Bienfait du capitalisme : tout coûte moins cher !

On oublie souvent que la majorité des choses qui nous entourent nous coûtent beaucoup moins cher que ce qu’elles coûtaient à nos parents

On oublie souvent que la majorité des choses qui nous entourent nous coûtent beaucoup moins cher que ce qu’elles coûtaient à nos parents

Par David Descôteaux, depuis Montréal, Québec.

« Tout coûte de plus en plus cher ! » Combien de fois l’avez-vous entendu celle-là ? Moi-même je le pense souvent quand je magasine. Mais savez-vous quoi ? On est dans le champ. Parce que tout coûte de moins en moins cher…

C’est du moins ce qu’on apprend quand on parcourt un catalogue Sears de l’année… 1956.

C’est ce qu’a fait le professeur Donald Boudreaux, de l’université George Mason (en banlieue de Washington). Il s’est procuré ledit catalogue sur eBay, et s’est amusé à comparer avec les prix d’aujourd’hui.

Mais attention : pour bien mesurer le pouvoir d’achat, il a tenu compte du salaire horaire de l’Américain typique en 1956, et de celui d’aujourd’hui. Afin de savoir combien de temps un individu devait travailler à l’époque (et doit travailler aujourd’hui) pour se payer une laveuse ou une télé, par exemple.

Les résultats, publiés sur le blogue Café Hayek, étonnent.

Frigo, tondeuse, télé…

— En 1956, un réfrigérateur de 9,6 pieds cubes coûtait 220 dollars chez Sears. Combien d’heures pensez-vous qu’un Américain type devait travailler pour se payer le frigo ? Cent seize heures ! Aujourd’hui, pour un réfrigérateur de même taille, ce même Américain doit travailler 15 heures…

— Un ouvrier manufacturier américain, toujours en 1956, devait travailler 61 heures (une semaine et demie) pour acheter un téléviseur 17 pouces en noir et blanc. Son descendant aujourd’hui peut se payer un téléviseur de 19 pouces, couleur, après 10 heures de labeur.

— Un Américain en 1956 devait bosser 79 heures (deux semaines !) pour offrir à sa famille un lave-vaisselle bas de gamme. Aujourd’hui, il lui en coûterait 15 heures de travail.

— Combien pour un ensemble d’outils pour entretenir la cour ? On parle ici d’une tondeuse à essence, un coupe-bordure, un épandeur d’engrais sur roues, un tuyau d’arrosoir de 25 pieds, un bec d’arrosage, un arroseur rotatif, un râteau et un sécateur. Coût total en 1956 : 75,47 $, ou une semaine de 40 heures de travail. Aujourd’hui chez Sears, l’Américain type peut se procurer tout ça pour la moitié de l’effort, soit 23 heures de travail.

Merci au capitalisme

Oui, certaines choses ont l’air de coûter toujours plus cher. Mais on oublie souvent que la vaste majorité des choses qui nous entourent nous coûtent beaucoup moins cher que ce qu’elles coûtaient à nos parents ou grands-parents. Et dans la grande majorité des cas, en plus, leur qualité est bien supérieure, souligne le professeur Boudreaux (qui cite plusieurs autres exemples sur son site).

Qui remercier ? Le grand méchant loup capitaliste, en grande partie. Et le Bonhomme Sept Heures de la mondialisation. Qui forcent les entreprises à innover et devenir plus efficaces, pour survivre et se tailler une place dans le marché. Au profit du consommateur, mais aussi des travailleurs. Qui deviennent plus productifs grâce aux avancées techniques et technologiques, et voient leur pouvoir d’achat augmenter.

Quand on se compare (avec le passé), on se console. Le travailleur de la classe moyenne ne l’a pas facile ces jours-ci. Mais tout n’est pas si noir. En fait, il n’a jamais été aussi riche…


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