Faire de la politique en dehors des partis

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Incompétence du gouvernement, indécence de la guerre des chefs à l’UMP : il est temps de se réapproprier la chose publique et de préparer l’avenir, mais en dehors des partis !

Incompétence du gouvernement, indécence de la guerre des chefs à l’UMP : il est temps de se réapproprier la chose publique et de préparer l’avenir, mais en dehors des partis !

Par Jacques Garello.
Publié en collaboration avec l’aleps.

En lançant dès le mois d’août dernier le programme « Forums des Libertés », l’ALEPS avait l’intuition que la rentrée politique serait difficile pour l’opposition. Les derniers événements, venant après une campagne présidentielle et une action gouvernementale décevantes, vont décider beaucoup de Français à tourner le dos aux partis politiques, qui ont fait la preuve de leur incompétence, et maintenant de leur indécence.

Certains commentateurs de la cruelle actualité pensent que nombreux sont ceux qui vont émigrer vers d’autres partis que l’UMP : les centristes de l’UDI, les bleus marines du Front National. D’autres annoncent le retour triomphal de Nicolas Sarkozy : mais n’est-il pas aussi celui qui a perdu les chances d’un vrai changement ?

Je pense que les plus lucides des déçus de l’UMP et d’ailleurs décideront de rompre purement et simplement avec le jeu politique. Je les comprends, mais je leur dis aussi : il y a mieux à faire. S’intéresser à la chose publique, préparer l’avenir du pays en élaborant un vrai programme libéral, le seul que les partis aient volontairement oublié : cela peut et doit se faire en dehors des partis politiques. Il suffit d’agir au cœur de la société civile, et de constituer des cercles, des clubs, des associations, des amicales, des « tea parties » à la française.

Viendra bientôt le moment où ces structures légères et indépendantes se multiplieront, jusqu’à attirer la curiosité, puis la participation d’une classe politique trop heureuse de découvrir les pensées profondes et les solutions réalistes de la nation française.

Je vous engage donc à suivre avec attention l’émergence et le développement de ces forums. Lieu de débat ouvert où s’exprime l’élite de la cité, le forum est le ferment de la démocratie. Il change les esprits en échangeant les idées. Il n’y a nulle obsession du pouvoir, nulle occasion de promotion personnelle ; simplement le désir d’être utile à la communauté et de rendre à la politique les lettres de noblesse qu’elle a perdue dans notre pays.

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