Ces chères éoliennes

On nous promet des emplois, de la richesse, tout plein de « retombées »… jusqu’à ce qu’on se rende compte que les éoliennes ne peuvent survivre sans subventions éternelles.

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
chères éoliennes

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Ces chères éoliennes

Publié le 7 mai 2013
- A +

On nous promet des emplois, de la richesse, tout plein de « retombées »… jusqu’à ce qu’on se rende compte que les éoliennes ne peuvent survivre sans subventions éternelles.

Par David Descôteaux, depuis Montréal, Québec.

Pendant le dernier week-end, le Journal a publié un article sur les déboires de l’éolien en ce moment au Québec. Un mini-fiasco qui montre comment les « politiques industrielles » et autres interventions du gouvernement dans l’économie peuvent mal virer.

En ce moment, le lobby des éoliennes, en concert avec des écologistes, presse le Parti Québécois de lancer rapidement un appel d’offres de 700 MW de puissance éolienne. Cela équivaut, selon le collègue Michel Morin qui a écrit l’article, à 350 éoliennes de plus que les quelques 1 700 déjà plantées sur le territoire québécois.

Le problème ? Hydro-Québec fait face à des surplus d’énergie. Surplus qui risquent d’augmenter dans le futur. Pire : cette énergie éolienne, dont on n’a pas besoin, coûte plus cher à produire. Beaucoup plus cher que ce que Hydro-Québec pourrait obtenir par la revente sur les marchés. Ces achats coûteront une fortune à long terme à la société d’État. Qui risque de payer pour ça ? Les consommateurs qui devront absorber les coûts de l’énergie éolienne par d’éventuelles hausses de tarifs.

C’est pourtant nos politiciens, et Hydro-Québec, qui ont pensé que ce serait une brillante idée d’appuyer le développement de l’éolien au Québec il y a quelques années, avec des programmes d’achats ciblés de mégawatts.

Des emplois en jeu

Maintenant, le gouvernement doit choisir entre deux mauvaises solutions. Continuer d’acheter de l’énergie dont on n’a pas besoin, ou faire mal à une industrie qu’on a créée de façon artificielle. Et on comprend les doléances de l’industrie. Sans nouveaux contrats, plusieurs usines de fabrications d’éoliennes devront fermer, notamment en Gaspésie. Des milliers de personnes travaillent dans l’industrie éolienne au Québec.

« Ça nous prend une annonce maintenant. Nous avons des étapes à franchir pour maintenir les usines en production. C’est un processus de 24 à 36 mois pour aller en appel d’offres, choisir les sites et obtenir les autorisations nécessaires afin de permettre aux usines d’entrer en production », disait Jean-François Nolet, de l’Association canadienne de l’énergie éolienne, dans l’article.

Au point que le gouvernement songe à offrir aux promoteurs des contrats sans appel d’offres pour accélérer le processus et sauver des emplois.

C’est ce qui arrive malheureusement trop souvent avec les politiques industrielles qui sont habituellement une combinaison de rêves de grandeur de politiciens, et de pressions de lobbys intéressés. On nous promet des emplois, de la richesse, tout plein de « retombées »… jusqu’à ce qu’on se rende compte que l’industrie en question — ça peut être l’éolien, mais aussi toute autre industrie — ne peut survivre sans subventions éternelles.

Le problème, c’est qu’au moment où les politiciens et lobbys nous vendent leur salade, tout le monde embarque. Mais une fois que la machine est enclenchée, il n’y a plus de retour en arrière. Et quelqu’un doit ramasser les pots cassés quand ça tourne mal.


Sur le web.

Voir les commentaires (7)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (7)
  • Tout ça manque de chiffres !!!

  • Et demain l’Europe connaîtra la même situation, d’ailleurs ça a commencé avec le photovoltaïque en Allemagne.
    Peter Altmaier a avancé un coût de la révolution verte allermande:
    1000 000 000 000, oui mille milliards d’euros d’ici 2030 et le consommateur qui payera car comme en France , le coût des éoliennes et autres énergies renouvelables est financé par la ligne CSPE Contribution au Service Public de l’Electricité ( EEG en allemagne ) de nos factures, et comme pour la Sécurité Sociale, cette ligne va devenir un gouffre si jamais l’on décidait de persister dans le développement des EnR, en effet en Allemagne les centrales thermiques de co-génération alimentées à la lignite sont utilisées pour le chauffage d’immeubles et elles produisent une électricté d’autant plus abondante que le froid est là, cette électricité fait doublement le bonheur d’ EDF en ce qu’il en profite pour la racheter à bas prix et qu’il voit aussi son coût évité diminué et donc sa participation au financement des énergies renouvelables diminuer, et donc inversement, le financement des éoliennes et autres EnR à la charge du consommateur s’en trouve d’autant majoré, via la ligne CSPE, ainsi depuis 2007 la CSPE voit ses déficits s’accumuler, à ce titre il aurait fallu que le montant facturé en 2013 soit porté à 18,80 euros le MWh pour l’équilibre, or il n’a été fixé qu’à 13,5O euros, mais il faudra bien que le consommateur compense tôt ou tard, et ce n’est pas terminé car si le coût français de notre révolution verte n’a fait l’objet d’aucune estimation, seul le PDG de GDF Suez lors d’interventions dans la Presse nous rappelle que les énergies renouvelables ont un coût , mais sans jamais préciser lequel.
    Alors qui va nous l’annoncer ce coût, qui si nous suivons la même politique que nos voisins allemands pourrait atteindre deux mille milliards d’euros !?

  • L’Etat écossais (càd ses moutontribuables), obligé de payer 1 million d’euro par jour aux producteurs éoliennes pour qu’ils… arrêtent leur éoliennes !!! http://www.telegraph.co.uk/news/uknews/scotland/10038598/Scottish-wind-farms-paid-1-million-to-shut-down-one-day.html

    Dans un monde normal, on paye pour avoir l’électricité. Dans celui voulu par les escrologistes, on paye pour NE PAS avoir d’électricité. Les moulins à vent, c’est plus que cher, c’est de la pure folie.

  • Des éoliennes au Québec!!!! Les rapaces sont capables de tout et les « braves » citoyens feraient bien de s’instruire pour pouvoir réagir avant qu’il ne soit trop tard. La « panique verte » frappe tous ceux qui se laissent impressionner par les malins qui ont lu PROPAGANDA et SOUMISSION A L’AUTORITE…..

  • Avec la CSPE, le consommateur français compte-tenu des cours bas du marché de gros sur lequel est basé le coût évité aux fournisseurs , le consommateur donc contribue à peu de choses près à la moitié des recettes des exploitants éoliens et donc contribuent à la moitié des taxes que perçoivent les collectivités territoriales concernées…
    A subventionner de cette manière, ne serait-on pas en train de fonctionnariser la filière et les citoyens des communes qui touchent ?

  • Les éoliennes sont la conséquence des gros mensonges du « réchauffement climatique  » :

    Dénoncés ici :
    http://fr.scribd.com/doc/139810196/Mensonges-RCA-0

  • Les gros mensonges sur les éoliennes ont commencé avec ceux du « réchauffement climatique ».
    À voir et revoir ici :
    http://fr.scribd.com/doc/139810196/Mensonges-RCA-0

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don
décroissance
3
Sauvegarder cet article

Par Germain Belzile et Alexandre Moreau, depuis le Canada. Un article de l'Institut économique de Montréal

 

Récemment, une série de capsules vidéo sur la « décroissance économique » et ses bienfaits a enflammé la toile québécoise. Cette série, produite par Radio-Canada, suggère que nous vivons sur une planète de moins en moins propre, plus pauvre, mal nourrie et que la santé des humains diminue.

Il n'y aurait qu'une minorité de riches qui tirent profit de la situation actuelle et ceux-ci alimentent une croissance ef... Poursuivre la lecture

Par Gary Galles.

 

Il est relativement courant que ce qui devrait être reconnu comme un signal d'alarme annonçant des problèmes majeurs est souvent ignoré jusqu'à ce que la situation devienne si mauvaise qu'il est presque impossible de ne pas les remarquer (à moins d'être très déterminé à ne pas les voir). Leonard Read a canalisé de telles pensées sur les dommages que les politiques publiques ont causés aux Américains. Il est même allé jusqu'à dire « Thank God for the Mess We're In » (The Freeman, mars 1975), le gâchis éta... Poursuivre la lecture

Depuis dix ans, tout ce que la France compte d’experts en énergie crie dans le désert. Le système médiatico-politique a fait la sourde oreille.

 

Trois exemples parmi tant d’autres

La Commission Percebois/ Mandil : rapport sur l’Energie à 2050  (Février 2012)

« Le ministre chargé de l’Industrie, de l’Énergie et de l’Économie numérique a demandé le 19 octobre 2011 à Jacques Percebois, professeur à l’université de Montpellier 1, de présider une commission pluraliste et ouverte, avec comme vice-président Claude Mandil, ... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles