Wall Street au sommet : pourquoi ?

Wall Street est à nouveau à des sommets. Effet bénéfique de la relance monétaire ou du retour à la rigueur budgétaire ?

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Wall Street (Crédits : RMajouji, Creative Commons)

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Wall Street au sommet : pourquoi ?

Publié le 23 mars 2013
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Wall Street est à nouveau à des sommets. Effet bénéfique de la relance monétaire ou du retour à la rigueur budgétaire ?

Un article de l’Aleps.

14.000 points pour le Dow Jones en octobre 2007, 14.500 cette semaine : la crise économique est-elle oubliée aux États-Unis ?

Les commentaires en France ont vu dans ce record une conséquence heureuse de la politique de la FED. Ben Bernanke, son directeur, a confirmé la politique expansionniste pratiquée depuis des années maintenant, qui tend à tenir les taux d’intérêt les plus bas possibles. On dira encore, avec une pointe d’accent keynésien, que c’est le déficit budgétaire (5% du PIB) qui est à l’origine de cet optimisme des opérateurs américains.

D’autres observateurs ont un point de vue radicalement différent : le désaccord entre Républicains et Démocrates a entraîné le déclenchement du programme de réduction automatique des dépenses fédérales (en diminution de 85 milliards), ce qui pousse les Américains à penser que les Républicains n’ont en rien renoncé à l’assainissement des finances publiques. On anticipe ainsi la fin de l’ère Obama et tous les entrepreneurs en sont heureux : les États-Unis ont tourné la page des fantaisies et des gaspillages. Dans cette optique, les déclarations de Ben Bernanke ne sont qu’un épiphénomène, qui n’aura pour conséquence que la baisse du dollar.

Enfin, on ne peut pas oublier que des taux d’intérêt très bas rendent l’argent bon marché, voire gratuit, et l’argent est la matière première des boursiers. Ils peuvent donc racheter des actions très sous-évaluées à la suite de la crise pour une bouchée de pain.

On devrait savoir dans quelques semaines laquelle de ces interprétations est la bonne ; il est imprudent en tous cas d’y voir une nouvelle victoire du keynésianisme. Le juge de paix sera la croissance des entreprises américaines et la baisse du taux de chômage.

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  • C est plus facile quand on fait marcher la planche à billets . En europe, on ne le fait pas et voila ou cela nous mene… la recession.

    • Obtenir péniblement 2% de croissance en injectant environ 7% de monnaie supplémentaire chaque année dans l’économie n’est pas un résultat particulièrement mirobolant. Au final, lorsque la politique de la Fed ne provoquera plus que scepticisme et défiance, ce qui ne va pas tarder, il ne restera que les dettes, l’inflation des prix à la consommation, la déflation des actifs et des salaires, et la certitude d’une récession profonde.

      En comparaison, malgré ses défauts, la politique de la BCE est largement préférable à celle de la Fed.

  • Les commentaires sont fermés.

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