Hydrates de méthane, surabondante nouvelle source d’énergie ?

L’énergie enfermée dans les dépôts d’hydrates de méthane représente plus de deux fois toutes les réserves planétaires conventionnelles de gaz naturel, de pétrole et de charbon combinées.

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Hydrates de méthane, surabondante nouvelle source d’énergie ?

Publié le 14 mars 2013
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L’énergie enfermée dans les dépôts d’hydrates de méthane représente plus de deux fois toutes les réserves planétaires conventionnelles de gaz naturel, de pétrole et de charbon combinées.

Par Richard North, depuis Bradford, Royaume Uni.

Dans ce qui a dû être perçu comme un revers majeur pour les verts, les Japonais ont annoncé qu’ils ont réussi à extraire du gaz naturel d’hydrates de méthane gelés, au large de la côte centrale du Japon, une première mondiale.

Les hydrates de méthane, ou clathrates, nous dit-on, sont un type de cage moléculaire gelée, renfermant de l’eau et du méthane. Le champ gazier en question est environ à 50 km de l’île principale du Japon, dans la tranchée de Nankai,  et l’extraction s’est faite environ 300 mètres sous le fond marin.

Les chercheurs ont déclaré que ça pourrait fournir une source d’énergie alternative pour le Japon qui importe tous ses besoins en énergie, et le dépôt estimé dans la tranchée se monterait à 1,1 billion de mètres cubes, suffisant pour une décennie, ou plus, de la consommation de gaz du pays. Les réserves totales pourraient être suffisantes pour approvisionner le Japon pendant un siècle.

Mondialement, selon certaines estimations, l’énergie enfermée dans les dépôts d’hydrates de méthane représente plus de deux fois toutes les réserves planétaires conventionnelles de gaz naturel, de pétrole et de charbon combinées. D’autres pays, dont le Canada, les États-Unis et la Chine, étudient des façons d’exploiter ces dépôts et rapportent des résultats prometteurs.

Les Japonais ont pour but de mettre en place des technologies de production d’hydrates de méthane pour une utilisation pratique d’ici cinq ans, suite à quoi des quantités substantielles seront sans doute extraites.

Toute exploitation aura forcément un impact mondial puisque, depuis le contrecoup subi par l’industrie nucléaire après le désastre de Fukushima il y a deux ans, le Japon est devenu un acteur majeur sur le marché mondial du gaz, faisant monter ses prix dans les échanges internationaux.

Une nouvelle source majeure japonaise de gaz aura donc forcément comme effet de soulager la pression sur les prix du gaz, même au Royaume Uni et en Europe, rendant ce combustible fossile plus attractif, jusqu’à ce que la taxe carbone n’efface son avantage de coût.

Ceci nonobstant, une addition substantielle aux ressources mondiales de cette source non conventionnelle affaiblissent les affirmations selon lesquelles il y a une pénurie mondiale d’énergie. Le succès par d’autres pays, et l’exploitation de ce qui, d’ici-là, seront des réserves prouvées d’énergie, éliminera du débat politique les questions de pénuries d’énergie, avec des effets d’entraînement intéressants.


Sur le web.
Traduction : Contrepoints.

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  • J’ai commenté cette nouvelle parue dans le Japan Times il y a deux jours :
    http://jacqueshenry.wordpress.com/2013/03/12/une-avancee-decisive-dans-lexploitation-de-lhydrate-de-methane/

    en faisant remarquer que ce programme était vital pour le Japon, pays qui est aussi à l’avant-garde de la récupération de l’uranium dissous dans l’eau de mer.

  • Rien n’autorise à quantifier de double des autres ressources énergétiques les gisements de clathrates.
    Mais ces Insondables réserve représentent aussi l’un des plus grand dangers (sinon le danger majeur) encourus par la planète … dont personne ne parle.
    http://groups.google.fr/group/clathrates

  • C’est encore du CO² relaché, et si il avait vraiment un effet de serre ?

  • L’exploit technique est remarquable, mais encore faut-il s’assurer que la technique est rentable, et ne sera pas rangée au placard débordant des prototypes sympa et fonctionnels mais impossibles à industrialiser.

  • Ce qu’on peut retenir de cette information, c’est que les sources d’énergies non « conventionnelles » sont de plus en plus nombreuses et incroyablement variées. Dans ces conditions, seul le marché libre et la concurrence permettent l’affectation optimale de ces nouveaux potentiels énergétiques au profit de tous, ainsi que l’apparition de nouveaux concurrents aujourd’hui insoupçonnés.

    On est ici à l’exact opposé de la politique aveugle de transition énergétique dirigiste, collectiviste, prônée et bientôt imposée par l’actuel gouvernement, coup de force antipatriotique qui se fera au profit de quelques oligarques du social-capitalisme de connivence mais au détriment de la France et des Français.

    • A Cavaignac : parfaits commentaires ! J’ajouterai que la forêt amazonienne rejette autant de CO2 (et de méthane) qu’elle n’en piège. La biomasse de cette forêt comme celle de toute autre forêt tropicale humide est pratiquement constante, n’en déplaise aux écolos ! Quant à la transition énergétique, je voudrais bien que quelqu’un m’explique de quoi il s’agit précisément !

  • « transition énergétique »
    c’est un mot politiquequi veut tout et rien dire à la fois. On a ainsi l’impression qu’un grand chantier d’envergure et sauveur est à l’oeuvre.

    il faudrait mieux éduquer les gens à d’une part comprendre ce qu’ils consomment, et d’autre part qu’ils ne consomment que ce qu’ils ont réellement besoin.

    L’énergie la plus propre est celle qu’on ne consomme pas.

  • D’ailleurs, une des méthode d’extraction possible, est d’injecter du CO2 liquéfié pour récupérer ces hydrates de méthanes.
    L’horreur du point de vue de l’Ecologisme.
    Oser proposer une solution globale, avec une énergie abondante avec recyclage du CO2…. Non cette religion n’y résistera pas. Et fera donc tous pour discréditer cette solution impie.

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