux. Par exemple le site Contrepoints, dont la fréquentation est en constante augmentation, le blog de h16, sont aussi une action libérale concrète.

      L’erreur que nous commettons presque toutes et tous est de rentrer dans un débat que je qualifie de stérile, dont le niveau type cour de récré de CP est édifiant, du genre : « Ouais, moi suis plus libéral que toi, nananèreuuuuu » ou bien « Moi suis plus actif que toi, d’abord, heu…. », etc…

      Et j’avoue moi-même avoir été pris à ce jeu idiot une fois ou deux.

      Evoluons.

      Je souhaite de tout coeur au PLD de réussir dans son entreprise. Je souhaite en fait tout simplement au libéralisme, que ce soit grâce au PLD, aux think tanks ou bien aux actions moins visibles du type « fourmi » promouvant les idées libérales de réussir à faire progresser nos idées.

      Montrons-nous plus intelligents que nos adversaires. Ne pêchons pas par égo mal placé consistant à dire, chacun de son côté : « Oui, c’est grâce à moi que les idées libérales ont progressé ». C’est faux. C’est une erreur. Enfin, je crois.

    • Le PLD n’a peut-être pas fusionné mais en pratique le message n’est pas du tout clair. Et la place du PLD sur le site de l’UDI n’est pas visible… Il suffit de taper PLD dans la « recherche » du site de l’UDI pour y lire le dédain : Un petit parti libéral rejoint l’UDI.

      Excusez-moi, mais l’entrisme pratiqué par les libéraux américains chez les républicains, n’est en rien comparable à celui que pourraient faire les libéraux français auprès d’un parti ayant des origines enracinées dans le culte de l’Etat.

      Nous avons la malchance d’avoir un gouvernement qui massacre l’économie, contribue à l’augmentation des impôts et du chômage. D’être dans un pays totalitaire dérivant vers le communisme, avec en opposition des partis politiques plus étatistes les uns que les autres.

      C’est là qu’il faut proposer nos idées. Convaincre partout autour de nous qu’une alternative existe, que les français doivent se rendre compte qu’ils réfléchissent par le biais de l’Etat parce que nous avons été formés pour penser de cette manière. Ça prend du temps, mais petit à petit ça se fait.

      On ne manque pas d’exemple pour le faire comprendre aux gens : l’idée d’imposer la pose de pneus neige en hivers, l’idée de l’assistant sexuel, l’idée (toute fraîche) de la prise en compte des revenus des contribuables pour le remboursement des soins : http://www.lepoint.fr/societe/securite-sociale-une-etude-prone-la-prise-en-compte-des-revenus-des-malades-16-05-2013-1667165_23.php

      En 2002, A. Madelin avait fait 3.91% aux présidentielles. Je suis déjà convaincu que les 5% seraient dépassés aujourd’hui. Au lieu de ça, DL a été dissout au profit de l’UMP.

      Résultat, les idées de liberté ont été noyées, le message de liberté est confus. La crise a permis aux étatistes de reprendre (sans contradiction visible) le matraquage du libéralisme en le tenant pour responsable de cette crise. Alors qu’un parti libéral aurait pu démontrer que l’interventionnisme des Etats était responsable, tant auprès des banques que sur les dettes des Etats.

      La stratégie alternative pour défendre nos idées : diffuser un message clair, qui ne se confond pas. Un grand parti libéral devrait avoir dans ses statuts, une règle interdisant toute alliance avec les partis étatistes, il rassemblera tous les différents courants de pensée libérale. C’est le seul moyen de lutter contre le collectivisme étatiste.

    • Je ne pense pas que la priorité donnée au libéralisme économique soit une bonne stratégie, au delà de faire plaisir à l’obsession de vos sympathisants….

      Les notions de responsabilité individuelle ; d’allégement du rôle et du poids de l’état/administration recentrés sur les missions régaliennes/contrôle doivent aussi s’appliquer à la sphère privée…
      sous peine d’être associé à l’ultra libéralisme sauvage… rejet garanti !!!

  • « La baisse à 5,5% de la TVA pour le logement social serait efficace si ce secteur n’alimentait pas lui-même les tensions sur le marché du logement »

    A construction égale, taxation égale, sans préjuger de qui sera l’occupant. Une taxation différente ne peut que fausser le marché avec plein d’effets pervers.
    Quant à la pénurie de logements, elle mériterait d’être bien plus explicitée avant de penser qu’il suffirait de libérer des terrains pour qu’y poussent des tours à la coréenne. J’ai les plus grands doutes sur la rentabilité pour un investisseur de la construction de logements, Je ne crois pas que l’hypothétique baisse de prix des terrains à bâtir en centre-ville ait un effet significatif sur cette rentabilité. Ca ne compenserait même pas la moitié du surcoût de 30 à 60% lié aux normes issues du Grenelle de l’environnement de M. Borloo ! Est-il prêt à les adoucir ?

  • alain schneeberger
    16 mai 2013 at 20 h 29 min

    Au sujet des « petites taxes ».
    Il y a tout un monde de petites contributions imposées aux entreprises qui, mises bout à bout, se transforment en un alourdissement important des charges. Je cite en vrac: la contribution au comité d’entreprise, l’effort à la construction (l’ancien 1 % logement), le FNAL, les cotisations à la formation professionnelle, le versement transport …
    Leur suppression serait déjà un soulagement. Les entreprises qui en ont les moyens et l’utilité pourraient toujours financer leurs propres actions de formation, des activités de loisirs pour leur personnel, etc. Les autres ne feront rien de tels et amélioreront leur résultat d’exploitation.
    On peut mettre aussi au titre des charges indues les cotisations d’allocations familiales.
    Pour les particuliers, on peut aussi trouver des pistes d’allègement fiscal. Je n’en cite qu’une: la redevance télé. Pourquoi faut-il payer une taxe pour alimenter la propagande officielle ? L’abrogation de la taxe d’habitation serait aussi à étudier.

  • Cher Aurélien Véron, merci pour votre excellent billet, bien qu’à lire certains commentaires je mesure toute l’ingratitude de votre engagement. Pourtant vous avez entièrement raison et la stratégie du PLD me semble extrêmement judicieuse. En rejoignant l’UDI vous permettez à la pensée libérale de prendre corps (peu ou prou) auprès de 30 députés, 29 sénateurs, 6 députés européens, 111 conseillers régionaux, (excusez du peu) ce qui pour un parti qui n’a aucun élu n’est déjà pas si mal (il faut avoir bien peu de culture politique pour ne pas s’en rendre compte). Vous permettez enfin au libéralisme de s’incarner, d’enter dans le réel, dans le mouvement. Cette étape est absolument nécessaire, n’en déplaise aux esprits chagrins. Même si la dimension libérale de l’UDI est à ce jour bien peu visible, ce parti (très jeune lui aussi) à quand même le mérite de tendre la main et de promouvoir des valeurs profondément respectables. A ce stade le libéralisme n’a rien à perdre, profitez-en maintenant pour bousculer de l’intérieur avec audace tous les codes politiques et économiques. Tous ceux qui prétendent servir la liberté vous aideront, les autres continueront à railler !

    • Tout à fait d’accord avec vous JEF.

      Penser qu’un parti libéral peut faire bouger les lignes de façon efficace (c’est à dire avoir des élus, de préférence députés) en restant isolé est tout bonnement illusoire. La France est un pays profondément étatisé.

      Pour faire progresser nos idées libérales, il faut impérativement une structure électorale, et l’UDI est parfaite. Dans la circonscription Lot-Et-Garonne, un candidat libertarien indépendant se présente. Je vous invite à voir comment il va se rétamer.

      Certains d’entre vous devraient ouvrir les yeux, et gagner un peu en lucidité. L’UDI n’est pas libérale, et personne ne le dit. Cependant, s’il y a bien un parti qui soit ouvert à ces idées, c’est l’UDI.

      Fréquentant un peu la jeune garde du parti, quelque soit leur parti d’origine (8 partis forment l’UDI), force est de constater que bcp sont attirés par les idées libérales. Il revient au PLD de les préempter.

      En regardant de plus près, il y a déjà des membres de l’UDI qui sont éminemment libéraux. Jean Arthuis, par exemple, qui encore aujourd’hui demandait la fin des 35h, Charles de Courson et Louis Giscard d’Estaing, l’eurodéputée Sophie Auconie, qui est une ancienne militante de DL.

      L’UDI est un lieu propice au développement du PLD. D’ailleurs, je l’invite à créer un pôle libéral transpartisan au sein de l’UDI, comme un pôle écologiste qui a été créé récemment dans le parti. C’est aussi un moyen de faire progresser les idées libérales dans l’UDI au delà du simple PLD (certaines personnes déjà affiliées peuvent être réticentes à changer de crèmerie sans pour autant être hostiles aux idées libérales).

      Persuadée que le libéralisme ne peut s’imposer en France que suite à une catastrophe (ce que je ne souhaite pas) ou par petites doses successives et de plus en plus gourmandes. C’est le choix à favoriser. Ça peut se faire dans l’UDI.

      Bravo à Aurélien pour cette décision courageuse. Je suis certain qu’un jour nos amis de contrepoints comprendront votre décision.

      • + 1 / Entièrement d’accord avec vous !

        • Mickey et Donald, merci pour vos leçons de lucidité…

          Mais pendant que vous constaterez que le candidat libertarien va se rétamer, en cela vous aurez raison, vous comprendrez que dans le même temps, il va diffuser un message clair, non pas auprès des détenteurs du pouvoir étatiste, qui en ont que faire, mais auprès des gens qui votent. C’est comme ça que se fera la réelle avancée des idées libérales.

          Encore une foi, une réforme libérale (par exemple, la flexibilité du travail) dans un système qui est anti libéral, ne servira pas les intérêts des libéraux !

          Encore une foi, si vous demandez aux salariés de faire des efforts sur la flexibilité du travail, il faut aussi libéraliser l’accès au travail et à la concurrence. Vous ne pouvez pas demander à un salarié d’être flexible dans son travail, et l’empêcher de travailler par ailleurs (avec toutes les lois à la con du style : obtention préalable d’un agrément, d’une licence…).

          Soit il faut tout libéraliser (l’accès au travail, l’organisation du travail, la fin du travail), soit vous diffuserez un message confus, et donc contre la compréhension du libéralisme.

          Lorsqu’un libéral dit qu’il faut supprimer le smic ou le code du travail, les travailleurs le fustigent car ils y voient la suppression d’une protection. Et ils ont raison. Les libéraux sont pour la défense des travailleurs : supprimer le code du travail, oui, mais c’est aussi permettre aux travailleurs de retrouver facilement un emploi ailleurs ou même de concurrencer directement leurs employeurs. Vous ne pouvez pas leur parler de liberté sans leur laisser de choix de celle-ci.

          • Stef75, +1

            Il faut être cohérent pour être crédible, mais cette cohérence est inaccessible.

          • Citoyen, cette cohérence est effectivement inaccessible pour le moment, car une solution libérale dans un système étatiste est contre-productive et donc mal perçue.

            C’est pourquoi je crois que c’est une erreur de s’associer avec les étatistes, et c’est je pense, pourquoi les libéraux ne progressent pas : le message est confus en conséquence les individus ont peur de la liberté.

  • Le soutien à Barack Obama s’explique aisément : il choisit de converger vers le modèle d’Etat providence qui est en train de couler la France. Romney-Ryan proposaient un retour aux fondamentaux des Pères Fondateurs des Etats-Unis. Nous soutenions cette approche d’un Etat Fédéral limité.

    Jonathan-Simon Sellem est un jeune candidat dynamique et animé par des convictions proches des nôtres, particulièrement dans son territoire Israël-Turquie-Italie (pour l’essentiel).

    Enfin, Charles Beigbeder a participé à un débat, j’ai moi-même participé à des débats au milieu de sensibilités très différentes de la mienne. Le courage politique, c’est de ne pas rester dans son cocon mais d’aller à la rencontre de tous les publics pour échanger et tenter de convaincre.

    • Une vrai réponse de politicien, félicitation.

      • Moi ce qui m’étonne c’est que le PLD puisse donner au final 2 investitures : via l’UDI (Mr Habib) et via leur propre instance (Mr Sellem) …

        On dirait que c’est le grand écart permanent : difficulté de faire cohabiter les libéraux et les centristes (très souvent héritier de la démocratie chrétienne) ensemble ?

  • C’est à l’UMP que le PLD aurait dû aller, en tant que courant libre (maintenant qu’ils sont reconnus et que qui + est il y a les primaires actées), comme la Droite Forte, Droite Pop, Les Humanistes etc etc. Avant non, mais maintenant qu’il a entamé cette mutation… ça ressemble à une organisation genre « Parti Républicain US » qui se dessine, nous verrons dans l’avenir. A mon avis c’est + là qu’il aurait fallu faire un pôle liberal que chez Mr Borloo. Charles Beigbeder a fait le bon choix de mon point de vue, ce serait heureux que vous le rejoignez pour former le pôle liberal de l’UMP. Je prends ma carte demain au PLD si vous faites ça.

    Mais enfin, bonne continuation à l’UDI si vous ne changez pas d’avis, si vous arrivez à augmenter votre poids dans ce parti via la démocratie interne et a imposer des idées libérales ce sera tant mieux aussi. Mr Véron, votre engagement est difficile et éminemment respectable. Les libéraux ont de la chance de vous avoir et d’avoir le PLD quoi qu’il en soit de nos divergences stratégiques.

    • Cher JeanP, sauf erreur de ma part, je vous informe que Charles Beigbeder est toujours secrétaire national du PLD. Vous pouvez donc foncer prendre votre carte.

  • Je veux bien qu’on défende une stratégie d’alliance ou même d’intégration avec l’UDI, l’UMP, le PS ou n’importe qui : Faire des trucs expose à la critique mais c’est bien, et c’est seulement à la fin qu’on verra qui aura fait le plus progresser le libéralisme, de ceux qui ont choisi de s’allier et ceux qui ont choisi de rester à l’écart des vieux partis ou vieux politiciens.
    Je ne veux pas par contre,
    d’une part que les libéraux se castagnent sur le thème « ta stratégie est nulle » ou « t’es pas un vrai libéral »,
    et d’autre part qu’on (se) raconte des histoires à propos des résultats obtenus. Les libéraux sont capables d’entendre la vérité même si elle est désagréable, et d’évoluer en conséquence. Et je range cet article dans la catégorie du genre de pipeau que je ne veux pas voir : il n’est simplement pas vrai que « Les mesures proposées par Jean-Louis Borloo pour favoriser la reprise vont dans le bon sens. « . Non : globalement elles vont dans un très mauvais sens, et seuls deux ou trois sont correctes. Avec ou sans PLD, le Borloo aurait pondu la même chose. D’ailleurs, en creux, l’article semble dire que le PLD n’a pas participer à la rédaction, et à la limite je préfère, vu le résultat.

    • Cher Monsieur P,
      Deux conceptions de la vie : soit acteur soit spectateur, à vous de voir. Mais en tout état de cause, si vous ne vous occupez pas de politique, la politique elle s’occupe de vous…. pour votre plus grand mal. Pour ma part, je préfère agir que subir, même si j’ai peu de chance de réussir. J’aurai au moins la satisfaction morale d’avoir essayé, de m’être levé et battu. L’Histoire nous a appris qu’il ne se produit rien de noble et de positif en voulant « Rester à l’écart » comme vous dites. Le libéralisme n’est pas un outil de rhétorique destiné à se distraire à l’infini en joutes verbales fumeuses, il à pour seule vocation de défendre la Liberté de façon ACTIVE et tout ceux qui sont d’accord sur ce plus petit dénominateur commun sont bienvenus, même s’il ne sont pas chimiquement labellisé libéral 100 % pur sucre. Pour autant, croyez bien que je respecte votre point de vue.

      • vous prêchez un convaincu. Tout au plus dois-je préciser que « rester à l’écart des partis » et « rien faire » sont des choses bien différentes : comme l’illustre à merveille le site Contrepoints, qui n’est pas rien.

      • JEF, vous avez raison : « Deux conceptions de la vie : soit acteur soit spectateur, à vous de voir. »

        Pour ma part, je suis prêt à être acteur, mais pas à sacrifier mes idées avec les étatistes.

        • Steff, vous avez des idées maintenant ? mais elles ne doivent pas être libérales puisque le libéralisme n’est pas une idéologie… 🙂

          • Oui Citoyen, l’idée est d’arrêter de penser pour les autres… c’est loin de vos théories ça (en même temps, si vous pouviez faire un effort pour comprendre les mots que vous employez, les débats seraient plus facile avec vous).

            Comprenez la différence : l’idéologie est un système d’idées imaginées (i.e., ce que font les étatistes). Le libéralisme n’imagine pas d’idées, il constate celles des individus.

            Si mes idées vous intéressent, sachez que je n’imagine pas ce qui sera bon pour les individus, car je ne sais pas, mais eux doivent savoir ce qui est bon pour eux.

            Je vous confirme donc que mes idées sont libérales puisqu’elles ne sont pas imaginées, et ne font donc pas partie d’une idéologie 🙂

  • Il me semblait être assez explicite sur le fait que le PLD n’a pas été sollicité sur ce plan. Il me semble aussi l’avoir été en insistant sur la différence entre la ligne générale affichée, positive… et les 10 points eux-mêmes que je préfère ne pas juger. J’espère l’être avec cette précision.

  • Les membres du PLD doivent-ils se présenter comme UDI, ou bien PLD ? Doit-on défendre la ligne UDI dans les médias ou peut-on afficher que nous sommes radicalement contre telle ou telle mesure prônée par le bureau dirigeant de l’UDI ? Sur l’Europe, sur l’écologie etc.

    J’aimerai bien entendre Alain Madelin, qui n’a pas parlé sur le PLD depuis l’adhésion à l’UDI. (D’ailleurs s’il pouvait revenir en politique au PLD, ça serait très utile et enthousiasmant, pas forcément pour être le leader, mais comme grand sage, engagé tout de même).

    Le PLD répond en tout point au parti auquel j’aimerai adhérer… mais cette histoire de UDI me retient. Je ne dois pas être le seul.

    Je comprends bien le discours, « nous restons indépendants, c’est une alliance électorale pour s’implanter dans le paysage et en même temps essayer de faire passer des mesures libérales dans le programme UDI si possible ». Mais ça me paraît dur… car il y a tant qui sépare Borloo du PLD en réalité (lui et d’autres).

    Je n’ai pas envie de porter l’étiquette UDI, ce parti me fait + penser aux gauches européennes, social-démocrates, qu’a un parti de centre-droit. Je le vois plutôt centre-gauche. Le centre-droit français en réalité c’est une branche de la droite, la branche orléaniste, libérale et conservatrice(ou pas), l’autre étant la droite bonapartiste étatiste conservatrice. Le centre-droit ce n’est pas une gauche moins socialiste.

    On voit d’ailleurs que l’UMP se divise aujourd’hui entre ses 2 branches, Fillon passé du bonapartisme à l’orléanisme aujourd’hui pourrait très bien être dans un UDI vrai centre-droit. Là oui, j’adhérerai tout de suite avec un UDI qui englobe la moitié UMP orléaniste, + Nouveau Centre + PLD, la ligne directrice serait bien plus proche de ce qu’on souhaite qu’avec Borloo et son Parti Radical. Je serais optimiste et fier de porter l’étiquette UDI centre-droit « orléaniste », là oui. D’ailleurs il serait salutaire que l’UMP explose en 2 et que Fillon et ses soutiens ainsi que B. Le Maire rejoignent l’UDI pour contrecarrer la ligne actuelle afin de faire ce parti centre-droit, le PLD serait bien + à l’aise à mon avis.

    Pour le moment je me contenterai donc de voter pour un candidat PLD quand j’en aurai l’occasion (en espérant par exemple du coup que le PLD ait sa propre liste aux européennes), à défaut d’adhérer, à grand regret car croyez moi sinon je me lancerai à 100% au PLD.

    Cordialement.

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