De l’égalité, des taxes et des bisous. Encore plus.

Égalité, Taxes, Bisous : un recueil de textes libéraux par h16 à mettre en toutes les mains.

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Egalité, taxes, bisous, par H16 (Crédits : Les Belles Lettres, tous droits réservés)

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De l’égalité, des taxes et des bisous. Encore plus.

Publié le 7 mars 2013
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Parfois, lorsque la situation est catastrophique, que les ténèbres s’étendent, que notre seule vision d’avenir n’est que famine, maladie et bières tièdes, il faut rassembler ses dernières forces et trouver le courage nécessaire pour poser un geste fort, le tout dans un lyrisme et une grandiloquence outrée histoire de rajouter du pathos à la mort de millions de chatons. J’ai posé ce geste : mon livre est aujourd’hui disponible dans toutes les bonnes librairies.

Oui, ça y est. Un éditeur, Les Belles Lettres, a pris ce risque insensé de publier mes aigreurs d’estomac et mes petites réflexions décousues. Comme je le disais en introduction, il s’agit bien de courage : en ce XXIème siècle, il n’y a pas beaucoup d’auteurs libéraux francophones publiés en France et je suis heureux de contribuer, à ma fort modeste capacité, à la production locale, à l’un de ces Made In France, la pensée libérale, qui a fort bien réussi à s’exporter partout dans le monde, alors même que le mode d’emploi et de fabrication se perdait pour ainsi dire complètement dans son pays natal.

En l’espace de 276 pages écrites dans une police de caractères étudiée pour le libéralisme intrinsèque de ses empattements, sur un papier d’une blancheur aussi calculée qu’efficace, j’ai rassemblé une soixantaine des billets produits sur mon blog et dont certains sont parus sur Contrepoints, de septembre 2005 à juillet 2012, et les ai regroupés sous les thèmes que j’aborde régulièrement ici. Vous trouverez donc de la politique politicienne, des sujets de société, de la liberté d’expression et des pignouferies de presse, des atermoiements sur l’éducation (qui n’est plus ce que c’était, ma brave dame, je vous jure), des remarques assassines sur les sévices publics et quelques boutades corrosives (mais méchamment sourcées) sur l’écologisme à la sauce franchouille.

Plus à propos, et même si ce livre est avant tout un recueil d’une sélection de billets que j’espère amusante et pertinente, il constitue aussi un témoignage, une tranche de vie française analysée sous l’angle libéral en conservant à l’esprit qu’il fut un temps pas si lointain où la France était un pays de liberté, se réclamait de ce principe et le prouvait effectivement par une grande bienveillance de l’État vis-à-vis de ses administrés. C’était un temps où l’État n’occupait pas plus de la moitié des activités, ne pompait pas plus de la moitié des richesses du pays, et n’intervenait pas depuis la première claque administrative et obstétrique sur les fesses jusqu’au dernier récépissé en triplicata d’une succession suite à enterrement. C’était un temps où les notions de propriété et de responsabilité voulaient encore dire quelque chose de concret et garantissaient ainsi l’exercice normal et régulé de la liberté des citoyens.

Ce temps est maintenant largement révolu, et le contraste que le recueil fournit dans chacun de ses textes est si grand qu’il oscille entre l’absurde d’un pays dépassé par sa bureaucratie devenue folle et le comique de situations incontrôlables. Vous découvrirez ainsi au fil des pages l’opposition de deux pays, de deux populations. D’un côté, une France qui travaille et tente de s’adapter aux avanies que lui réserve, de l’autre côté, une section bien spécifique de la population qui forme la Fraônce.

La Fraônce, c’est une idée grandiose de la France, avec des trémolos dans la voix et de la musique magistrale un rien pompeuse dans le fond, c’est un peu la rencontre fortuite d’une carte d’état-major organisée avec le soin martial nécessaire à une occupation minutieuse du terrain intellectuel, de la vision imprécise et mal cadrée d’une intelligentsia aux contours flous, et d’un ensemble de concepts portés à bout de bras par une partie de sa population, frémissante à l’idée – un tantinet discutable – que l’ensemble de la planète la regarde attentivement en prenant des notes. Elle est composée d’une faune aussi étrange que colorée, allant du politicien au journaliste en passant par l’écologiste conscientisé, l’enseignant revendicatif ou le postier mal dans sa profession.

Ce bateau Fraônce a, depuis bien longtemps, largué les amarres du port de la réalité pour voguer dans les eaux mousseuses d’une fiction de société où chacun s’entraiderait généreusement grâce à l’action indispensable de l’État, ses administrations et leurs cohortes de thuriféraires joyeux, pour le bien de tous. À l’instar d’une Croisière Qui S’Amuse franchement bien sur le pont d’un gros bateau cossu, cette Fraônce regarde le reste du pays, déjà loin à l’horizon, au travers d’une longue-vue cuivrée aux réglages incertains. Et c’est à cette croisière que je vous convie avec mon livre.

Je ne prétendrai pas, avec lui, vous fournir beaucoup plus qu’une alternative amusante au dernier Guillaume Musso ; au moins, sur la plage, des gens se poseront vraiment la question de savoir ce que vous lisez. Mais j’espère en tout cas vous apporter une réflexion et un contenu plus fourni qu’un indigent « Indignez-vous » qui, s’il a ceci de pratique d’avoir la bonne épaisseur pour caler des tables boiteuses de bistrot, n’en est pas moins décousu. Peut-être certains d’entre vous, fatigués d’entendre toujours le même maelström de bêtises provenir soit de la télé, soit d’une flopée de connaissances familiales pénibles et politiquement approximatives, trouveront-ils dans cet opus quelques arguments à faire valoir. Et puis, 276 pages, c’est assez épais pour constituer une vraie arme par destination lorsque les situations et les discussions se tendent vraiment.

Bref : avec un prix extrêmement démocratique et parfaitement standard dont vous pourrez vous enquérir sur Amazon, il vous sera facile d’en acheter plusieurs et les distribuer dans les repas de famille, dans vos galas mondains et dans vos Réunions de Résistance Armée que vous organisez clandestinement.

Bonne lecture, et surtout, faites connaître !

Egalité, Taxes, Bisous : République du Bisounoursland

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  • Bonjour H16,

    Une page Facebook pour ce livre? Histoire que nous puissions faire tourner a gande ampleur facilement…

  • Désolé, mais je dois bien avouer que je n’aime pas du tout qu’on se cache derrière un pseudonyme. Je ne connais pas H16. Même si ce qu’il dit me conviens je n’adhère pas. Dommage !

    • Dateriez vous de l’avant Internet ?
      Chacun à le droit à sa vie privée et à l’anonymat

    • Peut-on aujourd’hui exprimer sans pseudonyme et de manière convaincante des idées libérales sans créer de risque pour ses biens, ses proches, etc. ?
      Vous n’avez jamais reçu de menaces de mort en postant sous votre vrai nom ?

      • Il y a ça, mais surtout, il y a les pénibles qui s’attachent au messager : « Comme il dit ça et qu’il est ceci ou cela, c’est qu’il roule pour untel ou qu’il ne pense pas ce qu’il dit etc. » Autrement dit, on ne s’attaque plus à l’argument, passé à la trappe, mais à l’homme. Merci mais non merci. Ou bien mes écrits/arguments sont une base pour le débat, ou pas, mais ce n’est certainement pas ma petite personne qui doit le devenir.

      • On peut comprendre le besoin d’anonymat dans une ambiance de répression des idées. Son employeur actuel (ou ses futurs), les radicaux (armés !), … pourraient ne pas apprécier et le faire comprendre. C’est parfois une façon aussi de protéger sa famille.

        Cependant, connaitre un homme aide à comprendre ses idées. Si on se base sur les analyses de Freud et l’activité en réseau Bayesien de notre cerveau.

        Bref balle au centre,… si quelques à la dernière étape de ma dialectique…

        • J’ai envie de dire… il fait ce qu’il veut, tout simplement. 😆

          • Je félicite votre travail de synthèse vengeusemasquée. Au final peu importe.

            Au fait pas de format kindle (ou autre) ?! Est-ce un choix volontaire ? Pas de format pdf en ligne ? Ou est-ce un choix mercantile voulu ?

            J’en profite aussi pour vous dire que j’apprécie vos propos même si le style est parfois trop distrayant.

          • @Vengeusemasquée:
            Exactement, bien dit! 🙂

    • Vous devez donc tout faire pour nuire à Caton!!

    • On t’a reconnu, Laurent Ruquier.

    • J’ai agis sans anonymat… Vous savez quoi? 5 contrôles fiscale en 6 ans !

      Pourquoi ? pour 87 jours de grève de la faim pour dénoncer un abus et sauver 230 salariés de la misères.

      87 ont été payés, et à la condition expresse que je ferme ma gueule pendant 2 ans, soit jusqu’à juillet 2013.

      Je l’ai fait, ils ont encaissé, j’ai été oublié, pas grave et je regrette de ne pas l’avoir fait pour les 230, compte tenu de ce que ça me coute en redressement fiscal. Mais plus que ça c’est le comportement des hommes pour lesquelles je me suis battu, qui me débecte.

      Alors dénoncer est nécessaire, si vous trouvez l’anonymat trop facile, merci de m’indiquer ce que vous avez défendu en votre nom.

      A défaut achetez ou non ce livre mais épargnez nous votre avis anti constructif.

      Par avance Merci

      Eric

    • Je ne vous comprends pas, M. GAUTRON, mais alors vraiment pas. Je m’explique.

      Il se trouve que, adolescent (et comme la quasi-majorité des ados de mon âge), j’ai été fan (complet !) d’un groupe de rock. Et quand je dis fan, c’est fan, hein ? Pas à moitié. J’ai évidemment tous leurs albums, connais toutes les paroles de leurs chansons par coeur, j’ai tous les t shirts, etc… etc… Pourtant, voyez-vous, il ne me serait pas un instant venu à l’idée de les faire ch… dans leur vie privée. Je me foutais qu’ils soient héroïnomanes, alcooliques,… ou pas. Je suis juste un fan de ce groupe et de sa musique. Point.

      Dans le même sens j’apprécie beaucoup les éditos de h16 ; comme pour beaucoup ici, ses articles sont le caviar de ma journée. Mais j’avoue qu’il m’importe peu de connaître son visage, son vrai nom ou bien encore sa sexualité ou je ne sais quoi d’autre. Ses simples productions littéraires suffisent à mon petit bonheur.

  • Je l’achète. Je pense avoir déjà lu tous les billets de votre blog mais je vous dois bien ça, car il me procurent un réel plaisir!

  • Je viens de le commander, of course !

  • Tout un article pour la promo de votre livre… eh bien vous êtes sacrément veinard!

    • enfaitpourquoi: « eh bien vous êtes sacrément veinard! »

      Faut voir… vos amis oligarques disposent de 1.5 milliards de subventions publique et des dizaines de titres avec des centaines d’articles publiés chaque jours. (Je vous fait grâce du prix de tous les documents officiel à la glouârre de l’état)

      H16 lui ne vous coute rien…

  • Acheté !
    Par contre : « Habituellement expédié sous 2 à 3 semaines. » c’est à cause de la poste Française ? 🙂

  • Félicitations H16 !
    Perso j’aime bien le nom, ça colle bien au style.
    Attention qd même, la personne de la mairie qui était débordée a été jugée malgrés son pseudo.
    J’en profite pour vous remercier pour vos articles. Même si il est vrai, je raconte que des conneries, j’aime bien vos idées. Enfin, bref je me comprends, je suis bien seul dans ma connerie……mais libre !
    Longue vie à vous et à votre entourage et que la force puisse être en vous jusqu’au bout.

  • je m’indigne…. de joie à l’idée de le lire et de le distribuer! viva la revolucion libérale! el pueblo (libre) jamas sera vencido… bref. you get the picture.

  • Je ne comprend pas un livre regroupant des billets donnés au domaine public, ca fait un livre sans droit d’auteur en quelque sorte.

    • Commandé. Je vais le mettre dans les rayonnages de la bibliothèque publique par chez moi.

    • Les textes eux-mêmes sont dispo. C’est le fait de recueillir l’ensemble, de faire une sélection, la présenter sur du joli papier, avec une mise en page agréable, pouvoir la filer à des gens qui n’ont pas internet ou pas envie de lire sur écran, … c’est ça, l’intérêt du livre 🙂

    • absolument pas § Ces articles sont lisibles gratuitement sur Contrepoints, mais pas  » dans le domaine public ».
      Ils sont la propriété d’ h16.

  • mon soutien à impertinence et liberté

  • j’acheteeeeee 🙂

  • Moi aussi, j’ai commandé cette œuvre d’art à la maison d’édition en effet bien courageuse. A quand la séance de dédicace – masqué, sur la Grand’ place de Bruxelles (comme Baudelaire, non pas Marx – jadis). Je suis satisfait dès avant sa lecture.

  • Les commentaires sont fermés.

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