Subventions : le mauvais argument des emplois verts

Affirmer que les subventions vertes sont bonnes pour l’économie et pour créer des « emplois verts » est une sottise.

Affirmer que les subventions vertes sont bonnes pour l’économie et pour créer des « emplois verts » est une sottise.

Par Daniel Hannan, depuis le Royaume-Uni.

Il y a peut-être un argument parfaitement valable en faveur de la stimulation de la diversité des sources d’énergie. Les réserves de la Mer du Nord s’épuisent, et le gros des réserves fossiles du monde sont contrôlées par des régimes déplaisants (ce qui, à propos, n’est pas un accident, mais c’est une autre histoire).

Je suis frappé, cependant, par la manière dont les écologistes ont changé leur fusil d’épaule pour justifier le bien fondé des énergies renouvelables : ils n’utilisent plus de raisons stratégiques, ni des raisons écologiques, mais insistent sur leur utilité comme manière de stimuler la croissance. Le raisonnement est pourtant faux, et c’est démontrable. Comme le dirait Bastiat s’il était encore parmi nous, affirmer que nous créons des « emplois verts« , revient au même que d’affirmer que l’État devrait payer des bandes de casseurs pour briser des vitres, pour donner du travail, non seulement à ces casseurs, mais aussi à des vitriers, à des transporteurs, et ainsi de suite.

Et, comme je le dis à un parlement européen réfractaire dans la vidéo ci-dessus, les individus ou les compagnies n’ont pas non plus besoin qu’on leur dise de réduire leurs factures énergétiques : elles ont déjà toutes les incitations à le faire.

Je vous en prie, développez l’argument que la diversité énergétique est assez importante pour que nous soyons préparés à en payer le prix. Il y a des points respectables à avancer des deux côtés de ce débat. Mais d’affirmer que les subventions vertes sont bonnes pour l’économie est, de façon évidente, une sottise.

—-
Sur le web.