DSK aussi a une vie privée, comme tout le monde

Le livre de Marcela Iacub, « Belle et Bête », est au cœur d’une controverse certes médiatique, mais aussi juridique.

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Dominique Strauss Kahn DSK (Crédits Le Jhe, licence Creative Commons)

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DSK aussi a une vie privée, comme tout le monde

Publié le 27 février 2013
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Le livre de Marcela Iacub, « Belle et Bête« , est au cœur d’une controverse certes médiatique, mais aussi juridique.

Par Roseline Letteron.

DSK au palais de justice de Paris, le mardi 26 février.

Le livre de Marcela Iacub, « Belle et Bête« , est au cœur d’une controverse certes médiatique, mais aussi juridique. Dans ce livre dont la parution devait intervenir aujourd’hui 27 février, l’auteur évoque sa liaison avec Dominique Strauss-Kahn, sous une forme plus ou moins romancée.

Ce dernier, qui voit dans ce livre une atteinte à sa vie privée, vient d’obtenir en référé l’insertion, dans chaque exemplaire de l’ouvrage, un encart mentionnant l’atteinte à sa vie privée. Dès lors que cet encart est un préalable désormais obligatoire à la publication, celle-ci est, en quelque sorte, gelée jusqu’à ce que les éditions Stock s’exécutent. Dans le même référé, DSK a obtenu la diffusion, pour les mêmes motifs, d’un communiqué judiciaire couvrant la moitié de la couverture du Nouvel Observateur, qui a publié des extraits du livre, et une interview de Marcela Iacoub, reconnaissant que l’être « mi-homme, mi-cochon » auquel elle se réfère est bien l’ancien Président du FMI. L’hebdomadaire se trouve ainsi soumis à une contrainte habituellement imposée aux titres de la presse people. Enfin, la sanction financière n’est pas absente, puisque le juge condamne les éditions Stock et Marcela Iacub à verser à DSK 50 000 €, auxquels s’ajoutent 25 000 € mis à la charge du Nouvel Observateur, l’ensemble de ces sommes constituant une provision à valoir sur les dommages et intérêts.

Il est vrai que le juge aurait pu interdire purement et simplement la publication du livre, solution plus expéditive mais peut être moins bien comprise. Car, il faut le reconnaître, une partie de la presse voyait dans le recours de DSK une atteinte à la liberté d’expression.

La vie sexuelle, élément de la vie privée

Nul n’ignore pourtant que la liberté d’expression n’a jamais été considérée comme absolue. Elle cède notamment devant les droits des tiers, et plus particulièrement le droit au respect de la vie privée que l’on peut définir comme le droit d’être laissé tranquille. Et le droit positif affirme clairement que DSK, lui aussi, a droit au respect de sa vie privée.

La notion de vie privée n’évolue pas en fonction de la notoriété de la personne. La loi du 19 juillet 1970 se borne à affirmer que « chacun a droit au respect de sa privée » (art. 9 c. civ.). La jurisprudence répète à l’envi que « toute personne, quels que soient son rang, sa naissance, sa fortune, ses fonctions présentes ou à venir, a droit au respect de sa vie privée« . Quant à son contenu, il n’est pas contesté que la sexualité est au cœur de la vie privée, et de nature à justifier une protection particulièrement rigoureuse. Le juge condamne ainsi la révélation par la presse de l’homosexualité d’un homme politique (CA Paris, 21 octobre 2004). De même, les pratiques sado-masochistes, dès lors qu’elles se déroulent entre adultes consentants, doivent demeurer dans la sphère de la vie privée (TGI Paris, 29 avr. 2008). Les relations amoureuses de DSK relèvent donc de sa vie intime, et le fait de les relater dans un livre peut s’analyser comme une violation de la loi de 1970.

Bien entendu, la défenderesse invoquait sa liberté de romancière. En d’autres termes, l’atteinte à la vie privée de DSK devrait être écartée au motif que le livre serait, avant tout, une œuvre littéraire. Il n’est pas question d’entrer dans le débat sur le talent de l’auteur, sujet hautement controversé. En tout état de cause, le caractère artistique de l’œuvre n’a pas pour effet de supprimer l’atteinte à la vie privée. Souvenons-nous, par exemple, que le TGI de Paris a condamné, en septembre 2011, Patrick Poivre d’Arvor parce qu’il avait précisément raconté sa liaison amoureuse avec une jeune femme, allant même jusqu’à recopier certaines de ses lettres. Le juge n’est pas là pour faire œuvre de critique littéraire. Il se borne à sanctionner l’atteinte à la vie privée.

La notoriété du défendeur

Certains s’appuient sur la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme pour considérer que la violation de la vie privée d’une personne peut, quelquefois, se révéler justifiée, si elle apparaît indispensable au débat public. Il est vrai que la Cour a estimé, par exemple, que la publication dans la presse d’une photographie du prince Rainier de Monaco très affaibli par la maladie participait au débat public qui se développait alors sur la santé du prince. Mais dans cette décision du 7 février 2012, la Cour ne fait qu’autoriser la publication de photos prises dans une station de sport d’hiver, un endroit où la victime ne pouvait espérer être entièrement à l’abri des photographes.

Il en est de même d’une décision du 18 mai 2004 abondamment citée par les médias dans l’affaire DSK, pour justifier la publication du livre de Marcela Iacub. Cet arrêt de la Cour européenne sanctionne les juges français qui ont interdit la sortie du livre « Le Grand Secret« ,  écrit par le docteur Gubler, médecin du Président Mitterrand. Pour prononcer cette sanction, la Cour s’appuie sur la nécessité de protéger la liberté d’expression de la presse. La lecture de l’arrêt révèle cependant des différences importantes avec l’affaire DSK. D’une part, la Cour reconnaît que le livre du docteur Gubler participait au débat public engagé à l’époque sur la question de la transparence de la vie politique et du droit des citoyens de connaitre l’état de santé de ceux qui les gouvernent. Au-delà de cette question, c’est le mensonge d’État qui était au cœur de ce débat. À l’inverse, le livre de Marcela Iacub n’apporte aucune information de nature à promouvoir un débat public sur une question d’intérêt général. D’autre part, la Cour européenne fait observer que l’interdiction n’était que fort peu efficace puisque, au moment où le juge la prononce, quarante mille exemplaires du livre ont été vendus. L’action en référé engagée par DSK intervient en revanche la veille de la publication de l’ouvrage, c’est-à-dire à un moment où il est encore possible d’empêcher une atteinte irréversible à sa vie privée.

D’une certaine manière, le livre de Marcela Iacub offre l’opportunité au juge de rappeler que la protection de la vie privée peut être garantie par différents moyens. De plus en plus aujourd’hui, les requérants se bornent à demander au juge civil a posteriori la réparation du préjudice qu’il ont subi. DSK utilise une procédure d’urgence pour obtenir une mesure préventive, et il est bon que le juge des référés utilise pleinement ses compétences. Bien sûr, cette décision est une victoire pour celui qui revendique simplement le droit d’être laissé tranquille face à un harcèlement médiatique toujours renouvelé. Mais c’est aussi un avertissement aux éditeurs et aux entreprises de presse. La liberté d’expression doit certes être protégée, mais elle ne peut être invoquée pour justifier des pratiques dignes des pires tabloïds de la presse people.


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  • Dire qui est réellement l’ex-favori des media et des socialistes pour la présidence de la république n’est donc pas une « question d’intérêt général  » ?
    Oui oui,mieux vaut que « les juges » imposent le silence sur les privilégiés de la démocratie…

  • Et si le coupable était le black berry de DSk ? Je crois qu’aujourd’hui, plus qu’hier, être un homme ou une femme politique impose une certaine tenue. Point barre. Que Dsk se soit fait avoir sur son péché mignon est une certitude, chercher à expliquer, comprendre, ou même excuser est ignoble et irresponsable. On a un gogo, il s’est fait prendre, il paye, il ne fait plus de politique, point final. Non mais ! Que la presse parle, ecrive pour une fois sans censures est une bonne chose, non ?

  • Je n’ai aucune estime pour DSK mais tout le monde à droit à sa vie privée.

    Je pense que peu d’entre nous aimerait qu’un(e) ex étale la description de ses ébats amoureux (ou des photos) sur la place publique.

    Ceci étant dit voir DSK prendre des airs de vierge outragé, c’est pathétique.

  • Tant que ces femmes sont consentantes, il peut bien faire ce qu’il veut; justifier l’atteinte à sa vie privée parce que l’on trouve son comportement contraire à la morale, ça relève un peu de la police de la pensée.
    D’un point de vue économique, je suis persuadé qu’il aurait été moins pire que Flamby…

  • Ce qui est certain, c’est que DSK a toujours eu intérêt à ce que sa vie privée soit la plus secrète possible. Le problème de ce gars c’est que sa vie privée a une conséquence importante sur sa vie publique.
    Si un président ou un responsable politique important était fortement accro à une drogue, cela relèverait-il de la vie privée ? Pas si sûr.
    Pareil pour DSK.

      • Parce que le président a un pouvoir important, notamment celui de pousser le bouton nucléaire. Nous sommes en droit de savoir si un homme qui prétend à cette fonction ne soit pas dépendant d’une drogue, d’un comportement compulsif qui pourraient entraver son raisonnement et sa liberté.
        DSK président, aurait été l’otage de tous ses organisateurs de partouze.

  • les histoires de fesses , ça regarde uniquement les personnes concernées ; quand à cette marséla lacub , ne serait elle pas un peu vénale sur les bords ? le cul , c’est comme le sang , ça fait vendre ;

  • Qui vit de l’argent publique ne peut prétendre à la vie privée…

  • Mais enfin, à l’heure où n’importe quel hebdo se croit autorisé, sous couvert d’enquête, à nous expliquer en long en large les travers de la sexualité, il faudrait tout-à-coup réserver celle-ci au domaine privé.
    Que chacun admette qu’il adore regarder par le trou de serrure et arrête de prendre des airs de vierge effarouchée quand il est surpris à la faire.
    La pulsion scopique ne s’est jamais si bien portée qu’à cette époque, jouer les hypocrites fait sourire.
    Et surtout, surtout que DSK nous fasse le coup de sa moralité outragée quelques mois après l’épisode américain montre la duplicité du personnage.
    A force de semer le vent………

  • Avant de prétendre diriger la vie de millions d’individus, il faut avoir une éthique qui tienne la route au niveau personnel. Mais le fait est que le pouvoir politique attire les narcissiques et les manipulateurs comme la merde attire les mouches.

  • Heu… Bah, mon avis sur la question est qu’on s’en fout des histoires de cul de DSK. Où du moins que ceux qui s’y intéressent n’ont que ça à faire…

    Je ne lirai à priori certainement pas ce bouquin. De toutes façons, les politocards ne m’intéressent pas à la base, alors vous comprenez, leurs histoires de cul…

    A partir de là, que DSK attaque Marcela Lacub en justice… Bof, hein, si ça les amuse… Ce buzz merdiatique autour de ce bouquin et de ce procès me laissent totalement indifférent et ne me fera pas acheter ce bouquin, y’a bien d’autres lectures infiniment plus intéressantes.

  • @ Nad : précisément.

  • Finalement, la Cour a tranché : le livre sera bel et bien distribué, mais chaque exemplaire devra encarter une « recommandation » signalant le coté romanesque du l’ouvrage. Un jugement sage et pondéré me semble-t-il.

    Ceci dit, la « vie privée » de DSK l’est sans doute moins sur le plan sexuel que celle d’un autre, dans la mesure où elle a directement conditionné l’élection présidentielle. Il a donc une « sexualité politique », qu’ul le veuille ou non. Au passage, justice est sans doute rendue à ses victimes, qu’il a si joyeusement ridiculisées …

  • Tres bon article.
    Cette mis au point tres claire etait necessaire. Merci

  • Une femme rencontre DSK dans un bar. Ils parlent, font connaissance et finissent par partir ensemble.
    Ils arrivent chez lui et il lui fait visiter son appartement. Elle remarque que sa chambre est remplie de petits nounours. Une centaine de petites peluches sur une étagère qui font toute la largeur du mur ; les touts petits oursons sur l’étagère du bas, les ours moyens, bien rangés sur l’étagère du milieu, et les immensément grandes peluches sur l’étagère du haut.
    La femme est surprise de savoir que cet homme a une aussi grande collection d’ours en peluche ; elle est émue par la sensibilité de DSK. Ils s’embrassent, ils s’arrachent leurs vêtements et font l’amour passionnément.
    Après une nuit si intense en ébats et en émotions, ils sont couchés et avec l’esprit un peu dans le brouillard, la femme se retourne dans le lit et lui demande en souriant :
    – Alors, heureux ?
    Et DSK lui répond :
    – Tu peux choisir n’importe quel lot sur l’étagère du bas.

    • Français que vous avez la mémoire courte !

      Oublié, tous les politiques de gauche, dont les plus important, tous leurs clones journaleux, jurant la main sur le coeur, que DSK, n’était pas un addict de la fesse, qu’il restait leur ami, et que l’ignoble Sarkozy avait fomenté un complot aidé par la justice américaine en dessous de tout.( Ils faisaient d’une pierre deux coups, même si les coups sur Sarkozy, ne nous font pas pleurer).

      Qui d’entre vous à un ami, surtout de longue date, et ne connait pas ses bons,comme ses mauvais cotés ?

      Oublié, que l’affaire de Lille, on peut s’en moquer, chacun sa vie, jusqu’au moment où, nous avons appris que c’était la société Eiffage, qui payait les partouzes, et lui emmenait des professionnelles aux USA ?

      Qui d’entre vous va croire qu’un groupe important va payer des putes à prix d’or, à un homme politique intègre ! sans arrière pensées intéressées ?

      Oublié, qu’en dehors de ses mauvais côtés, DSK, avait malgré tout une stature d’homme d’état, mais que tous les socialauds se sont reportés malgré tout, sur  »l’ autre ». Il est vrai, que si l’on met une pancarte  » socialiste » sur le cul d’un âne, ils vont tous voter pour lui, c’est d’ailleurs ce qu’ils ont fait.

      Oublié, les admirations dithyrambiques, envers mère courage !! sa femme, hors qu’elle acceptait l’inacceptable, par espoir d’être première dame de France ?

      Oublié, qu’elle avait déjà fait sa liste de journalistes à virer ? Vous me direz, elle a du avoir du mal, ou alors, il fallait qu’ils soient de gauche, jusque là, aucun problème ! mais soient en plus admiratifs, sur son couple irréprochable ? Elle serait devenue quoi,  » notre  » presse, déjà pas brillante pas son honnêteté ?

      Qui, d’entre vous ne connait pas des femmes outragées, cocufiées, qui préfèrent le divorce, sachant qu’elles vont vivre des moments très difficiles, ne serait ce que sur le plan financier, mais qui elles, sont hautement respectables ?

      Qui peut oublier, qu’un artiste, un chanteur, un homme politique, ne tient que par  » le foin » qu’en font les journaleux aux ordres, , cela est bon pour leur image, leur cote, (DSK, sur  »Paris Match » repassait ses costumes à la vapeur d’eau : alléluia ! quel grand homme d’état, votez pour lui,les bourrins), mais dés qu’ils disent des vérités dérangeantes,là, rien ne a plus ? Il faut parler d’eux en bien, sous peine de se retrouver face à la justice ?

  • Dans l’affaire Gubler, la cours européenne a rendu un jugement scandaleux, la violation du secret médical étant opposable en toutes circonstances, sauf dérogations expressément définies par la Loi; nous ne serions nous étonner d’un jugement « collectiviste » de la part de cette cour.Que Gubler ait été radié était un minimum.
    Dans l’affaire DSK, on retrouve malheureusement des éléments assez similaires, bien que le secret de la vie privé ne soit pas aussi drastiquement protégé ( théoriquement) que le secret médical.

    L’auteure de ce livre aurait tout à fait pu en faire un roman, par exemple « Dominique Philosophe » (clin d’oeil à la « Thérèse » de De Boyer d’Argens); et bien que j’apprécie, à titre personnel, les postures antipuritaines et libertariennes de cette dame, je pense que les juges ont été bien cléments.

  • Et bien NON, DSK n’a pas une vie privée comme tout le monde. ! D’abord parce que c’était un homme politique de premier plan et ensuite parce qu’il rendait public ce que les hommes ont de plus privé : leur vie sexuelle.
    On ne peut pas partouzer pendant 20 ans sur tous les continents avec des dizaines d’intervenants et nous dire que cela relève du privé, cela n’a pas de sens !

    • Assez d’accord: quand on tire la terre entière (j’exagère volontairement ^^) faut pas venir pleurer si toute la terre est au courant.
      Mais bon, un déni de réalité de plus ou de moins, on est plus à ça prés.

  • Tres bon article. Pourquoi? Car il montre comment bafouer l’esprit des lois en en prenant la lettre.

  • Biographie ou histoire privée dévoilée au public.

    Quelle est a part de provocation et la part de calcul, dans ce néant politique ?

  • Pas d’ accord. Le livre de Marcella Iacub apporte au contraire ( retro activement) des informations utiles au débat public. La première-de taille-est que cet homme nous a été très largement vendu d’ avance comme le super président dont la France avait besoin. La deuxième-de taille également- est la révélation de la vraie nature d’ Anne Sinclair et sur sa vision ancien régime des puissants et des servants. La troisième qui a une grande valeur, c’ est qu’ elle défend vraiment DSK au détriment de tous ceux qui savaient qui il était. Ce livre est plutôt généreux, et ne charge pas le principal intéressé.

  • Vous oubliez qu’assumer de hautes responsabilités impose une retenue dans sa vie privée. Le fait d’avoir sauté une employée au FMI a tout de suite porté DSK à la une aux USA. Plus encore, DSK a failli devenir notre président : mission totalement incompatible avec les déviances majeures de la « vie privée » de DSK. Entre une vie privée aux multiples excès et une vie publique au plus haut niveau, il faut choisir. Aujourd’hui DSK paiera jusqu’à la lie le fait d’avoir oublié que les hautes fonctions imposaient une certaine retenue dans sa vie privée.

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