Budget européen : la ruine annoncée

Le budget européen souligne que l'Europe est devenue de plus en plus une machine à fabriquer du cash au profit des Eurocrates.
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Budget européen : la ruine annoncée

Publié le 5 décembre 2012
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Le budget européen souligne que l’Europe est devenue de plus en plus une machine à fabriquer du cash au profit des Eurocrates.

Par Michel de Poncins.

Les  chamailleries sur le projet de budget européen remplissent abondamment les journaux. Chacun des pays veut tirer la couverture à lui tout en accusant  bruyamment les autres de faire de même. La Grande-Bretagne et la France se signalent  particulièrement à cet égard. La première réclame le maintien du chèque obtenu de haute lutte il y a longtemps par la baronne Thatcher. La deuxième veut la poursuite de la politique agricole commune ou PAC, laquelle est un instrument précieux pour les gouvernements successifs puisqu’elle asservit le monde rural à leur bon plaisir.

Le budget qu’il est si difficile de mettre sur pied a une particularité : c’est un budget pluriannuel allant de 2014 à 2020. On comprend que  la mafia des Eurocrates qui est au centre du projet y trouve son intérêt. Refusant les économies absolument nécessaires, tout en les saluant distraitement, ils rêvent d’une autorisation de dépenser sur plusieurs années. De ce fait les eurosceptiques en Grande-Bretagne deviennent de plus en plus nombreux. David Cameron osera-t-il  sauter le pas et sortir de la CEE ? Cela serait un coup de tonnerre et un bienfait pour tous les Européens étant donné que l’édifice de la CEE est carrément nocif comme nous allons le voir.

Les faits sont brutaux. L’Europe est devenue de plus en plus une machine à fabriquer du cash au profit des Eurocrates. La fortune des Commissaires européens est célèbre dans le monde entier. Un seul exemple : quand un Commissaire quitte ses fonctions il touche son traitement pendant trois ans pour lui donner le temps de se recaser. Ils sont « combinards » et se recasent tous très vite et le masquent de diverses façons. Les chômeurs qui le sont à cause de l’Europe et ne reçoivent rien  pour se recaser  apprécieront. Le poste de député européen est un « fromage » dont les multiples saveurs se lisent dans tous les journaux. La richesse des dirigeants s’étend selon l’usage jusqu’aux échelons les plus bas.

Cette richesse des eurocrates est un des moteurs de l’accroissement de la dictature européenne ; c’est un principe absolu que plus les unités publiques s’agrandissent, plus la richesse des acteurs s’accroît et moins il existe de contrôles !

La dictature

Sur le plan économique, la CEE court vers la ruine qui s’inscrit dans les chiffres officiellement publiés. Le chômage atteint des niveaux insupportables dans la plupart des pays. La croissance est désespérément plate. Par ondes successives cette situation délétère se propage dans le monde entier et jusqu’en Chine.

La raison principale de ces faits est que la  CEE est   une dictature à 27 têtes.  Les 27 Commissaires, une fois nommés, exercent leur pouvoir pratiquement sans contrôle. Par ailleurs, le  parlement, théoriquement chargé d’un certain contrôle, est lui-même élu d’une façon extrêmement douteuse. Les votes ont lieu à mains levées, leur convergence étant laissée au « jugement » du président de séance ! Les gouvernements exercent en principe une surveillance, par l’intermédiaire de fonctionnaires non élus, mais ce n’est qu’une gentille parodie de contrôle.

Pourquoi et comment la ruine

Au premier chef des explications, se trouve la gigantesque ponction fiscale nécessaire pour alimenter la fabuleuse machinerie. Une autre cause de ruine est le flot ininterrompu de directives et autres réglementations déversées par la CEE ; un Commissaire  ne saurait exister sans créer des directives ; la dictature européenne s’occupe de tous les détails de la vie d’un immense continent : cela va de la pêche au thon rouge, aux ascenseurs, et jusqu’au choix des ampoules.  Par cette vision socialiste de la politique, elle met le désordre dans une foule d’industries et de consommations.

La  Cour de justice aggrave l’effet du déluge : de son fait personne n’est vraiment sûr du droit et cette incertitude est meurtrière pour la richesse générale.  La fraude généralisée s’ajoute : la très coûteuse Cour des comptes européenne refuse depuis plusieurs exercices de certifier les comptes de la CEE ; les dictateurs vivent sur des comptes pourris.

L’égalitarisme mène également à la ruine. Pour mettre soi-disant à niveau les nouveaux membres,  de l’argent est volé aux anciens pour investir chez ces nouveaux et il y a beaucoup de fuites. A cette fausse idéologie peuvent se rattacher des idées folles comme la convergence fiscale franco-allemande ; messieurs les Eurocrates, il faut supprimer les impôts au lieu de chercher des convergences impossibles.

Actuellement la seule prétendue riposte imaginée à la crise est de demander plus de gouvernance européenne, c’est-à-dire d’accroissement de la dictature ! Pour leur défense, les Eurocrates  prétendent que la construction européenne était nécessaire au marché commun : c’est une erreur. La libération des échanges, chemin nécessaire à l’accroissement de la richesse générale, pouvait se faire sans la création de la formidable et ruineuse bureaucratie européenne.

La construction européenne s’est faite en partie contre la volonté affirmée des peuples. Le projet insensé de budget pluriannuel  est un effort pour consolider, malgré les disputes, un édifice branlant. Ira-t-il jusqu’au bout ? Le proche avenir nous le dira.

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  • Hou là là, comme vous y allez !

    Pour tempérer vos propos, il peut être intéressant de placer de budget de l’UE dans son juste contexte.

    Le solde net de la France au profit de l’Union Européenne représente 0,5% de la dépense publique française.

    Ceci est à mettre en perspective avec le bénéfice en termes de paix, de rayonnement diplomatique, et de puissance commerciale.

    Les chiffres sont analysés dans un document annexé à chaque projet de loi de finances :

    http://www.performance-publique.budget.gouv.fr/fileadmin/medias/documents/ressources/PLF2012/

    Quant au revenu des Commissaires européens, il peut être aussi mis en perspective.

    L’échelle de mesure des dépenses publiques cumulées des pays d’Europe est en milliers de milliards d’€, et l’échelle de mesure du revenu cumulé de tous les Commissaires est en millions d’€, soit un rapport de un à un million…

    Le rapport réel coût/bénéfice offre une vision plus tempérée de la réalité européenne.

    Cordialement.

    • Ceci est à mettre en perspective avec le bénéfice en termes de paix, de rayonnement diplomatique, et de puissance commerciale.

      Les fascistes au parlement Grec semble avoir une autre idée de la paix que vous. Ils seront surement bientôt prêt à l’exprimer par les armes, d’ailleurs.
      Le fait qu’il n’y ai pas eu de guerre en Europe en 60 ans, et que sur ces 60 ans, une grande partie a été au sein d’une union ne veux pas dire que l’un est la conséquence de l’autre

    • Je n’ouvrirai pas ce lien à cause de son oxymore « performance-publique ». Ils osent vraiment tout, c’est à ça qu’ol les reconnaît.

    • Que le budget européen soit petit, cela n’est pas une excuse au gaspillage…

  • En attendant, à Bruxelles, on a décidé, sans l’assentiment des peuples de la zone Euro, de dissoudre les Etats nations :

    http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2012/12/2018-la-fédération-de-la-zone-euro-voit-le-jour.html

  • Sylvains Jutteau a raison sur le point du budget : il est proportionnellement ridicule et ne peut être considéré comme « gigantesque ponction fiscale » et encore moins comme « premier chef des explications » du désastre.
    C’est bien le « flot ininterrompu de directives et autres réglementations » qui est le problème.

  • Les commentaires sont fermés.

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