Lendemain d’élection au Venezuela

Dimanche 7 octobre, en obtenant plus de 54% des suffrages, Hugo Chavez a été réélu pour la troisième fois président du Venezuela pour un nouveau mandat de six ans.

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Lendemain d’élection au Venezuela

Publié le 9 octobre 2012
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Dimanche 7 octobre, en obtenant plus de 54% des suffrages, Hugo Chavez a été réélu pour la troisième fois président du Venezuela pour un nouveau mandat de six ans.

Par Juan Carlos Hidalgo, depuis les États-Unis.
Article publié en collaboration avec le Cato Institute.

Malheureusement, ce week-end, il n’y a pas eu de surprise lors de l’élection présidentielle au Venezuela. Hugo Chávez a remporté haut la main un nouveau mandat de six ans avec 54% des voix. En dépit d’une campagne enthousiasmante qui laissait penser à un certain moment qu’il pouvait menacer le régime de Chávez, Henrique Capriles a dû se contenter d’un petit 44%. Le vote a été clean, même si l’élection ne serait pas considérée comme équitable dans une démocratie mature.

Que s’est-il passé ? Il semble clair que Chávez a réussi à mobiliser son peuple en direction des urnes. En dépit de la mauvaise gestion de l’économie, du pic de criminalité, des infrastructures en ruine et de la corruption généralisée, de nombreux Vénézuéliens apprécient encore Chávez. D’autant plus qu’il a fait en sorte d’acheter leur affection cette année en augmentant les dépenses publiques de 30% en termes réels au cours des 12 derniers mois. Si certains ne l’appréciaient plus, ils se sont tout de même sentis contraints de voter pour lui. Plus de 8 millions de Vénézuéliens reçoivent une sorte de revenu permanent ou bon d’État. Le régime ne s’était pas gêné de leur faire savoir que ces « petits cadeaux » s’envoleraient s’ils votaient pour Capriles.

The Economist a analysé l’intimidation qui s’est exercée sur un segment important des électeurs :

Certains employés publics – dont les rangs ont plus que doublé sous Chávez – ont été contraints de remplir des formulaires spécifiant exactement où ils comptent voter. Comme pour les bulletins de vote, ces formulaires nécessitent une signature et une empreinte digitale : il n’est pas nécessaire de préciser que le gouvernement aura la possibilité de surveiller la façon dont ils votent.

C’est certainement une défaite crève-cœur pour l’opposition. Il ne fait aucun doute que Chávez continuera de diriger le Venezuela en utilisant la voie de l’autoritarisme. Cependant, cette élection a fait émerger un leader de l’opposition crédible qui, contrairement aux candidats de l’opposition du passé, aura une voix qui compte dans la politique nationale, d’autant plus qu’il est certain que les conditions économiques et sociales se détérioreront nettement. Si Chávez est vraiment atteint d’un cancer en phase terminale, ce qui est très probable, alors la stature de présidentiable de Capriles continuera de croître pour les futures échéances électorales au Venezuela.

—-
Sur le web.
Traduction : Raphaël Marfaux pour Contrepoints.

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  • « Le vote a été clean, même si l’élection ne serait pas considérée comme équitable dans une démocratie mature. »

    Serait-il possible de détailler ce point là, je ne suis pas sur de voir ce qui vous permet d’affirmer cela?

  • Y a quelque chose de surprenant quand même, c’est que l’on reproche à Chavez que les missions construites ne fonctionnent pas toutes, que les hôpitaux ne tournent pas à pleine capacité.
    Mais qu’en était-il avant lui ? Ces missions n’existaient pas du tout, par conséquent même à faible régime, elles apportent un bénéfice à la population. Les hôpitaux, les 50% à 80% de pauvres (selon sources) y avaient-ils seulement accès ?
    Quid du taux d’alphabétisation ?

    En somme, on lui reproche une certaine démesure, mais au moins a t il agi, non ?

    Quant au volet démocratique… y a un jeu de dupes là. 80% de participation, avec à peu près tous ceux qui ont la capacité de voter qui sont inscrits. C’était ça le Venezuela d’avant, une large part de la population qui pouvait s’exprimer et était écoutée ?
    Un truc qui m’a frappé une fois, les Candelas où Chavez et son gouvernement assiègent la télé du dimanche. C’est mine de rien un exemple de transparence sur le fonctionnement de l’État qui n’a rien à envier à nos conseils des Ministres à huis-clo et aux opérations comm de nos Présidents/ministres sauveurs sur tous les fronts du faits divers.

    Une remarque aussi sur le portrait en trompe l’œil de Capriles : sur nombre d’articles, on oublie de dire qu’il a fait partie des conspirateurs de la dernière tentative de coup d’État…

    L’article de The Economist part en vrille lorsqu’il se lance à dénoncer les « communes où l’on vote à main levée » les décisions municipales. Mon dieu, la Suisse n’est pas une démocratie ? Les conseils municipaux, généraux, régionaux, l’Assemblée Nationale en France non plus ne sont pas des organes démocratiques (au sens actuel du terme) ?

    Ne vous y trompez pas, je me moque de Chavez, mais il me semble que le procès qui lui est fait est bien injuste au regard de nos exemplaires démocraties auxquelles le Venezuela est comparé, et encore plus au regard du pays d’il y a 20 ans.
    Cet article illustre ce point de vue http://www.independent.co.uk/voices/comment/we-demonise-chavez-for-his-challenge-to-our-western-dogma-8202738.html

    • Êtes-vous idiot ou malhonnête ?

      En suivant votre mode fallacieux de raisonnement, j’imagine que s’il mettait en place des camps de travail, vous vous réjouiriez du fait qu’il donne du travail à la population et que lorsqu’un dictateur obtient des scores staliniens, vous parliez de volonté écrasante du peuple…

      • Êtes-vous idiot ou malhonnête ?

        Ai-je parlé de telles absurdités ? Là vous vous trompez de cible, ce n’est pas à moi qu’il faut parler de garder le travail pour donner du travail aux gens ^^
        Pour le score stalinien vous repasserez, même Chirac a fait mieux 😉 Là on peut parler d’un score semblable à celui de Sarkozy non ?

  • Avec la manne extraordinaire du pétrole et 14 années de pouvoir, il est étonnant qu’il n’ait pas réussi à hisser son pays au rang des pays développés si tel était réellement son souhait : ou bien il est nul, ou bien lui et ses clients s’en sont mis plein les poches, ou bien il a détourné l’argent du pétrole pour conserver le pouvoir en achetant les électeurs.
    Ici il y a ce qui se voit (l’argent donné directement au électeurs mais qui les maintient tout de même dans la misère) et ce qui ne se voit pas (les investissements pour développer l’économie du pays). Chavez a choisi ce qui ce voit.
    Conclusion : Chavez n’a qu’une obsession, le pouvoir. Peu lui chaut le développement de son pays, il utilise l’argent à acheter des hommes dans le seul but de rester à sa place.

    • J’aimerais bien « liker » votre commentaire Pascale, à quand un système de like pour les commentaires sur ce site?:)

    • @Pascale vous avez raison, peut-être qu’en 14 ans c’est insuffisant comme développement. Ou pas. Il ne s’agit pas d’une entreprise, il s’agit d’un pays entier dont la majorité était pauvre et dont la minorité se contrefichait du reste de la population qui n’avait pas de droits. 14 ans c’est pas grand chose.
      Lorsque je rédigeais mon message, je me disais que peut-être a-t-il lancé autant de chantiers pour être sûr qu’une partie serait véritablement accomplie. Compte tenu de la corruption et des pouvoirs décentralisés (qui existent, ne charrions pas, Capriles est un membre de ces pouvoirs).

      J’ai aussi entendu parler d’une allocation forfaitaire remise à une partie de la population. C’est marrant parce qu’en France on appelle ça RSA par exemple mais en Bolivie on appellerait ça achat d’électeurs… Deux poids deux mesures. Bon j’avoue ne pas en savoir beaucoup sur ce cas en particulier, mais s’il s’agit d’une initiative type revenu de base/vie, j’applaudis des deux mains 🙂 Si c’est issu des revenus du pétrole, allez jeter la pierre aux Alaskans (fief communiste en plein cœur, bon certes à la marge, des USA n’est-ce pas) qui pratiquent cette redistribution depuis un bon moment.

      Qui vous dit que les 14 premières années n’étaient pas (dans son esprit) la mise en place de ses mesures les plus draconiennes contre l’ordre précédent, la plantation de germes en rapport avec le social ? La reconstruction du lien entre les boliviens ? Et que les investissements et le volet viabilité très long terme du pays ne vont pas venir maintenant que tout cela est posé ?

      • @sanscomm
        En France aussi RSA et allocations diverses sont un moyen d’acheter une clientèle électorale. Les élus locaux le savent bien c’est pour ça que ceux qui travaillent et créent de la richesse sont gouvernés par ceux qui attendent tout de l’Etat, et ils sont nombreux. Chavez n’a rien inventé; en effet il copie le modèle de l’Etat-Providence que nous connaissons bien.

        • J’aimerais bien voir les chiffres qui lient perception d’allocation et choix des électeurs 🙂
          Parce que je suis un peu beaucoup concerné or je ne vote pas 😉

          • Il n’y a pas besoin d’être extralucide pour comprendre que les politiques qui préconisent la suppression du RSA n’auront pas les voix des bénéficiaires, que les politiques qui préconisent la suppression des HLM n’auront pas les voix de ceux qui y vivent. L’achat des votes est amplement pratiqué en France. Sinon, vos remarques vous viennent naturellement ou vous vous forcez ?

      • Pour moi le RSA est aussi un moyen de s’acheter un électorat … avec l’argent des autres, c’est à dire celui du contribuable.

        • Pour moi le RSA, c’est mine de rien une sorte d’expérience hybride sans le savoir de revenu de base/de vie, d’allocation universelle.

          Un moyen d’assurer une sécurité à tous (travaillant ou pas), certes pas entièrement suffisante mais déjà mieux que rien. Qui permet d’encaisser les aléas de la vie, jeune ou moins jeune, pour ne pas s’enfoncer dans la misère et sombrer corps et âme. Pour ne pas non plus se prostituer pour un salaire de misère et contribuer à un système qui propose des salaires de misère sinon la faim.

  • Vous êtes ridicules !!!! Quand une élection ne vou déplaît pas, vous insultez tout un peuple ! Chavez, avec 54% des voies est loin d’un score de dictateur…. Quid de votre ami Chirac et ses 82% ???? Bref… Argumenter en citant un journal américain (!!!), pays dont les lois interdisent aux pays voisins d.etre de gauche (celle-là, il fallait le faire quand même) et dont les entreprises se sont fait mettre à la rue par Chavez lui même (qui a rendu l.exploitation du pétrole au Venezuela et non p,us aux entreprises US…) n’est pas très crédible !!! Ce même institut (le Cato Institut) qui soutenait lui même que Saddam Hussein avait l’arme atomique quand même ne l’oublions pas…CQFD !!!
    Quand à tous les haveurs qui viennent ici étaler leur haine du vénézuélien (parce que c’est de cela dont il s’agit finalement) ou sont vos chiffres sur le Venezuela ??? Vos arguments ne sont que calomniés et oui-dire’ sans autre formes de preuves !!!!
    Il est drôle de constater qu’on ne vous a guère entendu lorsque W.Bush a fait radier 150.000 électeurs des bureaux de vote et falsifié les bulletins de vote… Ah mais j’oubliais, pour vous, pseudo-libéraux à la compréhension tellement développée, pas touche au dieu américain ! Haro sur le méchant partageux !!!!
    En tous cas, Hugo vous salue bien….d’un doigt bien tendu. Encore une défaite des libéraux….comme quo, vos idées finalement, ne séduisent personne nulle part… Ah si, la grandissime mère Tatcher et le non moins fin politologue (et cow-boy) R.Reggan !!!! Bravo a vous….
    Et QUE VIVA CHAVEZ !!!
    Pas: nous notons toutefois que vous avez soutenu un l’ex coupable de tentative de coup d’état contre le président. Dans une tellement affreuse dictature communiste sanguinaire et liberticide que ce dernier peut se présenter aux présidentielles 2ans après… Quel salaud ce Chavez !!!!

  • Je reste persuadée que sous une économie libérale, avec la manne extraordinaire du pétrole, le niveau de vie des Vénézuéliens auraient augmenté de façon plus importante que sous Chavez.

    • Avec une économie libérale, le Vénézuela se serait sans doute spécifié dans une économie type Golf Persique. Forte population immigrée (la Colombie est à côté), forte spécialisation dans l’exportation d’hydrocarbure et développement des secteurs tertiaires à forte concentration capitalistique. Banque, finance, transports aérien, hub maritime vers le reste de l’Amérique latine. L’agriculture serait dans un bien meilleur état qu’actuellement. L’inflation aurait pu être maîtrisée à l’aide d’un currency-board (les Vénézueliens ont les moyens de soutenir ce régime monétaire). Une croissance à près de 2 chiffres et un fort développement pour toute la région. Le rêve quoi…

      Bref, Chavez est un gâchis et que ses fans fassent un tour au Panama ou à Miami pour y rencontrer tous ces Vénézueliens qui ont fuis ce paradis socialiste.

        • Il suffit de voir les économies du Golf plus libérales.. De même le syndrome hollandais empêche une vraie spécialisation dans l’activité manufacturière mais oriente à terme vers des activités rentières ou à forte intensité en capitale (cf Angleterre, pays rentier au 19e siècle). Enfin je vois mal en quoi l’agriculture pourrait être en plus mauvaise état qu’actuellement au Vénézuela. Bref,encenser Chavez faute de mieux, parce que vous y connaissez rien visiblement, n’en fait pas un bon dirigeant.

          Beaucoup de pays font mieux que le Vénézuela en Amérique latine avec beaucoup moins..

    • Qu’était l’économie avant Chavez ? N’était-elle pas supposée être libérale ?

      • Non elle n’était pas libérale. Renseignez-vous sur ce qu’est réellement le libéralisme et vous verrez qu’avant Chavez l’économie n’était pas de type libéral.

        • Je me renseignais par cette question 😉

          Mais alors, compte tenu des réussites (oui il y a aussi des échecs et des choses en demi-teinte), doit-on à ce point démoniser ce régime et son leader ?
          OK on est sur un site libéral et donc l’idéal aurait été un passage au libéralisme. Force est de constater qu’il ne s’est pas installé de lui-même au Venezuela dans une atmosphère qui aurait dû y être plus propice, non ?
          Là on a un exemple de socialisme différent d’autres exemples (au point que certains parlent de chavisme), et il a semble-t-il accompli des trucs au moins. Pour le libéralisme, le vrai à 100%, on attend encore de voir.
          Et quand même on n’en est pas rendu à l’URSS, ni à Cuba. Voyons où ça peut aller 🙂

  • Il doit y avoir un lobby chaviste extrêmement efficace. En effet, j’ai rarement vu autant de commentaires élogieux sur un personnage politique français ou étranger. Même Obama ne soulève pas autant d’amour et d’admiration dans notre population gauchiste. Dès que l’on parle de Chavez sur quelque blog que ce soit, sur quelque journal que ce soit, on a immédiatement une foule d’admirateurs qui se manifeste, bien plus que pour défendre Besancenot, Mélanchon ou Hollande. Étonnant.

    • Je note que les thuriféraires du cancéreux rouge ne demandent jamais l’asile dans ce paradis socialiste qu’est le vénézuela (idem pour CUba et la Corée). Et oui, au Vénézuela, il n’y a pas tous les biens et services qui peut générer le capitalisme, il n’y a même des coupures quotidiennes d’électricité. Il n’y a pas non plus Contrepoints pour déverser sa diarrhée mentale.

      Les gauchos ont les zéros qu’il méritent.

      • Ça m’intéresse, vous dites qu’il n’y a pas de capitalisme au Venezuela ? sur la base de quoi ?

        • Vous mélangez systèmes politique et économique. Je vous parle de capitalisme vous me rétorquez kleptocratie.
          Le Venezuela fonctionne bien sur un modèle capitaliste, comme la Chine. Même si ces deux régimes ne sont pas libéraux.

      • Parce que le but à terme de la révolution Bolivarienne est la fin du capitalisme et une république Socialiste sur le modèle castriste. Comparer le Vénézuela à la Chine est une vaste blague. Allez foutre 30% d’inflation et des pénuries comme au Vénézuela en Chine… Donc non le Vénézuela est bien en route vers une république socialiste.

    • « Dès que l’on parle de Chavez sur quelque blog que ce soit, sur quelque journal que ce soit, on a immédiatement une foule d’admirateurs »

      C’est pareil sur tout le net en ce qui concerne les mouvances d’extrême gauche. Le communisme attire surtout des jeunes idéalistes qui sont par nature plus activiste que leurs ainé ayant pris de la bouteille et compris deux trois choses.

  • Moi aussi je suis étonné du nombre de supporters de Chavez, sur chaque news sur le venezuela, sur tous les journaux d’ailleurs… Objectivement l’état du Venezuela est catastrophique, je ne sais pas comment on peut soutenir le contraire, maintenant c’est sûr que grâce au pétrole il a pu s’acheter une immense clientèle electorale (ce qui n’est pas très différent de n’importe quelle démocratie c’est uniquement une question de moyens), peut-être les venezueliens sont contents comme ça. En effet il a enrichi (un peu) les pauvres, on ne peut pas le nier, mais en appauvrissant le Pays tout entier, sans parler du régime qu’il a instauré.

    • Oui, c’est la parfaite illustration du phénomène de « culte de la personnalité ». Chavez est très fort pour ça, il veut que tout tourne autour de son personnage. D’où ma propension à croire que tout ce qu’il a fait n’était orienté que dans un seul but : LUI.

      • Il est certain qu’il se voit comme l’homme providentiel. Mais j’interroge souvent sur mes interlocuteurs (si on parle de ce sujet) sur le fait de savoir si on ne pourrait pas le qualifier de dictateur au sens antique du terme. Celui qui reçoit consensuellement tous les pouvoirs pour mener les réformes énergiquement.
        Pour ensuite remettre ce pouvoir.

        • Perso je ne crois pas. Je le vois comme un homme de pouvoir pour sa tronche et uniquement pour sa tronche.

          • Mais c’est là où je crois qu’il est très malin : il a utilisé l’arme du populisme avec l’aide providentielle de la manne pétrolière.

  • Si on compare le Vénézuela au Chili qui ne bénéficie par de la manne pétrolière et qui mène une politique libérale et qui revient lui aussi de très loin, il n’y a pas photo quant au niveau de vie de la population. … Au Chili il y a réellement émergence d’une classe moyenne, ce qui semble loin d’être le cas au Vénézuela.

    • Pas besoin de regarder le Chili. Le Panama, la Colombie, le Costa Rica et le Pérou ont tous connu des améliorations du niveau de vie des plus pauvres. Et ce ne sont pas des modèles de libéralisme comme le Chili. Même Ortega applique des mesures libérales car il a bien vu que les recettes socialistes ne menaient nulle part.

      A lire les médias, on croit que le Vénézuela est le seul pays qui connait une réduction de la pauvreté.

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