Obama Romney : un débat pour rien

Le débat Obama Romney a vu une remarquable prestation du président sortant… qui risque pourtant pour celui-ci de n’avoir qu’un effet limité.
Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Obama Romney : un débat pour rien

Publié le 18 octobre 2012
- A +

Le débat Obama Romney a vu une remarquable prestation du président sortant… qui risque pourtant pour celui-ci de n’avoir qu’un effet limité. 

Par Fred Barnes, depuis les États-Unis.

Article publié en collaboration avec le Bulletin d’Amérique, un projet de l’Institut Coppet.

Il est bien dommage que le président Obama ait conservé son agressivité pour son deuxième débat avec Mitt Romney. S’il l’avait montrée lors du premier, la course à la présidentielle serait peut-être différente aujourd’hui.

Mais cela n’a pas été le cas. Le fait que Barack Obama ait été plus solide la nuit dernière n’a pas atténué les effets désastreux de la première confrontation sur une chaîne nationale avec Romney, le 3 octobre. C’est le premier débat qui importe le plus, qui compte le plus grand auditoire. Il prépare le terrain pour les débats ultérieurs et même pour le reste de la campagne. Et, dans ce débat, le président était véritablement un zombie. Et ce passage est encore difficile à surmonter.

Pour marquer un retour décisif, Obama avait besoin d’une faible performance de Romney — et sans doute d’une gaffe ou deux. Mais il ne les a pas obtenues. Au lieu de cela, Romney a de nouveau montré la même passion et la même concentration qui avaient eues raison d’Obama lors du premier débat.

Bien sûr, ce dernier a profité de certaines occasions. Il a marqué des points à chaque fois qu’il évoquait la richesse de Romney, des impôts et le favoritisme présumé de celui-ci pour les riches au détriment de la classe moyenne. Mais il y en avait trop peu. Le plus souvent, Romney était en mesure de contrer les charges d’Obama.

Et le candidat républicain a, lui aussi, profité de certaines occasions. Quand un homme afro-américain a demandé pourquoi il devrait encore voter pour le président, les raisons positives d’Obama ont été éclipsées par la liste de ses échecs évoquée par Romney. En fait, celui-ci est parvenu à souligner à plusieurs reprises les lacunes de la présidence Obama, tout comme il l’avait fait de manière efficace lors du premier débat.

Une question est susceptible d’être discutée pendant les jours à venir, à savoir si Obama a appelé l’assaut du consulat américain à Benghazi, en Libye, une « attaque terroriste » dans ses commentaires le lendemain. Romney a affirmé qu’il ne l’avait pas fait. Obama a déclaré qu’il l’avait fait. La modératrice Candy Crowley est intervenue pour prendre le parti de Barack Obama. Mais elle n’a pas eu tout à fait raison. Obama a en effet parlé d’une attaque terroriste, mais sans évoquer spécifiquement ce qui s’était passé à Benghazi. Il ne l’a pas fait pendant presque deux semaines. Pendant ce temps, Susan Rice, l’ambassadeur aux Nations Unies, a insisté sur le fait qu’une manifestation contre un film anti-musulman avait causé ce problème.

Mais oubliez les désaccords verbaux. Le débat d’avant-hier soir restera dans les mémoires comme la confrontation quasi-physique entre les candidats. Pendant qu’ils se disputaient autour des concessions pétrolières sur les territoires fédéraux, ils marchaient l’un vers l’autre ; Romney posant la même question et Obama y répondant sans y répondre.

On croyait autrefois que le candidat à la présidentielle qui agissait d’une manière conflictuelle perdrait le débat. Cette notion est maintenant désuète. Romney et Obama se sont opposés et cela n’a pas été néfaste. Certes, ils n’ont jamais été au corps-à-corps. Ils n’ont pas vraiment avancé l’un vers l’autre de manière menaçante. Mais leur comportement était sans précédent pour un débat présidentiel.

Réfléchissons un instant où nous en sommes après le deuxième débat… Le premier a renversé la course. Romney a pris de l’avance sur Obama dans certains sondages, se trouve au coude-à-coude avec celui-ci dans d’autres, et se retrouve toujours devancé dans quelques-uns. Puis vint le débat vice-présidentiel dans lequel Joe Biden a livré une prestation grossière.

Tout cela n’a pas changé l’équation de la campagne. Et je soupçonne que le dernier débat de mardi soir n’y parviendra pas davantage.

Titre original: Not a Game Changer, traduit de l’Anglais par Le Bulletin d’Amérique avec l’autorisation des éditeurs.

Voir le commentaire (1)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (1)
  • « La modératrice Candy Crowley est intervenue pour prendre le parti de Barack Obama. »

    en fait le débat c’était romney contre la team Obama, composée du président, de la chaine, de la modératrice, du caméraman et même d’un ou deux éclairagistes.

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Par Alexandre Massaux. Un article de l'Iref-Europe

L’élection présidentielle américaine de 2020 a mobilisé un nombre considérable d’électeurs. Joe Biden et Donald Trump ont tous les deux battu des records en nombre de voix. En 2008, Barack Obama avait atteint 69,5 millions de voix et en 2016, Donald Trump en avait eu 63 millions.

Les deux candidats de 2020 dépassent chacun largement les 70 millions (on ne connaît pas encore le nombre exact, des vérifications étant en cours). On peut donc avancer que cette élection a mobilisé des... Poursuivre la lecture

Par Pierre-Guy Veer.

S’il fallait en croire les médias, Barack Obama et Donald Trump sont antagonistes. Le premier a une personnalité du tonnerre, un niveau de vocabulaire de 3eme, a même remporté le Nobel de la Paix et il est un mari fidèle. Le second est un coureur de jupon vulgaire, « indigne » de la présidence et dont le niveau de vocabulaire ne dépasse pas la quatrième année.

Mais en cessant de laver ses lunettes au sirop de fraise, on se rend vite compte que les 44e et 45e présidents des États-Unis ont beaucoup en commun, ... Poursuivre la lecture

0
Sauvegarder cet article

Par Daniel Girard.

Des démocrates songent à un duo Hillary Clinton présidente, Barack Obama vice-président, pour remplacer la candidature de Joe Biden

Certains d'entre eux croient que la candidature de Joe Biden ne survivra pas aux allégations d'agressions sexuelles.

La candidature à la présidence du démocrate Joe Biden va de mal en pis

Le 1er mai l'ex-vice-président a démenti formellement sur les ondes de la chaîne américaine MSNBC avoir agressé sexuellement son ancienne assistante Tara Reade en 1993, dans un couloir du ... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles