Le féminisme est un constructivisme

Najat Vallaud-Belkacem (Crédits Ségolène Royal, licence Creative Commons)

Les féministes sont particulièrement habiles pour se cacher derrière l’égalité pour prôner la réintroduction de l’inégalité en droit.

Les féministes sont particulièrement habiles pour se cacher derrière l’égalité pour prôner la réintroduction de l’inégalité en droit.

Par Jan Krepelka.

Najat Vallaud-Belkacem, ministre des droits de la femme (photo : JDD).

L’égalité, la vraie, c’est l’identité des droits de tous. L’égalité entre hommes et femmes, l’identité des droits entre hommes et femmes, donc, consiste simplement à rayer les mots « homme » et « femme » des textes de lois. Ni plus, ni moins.

Les féministes, en proposant d’utiliser la violence étatique pour imposer des quotas de femmes, notamment, veulent donc réintroduire le genre dans la loi. Autrement dit, revenir en arrière sur l’égalité, la vraie, pour, la remplacer par l’imposition par la violence de leurs idées à elles, leurs propres préférences, sur ce que « devrait » être la composition de la société.

Le constructiviste Couchepin estimait que la part de fumeurs de cigarettes dans la population devrait être à 20%. Utiliser la violence étatique pour réaliser cette préférence ne semblait pas lui poser de problème. Les féministes, elles, ont décrété un taux tout aussi arbitraire de 50% de femmes pour certaines activités, jusqu’à l’absurde :

Dans le sport, la parité devra être observée dans les fédérations d’ici à 2014.

Il n’est pas clair s’il faudra interpréter cela comme devant conduire à des équipes de foot de 5 hommes, 5 femmes, et un(e) hermaphrodite, mais après tout, l’article précise bien que c’est d’égalité « réelle » qu’il faut parler.

Naturellement, les autres instruments constructivistes ne sauraient être laissés de côté :

Bref, comme souvent, les mots sont trompeurs, et les constructivistes (au féminin aussi), sont particulièrement habiles pour se cacher derrière l’égalité pour prôner la réintroduction de l’inégalité en droit. Et naturellement, cela fait toujours un prétexte de plus pour étendre la sphère d’influence de l’État, et se servir de son monopole de la violence « légitime » pour imposer certaines préférences parfaitement subjectives.

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