Violence des échanges en milieu syndical

Les syndicats français ne cherchent pas de compromis sur l’emploi, les salaires et les conditions de travail ; ils veulent remettre en cause les principes du capitalisme.

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Violence des échanges en milieu syndical

Publié le 10 mars 2013
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Les syndicats français ne cherchent pas de compromis sur l’emploi, les salaires et les conditions de travail ; ils veulent remettre en cause les principes du capitalisme.

Par Baptiste Créteur.

Manifestation CGT à Paris (CC, Thefunkyman)

Alors qu’ils ont systématiquement détruit toute chance de succès et de survie pour l’entreprise qui les emploie et ont récemment demandé à en devenir propriétaires sous la forme d’une coopérative – sans assumer les risques ni faire les efforts qu’exigent le rôle de chef d’entreprise – les syndicalistes Goodyear manifestent plus matériellement leur pouvoir de destruction.

Alors qu’un Comité Central d’Entreprise décidait de l’avenir de l’usine, les forces de l’ordre affrontaient les forces du désordre. 19 policiers blessés pour s’être dressés devant une horde de barbares n’ayant d’autre objectif que la destruction – il est d’ailleurs étonnant que ces grands partisans de plus d’État ne se soient pas montrés plus affectueux envers les compagnies de plus d’État qui se dressaient devant eux.

Symboliquement, les syndicalistes ont brulé les pneus que les salariés – qu’ils sont censés représenter – fabriquaient autrefois et auraient pu continuer à fabriquer s’ils avaient, au moins une fois, tenté de faire preuve de rationalité. Mais la violence est plus facile que l’effort, la spoliation plus facile que la production, la menace plus facile que la persuasion. Leurs méthodes ne changeront pas ; ils continueront à recourir à la force et à la contrainte pour obtenir gain de cause dans leur cause nauséabonde.

Leur cause n’est pas la protection de l’emploi, ni la défense des salariés, ni l’amélioration des conditions de travail. Aucun de ces motifs, qui pourraient leur conférer de la légitimité, ne les aurait amené à systématiquement bloquer tout plan social permettant de sauver le reste des emplois. Aucun de ces motifs ne les conduiraient à agresser et blesser des policiers déployés pour assurer la sécurité d’un Comité Central d’Entreprise devant statuer sur l’avenir de l’usine.

Leur cause est idéologique, et traiter les problèmes du syndicalisme français sous l’angle de la sécurité revient à traiter les symptômes plutôt que leur cause. Les appels au calme d’Arnaud Montebourg seront sans effet tant que le « dialogue social » sera appréhendé comme de nécessaires concessions que devraient faire les chefs d’entreprise à leurs salariés.

Ce que demande Arnaud Montebourg, c’est un dialogue, une discussion et des compromis face à des demandes illégitimes issues de syndicats qui entendent imposer par la force leur idéologie ; qu’une demande soit formulée par les représentants de moins de 5% des salariés ne la rend pas instantanément légitime et ne justifie aucune négociation ou concession, même si l’État les rémunère très grassement pour les formuler. Le compromis est possible quand les parties prenantes s’entendent sur la règle du jeu, mais ce n’est pas le cas ici.

Quand un acheteur et un vendeur négocient, ils peuvent (mais rien ne les y oblige) parvenir à un compromis entre le prix offert par l’un et le prix demandé par l’autre ; mais ils s’entendent sur le principe d’une transaction requérant leur consentement mutuel. Mais si un voleur entre chez vous, rien ne vous oblige – au contraire – à lui offrir votre argenterie pour qu’il vous laisse la chaîne hi-fi ; cela reviendrait à accepter un compromis sur le principe de la propriété privée.

Les syndicalistes français qui détruisent l’emploi et ne conçoivent de négociations et de concessions que dans un sens – le leur – n’acceptent pas la règle du jeu d’une économie capitaliste, que le gouvernement remet également de plus en plus en question en niant régulièrement la propriété privée dans son principe même après l’avoir violée à maintes reprises dans les faits. Ils n’acceptent pas la propriété privée des moyens de production ; tout juste acceptent-ils que leurs légitimes propriétaires en jouissent à condition de céder à toutes leurs requêtes. Sinon, ils s’arrogent le droit de les détruire, d’en empêcher l’utilisation ou de chercher à se les approprier.

Les parlementaires viennent de leur donner raison en votant une amnistie des faits commis lors de manifestations syndicales ou avec des revendications sociales, détournements de fonds compris. Les C.R.S blessés seront heureux d’apprendre que leurs agresseurs pourraient demeurer impunis malgré les sanctions « promises » par Manuel Valls. Il reconnaît par là la nature fondamentalement juste de leurs combats fondamentalement injustes alors même que les syndicats français ont régulièrement démontré la nature idéologique de leur combat et leur absence totale de considération pour le sort des salariés dont ils continuent de faire mine de se préoccuper pour obtenir la sympathie des médias et du grand public.

Puisqu’ils ne le font pas, mieux vaut l’énoncer clairement. Les syndicats français, s’ils voulaient défendre l’emploi, seraient ouverts au dialogue, ce qu’ils ne sont pas. Ils ne proposeraient pas une solution alternative requérant l’expropriation de leur employeur une fois leurs demandes illégitimes satisfaites. Ils ne détruiraient pas leur outil de travail, ne séquestreraient pas l’employeur qui rémunère les salariés chaque mois et a créé l’emploi qu’ils occupent, ils n’agresseraient pas les forces de l’ordre, ils ne se réjouiraient pas de ce qui nuit à leur entreprise.

Ils cherchent à remettre en cause les principes de liberté et de propriété privée – et n’hésitent pas, comme à Rueil-Malmaison il y a quelques jours, à remettre en cause la sûreté. S’ils y parviennent, et le gouvernement et les parlementaires semblent les soutenir dans ce combat, ils auront l’occasion de vivre dans un système tel qu’ils le conçoivent et de se rendre compte que le pouvoir de détruire ne confère aucun avantage quand personne d’autre ne construit, que la force n’est d’aucun secours quand c’est de l’esprit qu’il faut faire usage, que l’émotion n’apporte aucune solution à des problèmes fondamentalement rationnels. Il s’apercevront que la réalité gagne toujours et n’auront alors réussi qu’à entraîner dans leur chute des Français qui auront fait preuve à leur égard d’une sympathique complaisance qui ne leur sera plus d’aucun secours.

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  • on ne discute pas avec des brutes

  • Des brutes n’arrivent pas a discuter avec des cons c’est bien connu.

    • lafayette: « Des brutes n’arrivent pas a discuter avec des cons c’est bien connu. »

      Les brutes n’ont qu’a monter leurs boite ou bosser ailleurs plutôt que se précipiter pour bosser chez des cons.

  • En tant que trentenaire dans le privé ; j’aime énormément « le pouvoir de détruire ne confère aucun avantage » et après « on » va s’étonner que je ne suis pas syndiqué.

  • Non, ils recherchent simplement leur interet personnel et cela fait d’eux des entités parfaitement rationnelles.

    Ce qui n’est pas rationel, c’est de continuer a employer des grevistes, et de tolerer des actes de vandalisme.

  • bravo, je n’aurais pas mieux formulé une pensée largement partagée, au vu du nombre de syndiqués….

  •  »Les syndicats français ne cherchent pas de compromis sur l’emploi, les salaires et les conditions de travail ; ils veulent remettre en cause les principes du capitalisme. » Pas mieux, tout est dit.

  • Les très bas du front de la CGT confirment ce que le PDG de TItan avait dit d’eux, après s’être indignés d’avoir été traités de « syndicat fou ».

    • Bravo Baptiste pour ce superbe torchon ! Tu n’es vraiment pas au courant de la situation de notre usine,de notre firme,de notre pays et de l’état actuel des choses qui désorganise la vie sur cette planète! Tu es à des kilomètres de la réalité , toi et tous tes petits commentateurs à 2 francs. Je travaille chez goodyear, et il faut au moins y mettre un pied avant de pouvoir dégueuler comme tu le fais. Le CCE du 7 mars ne cause pas de l.avenir de l’usine. L’avenir est clair. C’est la fermeture ! Y’a quoi a perdre ??? Hein monsieur je sais tout en lisant d’autre article ? Les salariés ne se battent pas pour une augmentation,la sécurité ou autres en ce moment,et il y a bien longtemps qu’on ne voit plus ça dans nos rues ! On est la pour garder notre travail ! Et ce n’est pas avec des pancartes qu’on se fera entendre ! Si t’es un vrai journaliste, viens un peu sur le terrain avec ta belle gueule !!! Des manifs contre le capitalisme ? Oui et alors ?? Faut arrêter tout ça à partir du moment ou cela va trop loin ! Ne regardez vous pas les infos ?? Immolation,multiplication de pse,des suicides même chez les cadres ! Mais dans quel pays vivez vous ?…réveillez vous…..et si ce n’est pas aujourd’hui , ce sera dans 10 ans ! Je vous le promet. Restez au chaud tant que cela ne vous atteint pas …la misère est maintenant chez ceux qui créent les richesses de ce pays ! Et est à votre porte . Les salariés GOODYEAR sont la pour défendre l’emploi, la filière automobile qui est la seule richesse de notre pays. C’est tout ce qu’il nous reste. Prenez en conscience. À bon entendeur , salut et à bientôt dans la lutte .

      • Goodyear Legende: « Faut arrêter tout ça à partir du moment ou cela va trop loin ! »
        ———————————————————————————-

        Tout a fait, dans mon pays il y a 2.8% de chômage et le même taux chez les jeunes (11% et 25% en France) et on le fait avec 50% d’impôts en moins, une dette maitrisée (35% contre 92%) un état qui boucle des budgets positifs et des assurances santé et retraite en équilibre.

        Ton état n’a pas bouclé UN seul budget positif depuis 38 ans, il coute 30% que celui de l’Allemagne et ne cesse de foutre la merde dans l’économie et l’industrie par une fiscalité et des réglementations ubuesques. (2eme pays au monde pour les impôts etc. etc.)

        En bref vous êtres en train de militer pour la même bactérie qui est en train de vous flinguer: l’étatisme. Vous demandez plus de L’oligarchie des élus & co qui gagnent 17’000 euro par mois et chient une loi absurde par semaine juste pour exister.

        Goodyear Legende: « Les salariés GOODYEAR sont la pour défendre l’emploi »
        ———————————————————————————-

        Vous défendez votre emploi, c’est bien (quoique qu’avec de mauvaises méthode et une idéologie complètement foutraque), nous on défend tous les emplois, c’est mieux. Si l’état n’avait pas distordu le marché automobile par son interventionnisme néfaste vos usines seraient correctement dimensionnée dans un marché dynamique : Vous n’auriez pas ces problèmes ou n’auriez aucune peine à retrouver un bon job.

      • @Goodyear Legende : Vous ne créez pas la richesse de ce pays, vous en êtes le fossoyeur.

      • Baptiste Creteur
        12 mars 2013 at 10 h 57 min

        A vous lire, c’est vous qui n’êtes pas au courant de la situation de votre propre usine. Les syndicats ont bloqué, depuis 5 ans, toute tentative de la direction de sauver une partie des emplois : http://www.contrepoints.org/2013/02/01/113272-goodyear-amiens-nord-pour-les-syndicats-tout-roule

        L’avenir est maintenant clair, c’est la fermeture : contre quoi luttez-vous donc ?
        Si ce n’est pas avec des pancartes que vous vous ferez entendre, prenez votre jolie plume et expliquez, rationnellement, comment vous comptez vous y prendre. Mais n’attendez aucune sympathie de ma part envers des actions violentes telles que celles auxquelles je fais référence dans l’article.

        Votre honnêteté vous fait honneur ; vous osez affirmer que vous êtes contre le capitalisme qui est pourtant à l’origine des emplois que vous allez bientôt perdre. Vous ne les perdrez pas par la faute du capitalisme, mais par la faute de ceux qui auront refusé de s’y adapter.

        Ce qui va trop loin, c’est l’intervention de l’État et la tentative par une minorité bruyante et violente de s’accaparer la richesse.
        La filière automobile n’est pas la seule richesse de notre pays ; mais la richesse de notre pays disparaît peu à peu, je pense que vous êtes bien placé pour le constater.
        C’est loin d’être tout ce qu’il nous reste, mais il ne nous restera plus rien si la violence qui s’exprime contre le capitalisme qui a permis la richesse d’aujourd’hui empêche l’esprit de créer et produire.

        Tant que vous lutterez contre le capitalisme, nous ne lutterons pas du même côté. Comprenez que la violence dont vous faites preuve ne m’incite pas à honorer l’invitation que vous formulez. Je vous en fais une autre : si vous êtes un vrai défenseur de l’emploi, cessez de confondre les causes de sa création et de sa destruction. Je suis prêt à prendre le temps de vous expliquer la différence si vous le souhaitez.

        • Je reviens sur le principal… Nous ne sommes pas contre le capitalisme,mais quand ça va trop loin , nous devons dire STOP !
          Je comprends bien que notre situation ne vous touche pas ! Et pourtant … Il n’y a rien de violent à partir du moment ou on défend notre TRAVAIL, nos FAMILLES, notre DIGNITÉ !!!!
          Monsieur !!! La CGT nous sauve de la misère depuis 6 ans….et encore ce n’est même pas la CGT qui nous sauve,c’est la JUSTICE FRANÇAISE monsieur !!! Nous sommes victimes d’une restructuration illicite qui délocalise en pays low cost ! Renseignez vous , venez chez nous , nous vous donnerons chaque ingrédients , pour que vous puissiez nous mélanger un article correctement .
          La planète n’a jamais été aussi riche qu’aujourd’hui,il est anormal que les gens qui contribuent à créer ses richesses et qui ont permis au capitalisme de vivre de se faire traiter de la sorte .

          Monsieur , l’état ne m’a jamais donné un sous, et n’a jamais aidé aucun salarié ! Seul la lutte aide les salariés ! La présence de tous est capitale !

          Même vous !!!! Si ce n’est pas aujourd’hui, votre tour viendra demain !

          Je pense que vous ne vous rendez pas bien compte,et je veux bien le croire à la vue de vos écrits stupéfiants.

          Bref, les GOODYEAR resteront des GOODYEAR ! Les voyous ce n’est pas nous…mais juste une poignée qui veulent un peuple bête et à leurs merci !
          Je vous invite vivement et personnellement à venir à l’usine d’Amiens nord , sous ma responsabilité et ou le 22 mars au siège de Goodyear France pour enfin voir comment les salariés sont acceuilli par l’Etat.

          Venez mettre vos yeux et vos tripes dans la rue plutôt que dans le virtuel !

          Vive les salariés Goodyear et ceux qui nous soutiennent ! 7 ans maintenant que le salaires tombent grâce à notre combat,la justice française,le code du travail qui empêche le capitalisme esclavagiste,notre avocat Fiodor Rilov,notre CGT qui défends nos emplois.

          À bientôt avec nous messieurs.

          • Baptiste Creteur
            12 mars 2013 at 20 h 17 min

            Si votre situation ne me touchait pas, je n’écrirais pas sur elle.
            Je n’écris pas contre les salariés, au contraire. La défense des salariés est la défense de leurs intérêts à long terme, c’est-à-dire la défense des entreprises qui les emploient (sans entreprises, pas d’emplois). Profits des entreprises et salaires/conditions de travail ne sont pas antinomiques, au contraire.

            Des plans de suppression d’une partie des emplois ont été proposés et systématiquement refusés par la CGT et, aujourd’hui, c’est l’ensemble des emplois qui sont menacés par la fermeture de l’usine.
            La CGT ne défend pas vos emplois. C’est ce qu’elle affirme, mais ce n’est pas le cas. La CGT cherche à défendre le bien-être immédiat des salariés au mépris de leur intérêt à long terme – ce qui, en réalité, détruit l’emploi.
            Ce qui détruit l’emploi en France, ce sont avant tout les prélèvements et taxes qui augmentent le coût du travail et les rigidités administratives et légales qui complexifient les interactions sur le marché du travail et ailleurs.

            La justice peut demander le maintien en activité de l’usine et le maintien dans l’emploi des salariés, mais seule l’économie peut apporter l’activité et rémunérer les salariés. Si ce n’est pas directement, ce sera par l’intermédiaire de l’État qui financera la survie de l’entreprise – jusqu’à ce que l’argent vienne à lui manquer et que les salariés n’aient alors plus aucun recours.

            Le capitalisme n’est pas esclavagiste, il est au contraire le seul système permettant aux hommes de n’être l’esclave de personne. Un salarié n’est pas esclave, il a un contrat de travail et a donc passé un marché avec son employeur. De la même façon que l’intérêt à long-terme des salariés va dans le sens de celui de leur entreprise, l’intérêt de l’entreprise va dans le sens de celui des salariés.
            Le code du travail, en imposant des rigidités qui sont conçues comme autant de protections pour les salariés, est en réalité source de destruction d’emplois. C’est contre-intuitif, mais c’est le cas ; Contrepoints a régulièrement écrit sur ce sujet.

            Le contexte ne rend pas la violence légitime. Je comprends que vous souhaitiez défendre des choses qui vous tiennent à cœur, mais d’une part toutes ne sont pas dans votre intérêt à long terme, d’autre part cela n’excuse pas la violence.

            Si la planète est si riche, c’est grâce au capitalisme, aux chefs d’entreprise et aux salariés qui travaillent ensemble pour produire et créer. Je ne défends pas plus les chefs d’entreprise que les salariés ; je défends la liberté qui permet à chaque individu de réaliser son potentiel et permet d’atteindre une plus grande prospérité.

            Je ne souhaite pas non plus un système dans lequel quelques individus auraient le pouvoir sur les autres. Le pouvoir de certains individus sur les autres est l’opposé de la liberté, et je défends la liberté.

          • Baptiste Créteur :

            « Je ne souhaite pas non plus un système dans lequel quelques individus auraient le pouvoir sur les autres. Le pouvoir de certains individus sur les autres est l’opposé de la liberté, et je défends la liberté »

            En tout cas c’est ce que vous aimez faire croire, seulement en militant parallèlement pour la suppression des lois et règles, vous augmentez assurément les pouvoirs du plus fort sur le plus faible.

            C’est le principale paradoxe et déni des libéraux.

          • CITOYEN: « seulement en militant parallèlement pour la suppression des lois et règles, vous augmentez assurément les pouvoirs du plus fort sur le plus faible. »

            Tu semblais prometteur à la longue mais soit ton pseudo sert de multi (plusieurs personnes s’en servent) soit tu es un incurable crétin incapable d’acquérir une once de connaissance.

            Dire que le libéralisme c’est « l’absence de loi & règles » ça passe le premier jours mais après des mois ici le constat est inévitable.

          • Goodyear Legende: « Je comprends bien que notre situation ne vous touche pas ! »

            Faux !

            J’ai déjà été licencié, je sais ce que ça fait, et j’ai été pendant 20 ans socialiste parce que je pensais que c’était eux qui ce battaient pour les petits. Puis j’ai appris des rudiments d’économie et je me suis rendu compte à quel point c’était faux, irrémédiablement et totalement faux. Absurde même.

            L’intention y est très souvent mais dans la pratique ça n’a jamais marché pas une seule fois et ton usine paie le prix du socialisme étatique de gauche comme de droite. Le communisme et le collectivisme c’est encore pire.

            Maintenant que te dire, par ou commencer ?

            Les taux de chômage qui te montrerais que dans nombre de pays bien plus libre tu ne serais pas dans cette situation ? Que tu gagnerais plus ? Que les opportunités seraient plus grande pour toi ?

            (Non ce ne sont pas les USA, ce sont des petits pays d’Europe que la presse ne mentionne quasiment jamais, ça fait désordre )

            Que dans ces mêmes pays les gouvernement arrivent à équilibrer les budgets sans pomper à mort les gens et sans foutre le caca dans l’économie ?

            Que tout ce qui t’arrive est prévu, prédit et déjà expliqué par Frédéric Bastiat un économiste Français du 18eme siècle ?

            Dans ta situation tu t’en fous certainement et ce n’est pas au milieu d’une « juste lutte » au milieu de collègues qui pensent comme toi que la théorie va t’intéresser, en plus ça ne sauvera pas l’usine, donc aucun intérêt.

          • Goodyear Legende: « Je comprends bien que notre situation ne vous touche pas ! »

            Pareil, moi aussi j’ai été licencié et quand j’ai eu besoin d’un syndicat pour me défendre, on m’a bien laissé tomber sauf quand il s’agissait de faire du collage d’enveloppes à l’oeil. Les syndicats sont bien les proxénètes de la classe ouvrière. Et ces connards voudraient que je vote pour eux chaque année : mais qu’ils aillent tous se faire m…..

      • « On est la pour garder notre travail ! »

        En cramant des pneus fabriqués par tes collègues ?

        • Messieurs….Déjà un petit point noir pour les insultes de mon COMPATRIOTE IIMRYN qui insulte gratuitement CITOYEN…cela ne vaut même pas le coup de discuter avec toi .

          Je rejoins parfaitement ton analyse BAPTISTE sur les taxes et impôts de cet état qui nous vole tout à tous !!!
          Vous êtes capables de le voir et c’est déjà très bien … Quand on voit un salaire brut et le salaire net , on a vite compris … Sauf que dans le cas présent , nous appartenons à une multinationale qui fait énormément d’argent…. Nous ne sommes pas contre un patron qui fait des millions , nous défendons nos emplois et nos petits salaires , VIVRE c’est tout ce que nous voulons….

          Ce qui fait mal , en particulier pour ceux qui connaissent l’Histoire de notre beau pays , c’est que nos Parents, Grands parents ont saigné pour avoir nos acquis et qu’on les laisse filer sans rien dire !! Les révoltes sont dans nos livres d’Histoire !!!

          Je réponds à THEO31 en te disant , mon cher collègue, que notre syndicat CGT ne ressemble à aucune autre et que nous n’avons même pas le soutien de la FEDERATiON pour notre combat… J’ai vu des boîtes disparaître camarade alors qu’elle pouvait se battre,mais il est vrai qu’il y a beaucoup de corruption entre patron et syndicat,ce qui avance l’état …

          Il existe encore des syndicats qui se battent comme la CGT GOODYEAR et son secrétaire et qui se défendent ds l.interet des salariés.
          Je suis évidemment désolé que tu aies perdu ton travail .

          Mais la CGT GOODYEAR nous protège depuis 7 ans…. Peut être et même que sûrement,des personnes de 40 ou 50 ans et autres serait au RSA aujourd’hui…
          Notre CGT,notre combat est entrain de prendre une ampleur incroyable , qui donne des idées aux autres entreprises !! Et c’est très bien !

          Il y a bien trop de misère les gars aujourd’hui, on essaye de nous diviser, et quand je dis NOUS, c’est VOUS aussi….on vit tous ensemble ici, et on se doit de se défendre TOUS ENSEMBLE. On peut le faire !!!

          Les pneus brûlés sont évidemment des pneus usés qui ne partiront pas dans des décharges de pneu à ciel ouvert dans des pauvres pays…
          Les pneus brûlés sont vulcanisé par moi même,car je suis le dernier vulcanisateur de pneus touristes de mon équipe !!!!! (Nous étions 7 quand l’usine tournée à 100% sur 1 équipe) malgres l’interdiction de pse par 3 fois,je suis le dernier !!!!!

          Si vous , nous sommes obligés de respecter la loi ,les entreprises doivent le faire également non ?

          Ce n’est pas évident car le système est malin , et n’opère pas en même temps pour tout le monde , ce qui divise le peuple !!

          Comment des salariés arrivent à ce stade la ? On peut nous insulter de voyous et de casseurs , tant qu’on ne sait pas réellement ce qui se passe, et pourtant ,nous nous défendons avec ce que nous avons, NOS MAINS !! Et nous irons jusqu’au bout …

          Je le souhaite pour nous tous qui vivons dans ce beau pays , réveillons nous ! Avant qu’il ne soit hélas trop tard ! …

          L’Histoire nous appartient.

          Vive les salariés , Vive la CGT GOODYEAR

          Le 22 à rueil …. Si notre petit président dictateur caché nous interdit pas le déplacement !!! Oui parce que c’est ça la nouvelle politique !

          À bientôt dans la lutte.

          • Raisonne autrement. Tu vois bien que ton emploi est en danger. Ce que tu dois proteger n’est PAS ton emploi, mais ton revenu. Agis en homme libre, tu as un savoir faire, peux-tu le vendre a d’autres? peux-tu creer ton propre business a partir de tes connaissances? Ou bien, si tout le secteur est sans avenir, te former a d’autres metiers? Il faut comprendre le systeme et s’y adapter, pas essayer de faire pression contre lui, c’est une strategie sans avenir.
            Perso, j’avais une formation en metallurgie, pas d’emplois, je me suis forme en informatique (tout seul dans mon coin), et j’ai trouve un job. Plus tard, j’avais plus de job a nouveau, j’ai cree mon business… avec ce type de philosophie, j’ai toujours rebondi, ca marche mais faut se prendre en main!

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