5 mesures pour ramener la confiance des Français dans leurs dirigeants

Cinq propositions de mesures pour restaurer la confiance des français dans les politiques, ébranlée par les affaires.
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Le Sénat. Au jour le jour, avec le cumul des mandats, l'hémicycle n'est jamais ainsi rempli.

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5 mesures pour ramener la confiance des Français dans leurs dirigeants

Publié le 13 avril 2013
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Cinq propositions de mesures pour restaurer la confiance des français dans les politiques, ébranlée, entre autres, par les affaire Cahuzac, Guérini ou Andrieux.

Un communiqué du Parti Libéral Démocrate.

Le Sénat français.

Les propositions récentes du Président de la République ne sont pas à la hauteur du niveau de défiance des Français à l’égard de la classe politique. L’instauration d’un Parquet financier et de sanctions renforcées réellement punitives et dissuasives sont un pas. La démocratie est en crise, le PLD propose cinq mesures capables de ramener la confiance des citoyens dans leurs dirigeants.

Pour renforcer le pouvoir des parlementaires, le PLD propose de ramener le nombre de députés de 577 à 300 et de mettre fin immédiatement à tout cumul de mandat, lui-même limité à un renouvellement unique. Nous demandons l’abolition de la réserve parlementaire qui offre aux députés un budget annuel moyen de subventions de 140.000€. Ce budget discrétionnaire éloigne le député de sa mission et entretient un clientélisme malsain et opaque. Toujours dans cet esprit de transparence de nos élus, nous exigeons la justification détaillée et contrôlée des frais de représentation (environ 77.000€ défiscalisés par an qui s’ajoutent aux forfaits téléphonique, informatique et transport et au crédit collaborateurs).

Le financement public considérable de la vie politique n’a pas réellement fait reculer la corruption si on en croit la multiplication des affaires et le rapport de Transparency International. Nous demandons d’abolir tout financement  public des campagnes et des partis politiques. En échange, nous proposons le déplafonnement des dons de personne physique, en conservant le plafond actuel de déductibilité fiscale pour ne pas en alourdir le poids sur les finances publiques. Candidats et partis reposeront alors sur leurs membres et leurs seuls soutiens légitimes pour financer leurs actions.

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  • Je ne connais qu’une méthode pour avoir des élus exemplaires : ne pas voter pour ceux qui ne le sont pas. Toutes ces mesures de limitation par la loi du nombre, de la durée des mandats, de factures détaillées et autres sont inadaptées, il ne sert à rien de chercher à contrôler des escrocs qui trouveront toujours la parade, et quand ce sont des honnêtes gens, il ne sert à rien de les assommer sous les réglementations fastidieuses et contraignantes, ça leur fait perdre leur temps et leur énergie.

    En particulier, rendre les mandats non-renouvelables me paraît bien peu libéral : faut-il qu’une personne compétente laisse la place à une incompétente parce que le tour est venu pour cette dernière de profiter de l’avancement à l’ancienneté ? C’est à l’électeur de juger, point barre.

    • « C’est à l’électeur de juger, point barre. » Ce serait vrai si l’électeur votait pour des sujets qui le concernent. Mais à partir du moment où l’on fait voter n’importe qui à propos de n’importe quoi, on peut douter du niveau de compétence de l’élu.

      Tant que ceux qui n’ont pas une contribution nette positive aux budgets publics pourront voter pour imposer des dépenses à ceux qui doivent les financer, le clientélisme politicien conduira inexorablement à l’élection d’incompétents et favorisera la corruption corporatiste.

      • Donc ce ne sont pas les politiciens auxquels il faut éviter les conflits d’intérêt, mais les électeurs. Quiconque touche de l’état plus qu’il ne contribue doit se voir refuser de pouvoir voter jusqu’à ce que sa situation se rétablisse.

      • @cavaignac
        comment éviter qu’un électeur soit un mauvais électeur? vaste sujet! mais le mauvais serait d’abord un électeur qui vote en ne s’étant pas bien informé; ensuite c’est un électeur qui déciderait sans réfléchir; ces deux points noirs évités, cela devrait suffire à le rendre non manipulable, et donc à en faire un bon électeur ; mais cela renvoie bien sûr à la question: comment faire que l’électeur s’informe correctement et réfléchisse correctement… peut-être en premier dans un système de votation à la suisse, où le citoyen décide directement des décisions de son pays (les grandes et les territoriales); conséquence: responsabilité civique augmentée, moins d’absention,…

    • MichelO: « ne pas voter pour ceux qui ne le sont pas »

      Si tu mets des corn-flakes dans un bol de cacao ils finissent tous immanquablement couvert de chocolat. Dans un système oligarchique avec une bureaucratie qui contrôle tout le choix d’un type exemplaire n’existe pas.

      La seule solution c’est le morcellement des pouvoirs, la vraie démocratie (semi-directe au moins) et la limitation des domaines contrôlés.

    • cumul des mandats interdit; oui bien sûr, mais il faudrait aussi interdire le mécanisme du suppléant; autrement dit la place gardée au chaud pour quelqu’un d’autre … admirable procédé qui frise l’escroquerie légale… mais que le conseil constitutionnel dans son infinie sagesse n’a pas retoquée.

  • Si j’osais… Oui, bien sûr, les mesures proposées par le PLD vont dans le bon sens.

    Mais j’avoue que je n’y vois là aucune « révolution » du système en place, simplement des « mesurettes » dont l’effet me paraît -disons- minime.

  • Le PLD oublie d’évoquer le conflit d’intérêt permanent des élus fonctionnaires. C’est pourtant une des explications majeures de la dérive des finances publiques dans notre pays. Plusieurs pays interdisent aux fonctionnaires d’être élus.

    Solution : exiger la renonciation définitive (démission) à toute fonction ou rémunération publiques actuelles et futures préalablement à la validation de l’élection.

    • entre autres, et puis, entre nous, 300 branleurs en lieu et place de 577, honnêtement je vois pas trop ce que ça changerait fondamentalement, hein ?

      • AlainLib: « 300 branleurs en lieu et place de 577 »

        Les 277 branleurs manquant c’est tous ça d’enveloppes et de clientèle en moins déjà. Et la clientèle dans un système pyramidale ça pompe à mort.

        • Oui, t’as pas tort, mais dans ce cas, pourquoi ne pas proposer UN seul député par département, par exemple ? Par ailleurs, est-ce que 577 petites pyramides coûtent vraiment plus cher que 300 grosses pyramides ?
          Pas si sûr…

      • D’ailleurs pourquoi 300 ? La France compte, si je ne m’abuse, 101 départements. Donc 101 députés. Au pire on peut multiplier par deux, ça fait 202 et c’est déjà beaucoup. Mais 300, non, je ne vois pas…

        • tout-à-fait

        • Pas sûr qu’une représentation géographique soit proportionnelle et représentative de la majorité. Par contre que cela soit la place réservée à l’opposition c’est une idée, car cela ferait bouger les élus.

  • Le problème est que l’élu se sert de l’argent publique pour flatter son électorat et être réélu. C’est là que se trouve l’abus.
    L’élu n’est pas élu sur un projet, mais sur sa capacité d’offrir des prébendes à ses soutiens.
    L’électeur doit pouvoir choisir, si aucun candidat ne lui plait, son vote nul devrait être pris en considération. Avec le système actuel, il y aura obligatoirement un élu, avec projet ou non, donc un guignol pourra être élu avec un très faible pourcentage de votants, même s’il déplait à l’immense majorité.
    En cas de vote blanc majoritaire, tous les candidats devraient être éliminés car ils n’ont pas la confiance des électeurs. Seulement dans ce cas on pourrait espérer l’élection d’une personne responsable.

  • La meilleure mesure est de ne rien faire et d’attendre le prochain président.

  • Les commentaires sont fermés.

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