Euro : « Il faut attendre »

Le Premier ministre grec Antonis Samaras, Angela Merkel et François Hollande nous ont offert ces derniers jours un beau spectacle médiatico-politique… pour nous expliquer qu’il faut attendre.

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Euro : « Il faut attendre »

Publié le 25 août 2012
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Le Premier ministre grec Antonis Samaras, Angela Merkel et François Hollande nous ont offert ces derniers jours un beau spectacle médiatico-politique… pour nous expliquer qu’il faut attendre.

Par Richard North, depuis Bradford, Royaume Uni.

Nous avons commencé hier matin avec la plus grande partie des médias plagiant le Bild, à propos du courageux Samaras [le Premier ministre grec, NdT] voulant du temps supplémentaire, et ne voulant pas quitter l’euro.

Ensuite nous avons terminé la journée avec la plus grande partie des médias plagiant le Süddeutsche Zeitung, à propos du courageux Samaras… donnant cette fois sa garantie personnelle que les Huns récupéreraient leurs euros. La « garantie de remboursement » était le choix de citation fait par le Spiegel.

Je vous avais prévenu que vous ne verriez rien d’autre que du théâtre. Et vous devez réellement vous demander à quoi ces derniers jours ont bien pu servir. Depuis le début, il était évident que rien n’allait se passer avant que le rapport de la Troïka soit terminé en septembre. Ainsi, ni Merkel ni Samaras n’avaient quelque chose de consistant à proposer.

Et voilà ! Après toute cette action, le Guardian a fini la journée avec un reportage nous expliquant que les espoirs de la Grèce de recevoir un peu plus de temps « ont subi un revers quand les leaders européens ont refusé de prendre leur décision avant le mois prochain. »

Merlande.

Merkel et Junker, nous explique-t-on sérieusement, « ont prévenu tous les deux que le futur de la Grèce dépend du verdict de la Troïka des prêteurs, qui annoncera en septembre si Athènes tient les objectifs de son plan de sauvetage en cours. » Cela provient d’un journal qui a perdu 16% de son tirage en un an, et a perdu dans le même temps 76,6 millions de livres sterlings. Vous comprendrez pourquoi.

Et enfin, nous avons pu observer le spectacle de Merkel et Hollande – ou devrions nous l’appeler le spectacle Merlande ? Sans doute le plus théâtral – Le Monde l’a décrit comme « au centre d’un ballet diplomatique ». Bref, nous avons eu de quoi nous amuser. Il est difficile d’être mieux informé.

—-
Sur le web.
Traduction : Nicolas B. pour Contrepoints.

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