Présidentielles US : Obama ou Romney, quelle importance ?

Dans les présidentielles US, Mitt Romney et Barack Obama tentent de se distinguer. Mais au final, l’un ou l’autre, quelle importance?

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Présidentielles US : Obama ou Romney, quelle importance ?

Publié le 4 novembre 2012
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Dans les présidentielles US, Mitt Romney et Barack Obama tentent de se distinguer. Mais au final, l’un ou l’autre, quelle importance ?

Par Damien Theillier.
Obama ou Romney, peu importe. Le président américain n’a pas un si grand poids que cela, malgré les apparences.

Sur le plan sociétal, l’essentiel se joue au niveau des États, dans les référendums notamment. Les électeurs de 38 États vont se prononcer sur 176 mesures portant notamment sur :

La réforme du système de santé (Alabama, Floride, Montana, Wyoming) ; le mariage des homosexuels (Maine, Maryland, État de Washington) ; la possession de marijuana pour consommation personnelle (Oregon, Colorado et État de Washington) ou l’utilisation de la marijuana à des fins médicales (Arkansas et Massachusetts) ; l’interdiction du financement public de l’avortement (Floride) ; le suicide médicalement assisté (Massachusetts) ; l’abolition de la peine de mort (Californie) ; la signalisation des organismes génétiquement modifiés (OGM) dans les produits alimentaires (Californie).

Par ailleurs, onze des 50 États votent pour désigner leur gouverneur. Aujourd’hui huit de ces onze États sont aux mains des démocrates mais les sondages suggèrent que le Parti républicain pourrait en remporter jusqu’à quatre (Caroline du Nord, New Hampshire, Montana et État de Washington). Déjà au pouvoir dans 29 États, le parti de Mitt Romney pourrait le 6 novembre obtenir au total 30 à 33 postes de gouverneur.


Sur le plan économique, la culture américaine a une extraordinaire capacité de résilience à la crise. Je voudrais citer à cet égard un article de Guy Sorman qui résume assez bien la situation :

La campagne aux États-Unis aura entièrement gravité autour de la capacité supposée du Président sortant ou de son rival de relancer la croissance et d’accroître le nombre des emplois, emplois de qualité et bien payés, il va de soi.

Belle imposture écrit Guy Sorman :

Car un Président américain sortant ou entrant ne crée pas d’emplois du tout en dehors de la fonction publique fédérale : au mieux, il suscite des conditions favorables aux entreprises qui recrutent (…) les Présidents détruisent l’emploi plus qu’ils ne le créent par les incertitudes que leurs initiatives font peser sur l’avenir, par l’excès des prélèvements publics et avant tout, par le délire des réglementations environnementales et sociales, environnementales surtout.

Et malgré ses Présidents passés et à venir, l’économie américaine se porte tout de même mieux que l’Europe. La raison tient à une culture économique sur laquelle les gouvernants de Washington ont au fond peu d’influence :

Le principal ingrédient de ce capitalisme américain est l’innovation. (…) Milton Friedman observait en son temps qu’il était difficile d’empêcher les Américains d’entreprendre : les politiciens s’y emploient mais même Obama, avec son fort tropisme social démocrate n’y sera pas parvenu. On pariera donc qu’en 2013, quel que soit le prochain Président américain, les États-Unis dépasseront 2% de croissance et que le chômage descendra en dessous de 8,5%, qui sont les chiffres présents.

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  • Cette confiance dans les mentalités américaines confine à la superstition.

    Les Français furent libéraux et entrepreneurs.
    L’Éducation Nationale leur a inculqué le socialisme: Rejet fanatique de toute responsabilité ou inégalité, jacobinisme, antilibéralisme, anticléricalisme, antichristianisme.
    Le peuple français actuel a tout perdu des qualités qui le distinguaient il y a un siècle, avant la prise en main de l’éducation par les socialistes.

    Or les USA sont confrontés au même problème, avec quelques décennies de retard. S’ils ne sortent pas leurs écoles des griffes socialistes, ils suivront le même chemin que la France.

    Reagan disait: On n’est jamais à plus d’une génération de perdre la liberté.

    Le dégoût des libéraux pour l’étatisme les pousse naturellement à négliger le combat pour le contrôle de l’État.
    Résultat: Partout l’État est aux mains des socialistes qui n’ont de cesse d’imposer leur idéologie à l’école: Athéisme, relativisme, progressisme, égalitarisme… toutes choses qui sous les dehors d’une charité mal comprise et puérile sont en fait des pas vers le totalitarisme, comme l’a montré Hayek.

    Les gauchistes ne se demandent pas pourquoi leurs grandes idées doivent passer par l’État le plus central possible, donc par le contrainte: La liberté est étrangère à leur pensée, ils ne conçoivent que la contrainte.

    Le mouvement vers la planification centralisée doit être interrompu.
    Barack « You didn’t build that » Obama illustre cette mentalité (il ne réalise même pas que les supposés services étatiques sont imposés par la force !) est infiniment pire que Romney, ne serait-ce qu’à cause de sa rhétorique socialiste.
    Cela ne fait pas de Romney un bon candidat, mais on vote toujours pour le moins mauvais en démocratie purement représentative.

    Évidemment l’idéal serait la démocratie directe, qu’on débatte des enjeux et non des personnes…

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