Conférence à l’Académie belge des sciences : deux poids deux mesures sur le climat

Quatre Professeurs d’université ont présenté à l’Académie royale de Belgique 10 faits qui contredisent les thèses du GIEC concernant le réchauffement climatique.

Quatre universitaires ont présenté à l’Académie royale de Belgique 10 faits qui contredisent les thèses du GIEC concernant le réchauffement climatique.

Par István E. Markó, Alain Préat, Henri Masson, Samuel Furfari.

Les auteurs de cet article ont récemment présenté leur point de vue sur la science du climat à l’Académie Royale de Belgique. Aucun journal français ou belge n’était disposé à publier leurs opinions. Questionner l’origine humaine du changement climatique reste un tabou dans le monde francophone.

  • István E. Markó – Professeur à l’Université catholique de Louvain (UCL)
  • Alain Préat – Professeur à l’Université libre de Bruxelles (ULB)
  • Henri Masson – Professeur à l’Université de Maastricht
  • Samuel Furfari – Conférencier à l’Université libre de Bruxelles (ULB)

La conférence sur le changement climatique qui s’est tenue à Doha (Qatar) en décembre dernier s’est terminée sur un constat d’échec. En revanche, les actualités rapportées par les médias au sujet de cette 18ème conférence étaient complètement en phase avec cette litanie bien rodée : la Terre se réchauffe, les émissions humaines de gaz à effet de serre sont responsables de ce réchauffement, nous courrons à la catastrophe. Nous n’avons qu’un climat et pourtant la communication à son sujet est contaminée par ce deux poids deux mesures.

Depuis quelques années, les médias anglais, américains, italiens et allemands ont donné aux scientifiques sceptiques l’opportunité d’exprimer leurs opinions sur la validité des déclarations publiées par le groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), l’organisme responsable de la pensée unique en matière de réchauffement climatique.

Rien de tout cela n’a été vu dans les médias français ou belges qui, eux persistent à représenter les scientifiques sceptiques au mieux comme agissant pour le compte de lobbies du pétrole, au pire comme des individus en difficulté, avides de reconnaissance publique et de gloire et donc nuisibles à un débat sérieux.

Les auteurs de cette contribution se sont récemment vus accorder l’honneur de présenter leur point de vue de climatosceptique à l’Académie royale de Belgique. Au cours d’une série de six conférences très courues, nous avons montré, entre autres, que :

1. Le climat a toujours changé. Ce fut le cas dans l’Antiquité comme cela a été le cas depuis le début de l’ère moderne. Ces changements climatiques ont toujours été, et sont encore, indépendants de la concentration de CO2 dans l’atmosphère.

2. Aux époques romaines et moyenâgeuses, les températures observées étaient bien supérieures à celles que nous connaissons actuellement. Du 16ème au 19ème siècle, une période de froid dénommée le petit âge glaciaire prédominait. Tous ces changements ont pris place sans que l’humanité ne soit désignée pour responsable. Nous pensons que l’augmentation de la température observée au cours d’une partie du 20ème siècle est le résultat d’un rattrapage de cette période de froid. Ces événements variés peuvent être expliqués par une combinaison de cycles chauds et froids de différentes amplitudes et périodes. Le pourquoi et le comment ne sont pas entièrement compris, mais plusieurs explications plausibles peuvent être avancées.

3. L’augmentation décrite comme « anormalement rapide » des températures mondiales entre 1980 et 2000 n’est pas exceptionnelle. Il y a déjà eu de telles périodes dans le passé, pendant lesquelles les températures ont évolué de la même manière et à la même vitesse, même si les sources d’énergie fossiles n’étaient pas encore utilisées.

4. Les mesures de température ne sont pas nécessairement corrélées à une augmentation ou à une diminution de la chaleur car les variations de chaleur sont des variations d’énergie sujettes à une certaine inertie thermique. Ceci étant dit, de nombreux autres paramètres ont une influence sur la température. De plus, les mesures de températures sont l’objet de larges erreurs. Quand l’amplitude et la diversité de ces mesures sont prises en compte, l’augmentation relevée de la température n’est plus statistiquement vérifiée.

5. La fameuse courbe en « crosse de hockey », connue sous le non de courbe de Mann et présentée six fois par le GIEC dans son avant-dernier paragraphe est le résultat, entre autres, d’une erreur dans les calculs statistiques et d’un choix incorrect des indicateurs de température. Ce manque de rigueur scientifique a complètement discrédité la courbe qui a été retirée sans explication des rapports du GIEC.

6. Bien qu’ils apparaissent incroyablement complexes, les modèles théoriques employés par les modélisateurs du climat sont simplifiés à l’extrême. En fait, il y a beaucoup trop de paramètres (connus et inconnus) qui influencent le changement du climat. À ce jour, il est impossible de tous les prendre en compte. Le système du climat est extrêmement complexe, contenant non seulement des phénomènes chaotiques, mais aussi quantités de boucles de rétroaction actives sur différentes échelles de temps. Ce pourquoi le GIEC déclarait dans ses rapports que les « prédictions à long terme des états du climat ne sont pas possibles » (page 774, troisième rapport). Ce qui est tout à fait juste. À ce jour, toutes les prédictions climatiques basées sur ces modèles se sont révélées complètement fausses. Bizarrement, cela ne semble gêner personne.

7. La relation entre CO2 et température, obtenue par les prélèvements de glace à la base antarctique Vostok, établit que l’augmentation de CO2 apparaît 800 à 1000 ans après qu’une augmentation de la température soit observée. D’où l’on déduit que l’augmentation de concentration de CO2 actuelle est une conséquence du réchauffement du climat, et non une cause.

8. Mais le coup de grâce à la théorie réchauffiste – certainement non mentionnée dans les médias français ou belges – est tiré de l’observation que depuis ces 15 dernières années, les températures du globe sont restées constantes. Pendant cette même période, les émissions de CO2 ont augmenté dans de bien plus grandes proportions que par le passé, atteignant un record cette année. Certains climatologues honnêtes reconnaissent que cette observation est un désagrément embarrassant pour leur théorie. Toutefois, les tentatives pour nous faire croire que la Terre continue à se réchauffer persistent. Devrons-nous attendre encore vingt, vingt-cinq ou trente ans pour que les avocats du réchauffement climatique admettent qu’il n’y a aucune corrélation entre les températures du globe et les émissions de CO2 d’origine humaine ?

9. L’affirmation selon laquelle l’ouragan Sandy serait une conséquence des émissions humaines de CO2 est complètement infondée et a été vigoureusement contestée par de nombreux météorologistes. Cette déformation des faits a été dénoncée dans un lettre ouverte adressés au secrétaire générale des Nations unies et a été signée par plus de 130 scientifiques de renommée mondiale, incluant l’un des auteurs de cet article.

10. Enfin, la fonte « anormale » de la banquise arctique, qui a fait les gros titres de nombreux journaux cet été a aussi été observée il y a plusieurs décennies. Fait incroyable : le record de superficie de la banquise arctique, relevé au même moment, a été complètement ignoré par ces même médias. De plus, aucune mention n’a été faite du processus de régénération particulièrement rapide de la banquise arctique.

Ces 10 assertions sont des faits. Nous serions prêts à accepter qu’ils puissent être faux, si des preuves étaient avancées pour les infirmer. Pendant ce temps-là, et considérant le manque de cohérence et de fiabilité des prédictions du GIEC, il est temps de rétablir les faits. Le public et les politiciens doivent être informés du caractère hypothétique du « consensus » prédominant sur le changement climatique qui a été disséminé dans les médias sans la moindre critique pour au moins ces 10 dernières années. Si jamais il a existé, ce « consensus du changement climatique » a maintenant été complètement démoli par les faits. Malgré l’opportunité qui nous a été donnée par l’Académie Royale d’aborder ces questions, nous avons été incapables de trouver un journal français ou belge désireux de publier ce texte.

Questionner l’impact de l’Homme sur le changement climatique reste un tabou dans ces pays.


Publié en anglais par The Global Warming Policy Foundation – Traduction : Eriul/Contrepoints.

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