François Hollande patauge dans une France à CRAN

Heureusement, François Hollande est là pour nous rappeler l’importance du CRAN et qu’il faut lutter contre l’esclavage !

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François Hollande patauge dans une France à CRAN

Publié le 13 mai 2013
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France, mai 2013. L’opposition est fragmentée, inaudible. Fillon, sabre au clair, part sur son poney de combat à l’assaut d’une présidentielle très lointaine. Copé, de son côté, tente un damage control qui serait amusant s’il n’était pas aussi pathétique. Heureusement, la majorité présidentielle, elle, s’occupe bien du peuple car François Hollande a pris la barre d’une main ferme et … Ah, tiens, non.

hollande XVIEn effet, prenant son courage à une main (l’autre, indécise, tripote un vieux mouchoir dans sa poche gauche de pantalon), le président de la République nous a gratifié, vendredi dernier, d’un puissant discours sur l’esclavage. Comme on dit, l’occasion fait le larron : c’était la Journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions, et il fallait pour le Chef de l’État bien repréciser à l’ensemble du peuple français que l’esclavage, c’est très mal. D’ailleurs, c’est même puni par la loi, loi d’ailleurs ajustée en 2001 à grands coups de Taubira pour rappeler à tous que cette pratique nauséabonde est une marque indélébile sur le drapeau français qui remet le nez de chaque Français (blanc) dans son passé forcément colonial et esclavagiste.

Quelque part, c’est très rassurant de savoir que le Chef de l’État combat vigoureusement l’esclavage dans les jardins du Palais Royal. Les Français peuvent enfin se sentir soutenus dans leur détresse montante à ce sujet (en plus des autres sujets, périphériques, de l’emploi en berne, du pouvoir d’achat en berne, des retraites en berne, de la sécurité sociale en berne, et de la dette en pleine vigueur). Et ce genre de commémoration est, il faut le rappeler, parfaitement indispensable pour chasser l’idée même que l’esclavage serait quelque chose de super ou de pratique : tant de partis politiques le prônent en effet dans leur plate-forme, tant de politiciens en font l’apologie à la télé ou à la radio, qu’il faut régulièrement un homme courageux qui monte au créneau (ou à une tribune) pour dénoncer ces attitudes scandaleuses. N’est-ce pas ?

dentifrice raciste

C’est donc tout naturellement que François Hollande a rappelé la position du gouvernement et de la majorité à ce sujet : l’esclavage sera fermement combattu. Voilà. C’est dit. Et il en a profité pour expliquer que toute réparation serait impossible devant l’ampleur et l’ancienneté des dégâts que fit la traite esclavagiste (et puis aussi, parce que l’État n’a plus un rond, même pour faire taire certains bruyants militants en les noyant dans la subvention, mais ça, chut, on ne le dira pas ouvertement). On se contentera de rappeler que par « réparation », on entend bien sûr deux éléments.

D’un côté, on trouve bien sûr une réparation financière, sur laquelle nous reviendrons.

De l’autre, il s’agit de la partie historique dans laquelle la France et les Français devraient faire leur mea culpa, chose qui, il me semble, a été bruyamment faite depuis des années ; après tout, ces commémorations sont bien le rappel que ces traites existèrent, et furent sous la responsabilité des autorités et de marchands français de l’époque. D’ailleurs, et je rejoins ici la réflexion de mon camarade Didier Goux dans un récent billet, ces commémorations, aussi délicieusement décalées des préoccupations essentielles des Français, n’en demeurent pas moins une occasion rêvée de célébrer, justement, la force et la noblesse toute particulière de la France (et de l’Occident en général) qui a aboli l’esclavage partout où c’était possible, et notamment en Afrique. Car c’est bien la France qui a empêché les négriers locaux de vendre leurs frères aux marchands français par cette abolition ; c’est bien elle qui a ainsi arrêté la traite des Arabes ; c’est bien elle qui a aboli, dans chaque territoire colonisé au XIXème siècle, l’esclavage qui y régnait avant…

Évidemment, dit comme ça, je ne suis pas sûr que ces commémorations seraient adoubées par l’actuelle garde des sceaux et responsable de la loi qui créait ces commémorations, ainsi que par l’ensemble des associations citoyennes, festives et subventionnées en rapport avec le sujet.

D’autant que ce qui intéresse ces dernières au plus haut point est, comme je le mentionnais au-dessus et au premier chef, les réparations financières. Pensez donc ! Cette traite a généré des sommes considérables à l’époque, et avec les intérêts, sur plusieurs siècles, tout ceci nous fait un joli pactole qui mettrait pour une durée fort agréable ces associations à l’abri d’une baisse drastique de subventions, par exemple à l’occasion d’un rétrécissement subit du giron de l’État.

Cet appât d’un gain juteux se traduit, très concrètement, par l’assignation en justice de la Caisse des Dépôts et Consignations par le CRAN (Conseil arbitrairement jugé Représentatif des Associations Noires) pour avoir honteusement profité de la traite négrière ; en effet, selon son président, Haïti ayant acquis en 1804 son indépendance contre des sommes équivalentes à 21 milliards de dollars actuels, payées entre 1825 et 1946, la CDC a encaissé un profit direct de cette traite. On s’amusera, bien sûr, du fait que la CDC n’est dépositaire des sommes que pour un maximum de 30 ans, ce qui veut dire que nos amis du CRAN se trompent de cible et auraient dû attaquer le Trésor Public. Or, pour une association massivement subventionnée par l’État, s’attaquer à son principal bailleur de fonds, c’est pour le moins comique. D’autant que cette institution n’a pas spécialement la réputation de lâcher le morceau facilement. À côté, la CDC fait figure de fille facile.

Le pompon est bien sûr de mettre côte à côte l’avidité affichée du CRAN pour ces crimes passés et les profits qui y sont rattachés avec la situation actuelle de l’association, secouée par des affaires d’usurpation de fonction et de mouvements de fonds suspects qui mettent aux prises l’ancienne et l’actuelle direction. On apprend en effet que Tracfin, l’organisme anti-blanchiment du ministère des Finances, a lancé une enquête sur l’association suite à des mouvements de fonds entre le compte du CRAN, le compte personnel de Patrick Lozès, son précédent président, ainsi que celui de sa société de consulting L&Associés, fondée en 2008, pour des chèques d’un montant total de 130 000 euros et des virements de l’ordre de 240 000 euros versés sur le compte de sa société par l’organisation humanitaire World Children’s Fund.

Décidément, la lutte contre le racisme, l’esclavagisme et la pauvreté chez les dirigeants d’associations subventionnées bat son plein et nécessite des sommes considérables !

Si l’on ajoute aux lubies du CRAN celle d’un autre groupuscule aussi bruyant que téteur d’argent public, le Front de Gauche, qui réclame à cors et à cris que le mot « race » soit supprimé de la constitution et de la loi, on voit émerger un tableau d’ensemble intéressant ou des douzaines de personnes entendent occuper un maximum d’espace public et médiatique pour des sujets positivement passionnants. Certes, le président Hollande avait lui-même tendu cette perche avec laquelle il se fait actuellement rosser, et ne boudons pas notre plaisir : c’est bien fait, il le mérite amplement.

racisme - stigmatiser les blondes

Mais quand bien même : on se dit, devant tout ça, que les motivations et buts personnels de tout ce beau monde sont vraiment en parfaite synchronicité avec le reste du peuple français qui attendait ces combats depuis longtemps : les élites françaises tabassent l’Histoire, nettoient la mémoire officielle, apurent la langue, charcutent la Constitution. C’est avec l’envie d’en découdre avec leurs démons imaginaires et une culpabilité en carton-pâte pour des actes que mêmes leurs grands-parents n’ont pas commis qu’ils entendent résoudre les problèmes actuels qui se posent au peuple qu’ils prétendent conduire. C’est donc avec les yeux rivés sur le passé qu’ils s’occupent des Français du présent.

Ça ne peut que réussir, c’est évident.
—-
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  • Le « combat » de quelques groupuscules ne représentant qu’eux même n’a peu ou pas d’intérêt…
    Quand au FDG, pourquoi pas: ça ne change rien en pratique.

  • Bien qu’en substance je suis assez d’accord avec cet article, je pense tout de même qu’il faut faire attention avec la notion de « mémoire officielle »… Par essence, elle omet un certain nombre de faits toujours gênant. Que je vous fais la politesse de ne pas vous rappeler.
    Ensuite ne mélangez pas tout. OUI, le CRAN est une association illégitime parce que fondée justement sur la notion de race. Qui excusez le parallèle est une notion batârde. Le CRAN n’a aucun intérêt à la remise en cause de ce gros mot au contraire… Donc la proximité de point de vue que vous effectuez entre le CRAN et le front de gauche me semble tout à fait caduque. S’il vous plaît si vous voulez donnez des explications claires ne mélangez pas tout…

    • @ anthony :

      S’il vous plait, avant de vous exprimer, essayez de comprendre ce qui est écrit, ce sera moins génant pour vous et vous verrez, cela apparaitra très clair ….

      • @ stéphane

        Vos conseils me vont droit au coeur (si, si…)
        Merci également de vous relire, ce sera moins gênant pour vous croyez-moi…

        or may be we should switch langages?… No? Just a thought…

        • @Anthony :

          Puisque vous passez plus de temps à envoyer le même mail que de vous interrogez, je développe pour vous éclairer :

          Votre remarque sur la « mémoire officielle » est absconse (je dois vous traduire le mot ?) et n’a aucun rapport avec ce que dit H16, vous dénoncez ce qu’il dénonce lui-même.

          Bref, vous commentez et tombez à côté de l’article, preuve que vous ne l’avez pas lu, ou alors en diagonale.

          Ensuite, si vous aviez relu l’article (cela fait tjrs du bien) h16 ne rapproche en aucune façon le point de vue du CRAN de celui du Front de gauche, mais dénonce le trop grand espace médiatique occupé (ou donné) par des groupuscules à idéologie mal identifiée et sans rapport avec les graves sujets qui devraient occuper le devant de l’actualité et qui concerne l’ensemble des français.

          Bref, là aussi vous commentez et tombez à côté de l’article, nouvelle preuve que vous ne l’avez pas lu, ou alors en diagonale.

          Au fait, cela se dit comment « cuistre » dans la langue de shakespeare ?

          Bien cordialement,

  • Sur le poney c’est Don Quichote ?
    Louis 16 se rapproche de la machine à trancher le jambon. Il avance vers toutes les autres solutions pour se faire tailler en pièce. Ça doit être inconscient, enfin faut lui souhaiter. On peut pas être aussi mauvais en le faisant exprès, quand même !

    • Ben, c’est à dire, faut le comprendre, Hollandichounet. Oh, ne crois pas que je le plaigne, hein, faudrait pas abuser non plus.

      Branleur (Normal) Premier a la trajectoire aboutie de l’Enarque de base, vicieux, torturé, totalement déconnecté de la réalité du peuple, avide de pouvoir et de pognon des autres. Créer ? Connais pas. Taxer tout comme Don Corleone ? Il est champion de France.

      La démagogie de base, c’est son credo, la seule façon qu’il connaisse pour arriver là où il est arrivé. Tout comme les autres brancaleones des autres partis, il a dû batailler ferme, encaisser les coups tordus, distribuer les coups vicieux pour éliminer l’un, s’allier avec l’autre, etc… Il a fallu aussi qu’il attende son heure.

      Le peuple ? C’est nettement secondaire pour un ahuri de son espèce. Je crois surtout que notre connard premier s’est lui-même enlisé dans ses contradictions : à force de démagogie de comptoir, à vouloir privilégier la veuve et l’orphelin, les petits et les grands, les noirs et les blancs, à leur promettre du pognon à tous, des aides comme s’il en pleuvait, il se retrouve incapable aujourd’hui d’appliquer des mesures qui, seules, pourraient redresser le bateau ivre qu’est la France aujourd’hui (et depuis longtemps de fait).

      En ce sens, non, il ne le fait pas exprès ; en même temps, il n’a guère le choix… Il a trop fait la danse de la pluie ; l’orage éclate.

  • L’État socialiste est une fiction au travers de laquelle chacun essaie de vivre aux dépens de tous les autres.

    Un État libéral s’occupe de préserver la liberté, la propriété et le sûreté, c’est-à-dire qu’il y met les limites que le Bien commun exige objectivement, et aucune autre.

    Cela s’appelle aussi un État laïc.
    L’État socialiste, lui, agit en fonction de ce que les socialistes pensent être le Bien et le Mal. Il se fout du Bien commun, il s’occupe des individus ou des catégories, dont il se fait une clientèle.
    Il n’est pas laïc, puisqu’il mêle allègrement sa vision de la morale à maniement du pouvoir régalien, par exemple pour endoctriner vos enfants contre votre gré mais avec votre argent.

    Bien entendu il heurte bien vite le mur de l’absurdité signalée par Bastiat: Le pillage réciproque ne peut pas enrichir, seul le pillage des autres peut enrichir.
    Autrement dit, comme disait Maggie, l’argent des autres vient à manquer.

    En attendant, le CRAN a décidé de prendre position dans le grand cirque socialiste de la spoliation sur des critères purement raciaux, et avance les pions de la « discrimination positive ». Nous devrions voir cette curiosité unique, le peuple autochtone et majoritaire va devoir s’infliger une discrimination légale…

    Facile, puisqu’il aura été endoctriné dans le mépris de ses ancêtres.
    Le hic, c’est l’Internet: Comment leur cachera-t-on que les européens achetaient les esclaves Noirs … à des esclavagistes Noirs ?
    Que dans la traite arabo-musulmane des Noirs, la castration était générale ? Que la traite occidentale est la seule à avoir soigneusement évité le coeur de sa civilisation, pour n’exister qu’à ses confins extrêmes ? Que malgré cela, elle fut de très loin la plus brève et la seule à renoncer d’elle-même, pour motifs moraux (et même, horreur absolue, pour de morale explicitement chrétienne) ?

  • Plutot que de faire du clientélisme raciste, on aimerait voir Madame Taubira poursuivre les descendants de son arrière arrière grand oncle qui ont vendu son arrière arrière grand père. Ça n’arrivera pas.
    On peut aussi s’amuser des éventuelles conditions de distribution des ces réparations: est ce qu’il suffira d’être noir? Dans ce cas on peut imaginer que les descendants dudit grand oncle, éventuellement attirés par la France, touchent le jackpot une deuxième fois. Au contraire,, l’éventuel bénéficiaire devra t’il prouver la pureté de sa race, avec des déductions chaque fois qu’un de ses ancêtres depuis le XVIIIe s’est marié en dehors de la communauté des descendants d’esclaves. Quasiment prouver, en fait, qu’ils sont français de souche…..

  • Personne le dit, alors je vais le faire. Pourquoi les noirs ? Car ils resistaient aux maladies et avaient des muscles. Car ils vivaient dans des conditions de vie misérable. Car enfin, c’est les blancs qui avaient des thunes. C’est pas une question de couleur, mais de gènes. Et ils sont meilleurs chez les noirs !

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