Drones : Souriez au ciel vous êtes filmés

Est-ce vraiment le moment pour la police de s’acheter de nouveaux jouets pour nous espionner à plusieurs centaines de mètres dans le ciel ?

Est-ce vraiment le moment pour la police de s’acheter de nouveaux jouets pour nous espionner à plusieurs centaines de mètres dans le ciel ?

Un article de Big Brother Watch, depuis le Royaume Uni.

The Telegraph a signalé que des véhicules volants automatiques (UAV en anglais, plus connus sous le nom de drones) pouvaient être utilisés au dessus des villes ou de grands événements comme Glastonbury, selon un directeur du Service Aérien de la Police Nationale.

L’utilisation de drones durant les Jeux Olympiques a été évoquée mais l’idée rejetée de par sa non rentabilité.

Durant une présentation faite à l’industrie de la défense, le Superintendant Richard Watson a indiqué : « Je pense que nous avons manqué une opportunité durant les JO. Mais nous avons l’opportunité de faire les choses différemment. Jusqu’à ce que nous commencions à poser les questions, nous penserons toujours de la même façon. »

« Je vois les systèmes automatiques comme faisant partie du futur. Il y a en permanence un aéronef survolant Londres – tous les jours, renvoyant des images. Pourquoi faudrait-il que cela soit un hélicoptère couteux ? »

Le Superintendant Watson ajoute que la police devait s’assurer que les drones seraient rentables afin de convaincre le public de leurs usages contre la peur d’un État « Big Brother ».

Dans une période où les budgets de la police sont soumis à une grande pression et que le public voient de moins en moins d’agents sur le terrain, est-ce vraiment le moment pour la police de s’acheter de nouveaux jouets pour nous espionner à plusieurs centaines de mètres dans le ciel ? Le Superintendant Watson semble volontairement ignorer toutes les preuves montrant l’inefficacité des caméras de surveillance à éviter les crimes et les sérieuses questions sur les libertés civiles et l’utilisation abusive qui peut être faite de ces machines.

La régulation des drones semble particulièrement laxiste là où elles ne pèsent pas assez pour être couvertes par les règles aériennes de base, défaut que les institutions vendant les drones semblent promptes à exploiter. Nous avons besoin de règles claires qui dictent ce que les drones peuvent faire, et pourquoi, avant de voir nos ciels couverts de caméras volantes.

Et pourtant nous voyons encore des équipements militaires re-conçus pour être utilisés dans l’environnement civil alors qu’il n’existe aucune raison urgente de le faire, autre que le profit des entreprises impliquées.

—-
Sur le web. Traduction : Virginie Ngo/Contrepoints.